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Documentaliste-Sciences de l'Information

2010/4 (Vol. 47)

  • Pages : 80
  • DOI : 10.3917/docsi.474.0004
  • Éditeur : A.D.B.S.

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En vingt ans, les archives ouvertes sont devenues des dispositifs significatifs de la communication scientifique dans de nombreux domaines [1]. Entendues au sens strict comme des dépôts de pré et post-publication d’articles scientifiques suivant le principe de l’auto-archivage [1][1] Voir la définition proposée sur le site de l’Inist..., et imaginées comme supports de communication scientifique directe à coût minimal, les archives ouvertes s’appuient sur des logiciels conçus comme des interfaces rudimentaires de dépôt, de collecte et d’accès aux documents [2].

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Les professionnels de l’information scientifique et technique s’engagent désormais à dépasser ce stade infrastructurel et à proposer des services associés de seconde génération, orientés utilisateur final en fonction de besoins identifiés, s’appuyant notamment sur des technologies avancées telles que le text et le data mining [3] [4] [5] [6]. La question des services à valeur ajoutée a été l’un des enjeux remarqué du congrès Open Repositories 2010 (OR2010) [7].

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Si ces réflexions sont également pensées pour les archives ouvertes institutionnelles, les dépôts thématiques, nationaux ou inscrits dans des projets européens et internationaux, sont pressentis pour supporter prioritairement le développement de services : ils s’adressent en effet à des communautés importantes en nombre et bien identifiées, ils bénéficient de soutiens financiers et ils sont le plus à même de permettre des économies d’échelle [8] [9].

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Dans cette étude, nous nous proposons, après une présentation des principaux enjeux associés au développement de services pour les archives ouvertes, de dresser un état des avancées et tendances des offres de services actuellement disponibles pour les archives ouvertes. Nous avons étudié les dispositifs sélectionnés, répondant à des critères de fiabilité, de masse critique et de couverture géographique, typologique et disciplinaire, au travers d’une grille d’analyse fonctionnelle. Ce travail s’enrichit également des projets présentés lors du congrès OR2010 qui s’est tenu en juillet 2010 à Madrid sous l’égide de la FECYT [2][2] Fundación Española para la Ciencia y la Tecnología [10].

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Partant du constat que les services associés aux archives ouvertes se déportent peu à peu des seules références et/ou documents pour mettre l’auteur au cœur des données d’information, la conclusion s’arrête sur l’opportunité d’exploiter ces dispositifs pour renouveler les circuits de mise en visibilité et d’appel à contribution des évaluateurs, rapporteurs ou experts d’un domaine scientifique.

1 - Des services à valeur ajoutée pour les archives ouvertes : quels enjeux ?

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Ce sont les enjeux proprement internes aux dynamiques scientifiques qui nous intéressent ici. L’enjeu premier de l’implémentation de services avancés réside à notre sens dans la fidélisation des usagers et l’encouragement au dépôt : il s’agit de mieux atteindre l’objectif originel de libre accès aux savoirs scientifiques porté par le mouvement de l’Open Access. La qualité de service de l’offre commerciale (ScienceDirect, SpringerLink ou le Web of Science, par exemple) d’une part et, d’autre part, la multiplication des dispositifs de communication scientifique et les difficultés corrélées d’appropriation par les chercheurs [3][3] Voir à ce propos l’étude du Research Information Network :... constituent des contraintes fortes pour l’évolution des archives ouvertes.

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L’idée selon laquelle ces archives peuvent s’articuler avec les modalités actuelles d’évaluation de la recherche, voire les bousculer, mobilise également la réflexion portée sur les services [11]. Dans l’optique institutionnelle, elle suppose alors l’exhaustivité des dépôts comme condition de réussite [4][4] Voir par exemple le workshop des 16 et 17 novembre.... Ces dispositifs sont aussi pressentis pour assurer avec succès les fonctions de collaboration, et plus largement de facilitation de la communication spécialisée et de co-production de la science [12]. Enfin, les archives ouvertes peuvent être envisagées comme supports de visualisation et d’analyse des tendances de la recherche en train de se faire, grâce à l’analyse des contenus et par la mise en visibilité des réseaux d’acteurs [13].

