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Documentaliste-Sciences de l'Information

2010/3 (Vol. 47)

  • Pages : 80
  • DOI : 10.3917/docsi.473.0054
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Comment mettre en œuvre son propre réseau social ? Guide méthodologique

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Décryptage. S’il est impossible de préconiser une méthode et une seule pour créer un réseau social, on peut néanmoins énoncer un certain nombre de règles, signaler les questions qu’il faut absolument se poser et les précautions à prendre, prodiguer conseils et précisions méthodologiques. C’est ce que Bruno Louis Séguin vous propose en ouverture du troisième pôle de ce dossier, où sont abordés les aspects techniques de la mise en œuvre de réseaux sociaux professionnels.

Une méthode ?

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L’idée de concevoir un guide méthodologique proposant LA méthode permettant de mettre en œuvre son propre réseau social nous a semblé intéressante lors de la préparation de ce dossier. Cependant, après avoir fait le tour de différents experts en prospective numérique, il nous a bien fallu admettre que celle-ci n’existe pas. Ou du moins qu’il y a autant de méthodes que de consultants proposant d’accompagner les projets de leurs clients...

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Pas de méthode spécifique et unique, certes. Mais, comme dans tout projet touchant à un objet technique, la rédaction préalable d’un cahier des charges est essentielle ! Avant de se précipiter vers une solution technique ou un fournisseur, il faut toujours se poser les bonnes questions et consigner les réponses que l’on souhaite recevoir dans un document réalisé du point de vue de l’utilisateur : c’est le fameux cahier des charges fonctionnel que tout bon responsable de projet a forcément en tête.

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Décrire ses besoins en ayant à l’esprit les principes des méthodes agiles de gestion de projet est à mes yeux une bonne base pour la réussite d’un projet informatique… et par voie de conséquence pour la mise en œuvre d’un réseau social d’entreprise. Les méthodes agiles (voir l’encadré page 57) sont des formes de pratiques qui peuvent s’appliquer à divers types de projets – même si aujourd’hui elles se limitent encore beaucoup aux projets de conception de logiciels. Elles se veulent beaucoup plus pragmatiques que les méthodes traditionnelles et sont fondées sur quatre valeurs fondamentales :

  • être réactif face au changement plutôt que s’enfermer dans le plan initial ;

  • privilégier l’interaction avec les personnes plutôt que les processus et les outils ;

  • privilégier un produit opérationnel plutôt qu’une documentation pléthorique ;

  • privilégier la collaboration avec le client plutôt que la négociation contractuelle.

Se poser les bonnes questions

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De nombreuses options existent pour mettre en œuvre une collaboration transversale en s’appuyant sur les outils de type « réseau social ». Un tel réseau peut être centré sur la conversation (on privilégie alors les échanges et le dialogue de type « forum » et « commentaires ») ou sur la mise en relation de ses utilisateurs (on privilégie dans ce cas l’échange direct entre membres du réseau et la facilité de connexion directe entre les utilisateurs). En matière d’outils informatiques, le « prêt à porter » est un leurre, car les besoins de chacun sont généralement très spécifiques. Ainsi, lors de la phase d’élaboration, il s’agira de déterminer les points forts et les impératifs auxquels votre projet devra répondre.

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Le tableau de la page suivante présente quelques-unes des principales questions à se poser avant de se lancer dans ce type de projet. Cet inventaire n’est bien sûr pas exhaustif et il conviendra d’y ajouter les problématiques spécifiques à votre contexte : contraintes de confidentialité, cibles d’utilisateurs particuliers (salariés, adhérents, clients, fournisseurs, sous-traitants), etc.

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La phase initiale de réflexion va permettre de définir les spécificités fonctionnelles du point de vue des utilisateurs tout en tenant compte de l’ensemble des contraintes spécifiques à votre organisation. C’est l’étape la plus importante pour la réussite de votre projet.

Expérimenter et tester

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La mise en œuvre de son propre réseau social d’entreprise passera par une phase de tests et d’expérimentation pendant laquelle on aura comme axe central l’écoute et le feedback d’un panel de primo-utilisateurs. La composition de ce panel est essentielle car il doit être représentatif des différents types d’utilisateurs de votre réseau social.

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Le rôle de l’animateur de ce groupe de testeurs est primordial. Il devra se montrer pédagogue et être à l’écoute de toutes les remarques et suggestions. Un lien permanent d’échange et de retours entre l’animateur et les membres du groupe est impératif pour que l’expérimentation soit positive et constructive.

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Dans la mesure du possible, plutôt que de mettre en place toutes les fonctionnalités retenues au cahier des charges dès le départ de la phase de tests, il est préférable de choisir de mettre en œuvre par itération les différents modules fonctionnels.

