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Documentaliste-Sciences de l'Information

2013/1 (Vol. 50)

  • Pages : 78
  • DOI : 10.3917/docsi.501.0004
  • Éditeur : A.D.B.S.

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IFLA 2012 : focus sur l’éthique et l’évolution des métiers

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Congrès. Et si la déontologie, cadre fondamental pour nos métiers, c’était aussi lutter contre la « googelisation » des esprits ? Où l’on découvrira également, dans cet article qui reprend deux sujets abordés lors du congrès international de l’IFLA, démontrant ainsi la richesse d’un tel évènement, que les professionnels de l’information seraient aussi des « facilitateurs de conversation ».

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En 2012, le congrès mondial de la Fédération des associations et institutions de bibliothèques (IFLA) s’est tenu à Helsinki, capitale d’un pays à forte tradition de lecture [1][1] 80 % des Finlandais sont inscrits dans une bibliot.... Près de 4000 professionnels ont assisté à cet évènement emblématique qui se déroule chaque année dans un pays d’un continent différent. Deux thèmes, privilégiés par l’IFLA lors de ce congrès, démontrent l’apport de cette organisation et de cette conférence annuelle pour les professionnels de l’information.

Un attachement à des valeurs

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Le congrès annuel est pour l’IFLA l’occasion de rappeler et de manifester de façon visible son attachement à des valeurs définies lors de sa création en 1927 : la liberté d’accès à l’information, aux idées et aux œuvres, la liberté d’expression, la défense d’un accès universel et équitable pour tous, la promotion de services de bibliothèques et de documentation de haute qualité et l’engagement de tous ses membres à lutter contre toute discrimination. L’IFLA a également pour objectif de soutenir les pays moins avancés, objectif qu’elle réalise en coopérant avec d’autres organismes tels que l’UNESCO dans des programmes en faveur des bibliothèques.

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Son rôle, essentiel dans ce domaine, s’est notamment concrétisé en 2012 par la publication du Code international de déontologie pour les bibliothécaires et les autres professionnels de l’information[2][2] IFLA Code of Ethics for Librarians and other Information.... Ces métiers sont par essence « humanistes, internationaux, transfrontaliers et engagés », lisait-on sur le site web de la « Course cycliste des bibliothèques » [3][3] 2e édition en 2012 http://www.cyclingforlibraries.... - un périple de 600 km à travers la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, réalisé pour visiter des bibliothèques et aller à la rencontre de professionnels locaux.

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À l’origine de son dernier projet [4][4] Le Manifeste de l’Internet adopté en 2002 (traduit..., le comité IFLA sur la liberté d’accès à l’information et sur la liberté d’expression (FAIFE) se demandait s’il était nécessaire pour les bibliothécaires d’avoir un code international comme en disposent depuis des décennies les professions connexes des archives et des musées. Un regard sur l’impact probant de ces codes dans leurs communautés apportait la réponse.

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• À quoi sert ce code ? Paul Sturges, professeur en sciences de l’information à l’université de Loughborough (Angleterre) et président de FAIFE de 2003 à 2009, a expliqué qu’il visait avant tout à encourager le développement d’une éthique professionnelle et de pratiques légales ; il doit aider à réviser les codes nationaux en cas de besoin ou à en créer, mais certainement pas à les remplacer. Aucune application n’est d’ailleurs prévue puisque seules les lois nationales s’appliquent.

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Outre ces valeurs fondamentales, ce code reprend les sujets auxquels les codes nationaux prêtent une attention particulière : la non-discrimination et l’égalité des usagers, la neutralité dans la constitution des collections et l’indexation des documents, la confidentialité des données, le respect de la vie privée, la responsabilité en matière d’alphabétisation et de réinsertion sociale, le droit d’auteur, l’intégrité personnelle du professionnel, etc.

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• FAIFE réagit régulièrement et immédiatement, si nécessaire par le biais de son bulletin périodique lancé en octobre 2010, ou encore en étant présent sur Facebook, Twitter, Flickr et YouTube, autant d’instruments sociaux qui invitent à participer aux débats et à rendre visible son action pour la défense de la liberté intellectuelle. Sur son site web, la colonne « Spotlight » permet d’attirer l’attention sur des évènements récents ; c’est ainsi qu’elle a été utilisée lors de l’affaire WikiLeaks ou lors des atteintes à la liberté de la presse en Hongrie.