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Corrélativement à ces objectifs, il nous semble que, parce qu’elles sont par nature des « équipements d’authentification » [14] et qu’elles supportent les savoirs experts contributifs autant qu’« interactionnels » (i.e. professionnels) [15], les archives ouvertes peuvent concourir à renouveler les modalités de repérage d’un expert. La question mérite d’être abordée dans la mesure où les procédures de sélection des experts dans les processus d’évaluation des articles ou des projets de recherche restent aujourd’hui limitées et controversées [11] [16]. Les enjeux de relégitimation des scientifiques comme figures expertes, en ce sein mais également dans leur interaction avec le reste de la société, sont également à prendre en considération [16] [17].

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Il s’agit à présent d’examiner comment et dans quelle mesure les services installés sur les archives ouvertes répondent déjà à ces objectifs.

2 - Méthodologie

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• Échantillon. Cette étude, effectuée en février-mars 2010, porte sur une sélection de quatre archives ouvertes et deux méta-archives ouvertes répondant à des critères de fiabilité (longévité, porteurs), de masse critique (nombre de dépôts et de déposants), et de couverture géographique, typologique et disciplinaire (dépôts nationaux ou internationaux, thématiques ou pluridisciplinaires, STM ou SHS). Ont été sélectionnées les archives ouvertes E-LIS [5][5] E-prints in Library and Information Science, HAL-SHS [6][6] Hyper Article en Ligne - Sciences de l’Homme et de..., PubMed Central et RePEc [7][7] Research Papers in Economics, et les moissonneurs Avano et Driver [8][8] Digital Repository Infrastructure Vision for European... [tableau 1]. Le réseau social ResearchGATE a été adjoint à cet échantillon pour comparaison. Ce dernier, ainsi que les moissonneurs, sont des exemples de dispositifs serviciels s’adossant à des archives ouvertes ; ils donnent à voir les types de services pensés autour des archives ouvertes.

Tableau 1 - Les sept dispositifs objets de cette étudeTableau 1
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Grille d’analyse. C’est une approche fonctionnelle qui a été choisie pour analyser ces objets hétérogènes, comme la plus à même d’établir de façon transversale des familles de fonctions et les fonctionnalités servicielles associées.

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Tableau des résultats. Le tableau 2 présente, pour chacun des dispositifs étudiés, les familles de fonctions identifiées et les fonctionnalités observées.

Tableau 2 - Grille d’analyse fonctionnelle : étude comparée de sept dispositifsTableau 2

Les croix de grande taille (X) indiquent des fonctionnalités avancées, celles de petite taille (x) indiquent des fonctionnalités minimales

3 - Résultats de l’étude

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Le développement qui suit détaille les fonctionnalités identifiées [tableau 2]. D’abord les fonctionnalités structurelles d’alimentation, de validation, d’identification, de consultation et d’accession. Puis les fonctionnalités innovantes de personnalisation, de publicisation, de contextualisation des références, de communication et de collaboration entre usagers. L’étude s’enrichit également, suivant les fonctionnalités, d’une mise en perspective avec des projets présentés lors de la rencontre internationale OR2010, révélateurs des enjeux serviciels mobilisant la communauté des archives ouvertes.

Alimenter, valider, identifier

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À l’étape de l’alimentation, plusieurs types d’acteurs peuvent intervenir : soit usagers directs (lecteurs, auteurs-déposants, administrateurs alimentant et/ou validant), soit collaborateurs facilitateurs (partenaires éditoriaux, de recherche). Tous peuvent s’appuyer sur divers services d’aide au versement : tutoriels d’utilisation des workflows et/ou masques de saisie avec possibilité de contacter les administrateurs [9][9] Voir par exemple la page « Manuscript Submission System »..., outils d’aide à la mise en conformité des contenus avec les exigences techniques de l’édition électronique (validateurs XML, SGML, etc.), référentiels sur la politique Open Access des éditeurs (lien direct vers Sherpa-Romeo sur HAL-SHS, par exemple) ou des fonds de financement de la recherche (Grant LookUp de PubMed UK). Notons également la médiation institutionnelle, comme dans le cas de RePEc où le MRPA [10][10] Munich Personal RePEc Archive <http://mpra.repec.o... assure cette fonction pour les auteurs dont l’institution n’est pas affiliée à ce projet.

