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Documentaliste-Sciences de l'Information

2010/4 (Vol. 47)

  • Pages : 80
  • DOI : 10.3917/docsi.474.0016
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Le nécessaire repositionnement des organismes documentaires

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Congrès. Le deuxième Congrès des milieux documentaires du Québec[1][1] www.milieuxdoc.ca/congres-des-milieux-documentaire... a eu lieu à Montréal, du 3 au 5 novembre 2010, sur le thème « Imaginer de nouveaux partenariats ». Conjointement organisée par neuf associations professionnelles du secteur de l’information-documentation, cette manifestation a vu s’affirmer la volonté d’intégrer les bibliothèques, les services documentaires et les archives à la révolution numérique de la société du savoir et de l’information. Un grand nombre de sujets d’actualité ont été brassés, dont Mireille Lamouroux, présidente de la Commission Action internationale de l’ADBS, propose un aperçu en deux articles[2][2] Voir aussi pages 22-23.. Le premier se penche sur la réinvention en cours et sur les perspectives d’évolution des organismes documentaires dans un environnement envahi par l’information et sa diffusion numérique.

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Le ton était donné d’emblée par Patrick Bazin, directeur de la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou à Paris, invité à prononcer l’allocution d’ouverture.

Adopter une stratégie de médiation

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Selon lui, le rôle traditionnel des organismes documentaires, qui consiste à organiser et à prescrire le savoir, est terminé. Il s’agit désormais d’accompagner les usagers et de les aider à baliser leur parcours. Les professionnels deviennent des « coachs du savoir ». Avec le numérique et la mondialisation, le domaine du savoir s’est étendu jusqu’à se confondre avec l’ensemble des activités humaines, intégrant même l’expérience singulière de chacun devenue transmissible et manipulable avec les outils.

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Face à cette évolution, les bibliothèques ne jouent plus un rôle central. Elles ne peuvent plus avoir comme ambition de réunir l’ensemble des livres et du savoir, même sur un sujet donné. Le numérique change le rapport au monde : il donne accès à toute l’information et en tout lieu, il change la lecture – lire à travers les réseaux numériques, c’est agir [3][3] Lire à ce propos l’article de Patrick Bazin publié... –, et les comportements des usagers que l’on doit considérer comme des partenaires. Les bibliothèques doivent admettre avoir perdu la bataille des moteurs de recherche et avoir à composer avec une économie fondée sur la captation des savoirs et des compétences, le « capitalisme cognitif [4][4] Yann Moulier Boutang, Le capitalisme cognitif : la... ».

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Il faut prendre garde à quelques fausses bonnes idées : celle, par exemple, de reconstituer des bibliothèques virtuelles qui s’ajouteraient aux produits existants – allusion à la bataille ayant opposé la Bibliothèque nationale de France à Google – ou encore celle de se replier de façon exagérée sur un rôle social qui, croit-on, permettrait de combattre la fracture numérique. La réponse est dans l’adoption d’une stratégie de médiation, une réalité motrice qui renouvelle le modèle éducatif traditionnel et accorde de l’importance au rôle de passeur du professionnel. Un rôle devenu incontournable avec l’extraordinaire « extension du domaine du savoir » à la fois quantitative, diversifiée, transversale, englobant les savoir-faire, associée à la formation tout au long de la vie et concernant tous les acteurs.

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Patrick Bazin illustre son propos en prenant appui sur les services développés à la bibliothèque municipale de Lyon : le Guichet du savoir, Point d’Actu, la numérisation du patrimoine avec Google, et annonce la création de WebMag par la Bibliothèque publique d’information, qui sera une agence de presse des bibliothèques au service de toute la communauté francophone des savoirs. Le travail sur l’actualité est en effet un autre axe d’avenir qu’il propose aux bibliothèques pour qu’elles sortent de leur retrait traditionnel.

Les quatre principes d’une stratégie « hors les murs »

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Bertrand Calenge, responsable de la communication à la BM de Lyon, a souligné l’importance d’une stratégie « hors les murs ». Le savoir se dissémine partout et en même temps, il existe des lieux du savoir. La bibliothèque ancrée dans un territoire est un lieu de rencontre avec le public local qui lui donne sa légitimité. Une bibliothèque ne pouvant pas être ouverte 24 heures sur 24, les interventions hors les murs de la bibliothèque visent à amener d’une autre façon le public vers la bibliothèque ; une démarche de conquête qui suppose que le public ait l’envie et le temps de venir. On sait, par exemple, que les nouveaux services sur Internet, très développés à la BM de Lyon, n’amènent pas un nouveau public à la bibliothèque mais sont utilisés par ceux qui fréquentent déjà le lieu physique.

