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Documentaliste-Sciences de l'Information

2010/4 (Vol. 47)

  • Pages : 80
  • DOI : 10.3917/docsi.474.0028
  • Éditeur : A.D.B.S.

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De multiples éléments hétérogènes concourent au développement de la vidéo en ligne. Certains s’inscrivent dans un long développement qui atteint actuellement une maturité suffisante : c’est le cas des infrastructures de télécommunication et des technologies de compression qui autorisent la circulation de fichiers vidéo. Le cas aussi des recherches sur les terminaux de visualisation : téléphones, tablettes ou télévisions connectées. D’autres ont émergé brutalement en surprenant par leur intensité : le phénomène « Web 2.0 » qui consacre les users contents, ces contenus élaborés par les internautes eux-mêmes qui donnent le ton sur le Web et définissent les formats et les tendances que les professionnels tentent par la suite de s’approprier. C’est le cas enfin des « réseaux sociaux » dont le succès consacre un nouveau mode d’accès aux données.

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Ce regain de popularité de l’image gagne tous les secteurs d’activité : produire, exploiter, diffuser n’est plus l’apanage des médias et des sociétés du secteur audiovisuel. Les entreprises, les organismes publics ou les associations reconsidèrent leurs fonds patrimoniaux, suscitent de nouvelles collectes ou de nouvelles captations et s’interrogent sur leur exploitation. Au sein des entreprises, les services audiovisuels ne sont plus les seuls concernés car, avec un matériel peu coûteux, chacun peut produire et partager des films en ligne.

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Dans la continuité de la journée « Les vidéos en ligne » organisée par le secteur Audiovisuel de l’ADBS en avril 2010 [1][1] Voir : « Les enjeux documentaires de la vidéo en ligne »,..., ce dossier s’interroge sur les développements de la vidéo numérique en ligne. Trois pôles sont proposés.

Un éclairage économique et technique

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En premier lieu, Jean François Gervais se penche sur les usages des internautes depuis l’avènement de Dailymotion en 2005 et montre comment les chaînes de télévision multiplient les prises de partenariat et les offres de consultation hybrides pour assurer leur présence sur une gamme de terminaux de plus en plus diversifiée. Guillaume Blanchot, de son côté, souligne le succès des offres légales tout en s’interrogeant sur les tendances de leurs modèles économiques, car ni la publicité ni le paiement à l’acte ne semblent s’imposer définitivement.

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Le décryptage technique opéré dans les articles suivants s’adresse particulièrement aux documentalistes confrontés à un fonds numérique ou numérisé. Le choix du support et du format de fichier pour la conservation et l’exploitation du fonds est stratégique alors que les formats HD remettent en question certaines décisions passées. David Clemenceau et Michel Jacobson privilégient les recommandations « de bon sens », selon la nature du fonds (analogique à numériser ou nativement numérique) et les circulations nécessitées par l’exploitation ; sans négliger les critères d’interopérabilité et d’ouverture des formats qui doivent souvent être exploitables par de nombreux opérateurs (clients, partenaires) et devront le rester longtemps sans tomber dans l’obsolescence. À la lumière de l’expérience acquise par l’INA, Éric Rault pose la question du traitement des métadonnées en opposant deux méthodes : l’utilisation du format de métadonnées inclus dans le conteneur du fichier vidéo ou l’emploi d’une base de données distincte.

De nouveaux territoires conquis par la vidéo

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Le deuxième pôle explore des secteurs professionnels dans lesquels les documentalistes pourraient tôt ou tard se trouver confrontés au traitement du document vidéo. Promotion institutionnelle, communication, formation interne, production industrielle ou gestion des contentieux : si l’article introductif de Claire Scopsi dresse une carte encore prospective des nouveaux secteurs tentés par la vidéo, les témoignages proposés ensuite s’appuient sur des cas concrets.

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Par l’exemple de la traçabilité de corpus numériques, Valérie Gouet-Brunet montre l’avancée des techniques d’analyse et d’indexation automatiques de contenus vidéo destinées à préserver la propriété intellectuelle. Depuis 2008 environ, témoigne Louis-Pierre Guillaume, le knowledge management s’intéresse aux plateformes de partage vidéo. Lise Nayrolles constate que les services communication misent sur le format « web TV », allant de la simple banque de vidéos à la conception d’une programmation élaborée. Le récent succès des lipdubs est l’occasion pour Michèle Battisti de démontrer que ces productions courtes et ludiques relèvent d’une complexe imbrication de droits. Il apparaît dans ces quelques exemples que des rôles de modérateurs devront se mettre en place pour encadrer l’inventivité des collaborateurs.

La valorisation des patrimoines

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Le dernier pôle de ce dossier est centré sur la mise en valeur du caractère patrimonial de l’image car, avec le numérique et les réseaux, cette problématique traditionnelle rencontre de nouvelles opportunités.

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Partant de l’hypothèse que la vidéo peut prendre une place croissante dans la constitution de corpus d’entretiens jusqu’à présent essentiellement oraux, Florence Descamps relève les initiatives en cours en notant qu’il n’existe pas de lieux de réflexion et de formation aux méthodes d’élaboration et de valorisation de ces nouveaux corpus. C’est pourtant un enjeu important, car la mise en valeur, par l’image et sur le Web, des richesses patrimoniales et humaines est une préoccupation actuelle des territoires. Deux projets le confirment : celui de valorisation des corpus mémoriels collectés par le Grand Projet de Ville de Rouen présenté par Julie Fouquet et le projet de studio audio-vidéo mobile destiné aux collectes patrimoniales et locales porté par la médiathèque du Grand-Lemps en Isère sous la direction de Nils Roussel.

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Le volet technologique de la réflexion est en revanche engagé : Peggy Domeyne, pour le portail et les services d’éditorialisation de conférences du CERIMES, et Jean Marc Lazard, pour le portail Voxalead de retranscription automatique et indexation de bandes sons d’actualités TV et radio, décrivent des applications visibles et utilisables par tous. Dans une approche plus prospective, le vidéo-livre de l’IRI (Vincent Puig) et le projet de (ré)éditorialisation de contenus multimédia C2I (Ludovic Gaillard et Stéphane Crozat) explorent la dimension collaborative.

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Dans ces approches diverses, nous invitons les professionnels de l’information et de la documentation à évaluer leur positionnement futur.

Notes

[1]

Voir : « Les enjeux documentaires de la vidéo en ligne », compte rendu publié dans notre numéro 2/2010, pages 14-15.

Résumé

Français

Dans un contexte marqué par des avancées techniques et un engouement croissant pour les vidéos en ligne dans tous les secteurs d’activité, l’image animée s’est imposée sur le Web et dans les intranets. Ce dossier propose trois approches de ces récents développements de la vidéo numérique en ligne.

Pour citer cet article

Scopsi Claire, « Les nouveaux développements de la vidéo numérique en ligne », Documentaliste-Sciences de l'Information 4/2010 (Vol. 47) , p. 28-29
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2010-4-page-28.htm.
DOI : 10.3917/docsi.474.0028.


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