La procédure d’implémentation par modules fonctionnels : la méthode Scrum

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Scrum (« la mêlée ») est une méthode agile qui s’applique à la gestion de projet. Son principe est abordé pour la première fois dans un article de Hirotaka Takeuchi et Ikujiro Nonaka intitulé « The New New Product Development Game » publié en 1986 dans la Havard Business Review. Elle a ensuite été développée dans les années 1990 et formalisée par Ken Schwaber et Jeff Sutherland en 1995. En 2001, Ken Schwaber et Mike Beedle publient le livre Agile Software Development With Scrum. En France, le premier livre français entièrement consacré à Scrum a été publié chez Dunod en février 2010 sous la signature de Claude Aubry : SCRUM : le guide pratique de la méthode agile la plus populaire.

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Le principe de cette méthode est de focaliser l’équipe de manière itérative sur les fonctionnalités à réaliser. Le projet est ainsi découpé en modules fonctionnels qui seront réalisés, testés et livrés par séquences itératives appelés « sprint ». Chaque sprint vise à atteindre un but à partir duquel sont choisies les fonctionnalités à implémenter dans cette phase. Ces séquences durent de une à quatre semaines et aboutissent toujours à la livraison d’un produit partiel fonctionnel.

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La méthode Scrum repose sur deux grands principes forts : une équipe soudée et dont les membres communiquent entre eux, et la participation active du client. Ainsi c’est le représentant du client (dénommé dans cette méthode « product owner » ou directeur de produit) qui choisit les fonctionnalités réalisées dans chaque sprint. Il peut à tout moment compléter ou modifier la liste des fonctionnalités à réaliser (mais jamais celles qui sont en cours de réalisation pendant un sprint).

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Les outils de suivi de projet de cette méthode permettent de connaître au quotidien la somme de travail restant à faire :

  • ScrumMeeting : réunion quotidienne d’une quinzaine de minutes ;

  • Backlog de produit : liste des fonctionnalités du produit à réaliser (décomposés en items catégorisés par échelle de difficulté de réalisation permettant de déterminer la charge de travail correspondante) ;

  • Release burndown chart : tableau chronologique des points réalisés et restant à réaliser au fur et à mesure des sprints ;

  • Backlog de sprint : Lorsqu’on démarre un sprint, on choisit quels items du backlog de produit seront réalisés dans celui-ci. L’équipe décompose ensuite chaque item en liste de tâches élémentaires (techniques ou non), chacune étant estimée en heures et ne devant pas durer plus de deux jours ;

  • Sprint burndown chart : tableau chronologique des points réalisés et restant à réaliser dans le sprint courant ;

  • Vélocité de l’équipe : les tableaux de bord et l’évaluation des réalisations à la fin de chaque sprint permettent de déterminer la vitesse de travail de l’équipe en fonction de la difficulté de réalisation. Cet indicateur permet d’ajuster plus facilement la charge de travail à venir… et les plannings de réalisations.

Cette méthode permet une grande réactivité dans l’évolution des fonctionnalités globales du projet et une bonne maîtrise des délais de réalisation.

Le choix d’une solution technique

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Le marché des solutions techniques pour la mise en œuvre de plateformes collaboratives intégrant les fonctionnalités de réseaux sociaux est en pleine expansion. Une offre mature est aujourd’hui en place et chacun des produits répond selon son interprétation aux besoins de nombreux projets.

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Suivant son budget, sa maîtrise technique, les contraintes existant dans son système d’information et l’évolutivité souhaitée, le porteur de projet pourra se tourner vers une des solutions proposées sur le marché ou décider d’intégrer sa propre solution technique.

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L’hébergement en interne d’une solution, qu’elle soit propriétaire ou issue du monde des logiciels libres, impose la maîtrise technique des outils informatiques permettant son fonctionnement. Ce choix sera incontournable dans les organisations où la maîtrise totale de l’outil est imposée. Elle entraîne toutefois des coûts induits par la maintenance proprement dite des outils (serveurs, sauvegardes, etc.), mais également par l’évolutivité de la solution technique (licences, mises à jour, maintenance, etc.).

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Les solutions en mode SAS (software as a service), c’est-à-dire hébergée chez un prestataire éditeur du logiciel, permet de s’affranchir de la maîtrise technique et des coûts internes d’hébergement et de maintenance des serveurs informatiques. Le fonctionnement en SAS est d’autant plus facile que les outils permettant de créer son propre réseau social sont accessibles par le Web. Les solutions en SAS doivent impérativement garantir contractuellement la sécurité, la propriété et la confidentialité des informations qui lui sont confiées. Au moment du choix d’une telle solution, on s’attachera à vérifier son évolutivité et la pérennité de son éditeur.

Les principales questions à se poser avant de mettre en œuvre un réseau social
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En dehors de leurs coûts de licence inexistants, les solutions en open source ont un avantage indéniable qui est la pérennité de leur exploitation, avantage intimement lié à la disponibilité de leurs codes sources. Attention toutefois, la mise en œuvre d’une solution « sur mesure » à partir d’une solution libre est forcément synonyme d’intégration et de personnalisation des interfaces qui auront un coût non négligeable – sauf à en avoir l’entière maîtrise technique au sein de son organisation.