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Durant le congrès, les questions éthiques ont été abordées sous un autre angle par Siva Vaidhyanathan, professeur à l’université de Virginie et spécialiste de l’histoire des médias. Provocateur, il explique comment l’évolution de Google l’a définitivement éloigné de son origine éthique et comment« la googlization » [5][5] Auteur de The Googlization of Everything (and why we... s’est introduite dans nos vies. Il dénonce les fonctions de personnalisation que le célèbre moteur a développé pour biaiser les utilisateurs, l’appauvrissement de la recherche dans le domaine universitaire en analysant finement le fonctionnement de Google Scholar et l’importance de son usage dans certaines disciplines. Selon lui, l’impérialisme culturel n’est pas une question de contenus, mais de protocoles. Ceux de Google modélisent de façon invisible notre pensée et notre comportement. La seule façon de contrebalancer un tant soit peu cette domination d’un réseau devenu le paradigme absolu est de retrouver notre pensée critique et de maintenir la vigilance des citoyens et des États.

Favoriser l’évolution des métiers

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La défense et l’avancement de la profession font partie des « cinq initiatives clés de l’IFLA » [6][6] Le contenu numérique pour l’accès aux ressources des..., cinq points que l’IFLA estime prioritaires parmi les autres programmes de cette mandature qui portent aussi sur les contenus numériques, le développement du poids des bibliothèques, la reconstruction du patrimoine culturel et le multilinguisme.

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Dans une société dite de l’information, la valeur ajoutée est le concept central de cette position. Les professionnels spécialistes de l’information sont invités à libérer leur « agentivité ». Déjà métamorphosés en « conseillers en ressources documentaires », « professionnels de l’information documentaire », « veilleurs », ils deviennent également « architectes des espaces », et reconsidérés en « facilitateurs de la conversation ».

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Un nouveau modèle de travail a été expérimenté en 2010 à la bibliothèque de l’université d’Helsinki par le professeur Yrjö Engeström, directeur du Centre de recherche sur l’activité, le développement et l’apprentissage (CRADLE) à l’Institut des sciences du comportement de cette université et figure dominante de la théorie de l’activité [7][7] Dialogue avec Jean-Louis Magakian, ESC de Saint-Etienne.... Ce courant de recherche en management bouleverse le modèle classique en induisant une ouverture et de nouvelles approches théoriques ainsi que beaucoup de pragmatisme - une tendance courante aux États-Unis, beaucoup moins en Europe.

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• L’idée centrale de ce nouveau modèle du management du changement se concentre dans le concept d’« apprentissage par expansion » (« knotworking »), directement inspiré de la pensée vytgoskienne. Elle l’a conduit à élaborer une organisation décentralisée, fonctionnant en plusieurs unités relativement autonomes mais coordonnées les unes aux autres. Cette organisation doit aider les personnels à construire leur propre « agentivité » et développer chez eux la volonté de tirer le meilleur parti du contexte donné.

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La direction disparaît, laissant place à une responsabilité partagée. Le système évolue en permanence au gré des tâches en cours. L’organigramme traditionnel, très vertical et composé d’équipes spécialisées (collections, formation), a été cassé au profit d’un organigramme « en échelle » au sein duquel chaque grande matière contient du transversal et envisage l’usager comme point de départ.

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• Passer de l’expérience de l’usager à celle de « l’invité » est un autre saut auquel invitent les bibliothécaires américains Charles Forrest et Sharon L. Bostick qui s’inspirent du concept d’« économie expérentielle » développée par Pine et Gilmore (1999) pour évoquer le passage à l’économie de services. Selon Forest et Bostick, la prochaine évolution prévisible sera celle de l’hospitalité.