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L’archivage nécessite inscription et identification : la gestion des noms des auteurs et de leur affiliation est à cette étape un élément clé, pour ne pas dire problématique (graphies multiples, homonymies, évolutions patronymiques, affiliations plurielles) [18]. Sur HAL-SHS, des index automatiques permettent à l’usager auteur d’éviter les graphies multiples ou la saisie répétée. Sur E-LIS, il est conseillé de s’inscrire dans le répertoire international IRALIS [11][11] International Registry for Authors : www.iralis.or, à partir duquel est attribué un identifiant à chaque auteur.

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Dans le cas de l’archive décentralisée RePEc, il ne s’agit pas de gérer ces problématiques en amont, mais de permettre une harmonisation et une validation en aval, par l’auteur : le module AuthorClaim propose l’ensemble des graphies possibles du nom de l’auteur, que ce dernier peut valider ou invalider. Une requête est ensuite lancée dans le(s) dépôt(s) d’origine de l’auteur, en fonction de l’affiliation qu’il indique, et il peut alors valider ou invalider les items relevés comme étant ou non de son fait. Les références validées alimentent en retour la base de données centralisée du projet RePEc. Un identifiant auteur est attribué par ce biais, auquel on accède en requêtant un nom dans le module RePEc Author Short-ID Lookup [12][12] RePEc Author Short-ID Lookup : http://ideas.repec.....

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Deux des sessions générales du congrès OR2010 étaient consacrées à ces problématiques. Elles reflètent des stratégies diversifiées selon les projets et les acteurs impliqués. Dans le cas du projet allemand DOARC [13][13] Distributed Open Access Reference Citations : www...., visant une interface commune d’accès à des références et citations provenant de dépôts institutionnels éclatés, c’est une identification et une validation en aval par les auteurs qui ont été choisies : le dispositif s’appuiera sur le module AuthorClaim, développé à l’origine pour RePEc et présenté ci-dessus [10a]. Le projet ORCID [14][14] The Open Researcher and Contributor ID : www.orcid..., qui réunit des partenaires commerciaux (Thomson Reuter, Elsevier, Nature, entre autres) et des partenaires institutionnels de type archives ouvertes (arXiv, INSPIRE, ADS, SSRN), vise à constituer un répertoire centralisé d’auteurs auxquels seront attribués des identifiants uniques sur le même principe que les DOI (digital object identifiers) et en liaison avec la base de données gérée par Crossref [10b]. Enfin, une troisième stratégie, d’ordre national, était présentée : le répertoire national japonais des chercheurs, le KAKENHI, servira de base pour la constitution d’une base harmonisée et l’attribution d’un identifiant unique [10c]. Ces projets rejoignent les diverses initiatives, institutionnelles ou privées, locales, nationales ou internationales, déjà prises en ce sens [15][15] Voir la page Author Identification du wiki International....

Parcourir, rechercher

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Les tableaux 3 et 4 relèvent les différentes modalités d’accès aux références et/ou documents selon les plateformes. Celles-ci proposent des systèmes plus ou moins complexes d’aide à l’accès à l’information – combinant un nombre plus ou moins élevé de modalités de recherche –, systèmes qui reposent sur des choix documentaires, techniques et technologiques différents.

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Les accès par consultation [tableau 3], valorisés sur HAL-SHS, E-LIS et Driver, dépendent essentiellement de la structuration des bases de données, des champs moissonnés et/ou alimentés, et d’une requête préétablie pour consultation. Ce sont ces champs de consultation qui composent les formulaires de recherche avancée [tableau 4]. A contrario, c’est la technologie du moteur de recherche qui est privilégiée sur PubMed et ResearchGATE. Ce dernier vante ainsi la technologie des algorithmes sémantiques : « Are you working on an abstract? Paste a snippet of an abstract and find similar publications through our semantic algorithms. »

Tableau 3 - Modalités de consultation présentes sur les archives ouvertesTableau 3
Tableau 4 - Modalités de recherche présentes sur les dispositifsTableau 4
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La consultation par domaine ou sujet dépend de classements définis en amont, qui peuvent être propres au dispositif (comme les catégories proposées par HAL-SHS ou ResearchGATE) ou dépendre de classifications partagées par une communauté disciplinaire (code JEL en économie, par exemple). L’accès aux publications en série dépend quant à lui des partenariats contractés avec les éditeurs, tel que cela apparaît dans PubMed Central et RePEc (partenariats annoncés avec Elsevier et Springer, entre autres).