Comparaison entre les méthodes de travail classique et agile

L’évaluation et l’amélioration des outils mis en œuvre

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Une fois une solution technique mise en place, testée et utilisée, le travail n’est pas achevé…

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Le réseau social utilisé par une organisation, que ce soit dans un cadre associatif, militant ou professionnel, doit évoluer en permanence en fonction des usages adoptés et inventés par ses utilisateurs. Ce type d’outil de collaboration ne fonctionne que quand ses utilisateurs s’en sont pleinement emparés. Ainsi le rôle d’animation de la communauté d’utilisateurs est essentiel afin que l’outil s’adapte en permanence aux usages qui en seront faits.

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Là encore, souplesse, feedback, adaptabilité et évolution permanente de la plateforme seront les clés de son succès ! •

LES MÉTHODES « AGILES »

Les méthodes agiles sont des formes de gestion de projets qui se veulent beaucoup plus pragmatiques que les méthodes traditionnelles. La notion de méthode agile a été formalisée aux États-Unis en 2001 dans un document intitulé Le manifeste agile signé par 17 spécialistes du génie logiciel sur la base de la confrontation de leurs propres méthodes utilisées depuis les années 1990 [*].

Le but des méthodes agiles est d’augmenter le niveau de satisfaction des clients tout en rendant le travail de développement plus facile.

Ces méthodes sont plus adaptatives que prédictives et sont orientées vers les personnes plutôt que vers les processus. Elles sont principalement utilisées dans les projets informatiques et attachent une grande importance à l’implication du client (l’utilisateur final) tout au long du processus de réalisation du produit.

Elles partagent quatre grandes valeurs :

  • l’équipe : elle doit être soudée et communiquer ;

  • l’application : elle doit d’abord fonctionner et son code doit être compréhensible sans nécessiter une documentation pléthorique ;

  • la collaboration : le client doit être impliqué dans le développement et fournir un retour continu sur l’adap?tation du logiciel à ses attentes ;

  • l’acceptation du changement : la planification initiale et la structure du logiciel doivent être flexibles afin de permettre l’évolution de la demande du client tout au long du projet.

[*]

Voir à ce sujet Manifesto for Agile Software Development, http://agilemanifesto.org, et l’article sur les méthodes agiles publié sur Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Méthode_agile.

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Bruno Louis Séguin

Focus. 2010, l’année SharePoint

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Outil. Sans aucun doute, SharePoint était la « star » du dernier salon Documation à Paris, en mars dernier. En 2010, il sera d’ailleurs difficile d’échapper à la machine marketing de Microsoft. Dans l’histoire du géant de Redmond, SharePoint est le produit qui a connu la plus forte croissance. Comme c’est souvent le cas avec les produits phares de Microsoft, il va probablement devenir le leader du marché des plateformes Entreprise 2.0. Une partie de la distribution étant désormais téléchargeable gratuitement, SharePoint pourrait devenir rapidement aussi commun que Word ou Excel dans notre environnement professionnel.

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SHAREPOINT, C’EST TOUT À LA FOIS.

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Présenté comme un véritable « couteau suisse », c’est un système de gestion documentaire, une plateforme collaborative et un éditeur de sites web. Pour développer la dernière version, SharePoint 2010, la première stratégie de Microsoft fut d’emprunter au Web 2.0 ses meilleures réussites : la page personnelle de chaque collaborateur, le MySite, est une sorte de profil Face­book, mais ici vos « amis » sont vos collègues de travail ; la suite Communicator est un mélange de Skype, de MSN et de Twitter ; un « wall » à la Facebook ou des vidéos en streaming comme sur YouTube complètent la panoplie pour la communication interne. Blogs et wikis sont évidemment présents, ainsi que le tagging social. L’approche réseau social valorise clairement l’expertise interne.

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La seconde approche de Microsoft est de privilégier les partenariats. SharePoint se positionne comme la fondation sur laquelle vont se poser des briques d’applications métier. En France, dans notre secteur, Ever ou ELP se sont déjà positionnés avec des offres de gestion de contenu ou de bibliothéconomie venant se greffer sur le socle SharePoint.

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DE MULTIPLES FONCTIONS DOCUMENTAIRES. Proposant une mise en œuvre simplifiée mais qui donne des gages de sécurité aux responsables informatiques, SharePoint offre aux professionnels de l’information une chance de mettre en avant leurs compétences.