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• Les bibliothèques universitaires se réinventent en tant que lieux d’apprentissage pour le 21e siècle ; elles sont de plus en plus disposées à considérer leurs communautés d’utilisateurs dans leurs besoins particuliers, à prendre en compte les récents travaux de la recherche cognitive, à comprendre et à répondre aux implications des nouvelles relations entre les étudiants, leurs expériences et les espaces d’étude. Si la bibliothèque virtuelle est accessible n’importe quand, de n’importe où, l’expérience humaine de la bibliothèque comme lieu est, elle, unique. Le besoin de transformer les espaces dans un environnement de travail collaboratif centré sur l’étudiant est une nécessité. Les Information Commons et Learning Centers nés aux États-Unis se sont développés et sont devenus la norme. Les temps d’ouverture peuvent certes être encore améliorés mais ils sont déjà très larges - en général ouvert jusqu’à minuit et 24h / 24h pendant les examens. Les changements opérés par les bibliothèques universitaires américaines montrent, au-delà des indicateurs traditionnels tous en progression, qu’une nouvelle culture s’est développée à tous les niveaux.

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• Le professeur David Lankes, directeur des études à l’École des sciences de l’information de l’université de Syracuse (New-York), envisage, lui, de re-conceptualiser le domaine des bibliothèques. Il part des postulats qu’elles font partie du domaine de la conversation et que la conversation crée la connaissance. Les nouveaux bibliothécaires travailleraient donc comme des médiateurs « facilitateurs de la conversation » dans des bibliothèques participatives cherchant à capturer, stocker, enrichir et diffuser les conversations de leurs communautés. Son ouvrage, The Atlas of New Librarianship[8][8] Publié en 2011 par Massachusetts Institute of Technology..., a reçu le prix du meilleur livre 2012 en bibliothéconomie.

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Mireille Lamouroux

Mutualisation de centres de documentation : retour d’expérience

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Mutualisation. Lorsqu’une nécessité – la réduction des moyens – peut être fructueuse… Les démarches adoptées par les ministères « santé-social » et « jeunesse et sports » pour regrouper plusieurs structures documentaires se sont traduites par un espace documentaire séduisant, une rationalisation de l’offre et une valorisation des compétences des documentalistes.

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La réorganisation des administrations centrales des services ministériels « santé-social » et « jeunesse et sport », lancée en 2008, s’est accompagnée d’un regroupement des structures documentaires de tailles et de missions différentes. Dans le même temps, le transfert à Paris, dans les locaux du ministère chargé de la jeunesse et des sports, de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) a permis une coopération documentaire originale entre un service ministériel et un établissement public. Sur la base de l’expérience du réseau documentaire des ministères sociaux, les professionnels ont dégagé des principes et une méthode de travail.

Des missions communes et une logique de complémentarité

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D’emblée, il a été décidé de construire, dans un espace commun, une offre documentaire unifiée pour l’ensemble des services installés sur le site à Paris. Si l’opération de fusion des centres de documentation ministériels impactait les fonds documentaires, la collaboration entre le ministère et l’INJEP devait en revanche rester neutre, sans modifier le périmètre thématique des collections de l’INJEP ni sa politique d’acquisition.

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Les objectifs stratégiques étaient de garantir la qualité et la pérennité des fonds de chaque partenaire en évitant les doublons, d’organiser la complémentarité des fonds en maintenant l’ouverture au public externe des fonds de l’INJEP et de rendre possible, sans appauvrissement des fonds, toute éventuelle séparation ultérieure.

Une méthodologie concertée

Côté ministériel

• Regrouper les fonds documentaires dans une approche de complémentarité thématique, basée sur une logique de site

• Limiter le nombre d’exemplaires conservés en privilégiant les prêts au sein du réseau documentaire

• Développer l’offre électronique pour tous les utilisateurs

Côté INJEP

• Reconstituer un fonds de référence, dans les domaines de la jeunesse, des politiques de jeunesse, de l’éducation populaire, de l’animation et de la vie associative

• Développer l’offre documentaire en fonction des 16 thématiques retenues dans le projet d’établissement (cf. décret n ° 2010-98 du 26 janvier 2010)

• Capitaliser les travaux de l’institut (études et rapports).

Inventaire et tri des fonds

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Toutes les opérations de traitement documentaire ont été menées en concertation entre les professionnels concernés.