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Qu’est-ce que la bibliothèque peut offrir quand elle sort de ses murs ? L’offre traditionnelle, bien sûr : faire lire toute l’offre documentaire. Mais plus que cela encore lorsqu’elle contribue au transfert de savoirs – soutien scolaire, apprentissage des langues, littératie numérique telle que développée par les espaces numériques dans certaines bibliothèques et qui rencontre un très fort succès – ou encore lorsqu’elle facilite la construction de savoirs collaboratifs. Est ainsi en cours un projet de photo-portail à la bibliothèque municipale de Lyon qui constituera la mémoire de la ville avec des photos rassemblées par ses habitants.

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Bertrand Calenge conclut en développant les quatre principes qui fondent une stratégie du « hors les murs ». La mobilité : servir le client là où il est. Le partenariat systématique : agir avec tous les acteurs sociaux qui connaissent le terrain à fond. L’adaptation cognitive : il faut inventer de nouveaux services (service de questions-réponses, etc.). La structuration : le « hors les murs » n’est pas un service en plus, c’est une action intégrée à la bibliothèque.

Les projets de Google

Jon Orwant, directeur de l’ingénierie chez Google, a donné un aperçu des recherches en cours sur l’application de méthodes sophistiquées de traitement de la langue à la recherche d’information. Des méthodes ignorées par les utilisateurs finals et dont l’exposé des résultats donne l’idée que, un jour, tout sera possible…

Un rappel tout d’abord, en quelques chiffres, de la constitution de Google Livres : plus de 15 millions de livres scannés, plus de 30 000 éditeurs, plus de 40 bibliothèques participantes, des données provenant de plus de 100 sources en 483 langues différentes.

Dans le but de préparer une page web pour tous les livres numérisés et de pouvoir les relier, toutes les entrées sont traduites dans un même format puis, après analyse des expressions, les données sont regroupées, synthétisées et produites en index. À partir de ce matériau, on sait identifier les différentes expressions désignant le même auteur ou la même œuvre, on peut traduire les intentions de l’auteur en prenant en compte les textes en italiques ou les annotations, faire émerger les idées d’une époque comme, par exemple, pour la recherche en cours baptisée « la théorie du Grand Homme » qui consiste à connaître le contexte dans lequel ont surgi les travaux d’hommes illustres (Newton, Leibniz, Einstein, etc.).

Et encore : on peut mettre en concordance des traductions en vieil anglais et anglais moderne avec des traductions en anglais contemporain, créer des grammaires en ligne pour des langues qui n’en ont pas et visualiser l’univers entier de livres publiés – et dans ce dernier cas, se demander pourquoi 1750 est une année d’explosion de la littérature en France et d’explosion de la production dans le domaine des sciences physiques en Angleterre…

Les bibliothèques de Montréal : l’illustration d’un nouveau positionnement

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En 2005, le Diagnostic des bibliothèques démontrait sans équivoque que Montréal était l’une des grandes villes canadiennes les plus mal dotées en bibliothèques physiques, en collections et en ressources humaines. Depuis ce constat, un plan de rattrapage et de consolidation sur dix ans a été mis sur pied (2007-2017) [5][5] Commission du conseil municipal sur le développement..., qui a permis à cette occasion de penser la bibliothèque du futur. Huit principes clés déclinés en huit actions et en lien avec l’apport des TIC ont été définis comme autant de leviers nécessaires pour le développement de ce plan : l’accessibilité et l’universalité, l’accueil et l’accompagnement, la proximité, la mobilité, la diversité, la virtualité, la collaboration et le travail en réseau.

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Le premier jalon a été le programme RAC – « Rénovation, Agrandissement et Construction » – qui a permis d’assurer à tous les citoyens, dans chacun des arrondissements de la ville, un service de bibliothèques de proximité intégré à leur milieu de vie. Un vaste chantier qui s’inscrit dans une matrice de développement global où se déploient conjointement la bibliothèque physique, la bibliothèque numérique et la bibliothèque hors les murs. Parmi les points considérés comme prioritaires, notons les espaces aménagés pour la formation, l’auto-formation, l’aide aux devoirs et les activités de médiation.