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Et ce n’est pas seulement parce que le cœur de SharePoint est appelé la « bibliothèque » de documents (l’analogie avec notre métier est à souligner) que les documentalistes doivent s’emparer de cette application. C’est aussi parce qu’il offre une multitude de possibilités dans la gestion quotidienne : avec cet outil, vous pouvez construire un site web riche en multimédia com­me l’a fait la Biblio­thèque du Congrès, en fusionnant des podcasts (vidéos), des contenus externes (mashup), des flux RSS, etc. Vous pouvez éditer un blog ou un wiki pour améliorer votre communication proactive vers vos utilisateurs ou organiser vos ressources pédagogiques. Vous pouvez partager avec votre équipe des espaces collaboratifs, et maintenir des tableaux de bord d’acti­vité. Vous pouvez générer des bibliothèques virtuelles ou gérer votre fonds traditionnel : inventaire des ouvrages, gestion des périodiques, etc.

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Au-delà, la mise en œuvre de SharePoint offre aux professionnels de l’information l’opportunité d’intégrer la politique informatique de leur organisation. En effet, l’expérience parfois cuisante des plateformes de knowledge management depuis quinze ans a montré l’importance vitale de la structuration des données. Après une décennie d’anarchie sémantique, après le modèle Google, le Web 3.0 sonne le retour de l’organisation des données, des clas­sifications, des thésaurus et autres ontologies : nos valeurs métiers par excellence !

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L’implémentation d’une plateforme d’entreprise avec SharePoint est donc l’occasion idéale pour les documentalistes d’imposer leur vision structurée des données, de l’organisation des documents, leur sens de l’usabilité de l’interface, et leur connaissance des comportements des utilisateurs que les équipes informatiques ne possèdent pas toujours. Les documentalistes doivent remettre le contenu au cœur du système d’information qui, trop souvent, a privilégié la structure et la tech­nologie. La collaboration ne se fera pas sans l’animation ni la structuration du contenu ; pas plus d’ailleurs avec SharePoint qu’avec une autre plateforme.

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Grandement facilitée par des produits aussi prometteurs que SharePoint 2010, la réussite de l’entreprise 2.0 naîtra certainement de la convergence des compétences et de la collaboration entre les équipes informatiques et les professionnels de l’information. •

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Hervé Basset

Focus. Elgg, un logiciel libre dans le monde des réseaux sociaux

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Outil. L’arrivée des logiciels libres et ouverts dans le monde des réseaux sociaux est particulièrement bien illustrée par Elgg qui, en 2008, a été élue meilleure plateforme de réseau social et, depuis, n’a cessé de progresser.

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La plate forme Elgg [1][1] www.elgg.org a été développée par l’équipe de la société anglaise Curverider. Le noyau de cet outil s’appuie aussi sur une communauté internationale de développeurs et d’utilisateurs, active et en expansion. Cet outil offre donc tous les avantages du modèle des logiciels libres et ouverts : moins de bugs, plus de sécurité, meilleur respect des standards d’interopérabilité.

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En France, une communauté spécifiquement francophone réunit plus d’un millier d’utilisateurs et de développeurs qui se retrouvent sur le site elgg.fr pour échanger, s’entraider et partager leurs expériences [voir l’encadré ci-contre].

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LES FONCTIONNALITÉS. Elgg propose en standard toutes les fonctionnalités de base d’un réseau social : gestion de profils et de contacts, messagerie, blog, microblogging, etc. De plus, une multitude de modules développés par la communauté sont diffusés en open source et licence libre directement depuis le site elgg.org. Chacune de ces fonctionnalités pouvant être activée ou non suivant les usages auxquels est destiné le site motorisé par Elgg.

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UN OUTIL PERSONNALISABLE. Mais, plus qu’un réseau social « clés en main », Elgg est avant tout une plateforme à partir de laquelle les entreprises, les associations, les administrations peuvent développer un outil collaboratif directement adapté à leurs besoins.

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Sur le plan plus technique, le moteur Elgg est bâti sur une architecture rigoureusement « objet » et « événements ». Chaque événement – comme par exemple la création d’un nouvel utilisateur, le chargement d’un fichier, la mise en ligne d’un article – peut être utilisé par un module indépendant du noyau du moteur lui-même, pour générer ses propres actions.

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Dans le même esprit, le noyau offre une multitude d’« ancres » auxquelles les modules indépendants peuvent s’accrocher pour intégrer leur propre code, qui devient donc virtuellement une partie du noyau lui-même.

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Du côté de la base de données, Elgg propose une architecture unifiée autour d’une logique « entités » dans lesquelles les modules externes peuvent intégrer leurs propres objets et/ou agir sur des objets existants. Le résultat bénéfique de cette approche est que – à la différence des autres grands logiciels open source pour lesquels chaque module externe doit aussi apporter sa propre structure de données, dans des tables spécifiques et souvent hétérogènes – la structure de la base de donnée d’une installation Elgg est invariante quels que soient les modules présents, facilitant l’interopérabilité entre les modules ainsi que la maintenance ou l’ajout de nouvelles fonctionnalités.

