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Documentaliste-Sciences de l'Information

2012/2 (Vol. 49)

  • Pages : 78
  • DOI : 10.3917/docsi.492.0001
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Transmettre les pratiques d’un métier : un besoin aussi vieux que le monde ! Bien avant le compagnonnage, mode d’apprentissage auquel on songera immédiatement sans doute et que, j’imagine, on tend à placer au Moyen-âge et qu’il faudrait, au moins, faire remonter à l’époque du roi Salomon. Ce « réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier » qu’est le compagnonnage, où le caractère humain joue, doit-on le rappeler, un caractère fondamental, n’est-il pas protégé aujourd’hui par l’Unesco, lui donnant ainsi toute la considération qu’il convient de lui accorder ?

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Mais quelles pratiques adopter pour transmettre des expertises, peut-on alors se demander ? Au-delà des modes de transmission des savoirs par le compagnonnage, fort heureusement préservés pour les générations futures, dans un monde rendu plus complexe par l’éloignement géographique et l’intrication de multiples sphères d’activités et d’enjeux, la transmission prend une nouvelle dimension et des défis nouveaux doivent être relevés. Et ils peuvent l’être grâce à l’apport des réseaux sociaux d’entreprise et d’autres pratiques de terrain, comme le démontrent les retours d’expériences de plusieurs grandes entreprises françaises détaillés dans ce numéro.

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La transmission des expertises, notera-t-on aussi, va bien au-delà de la transmission intergénérationnelle qui s’avère une obligation urgente aujourd’hui pour de nombreuses entreprises. Être à l’affût et à l’écoute de signaux, savoir les décoder et les traduire en actions concrètes, c’est aussi et surtout un état d’esprit qu’il convient de bâtir et d’accompagner par des bonnes pratiques, que l’on appuiera par un système d’information pertinent, mais aussi par une attention accordée au rôle essentiel joué par les médiateurs.

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Car, paradoxalement, ces outils incontournables, utilisés pour décloisonner tous les silos qui nous encombrent - métiers, entités, et même la voie hiérarchique lorsqu’elle fait obstacle aux échanges transversaux - et qui nuisent à l’efficacité d’une organisation, mettent aussi l’accent, comme on le constatera avec soulagement, sur la dimension humaine. C’est en valorisant l’individu et en favorisant sa créativité que l’entreprise tirera les plus grands bénéfices. L’entreprise 2.0 est une entreprise humaine avant tout.

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Pour un « développement durable de l’humain », avais-je lu ailleurs. Le rôle essentiel joué par la médiation, des patients acteurs de l’information médicale, la maîtrise des données personnelles, des chercheurs appelés à négocier avec leurs éditeurs…, la dimension humaine qui irrigue bien d’autres articles de ce numéro y contribue aussi.

Pour citer cet article

Battisti Michèle, « Humain, indéniablement humain ! », Documentaliste-Sciences de l'Information 2/2012 (Vol. 49) , p. 1-1
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2012-2-page-1.htm.
DOI : 10.3917/docsi.492.0001.


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