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La complémentarité évidente entre les fonds ministériels et ceux de l’INJEP sur les thèmes de la jeunesse a amené à deux démarches : donner les documents sur les sujets jeunesse de l’ancien centre de documentation « jeunesse et sports » ; développer le fonds sur le sport, pour les agents de la direction des sports et de l’inspection générale. Début 2009, les documentalistes ont mené un travail d’inventaire et de tri consistant à éliminer les doublons des documents présents dans le fonds du Centre de ressources documentaires multimédias (CRDM) et à conserver les documents récents sur le sport. Pour répondre aux besoins des agents, il a été décidé d’actualiser le fonds de préparation aux concours. Les revues et bulletins officiels du ministère chargé des sports ont été transférés au CRDM [9][9] CRDM : http://www.sante.gouv.fr/centre-de-ressourc... chargé de conserver les collections.

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Depuis sa création dans les années 60, le centre de documentation de l‘INJEP n’avait pas effectué de désherbage régulier. Dans un objectif de repositionnement des fonds documentaires, les tris se sont organisés selon la typologie des collections. Pour les revues, deux principes ont été retenus : conservation de l’intégralité des collections spécialisées « jeunesse », « vie associative » et « éducation populaire » ; versement aux Archives départementales du Val de Marne, Pôle de conservation des archives « jeunesse, éducation populaire » (PAJEP) des revues historiques émanant d’associations d’éducation populaire. Pour les monographies, le tri s’est fondé à la fois sur la préservation de la profondeur historique des fonds et sur l’adaptation aux nouvelles missions de l’INJEP, en tant qu’observatoire de la jeunesse. Leur destination s’est organisée à partir de l’évaluation du fonds (méthode IOUPI [10][10] Méthode de désherbage IOUPI : I pour incorrect, O pour...) et de l’expertise des chercheurs de l’INJEP.

Reprise et actualisation des fonds et des catalogues

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Compte tenu de la convergence des systèmes d’information ministériels, y compris l’intranet, l’alimentation du catalogue du ministère chargé de la jeunesse et des sports a été interrompue. Une nouvelle entité consacrée au sport a été créée dans la base documentaire Ressac [11][11] Ressac : http://ressac.sante.gouv.fr. des ministères sociaux. Ce chantier a permis de tester une procédure d’import de notices de la BnF vers la base Ressac, développant ainsi de nouveaux savoir-faire.

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Pour proposer un fonds récent aux agents, de nouvelles acquisitions ont été réalisées ainsi que l’abonnement à des revues spécialisées. La fusion des intranets permet à chaque agent ministériel, quel que soit son site d’implantation, d’avoir accès à l’ensemble des ressources électroniques.

Une offre documentaire renouvelée

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La requalification du fonds de l’INJEP s’est combinée à la volonté de mettre en valeur le fonds ancien dans la base documentaire Télémaque [12][12] Télémaque : http://telemaque.injep.fr.. Aujourd’hui, 3 500 notices de documents anciens (ouvrages, littérature grise, brochures) ont été intégrées dans la base et l’opération de saisie rétrospective se poursuit.

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Les documentalistes de l’INJEP ont conçu l’espace documentaire mutualisé en fonction du public visé, de la juxtaposition à organiser entre le fonds INJEP et le fonds ministériel, et de la segmentation fonctionnelle des usages (espace lecture/recherche, rayonnages en accès libre, réserve). L’implantation finale s’est fondée sur deux éléments stratégiques : un service d’accueil destiné à un public élargi et la volonté de privilégier l’accès libre aux collections, dans le respect des normes d’accessibilité et de sécurité.

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Suite à un inventaire précis des mobiliers (cotes, état) et de leur fonction (étagère, présentoir etc.), les documentalistes ont projeté l’aménagement de l’espace documentaire sur plan, en y intégrant les critères de segmentation des espaces, cohérence des thématiques mises en rayonnage, circulation et signalétique.

Des fonds documentaires mutualisés

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La nouvelle entité, dénommée Centre de ressources « jeunesse, éducation populaire, sport », est régie par un protocole entre les directions ministérielles et l’INJEP : les agents de l’institut alimentent le fonds INJEP, ceux du ministère alimentent le fonds « sport » et « préparation aux concours », l’ensemble des agents participent à l’accueil du public. Ouvert au public depuis l’été 2010, le centre peut accueillir 20 lecteurs, propose environ 8 000 documents en accès libre, une centaine de revues « papier », un point presse et l’accès aux ressources électroniques (catalogues Ressac et Télémaque, revues électroniques, ressources web).