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D’une manière maintenant classique, Elgg sépare le code de l’affichage et propose une structure basée sur des thèmes. Cependant, là aussi, Elgg innove et propose une architecture très souple, fondée sur des « vues » qu’il suffit de sélectionner au moment de la connexion pour offrir un mode d’affichage adapté au matériel avec lequel on se connecte : affichage « normal », smartphone, RSS, XML, etc. Il devient ainsi très simple, pour un objet donné (« blog », par exemple) de prévoir un type d’affichage différent selon les contextes dans lesquels il sera visualisé, sans rien toucher aux caractéristiques de l’objet lui-même.

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De plus, chaque « vue » d’un module peut être remplacée par la vue d’un autre module, et ce sans avoir à modifier la vue originale. Cela permet d’adapter finement l’affichage des objets et l’organisation des pages d’un site développé sur Elgg.

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Du coté des particularités techniques, il faut aussi noter les propriétés de « multisite » qui permettent, sur la même installation, de créer des espaces spécifiques pour des communautés à la fois indépendantes et interconnectées. Sur un projet « intra » d’entreprise, il est par exemple possible de créer une communauté à destination des cadres, une autre pour les jeunes et/ou les seniors, etc.

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Grâce à ces différentes caractéristiques, l’architecture de Elgg offre aux développeurs des accès très souples pour adapter le comportement du moteur à chaque projet, sans jamais avoir besoin de modifier le noyau. Last but not least : Elgg intègre tous les grands standards (OpenID, XML, RSS, Restful API, etc.), ce qui facilité son introduction dans des systèmes d’information existants.

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Parallèlement aux grands réseaux de type Facebook ou, du côté professionnel, Viadeo ou encore LinkedIn, Elgg offre une très bonne base pour développer des réseaux sociaux dédiés à des communautés de professionnels.

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Certains ont déjà commencé à être mis en ligne : par exemple, un réseau social dédié aux professionnels du marketing, de la communication, des médias et de la création [2][2] www.psst.pro. Dans un autre domaine, un site ouvert par la Fondation Maison des Sciences de l’Homme propose un espace dédié au monde de la recherche en sciences sociales et humaines [3][3] www.risoma.org.

Elgg.fr, une communauté pour les utilisateurs francophones

La refonte du cœur du logiciel en 2008 a élargi le cercle des utilisateurs de Elgg, notamment en France. Une communauté francophone s’est alors constituée, souhaitant partager ses pratiques et expériences, échanger autour des usages, constituer un centre de ressources pour les développeurs, animateurs, utilisateurs… et favoriser ainsi une montée en compétence collective.

La prise en main du logiciel est facilitée par un accompagnement. La communauté elgg.fr [4][4] www.elgg.fr, http://twitter.com/elgg_fr propose un guide de prise en main et un espace d’entraide collaborative en ligne.

Ce site constitue une vitrine de réalisations construites à partir de Elgg. C’est aussi un espace d’annonces et de repérage de compétences. Il propose en outre un bac à sable, dans un environnement dédié, permettant de tester un Elgg avec les fonctionnalités standard.

La communauté se réunit régulièrement :

  • lors de « Elgg apéros » mensuels, à l’initiative des membres du réseau elgg.fr : rencontres informelles ou échanges à partir de la présentation d’un site et de la communauté spécifique que celui-ci supporte ;

  • lors de « ElggCamp » (BarCamp thématisés autour de la solution Elgg) annuels.

La communauté s’intéresse aussi aux problématiques d’internationalisation (caractères accentués, UTF-8, etc.) et d’accessibilité, et vise à coordonner des développements communs. Elle réfléchit également à une évolution vers des réseaux acentrés et à la portabilité des profils entre plateformes sociales. Elle structure enfin les remontées pour faciliter les échan­ges avec la communauté internationale Elgg.org. •

Florian Daniel est consultant à Items Proposition, cabinet spécialisé en stratégie et projets internet publics. Fortement investi dans la communauté Elgg francophone, il expérimente et teste les divers usages possibles de cet outil dans des contextes diversifiés.

florian.daniel@items.fr, www.elgg.fr/pg/profile/ Facyla

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DE MULTIPLES PERSPECTIVES D’USA­GES PROFESSIONNELS. À la différence des réseaux professionnels « généralistes», ces réseaux dédiés à des communautés spécifiques permettent à leurs membres de se retrouver dans un environnement directement adapté au type d’échanges et de collaborations de leur milieu professionnel et facilitent le développement des réseaux personnels. Tout laisse penser qu’ils devraient se développer rapidement.

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Au sein des entreprises et des organisations, Elgg permet de développer des outils collaboratifs à l’usage des salariés, des membres, des usagers ou des clients. La demande s’intensifie en ce sens et les SSII commencent à développer des compétences et des offres à partir de cette plateforme. Nul doute que la dynamique devrait se renforcer dans les mois qui viennent.