Personnaliser : veille, gestion documentaire

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À ces modalités d’accès par recherche ou consultation s’ajoutent des fonctionnalités propres à la veille, qui peuvent être intégrées au dispositif ou faire l’objet de modules complémentaires [tableau 5]. On peut ainsi, dans HAL-SHS, créer par flux RSS ou courriel des alertes relatives à des domaines, des auteurs et/ou des mots-clés du titre des e-prints. Dans Driver et PubMed, il est possible de conserver ses requêtes personnalisées et de les transformer en alertes. Dans le cadre du projet RePEc, le module NEP [16][16] New Economics Papers : http://nep.repec.org offre de s’abonner à des flux thématiques prédéterminés, alimentés des nouveaux working papers par des experts. Dans le cas de ResearchGATE, la souscription à des notifications par courriel va concerner essentiellement l’aspect social, vie du/de mon réseau (nouveaux membres dans un groupe, nouveaux posts dans un groupe ou d’un membre en particulier, etc.). Mais certaines notifications concernent les publications : nouvelles publications dans une catégorie, un groupe, un profil – et, le plus intéressant peut-être : la possibilité d’être informé lorsqu’une référence demandée devient disponible en texte intégral.

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Des fonctionnalités de gestion documentaire, plus ou moins avancées selon les dispositifs, complètent encore ces offres de service. Hormis l’exportation de références bibliographiques et le téléchargement de documents, dont la valeur ajoutée augmente avec la diversité des formats et environnements supportés, les fonctionnalités avancées requièrent la création d’un espace personnel [tableau 5].

Tableau 5 - Fonctionnalités de gestion des données biographiques et bibliographiques sur les dispositifsTableau 5
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Non envisagée sur Avano, l’offre de service associée y est de fait réduite au minimum. Les fonctionnalités de gestion documentaire sont respectivement nulle sur RePEc, où la création d’un espace personnel (AuthorPage) est destinée à l’authentification du chercheur et de ses publications, et faible sur E-LIS, où l’espace Your Page sert uniquement à la gestion des e-prints déposés. De même sur Hal-SHS, où il est possible de configurer des alertes (veille), mais pas de gérer ses propres résultats de requêtes.

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Des options de conservation et d’organisation en collections sont par contre présentes dans les modules My NCBI (PubMed) et My Driver (Driver). La phase II du projet Driver prévoit plus largement de déployer l’outil ScholarLink [10d], qui est un gestionnaire de références bibliographiques orienté à la fois desktop et Web, pensé pour faciliter la constitution de collections partagées. Plus proche encore du travail personnel du chercheur, le plugin MePrint, présenté à OR2010, proposera bientôt des fonctions d’analyse des données bibliographiques (occurrence des mots-clés) [10e]. Enfin, s’il n’est pas proposé sur ResearchGATE d’organiser ses références en collections, il y est par contre possible d’adjoindre d’autres références bibliographiques à celles collectées via le dispositif et donc de centraliser ses références. Le service emprunte ici aux agrégateurs participatifs en ligne de références bibliographiques type CiteULike, sans en offrir les fonctionnalités de tagging, propres à la qualification et à l’organisation induites des références.

Publiciser

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Ces options documentaires peuvent, le cas échéant, enrichir les pages publiques des membres inscrits aux dispositifs [tableau 5]. La publicisation, ou mise en visibilité publique volontaire, peut concerner des données biographiques et/ou bibliographiques. Elle peut être interne au dispositif ou externalisée et/ou intégrée à un autre dispositif médiateur grâce à l’attribution d’une URL pérenne (permalink).

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Dans le cas de RePEc, les données biographiques, minimales et de nature institutionnelle, sont complétées par la liste des publications du chercheur, collectée via le module AuthorClaim déjà présenté ; une adresse URL pérenne est alors associée à chaque page auteur. Sur PubMed et Driver, un permalien est attribué pour chacune des collections constituées, mais il ne s’agit pas ici de pages publiques internes au dispositif, personnelles et personnalisables. Dans ResearchGATE, données biographiques libres, bibliographie auteur (My Publications) et bibliographie générale (My Library) sont au contraire internes et constitutives du dispositif ; seuls les membres inscrits peuvent y accéder directement ou après en avoir fait la demande, selon le paramétrage des droits d’accès au profil. Il est également possible, sur HAL-SHS, de constituer une page publique via une liste des références déposées et des permaliens.