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Louisette Guillemette-Labory, directrice associée aux Bibliothèques de Montréal, insiste sur le partenariat placé au cœur du développement effectué à pas de géant ces dernières années : plus de deux cents partenariats – traditionnels (école, petite enfance) ou novateurs (premières démarches d’installation pour les nouveaux arrivants).

Le service québécois de référence virtuelle

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Un autre projet ambitieux est en cours, celui d’un réseau québécois de référence virtuelle coopérative. Le concept est connu, il implique l’usage d’un dispositif informatique et, habituellement, un accès Internet pour communiquer aux usagers les réponses à leurs questions. Il permet aux bibliothèques de se positionner dans l’environnement numérique en tentant de surmonter le défi de la délocalisation du savoir et de promouvoir les services et ressources disponibles à distance. Mais ici on veut faire plus et on se réfère pour cela à des services à valeur ajoutée tels que le service de nuit (Ask away Illinois), des modes de communication multiples dont la messagerie instantanée (bibliothèque d’Ottawa), la co-navigation et le SMS (Text a Librarian) via l’utilisation de terminaux mobiles. S’appuyant sur le beau modèle du réseau ontarien lancé en 2008 [6][6] Supporté par Knowledge Ontario, une organisation qui..., le réseau québécois aura comme particularité de reposer sur un partenariat inter-réseaux des bibliothèques publiques et académiques et de viser particulièrement la clientèle d’usagers des 15-24 ans, une catégorie qu’on veut développer et fidéliser. Conçu comme un « outil de renforcement de la littéracie de l’information et des capacités de recherche », le service virtuel de référence est une façon de les rejoindre.

L’impact du numérique sur la chaîne du livre

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Une réflexion générale sur ce sujet est menée au Québec comme ailleurs, notamment à travers un projet pilote d’offre de contenus numériques francophones. Menée dans six bibliothèques publiques par le Comité sur le livre numérique (Colinum), créé lors du précédent congrès par l’ASTED autour de l’agrégateur ANEL-De Marque, cette action vise à rattraper le retard pris sur une tendance lourde d’offre de livres numériques dans les bibliothèques et le manque criant de production en langue française. Il a aussi l’objectif d’expérimenter le livre numérique en bibliothèque en testant et validant quelques modèles et solutions et en documentant les comportements et préférences des différents acteurs, bibliothécaires, usagers, libraires en ligne et éditeurs.

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Cette offre est essentielle pour démocratiser l’accès au patrimoine documentaire, selon Guy Berthiaume, le président de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), établissement qui, dans son plan stratégique 2009-2012, porte à 27 % la part du budget pour les acquisitions consacrée au numérique et propose aujourd’hui 45 000 livres sur ce support.

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Le marché semble prêt. À 139 dollars canadiens, le lecteur devient intéressant. La baisse de l’imprimé et la pression des lecteurs pour le numérique [7][7] Fin octobre 2010, Amazon vendait deux fois plus de... sont autant d’indicateurs d’une évolution qui, si elle se confirme, pourrait donner raison à Nicolas Negroponte [8][8] www.radio-canada.ca/branche/v1/02/soc.htm, professeur et chercheur au MIT, qui prédit que le livre imprimé aura disparu dans cinq ans. Une véritable révolution qui aura plus d’impact pour le quotidien des bibliothèques que n’en a eu Internet, affirme Bruno Guglielminetti [9][9] www.guglielminetti.com. On peut le croire après avoir entendu les projets de Google Books [voir en encadré page 17].

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Jon Orwant, s’interrogeant sur le rôle et la mission des bibliothèques, affirmait : « Aujourd’hui, nous utilisons la bibliothèque pour aller chercher des livres et en parler à la maison. Demain, nous utiliserons notre ordinateur pour aller chercher des livres et nous en parlerons à la bibliothèque. » Dans ce contexte de repositionnement des bibliothèques, la formation des personnels est déterminante.

Les fonctions des professionnels de l’information-documentation

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La communication présentant les résultats d’un sondage sur « l’identité professionnelle en mutation » des techniciens en documentation devrait, de ce point de vue, donner de nouvelles perspectives en matière de formation de ces professionnels [10][10] http://techdocumentation.blogspot.com/2010/11/prem.... Que signifie être technicien en documentation ? Quels sont les défis qui attendent la profession ? Que veulent-ils devenir ?