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Il faut noter que certains grands groupes ou grosses entreprises commencent aussi à se tourner vers cette solution de manière à s’affranchir des coûts de licences et de services proposés par les éditeurs des logiciels de réseaux sociaux ou collaboratifs à usage professionnel.

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DES PROJETS AVANT TOUT HUMAINS. Au-delà de la performance technique de Elgg, il ne faut jamais perdre de vue que l’essentiel du succès d’un projet de plateforme collaborative viendra de sa bonne adéquation aux usages du public auquel il est destiné.

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Dans un projet « intra », les clefs de la réussite résident notamment dans les trois éléments suivants :

  • une bonne intégration dans l’organi­sation, impliquant notamment qu’une partie de l’évaluation des personnes soit liée à leur usage et leur contribution ;

  • une réelle valeur ajoutée pour le processus métier, chaque effort d’appren­tissage devant se traduire par un plus grand confort dans l’exercice des taches ;

  • une bonne intégration dans l’environ­nement existant pour éviter le double travail.

En particulier, il faut avoir en tête que les « résistances au changement », chères aux consultants, sont avant tout, comme le dit le sociologue Michel Crozier, un choix rationnel de personnes qui ne voient pas l’intérêt qu’elles auraient à changer.

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Pour un projet à destination des partenaires, des clients ou du grand public, il est là aussi indispensable de s’interroger sur l’intérêt qu’auront les destinataires du site à venir collaborer, et adapter au mieux l’ergonomie de celui-ci aux usages du public auquel il est destiné. •

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Fabrice Collette

Focus. Créer son réseau social privé en un quart d’heure

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Outil. Voulez-vous monter votre réseau sans (presque) attendre? Bruno Louis Séguin vous explique comment faire avec BuddyPress, un module complémentaire du logiciel libre de gestion de contenus WordPress initialement conçu pour créer et gérer des blogs évolués. BuddyPress permet d’ajouter très simplement les fonctionnalités d’un réseau social à son site web géré avec WordPress.

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L’objet de ce focus est de montrer la simplicité de mise en œuvre d’un outil permettant de tester, facilement, gratuitement et sans limitations, les fonctionnalités d’un réseau social privé. La mise en œuvre pratique sur un serveur web de la solution présentée nécessite toutefois quelques compétences informatiques minimales, mais l’expé­rimentation est sans risques et abordable par la grande majorité des professionnels de l’infor­mation-documentation.

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Deux pré-requis techniques sont toutefois nécessaires : disposer d’un serveur web supportant le langage PHP et d’un serveur de bases de données MySQL. La plupart des fournisseurs d’accès à Internet proposent un espace d’héber­gement web répondant à ce besoin. On peut également installer ces deux serveurs sur son poste de travail [5][5] Pour installer un serveur web supportant PHP et un... (dans ce cas, l’expérimentation se fera uniquement via un réseau local, ce qui est grandement satisfaisant).

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Afin de mener à bien cette expérimentation, nous allons voir comment installer WordPress, puis comment ajouter BuddyPress, et enfin ce que propose BuddyPress dans son installation par défaut.

Installer WordPress

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L’installation de WordPress est très simple et, comme le rappelle sa documentation, se fait en moins de cinq minutes.

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2 Créez une base de données MySQL pour Word­Press sur votre serveur MySQL (avec tous les privilèges en accès et en modification).

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3 Déposez ou téléchargez tout le contenu du répertoire WordPress décompressé (en excluant le répertoire lui-même) à l’emplacement désiré sur votre serveur web.

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4 Allez à la racine de l’installation de WordPress avec votre navigateur et suivez les trois étapes d’installation :

  • indiquez comme demandé le nom de la base de données, l’identifiant et le mot de passe de connexion au serveur MySQL, ainsi que l’adresse de ce serveur (dans le champ « Hôte de la base de données ») ;

  • indiquez ensuite le titre du site, l’identifiant du premier utilisateur de ce site ainsi que son mot de passe et son adresse de messagerie électronique. Cet utilisateur sera l’administrateur du site. Cliquez alors sur « Installer WordPress ».

Et voilà ! WordPress est à présent installé [7][7] Petit conseil de geek : pour que votre installation... (figure 1). Vous pouvez dès maintenant vous connecter au gestionnaire de votre site web afin de régler ses différents paramètres [8][8] L’aide complète de WordPress est disponible à l’adresse....

Figure 1 - Confirmation d’installation de WordpressFigure 1
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Installer BuddyPress

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Vous voici maintenant avec un site web géré avec WordPress… Il ne reste plus qu’à installer l’extension Buddy­Press.

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Il suffit d’aller dans le gestionnaire d’extensions de votre gestionnaire WordPress et de cliquer sur le bouton « Ajouter » (figure 2). Un moteur de recherche d’extensions est alors proposé qui va vous permettre de trouver directement en ligne la dernière version de l’extension BuddyPress. Une liste d’extensions liées à celle-ci est alors proposée, choisir celle appelée « BuddyPress » (figure 3).