Accéder à des documents et/ou des références, des ressources bibliographiques liées et des données primaires liées

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Outre l’accès à des références et/ou des documents, certaines plateformes proposent des accès à des données bibliographiques liées à la référence consultée.

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Il est ainsi possible sur HAL-SHS et Driver, contrairement à E-LIS ou Avano, d’accéder à l’ensemble des publications d’un auteur ou de son institution d’affiliation contenues dans le dépôt. Le service EconomistsOnline, adossé aux données de RePEc et enrichi des références d’institutions académiques, donne accès, à partir d’une référence, à toutes les publications d’un auteur, aux articles de la revue source, ainsi qu’aux articles indexés avec un même code de la classification JEL. EconPaper (RePEc) indique en outre les références citées dans l’article sélectionné ainsi que les articles le citant [figure 1].

Figure 1 - Accéder à des données bibliographiques, biographiques et statistiques sur EconPaper (RePEc)Figure 1
[1]

Cliquer sur le nom de l’auteur pour accéder à ses contacts, mentions d’affiliation et la liste de ses articles et working papers

[2]

Voir les références de la base RePEc qui citent cet article (module CitEc)

[3]

Cliquer pour voir les références citées dans l’article et présentes dans RePEc

[4]

Voir les statistiques de consultation de cet article (nombre de fois où le résumé vu, nombre de téléchargements) (module LogEc)

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L’ensemble de ces fonctionnalités est proposé dans PubMed Central. Au « link to » s’ajoute ici le « link out », les références renvoyant également à l’ensemble plus vaste PubMed.gov et étant mises en liaison avec les données du portail Entrez Database [17][17] Voir le sitemap du NCBI : www.ncbi.nlm.nih.gov/Sit... : datasets (bases de données primaires) multiples (GenBank, Nucleotides, etc.), bases de données bibliographiques, sites de référence comme Medline, sites d’autorités (thésaurus, taxonomies). De la même manière, le projet NEEO se propose, à terme, d’adjoindre des accès à des données liées pour les références indexées dans EconomistsOnline [18][18] http://dvn.iq.harvard.edu/dvn/dv/NEEO.

Accéder à des profils et/ou des « experts »

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Si les références bibliographiques et les documents sont au cœur des enjeux documentaires traditionnels, les offres de services et fonctionnalités visent de plus en plus l’individu, auteur d’un article, expert d’un domaine de recherche et/ou membre actif d’un réseau social. Ce sont des approches servicielles exploitées sur trois des dispositifs étudiés : PubMed, RePEc et ResearchGATE [tableau 2].

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Le cas de ResearchGATE [figure 2] est particulier car, en raison de sa nature de réseau social, son fonctionnement repose, pour moitié, sur les données des profils des membres ; le second pilier réside dans les actions des utilisateurs, qui viennent généralement nourrir en retour les profils (le sien, celui des autres) [tableau 5]. L’accès à des profils est ici la raison même du dispositif : les membres ou researchers sont considérés comme des ressources à part entière, que l’on peut « bookmarker » (collectionner), annoter (tags, commentaires), contacter. Pour faciliter le push personnalisé via la « technologie des algorithmes sémantiques » – visant la mise en relation avec des membres, des groupes et des références bibliographiques –, les usagers sont invités à exprimer leurs centres d’intérêt en alimentant massivement leur profil.

Figure 2 - Authoratory (banque d’experts) : constitution de profils auteurs automatiques (exploitation des données bibliographiques de PubMed central par des techniques de data mining)Figure 2
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Dans RePEc, des profils auteurs sont accessibles sur IDEAS et EconPaper. À partir des informations fournies par les auteurs eux-mêmes via le module d’enregistrement Author Service, sont présentés les listes de leurs publications et de leurs affiliations ainsi que leurs contacts possibles. Le profil est complété par les codes JEL d’indexation des publications et par les données statistiques de téléchargement et citation obtenues via CitEc et LogEc [figure 1]. Le profil est donc constitué à partir d’informations institutionnelles, des données prélevées sur les références bibliographiques et des usages quantifiés associés. Même si le module d’identification Author Service contient un champ de texte libre, les informations formelles dominent largement ; elles offrent une vue sur la présence de l’auteur dans le dispositif, mais l’accès aux références bibliographiques reste l’enjeu premier.