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L’évolution envisagée par les quelque douze cents répondants – soit presque la moitié de cette catégorie de professionnels au Canada, en poste essentiellement dans les bibliothèques des établissements d’enseignement (primaire, secondaire, collèges et universités), et des organismes municipaux ou gouvernementaux – est en phase avec celle qu’ils vivent actuellement. Ils sont plus de la moitié à déclarer effectuer des tâches non courantes il y a dix ans : référence à distance, gestion électronique de documents, veille, création ou utilisation d’outils du Web 2.0, création de contenus web. Des tâches émergentes qu’ils assument volontiers mais qu’ils voudraient voir élargir à la gestion de programmes d’animation ou de formation et à la « publicisation » de leurs services. Dans dix ans, les techniciens en documentation s’imaginent toujours être des généralistes polyvalents.

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Ils vivront dans un monde où les ressources électroniques, entre autres les livres électroniques, seront dominantes, mais dans lequel le papier existera encore. Par conséquent, ils devront s’assurer de la pérennité des informations et des supports. Les tâches traditionnelles comme le catalogage seront donc en diminution. Les techniciens seront mieux formés en ce qui concerne l’informatique de pointe.

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Les outils et le travail tendront à être davantage collectifs et collaboratifs. Les tâches des techniciens auront évolué, seront plus diversifiées et plus tournées vers la gestion. Ils s’occuperont plus d’information que de documentation. Le rôle du technicien sera celui d’un médiateur qui collabore et échange avec l’usager. Les relations avec les utilisateurs se dématérialiseront avec la référence à distance ou hors du milieu documentaire, la veille, les revues systématiques et la promotion via des outils du Web. Le technicien sera un expert capable de valider l’information et l’utilisation de cette dernière en fonction du droit d’auteur.

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Les techniciens espèrent que leur profession sera mieux connue. Ils croient que des collaborations plus étroites sont possibles avec les autres intervenants des milieux documentaires.

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Dans un environnement envahi par l’information et sa diffusion numérique, les bibliothèques semblent en train de se réinventer. Leur vitalité en témoigne et confirme que les actions qu’elles engagent sont en phase avec cet environnement.

Précision

Dans le dossier sur les « Réseaux sociaux professionnels » paru dans notre numéro 3/2010, il n’était pas explicitement indiqué que l’article de Jean-Christophe Henrard, « Des outils pour monter un réseau social : l’offre actuelle » (pages 58 à 62), s’appuyait notamment sur le référentiel d’Useo, plusieurs fois cité ailleurs.

Voilà qui est réparé. Nous ne saurions trop vous recommander la lecture de ce document, accessible gratuitement après inscription à la Communauté Useo. http://referentiel.useo.net

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Mireille Lamouroux

La chronique d’Olivier Ertzscheid. 650 téraoctets de données personnelles, et moi, et moi, et moi… [11][11] D’après un billet originellement publié sur Afford...

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Rendez-moi mes données. Facebook propose depuis peu de récupérer un dossier contenant l’ensemble des nos données personnelles (liste de tous nos amis, messages postés sur notre mur, groupes auxquels nous appartenons, photos, etc.). Me concernant, le dossier complet « pèse » 1,3 méga-octets. Il est probablement très inférieur au poids moyen d’un compte Facebook étant donné qu’il ne comporte que deux photos là où la plupart des utilisateurs en comptent souvent plusieurs centaines. Multiplions maintenant ce poids « moyen » par le nombre d’utilisateurs de Facebook (500 millions) et nous obtenons : 650 millions de mégaoctets, soit 650 téraoctets de données personnelles disponibles sur ce réseau social.

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Si ce chiffre ne vous dit rien, sachez que la collection des ouvrages imprimés de la bibliothèque du Congrès (plus de 33 millions…) ne représente « que » 10 téraoctets. Les données personnelles, les profils de Facebook constituent donc à eux seuls plus de 65 fois les ouvrages de la bibliothèque du Congrès, soit 2 145 millions de livres de données profilaires, dont probablement plusieurs centaines de millions uniquement remplis de ces traces profilaires, conversationnelles, de ces listes d’amis, le reste étant occupé par la documentation iconographique rétrospective des 500 millions d’habitants de cette communauté. Vertigineux, non ?