Figure 2 - Demarrage de l’extension BuddypressFigure 2
Figure 3 - L’extension BuddypressFigure 3
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Vous pouvez visualiser le détail de cette extension et/ou directement cliquer sur « Installer maintenant ». WordPress va alors vous demander les paramètres permettant la connexion par FTP à votre serveur web afin d’automatiser l’installation de l’extension. Si votre serveur web n’est pas accessible par FTP depuis Internet, vous pouvez également télécharger les fichiers de l’extension BuddyPress sur le site de son éditeur [9][9] http://buddypress.org/download puis, après avoir décompressé le dossier «buddypress », déposez-le dans le dossier « /wp content/­plugins/ » de votre serveur web. Vous pouvez alors activer l’ex­tension BuddyPress.

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N’oubliez pas de modifier les options de « permaliens » dans les réglages de votre site géré avec WordPress avec une des options les plus courantes comme « Numérique », par exemple.

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Vous aurez remarqué que l’extension BuddyPress est nativement installée en anglais. N’oubliez pas de récupérer la traduction française qui est disponible au téléchargement dans le dossier « Trunk » [10][10] À l’adresse http://i18n.trac.buddypress.org/browse.... Pour traduire BuddyPress en français, il vous suffit de placer le fichier « buddypress-fr_FR.mo » dans le dossier « bp-languages » de l’ex­tension BuddyPress (dans le dossier « /wp-content/plugins/ » sur votre installation de WordPress).

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Enfin, pour que l’extension Buddy­Press fonctionne, il faut utiliser un thème graphique de WordPress compatible avec celle-ci. Heureusement BuddyPress est livrée avec un thème par défaut permettant de tester parfaitement son fonctionnement (figure 4). Une fois ce thème par défaut activé, vous voilà avec votre propre réseau social ! De nombreux thèmes de WordPress sont compatibles avec l’exten­sion Buddy­Press, libre à vous d’en installer et d’en tester d’autres, voire de créer vos propres habillages graphiques…

Figure 4 - Choix d’un theme graphiqueFigure 4
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Les options spécifiques à votre réseau social fonctionnant avec BuddyPress sont regroupées dans votre tableau de bord WordPress dans un encart éponyme. Ainsi vous pouvez définir le mode de fonctionnement de BuddyPress au sein de WordPress et différentes options que vous souhaitez utiliser : connexions directes entre « amis », gestion de groupes, messagerie privée, profils étendus, etc.

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Attention ! N’oubliez pas d’autoriser l’inscription de nouveaux utilisateurs dans les options de Word­Press si vous voulez qu’ils puissent s’inscrire directement dans votre réseau…

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Votre réseau social est maintenant prêt pour accueillir ses premiers utilisateurs !

Que peut-on faire avec BuddyPress ?

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Vous venez d’installer votre réseau social privé fonctionnant avec Word­Press et BuddyPress. Voici la liste des fonctionnalités offertes par défaut par cet outil.

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• Gestion des membres du réseau : recherche et liste de membres, profils individuels personnalisables, connexion directe entre membres (« amis »).

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• Pour chaque membre, gestion de ses contacts et demandes de contacts ; gestion de son profil personnel et de son avatar.

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• Flux d’activités du réseau : événements et statuts des membres, publications, etc.

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• Gestion de groupes : trois types de groupes (public, privé ou masqué), gestion des membres, invitations, publication de notes réservées aux membres, etc.

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• Messagerie interne entre membres du réseau.

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• Gestion individualisée des alertes envoyées par courriel aux membres du réseau.

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Grâce à un jeu d’extensions spécifiques de WordPress [11][11] Une recherche avec les termes « BuddyPress component »... proposées par les membres de la communauté BuddyPress [12][12] La communauté de BuddyPress est accessible en ligne..., on peut ajouter à son réseau social de nombreuses fonctionnalités : gestion de documents dans les groupes, blogs internes aux groupes, partage de liens, intégration de Twitter, et bien d’autres possibilités…

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À vous de jouer maintenant avec votre propre BuddyPress. À vous d’imaginer ce que vous pourrez créer avec ce gestionnaire de réseau social développé avec des logiciels libres par une communauté de passionnés ! •

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Bruno Louis Séguin

Notes

[5]

Pour installer un serveur web supportant PHP et un serveur MySQL sur son poste de travail, plusieurs solutions libres sont disponibles, les plus simples à utiliser étant MAMP pour MacOS (www.mamp.info) et EasyPHP pour Windows (www.easyphp.org).

[6]

WordPress en français est disponible à l’adresse http://fr.wordpress.org. La version 3.0.1 était la dernière lors de la rédaction de cet article.

[7]

Petit conseil de geek : pour que votre installation de WordPress fonctionne parfaitement, vérifiez qu’un dossier « uploads » avec tous les droits d’écriture (777) est bien présent dans le dossier « wp-content » qui est à la racine de l’installation de WordPress que vous venez de faire sur votre serveur web.