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Deux modules de l’ensemble PubMed, Authoratory [figure 3] et Scholar Universe, sont quant à eux explicitement présentés comme des banques de données d’experts :

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- « The information provided on Authoratory.com web site is intended to help visitors to find experts in the specific areas of life-sciences […]. Authoratory.com mission is to identify the experts and help visitors to find and evaluate them.[19][19] www.authoratory.com/about/about.htm »

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- « Scholar Universe delivers reliable expert search results when searching for qualified experts based on their expertise, location, background, and more.[20][20] www.scholaruniverse.com/productinfo.jsp »

Figure 3 - ResearchGATE (réseau social) : constitution de profils personnalisés par les membres du réseauFigure 3
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Reposant sur la technique du datamining, des profils automatiques sont constitués à partir des informations disponibles dans une ou plusieurs bases de données, agrégeant liste des publications, mentions d’affiliation, contacts possibles (téléphone, adresse électronique), co-auteurs, statistiques de téléchargements et de citations, domaines d’expertise via analyse de texte intégral et des termes d’indexation. Les profils Scholar Universe sont signalés, quand ils existent, dans les notices de PubMed par un « link to ». Cependant, la base fonctionne aussi parallèlement de manière autonome. Il ne s’agit plus, ici, de trouver des références bibliographiques mais des auteurs-experts en tant que tels. Si le service Authoratory est entièrement libre de droit pour les organisations à but non lucratif, l’accès aux données complètes de ScholarUniverse, généré par la société COS-Refworks, est payant. D’autres sociétés privées se positionnent également sur ce qui apparaît comme un « marché de l’expertise ». C’est le cas, par exemple, de Expernova [21][21] www.expernova.com, qui moissonne les entrepôts OAI-PMH afin de constituer et vendre aux entreprises des banques de données d’experts.

Contextualisation vs évaluation

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Ainsi les références, de plus en plus, sont présentées environnées d’éléments qualitatifs et quantitatifs, en offrant une vue contextualisée : profil plus ou moins exhaustif de l’auteur et des co-auteurs (notamment les affiliations), références citées ou citant le document et statistiques de consultation ont été mentionnés dans les cas de RePEc (EconPaper), PubMed et ResearchGATE. S’ajoutent dans ce dernier des options de visualisation du réseau de l’utilisateur membre, via un network graph ou carte où sont matérialisées les liaisons entre un membre et ses publications et/ou bibliographies, ses contacts et ses groupes. Des indications de ranking (classement) sont aussi proposées, fondées sur les votes des utilisateurs (rating).

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La base IDEAS (RePEc) propose également un accès dédié par ranking des auteurs et institutions et des documents les plus cités ou téléchargés [22][22] http://ideas.repec.org/top. Il procède d’une combinaison entre les données obtenues par les modules LogEc (statistiques de consultation et de téléchargement) et CitEc (taux de citation). Dans ce cas, on accède aux ressources directement à partir du classement : le facteur d’impact l’emporte sur la requête. C’est une logique distincte, qui s’est établie pour concurrencer, ou tout au moins équilibrer, les pratiques controversées d’évaluation s’appuyant principalement sur les données bibliométriques de corpus limités de revues [11].

Communiquer, collaborer

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Une dernière famille de fonctionnalités concerne les fonctions de communication et de collaboration, entre auteurs et lecteurs d’une part et entre membres du dispositif d’autre part. Il est ainsi possible d’entrer directement en contact avec un auteur dans RePEc (IDEAS et EconPaper) et sur PubMed où les adresses électroniques sont notifiées respectivement sur les pages profils ou sur les notices des références consultées. Dans Driver et ResearchGATE, les fonctions de communication et de collaboration sont internes au dispositif, elles permettent aux membres d’entrer en contact, de constituer des groupes et de mettre en commun un espace de travail (stockage de fichiers, collections partagées, calendrier partagé).

4 - Conclusion et perspectives

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Cette étude comparée a permis de repérer certaines avancées et tendances pensées pour les archives ouvertes et autour d’elles en terme d’offre de services à valeur ajoutée. Elles dépendent de la nature ou des objectifs premiers des dispositifs (archives ouvertes stricto sensu, moissonneurs, réseaux sociaux), des techniques documentaires et technologies déployées (qualité des métadonnées, référentiels d’indexation, data ou text mining), de la volonté et de la capacité portées de développement (équipe dédiée d’E-Print, développements de Thomas Krichel et Christian Zimmermann pour RePEc, soutien du JISC à PubMed UK, etc.), ou encore des partenariats engagés (avec les éditeurs privés, par exemple).