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Par le nombre, Facebook est la première communauté humaine de la planète numérique. Si l’homme est devenu un document comme les autres [12][12] http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00377457/fr et si l’ordre documentaire du XXIe siècle peut être celui d’un pan-catalogue des individualités humaines [13][13] http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00178006/fr, Facebook est en bonne place pour remporter la mise ou pour devenir, à tout le moins, le grand ordonnateur de ce nouvel ordre documentaire de la planète connectée.

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Un autre géant, Google, est depuis longtemps emblématique de ce que Geert Lovink appelle une « société de la requête[14][14] www.internetactu.net/2009/12/15/une-societe-de-la-... ». Facebook représente, lui, les promesses d’une société des contacts étendus, ou distendus. Or requêtes et contacts sont les deux faces de la conquête et de l’apprentissage d’un langage commun, un thésaurus : « (…) liste de termes sur un domaine de connaissances, reliés entre eux par des relations synonymiques, hiérarchiques et associatives. » Le thésaurus de Google et de Facebook consiste en une liste de requêtes (déposées sur le moteur ou sur chacun de nos « murs »), laquelle liste porte sur l’ensemble des domaines de connaissance existants (des plus fondamentaux aux plus « futiles »), et toutes ces requêtes sont reliées entre elles à la fois par des relations lexicales (ingénierie linguistique) et par d’autres, « amicales » ou « contactuelles » (ingénierie de la recommandation reposant sur des graphes relationnels). Le tout permettant de hiérarchiser l’ensemble des requêtes et des profils en fonction du contexte de ces mêmes requêtes et/ou du profil du requêtant.

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Moralité. L’étymologie du mot thésaurus désigne, en latin, le « trésor ». De ce trésor-là nous n’avons pas encore fini de mesurer la valeur. Et nous connaissons déjà ceux qui veulent en être les grands avaleurs.

Notes

[2]

Voir aussi pages 22-23.

[3]

Lire à ce propos l’article de Patrick Bazin publié dans la Revue des deux mondes, n° 4, avril 2009 : « Vers un monde lisible ».

[4]

Yann Moulier Boutang, Le capitalisme cognitif : la nouvelle grande transformation, Amsterdam Éditions, 2008.

[5]

Commission du conseil municipal sur le développement culturel et la qualité du milieu de vie de la ville de Montréal, Le projet de bibliothèque du XXIe siècle : rapport et recommandations, http://encyclo.bibliomontreal.com/actualites/html/commission/rapport-commission-bibliotheque-21-siecle.pdf

[6]

Supporté par Knowledge Ontario, une organisation qui veut faire de l’Ontario une société du savoir et de l’information, il représente un service unique – même marque et même logo – familier aux usagers qui l’auront connu en tant qu’enfant, adolescent, élève, étudiant, citoyen, universitaire, parent, tout au long de la vie.

[7]

Fin octobre 2010, Amazon vendait deux fois plus de livres numériques que de livres imprimés.

[11]

D’après un billet originellement publié sur Affordance.info.

Résumé

Français

Deux articles composent cette rubrique : un compte rendu du Congrès des milieux documentaires qui s’est tenu à Montréal du 3 au 5 novembre 2010, sur le nécessaire repositionnement des organismes documentaires (Mireille Lamouroux) ; et la chronique d’Olivier Ertzscheid consacrée aux données personnelles stockées sur Facebook.

Plan de l'article

  1. Le nécessaire repositionnement des organismes documentaires
    1. Adopter une stratégie de médiation
    2. Les quatre principes d’une stratégie « hors les murs »
    3. Les bibliothèques de Montréal : l’illustration d’un nouveau positionnement
    4. Le service québécois de référence virtuelle
    5. L’impact du numérique sur la chaîne du livre
    6. Les fonctions des professionnels de l’information-documentation
  2. La chronique d’Olivier Ertzscheid. 650 téraoctets de données personnelles, et moi, et moi, et moi…

Pour citer cet article

Lamouroux Mireille, Ertzscheid Olivier, « Méthodes techniques et outils », Documentaliste-Sciences de l'Information, 4/2010 (Vol. 47), p. 16-19.

URL : http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2010-4-page-16.htm
DOI : 10.3917/docsi.474.0016


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