[8]

L’aide complète de WordPress est disponible à l’adresse http://codex.wordpress.org/fr:Accueil

[11]

Une recherche avec les termes « BuddyPress component » dans le gestionnaire d’extension de WordPress vous proposera de nombreuses possibilités.

[12]

La communauté de BuddyPress est accessible en ligne sur le site http://buddypress.org

Résumé

Español

Herramientas para todas las plataformas¿Cómo poner en marcha una red social propia? Guía metodológica. Bruno Louis Séguin. Es imposible recomendar un solo método para crear una red social. Como apertura del tercer polo del dosier, se abordan los aspectos técnicos de la puesta en marcha de redes sociales profesionales; se puede indicar cierto número de reglas, señalar las cuestiones que se deben plantear y las precauciones que se han de tomar y mencionar algunos consejos y precisiones metodológicas.
Herramientas para crear una red social: la oferta actual. Jean-Christophe Henrard. 2010, el año SharePoint. Hervé Basset
Elgg, un software libre en el mundo de las redes sociales. Fabrice Colette, Florian Daniel
Crear una red social privada propia en un cuarto de hora. Bruno Louis Séguin

Deutsch

Tools für alle anwendungsplattformenWie erstellt man sein eigenes soziales Netzwerk? Eine methodische Anleitung. Bruno Louis Séguin. Es ist unmöglich, eine einzige Methode zu empfehlen, um ein soziales Netzwerk zu erstellen. In der Einführung zum dritten Teil dieses Dossiers, in dem die technischen Aspekte der Durchführung von beruflichen sozialen Netzwerken diskutiert werden, kann man zumindest eine Anzahl von Regeln aufzählen, die Fragen, die man stellen sollte, und die Vorsichtsmaßnahmen benennen, sowie Ratschläge und Details zur Methodik geben.
Tools zur Erstellung eines soziales Netzwerks: Das derzeitige Angebot. Jean-Christophe Henrard
Elgg, eine freie Software in der Welt der sozialen Netzwerke. Fabrice Colette, Florian Daniel
Ein privates soziales Netzwerk in einer Viertelstunde erstellen. Bruno Louis Séguin

Français

Si les usages des réseaux sociaux décollent, c'est parce qu'une offre de logiciels stables et crédibles s'est constituée. C'est une offre à géométrie variable, que présente le troisième pôle de ce dossier. Si le poids lourd Microsoft doit cette année attirer l'attention avec une version 2010 de Sharepoint entièrement repensée autour du concept de réseaux sociaux, beaucoup d'autres solutions, libres ou pas, ont fait leur apparition. Et, si déployer un réseau social à l'échelle de l'entreprise demande évidemment une sérieuse méthodologie projet, d'autres solutions plus modestes s'installent et s'apprivoisent en quelques heures.
Sommaire de cette troisième partie : Gérer un projet de réseau social : guide méthodologique, par Bruno-Louis Séguin. Des outils pour monter un réseau social : l’offre actuelle, par Jean-Christophe Henrard. 2010, l’année SharePoint, par Hervé Basset. Elgg, un logiciel libre dans le monde des réseaux sociaux, par Fabrice Colette. Créer son réseau social privé en un quart d’heure, par Bruno Louis Séguin

English

Tools for all platformsA guide to implementing your own social network. Bruno Louis Seguin. It is impossible to recommend only one method for creating a social network. In this section we look at the more technical aspects of implementing professional social networks. By way of introduction, we identify some basic rules, questions to ask and precautionary measures and offer specific technical guidance.
Tools for social networks, what's available. Jean-Christophe Henrard
2010, the Year of SharePoint Hervé Basset
Elgg, free software for social networking. Fabrice Colette, Florian Daniel
Create your private social network in 15 minutes. Bruno Louis Seguin

Plan de l'article

  1. Comment mettre en œuvre son propre réseau social ? Guide méthodologique
    1. Une méthode ?
    2. Se poser les bonnes questions
    3. Expérimenter et tester
    4. La procédure d’implémentation par modules fonctionnels : la méthode Scrum
    5. Le choix d’une solution technique
    6. L’évaluation et l’amélioration des outils mis en œuvre
  2. Focus. 2010, l’année SharePoint
  3. Focus. Elgg, un logiciel libre dans le monde des réseaux sociaux
  4. Focus. Créer son réseau social privé en un quart d’heure
    1. Installer WordPress
    2. Que peut-on faire avec BuddyPress ?

Pour citer cet article

Séguin Bruno Louis, Henrard Jean-Christophe, Basset Hervé, Collette Fabrice, « Des outils pour toutes les plateformes », Documentaliste-Sciences de l'Information 3/2010 (Vol. 47) , p. 54-67
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2010-3-page-54.htm.
DOI : 10.3917/docsi.473.0054.


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