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Elle montre plus spécifiquement que, au-delà de la double fonctionnalité structurelle de recherche et d’accès à des références bibliographiques, au-delà des enjeux d’intégration interne et externe [19], les orientations servicielles actuelles se déplacent de plus en plus vers l’accès à des profils auteurs plus ou moins personnalisables et/ou proposent une vue contextualisée des références bibliographiques, en ce qu’elles sont augmentées de données qualitatives et quantitatives. Portées à l’international pour un champ scientifique donné, ces logiques combinées peuvent, de façon parallèle et complémentaire aux procédures et circuits de l’édition traditionnelle, concourir à l’amélioration de l’expertise scientifique [12]. Il sera intéressant d’observer sous cet angle les modalités d’usage des profils auteurs et des bases de données externalisées d’experts, telles qu’elles sont respectivement proposées sur RePEc et PubMed.

42

On peut également imaginer des approches servicielles tierces de type mashup, par exemple, donnant davantage la main aux chercheurs pour connecter l’ensemble de leurs activités de recherche et valoriser leur identité numérique [20]. Quelles que soient les approches choisies, il convient de s’intéresser aux archives ouvertes comme support de mise en visibilité des scientifiques et de leur(s) domaine(s) d’expertise, à même d’élargir les réseaux établis des habitudes de travail, d’enrichir les comités de lecture et d’aider à la mise en relation d’experts au niveau international.

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Novembre 2010


Références

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  • 14 –  Yves TREPOS. La sociologie de l’expertise. Paris, PUF : 1996
  • 15 –  Harry COLLINS, Robert EVANS. Rethinking Expertise. Chicago and London: The University of Chicago Press, 2007
  • 16 –  Catherine VILKAS. « Des pairs aux experts : l’émergence d’un "nouveau management" de la recherche scientifique ? » Cahiers internationaux de sociologie, 2009, vol. 1, n° 126, p. 61-79
  • 17 –  IsabelleSABELLE BERREBI-HOFFMANN, MICHEL LALLEMENT. « À quoi servent les experts ? ». Cahiers internationaux de sociologie, 2009, vol. 1, n° 126, p. 5-12
  • 18 –  Dorothea SALO. « Name authority control in institutional repositories ». Cataloging and Classification Quaterly, 2009, vol. 47, n° 34, p. 249-261
  • 19 –  Ghislaine CHARTRON. Les chercheurs et la documentation numérique : nouveaux services et usages. Paris: Éditions du Cercle de la librairie, 2002
  • 20 –  Gabriel GALLEZOT, Olivier LE DEUFF. « Chercheurs 2.0 ? » Les Cahiers du numérique, 2010

Notes

[1]

Voir la définition proposée sur le site de l’Inist (http://openaccess.inist.fr/spip.php?rubrique9). À noter cependant que les archives ouvertes intègrent de plus en plus de documents de nature diverse, notamment dans le cadre institutionnel où elles tendent à regrouper l’ensemble de la production institutionnelle.

[2]

Fundación Española para la Ciencia y la Tecnología

[3]

Voir à ce propos l’étude du Research Information Network : « If you build it, will they come ? How researchers perceive and use web 2.0 » (2010) : www.rin.ac.uk/our-work/communicating-and-disseminating-research/use-and-relevance-web-20-researchers

[4]

Voir par exemple le workshop des 16 et 17 novembre 2010 organisé en Suède autour de la question : « Les archives institutionnelles peuvent-elles être un support de l’évaluation ? » : www.slu.se/en/library/about/projects/oaworkshop

[5]

E-prints in Library and Information Science

[6]

Hyper Article en Ligne - Sciences de l’Homme et de la Société

[7]

Research Papers in Economics

[8]

Digital Repository Infrastructure Vision for European Research

[9]

Voir par exemple la page « Manuscript Submission System » du NIH pour PubMed Central : www.nihms.nih.gov/help/#slideshow

[10]

Munich Personal RePEc Archive <http://mpra.repec.org/>

[11]

International Registry for Authors : www.iralis.or

[12]

RePEc Author Short-ID Lookup : http://ideas.repec.org/cgi-bin/shortid.cgi

[13]

Distributed Open Access Reference Citations : www.isn-oldenburg.de/projects/doarc2

[14]