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Les documentalistes du ministère réalisent des produits documentaires dédiés aux utilisateurs du site (panoramas de presse sur les équipements sportifs, liste des dernières acquisitions). De son côté, l’INJEP a renouvelé ses produits en privilégiant l’accès numérique (panorama de presse « Jeunesse », listes d’acquisitions, lettre hebdomadaire « Galaxie actu jeunesse », dossiers d’actualité, etc.).

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Pour piloter et pérenniser l’opération de mutualisation, les partenaires ont défini leurs engagements réciproques dans un cadre juridique et administratif. Le protocole signé entre la direction des affaires financières, informatiques, immobilières et des services (DAFiiS), la direction des sports (DS), la direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) et l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) précise les règles de l’autorité hiérarchique et de l’autorité fonctionnelle pour les agents ministériels affectés au centre de documentation mutualisé, sous la responsabilité de la coordinatrice de la mission « documentation » de l’INJEP. Au-delà de l‘appréhension causée par la décision de fusionner les structures dans un calendrier volontariste, la mutualisation a été l’occasion, pour certains agents, d’évoluer dans leurs fonctions.

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La mutualisation des budgets a permis de rationaliser les abonnements, sans surcoût significatif, et de développer la compétence « achats », notamment en systématisant le recours aux procédures des marchés publics. Le centre de ressources de l’INJEP est ainsi devenu le seul acheteur en documentation de la structure.

Une logique thématique

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S’inscrivant dans le double mouvement de mutualisation des fonds ministériels et de regroupement géographique des acteurs de la jeunesse, les professionnels ont repositionné l’offre sur une logique thématique et non institutionnelle, au plus près des missions des partenaires.

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Le centre a trouvé son public, les documentalistes ont montré leur capacité à proposer des solutions innovantes, dans une situation de forte contrainte. Ils ont su dynamiser leur activité professionnelle sur plusieurs volets : enrichir les compétences documentaires, actualiser les fonds de manière concertée pour répondre au mieux aux besoins, professionnaliser la fonction « achat », développer la documentation électronique.

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Catherine Baude et Stéphane Marguerin

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Isabelle Fiévet

Notes

[1]

80 % des Finlandais sont inscrits dans une bibliothèque.

[2]

IFLA Code of Ethics for Librarians and other Information Workers, 12 août 2012, http://www.ifla.org/news/ifla-code-of-ethics-for-librarians-and-other-information-workers (version française bientôt disponible).

[4]

Le Manifeste de l’Internet adopté en 2002 (traduit dans plus de 20 langues) appelant au libre accès à Internet dans les bibliothèques puis, en 2008, le Manifeste IFLA sur la transparence, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.

[5]

Auteur de The Googlization of Everything (and why we should worry), publié en 2011.

[6]

Le contenu numérique pour l’accès aux ressources des bibliothèques numériques ; le développement de la bibliothéconomie ; la défense et l’avancement de la profession ; la reconstruction du patrimoine culturel après un désastre ; le multilinguisme.

[7]

Dialogue avec Jean-Louis Magakian, ESC de Saint-Etienne http://www.helsinki.fi/cradle/interviewYE.html.

[8]

Publié en 2011 par Massachusetts Institute of Technology (MIT Press) and Association of College & Research Libraries (ACRL), http://www.newlibrarianship.org/wordpress.

[10]

Méthode de désherbage IOUPI : I pour incorrect, O pour ordinaire, U pour usé, P pour périmé, I pour inapproprié.

Plan de l'article

  1. IFLA 2012 : focus sur l’éthique et l’évolution des métiers
    1. Un attachement à des valeurs
    2. Favoriser l’évolution des métiers
  2. Mutualisation de centres de documentation : retour d’expérience
    1. Des missions communes et une logique de complémentarité
      1. Inventaire et tri des fonds
      2. Reprise et actualisation des fonds et des catalogues
    2. Une offre documentaire renouvelée
    3. Des fonds documentaires mutualisés
    4. Une logique thématique

Pour citer cet article

Lamouroux Mireille, Baude Catherine, Marguerin Stéphane, Fiévet Isabelle, « Métiers et compétences », Documentaliste-Sciences de l'Information 1/2013 (Vol. 50) , p. 4-7
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2013-1-page-4.htm.
DOI : 10.3917/docsi.501.0004.


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