The Open Researcher and Contributor ID : www.orcid.org

[15]

Voir la page Author Identification du wiki International Repositories Infrastructure : http://repinf.pbworks.com/Author-identification

[16]

New Economics Papers : http://nep.repec.org

[17]

Voir le sitemap du NCBI : www.ncbi.nlm.nih.gov/Sitemap

Résumé

Français

Le développement des archives ouvertes a été récemment marqué par l’apparition de services associés – des services qui ne se limitent pas aux seuls documents ou références et qui, recourant à des technologies avancées, prennent en compte les besoins de l’utilisateur final. Après en avoir défini les enjeux proprement scientifiques, Emma Bester brosse dans cet article un tableau de l’offre de services actuellement disponibles ; cet état de l’art s’appuie sur une grille d’analyse fonctionnelle appliquée à sept archives ou dispositifs serviciels adossés à des archives ouvertes. L’auteure constate que ces services à valeur ajoutée visent à mettre l’auteur au cœur des données d’information, et s’interroge sur l’exploitation possible de ces dispositifs pour élargir les réseaux scientifiques et renouveler les circuits de repérage et de sollicitation des experts et évaluateurs d’un domaine.

English

Open access collections – from reference desk to expertiseThe development of open access collections has recently been marked by the appearance of dedicated services that go beyond providing documents or citations to responding to the needs of end-users. Emma Bester identifies the scientific issues and describes the current offer. This state of the art is based on functional analysis as applied to seven repositories or services dedicated to open collections. The author notes that such value added services seek to put the author at the heart of informational data, and explores how these services could be developed to broaden scientific networks and renew circuits that identify and solicit subject-matter experts and monitors.

Español

Los servicios para los archivos abiertos: de la referencia al peritajeEl desarrollo de los archivos abiertos ha estado marcado recientemente por la aparición de servicios asociados, servicios que no se limitan a los simples documentos o referencias y que tienen en cuenta las necesidades del usuario final. Después de haber definido los retos científicos, Emma Bester esboza en este artículo una tabla de la oferta actual de dichos servicios. Este estado del arte se basa en una rejilla de análisis funcional aplicado a siete archivos o dispositivos serviciales adosados a los archivos abiertos. La autora constata que estos servicios de valor añadido aspiran a colocar al autor en el corazón de los datos de información y se pregunta sobre la posible explotación de estos dispositivos para ampliar las redes científicas y renovar los circuitos de localización y de solicitud de expertos y evaluadores de un dominio.

Deutsch

Dienste für offene Archive: Von der Referenz zur ExpertiseDie Entwicklung der offenen Archive erlebte kürzlich die Einführung assoziierter Dienste: Dienste, die sich nicht rein auf Dokumente oder Referenzen beschränken, und die den Bedürfnissen der Endnutzer Rechenschaft tragen. Emma Bester definiert zunächst die wissenschaftlichen Herausforderungen, und stellt danach das derzeitige Angebot dieser Dienste dar – basierend auf einer funktionellen Analyse, die an sieben Archiven oder Dienstleistungen, die an offene Archive angelehnt sind, angewandt wurde. Die Autorin stellt fest, dass diese Mehrwertdienste darauf abzielen, den Autor ins Zentrum der Information zu stellen, und hinterfragt die mögliche Nutzung dieser Einrichtung, um die wissenschaftlichen Netze zu erweitern und um Experten und Einschätzungen zu einem Fachgebiet zu finden und anzusprechen.

Plan de l'article

  1. 1 - Des services à valeur ajoutée pour les archives ouvertes : quels enjeux ?
  2. 2 - Méthodologie
  3. 3 - Résultats de l’étude
    1. Alimenter, valider, identifier
    2. Parcourir, rechercher
    3. Personnaliser : veille, gestion documentaire
    4. Publiciser
    5. Accéder à des documents et/ou des références, des ressources bibliographiques liées et des données primaires liées
    6. Accéder à des profils et/ou des « experts »
    7. Contextualisation vs évaluation
    8. Communiquer, collaborer
  4. 4 - Conclusion et perspectives

Pour citer cet article

Bester Emma, « Les services pour les archives ouvertes : de la référence à l'expertise », Documentaliste-Sciences de l'Information 4/2010 (Vol. 47) , p. 4-15
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2010-4-page-4.htm.
DOI : 10.3917/docsi.474.0004.


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