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Documentaliste-Sciences de l'Information

2013/1 (Vol. 50)

  • Pages : 78
  • DOI : 10.3917/docsi.501.0070
  • Éditeur : A.D.B.S.

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« L’information est numérique avant tout »

Mémento de l’information numérique. Jean-Philippe Accart, Alexis Rivier, Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2012. – 184 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). - ISBN 978-2-7654-1332-5 : 34 €

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« L’information est numérique avant tout ». Le dernier livre de J.-P. Accart et A. Rivier s’attelle à « intégrer comme une évidence ce nouveau paradigme » dans les institutions documentaires, en premier lieu les bibliothèques et les archives. Repenser les métiers de l’information à partir du numérique, (ré)inventer le traitement de l’information numérique, ne pas défendre les pratiques de l’univers analogique mais explorer les pistes pour se forger « une réelle crédibilité » dans l’univers numérique - c’est le défi que les deux auteurs se proposent de relever.

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Le résultat est un livre technique mais très lisible qui rappelle, sous l’aspect des sciences de l’information et de la documentation, les notions élémentaires de l’information numérique.

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Commençons par la fin, par les perspectives pour les bibliothécaires, documentalistes et archivistes. Selon les auteurs, il faut développer 5 compétences indispensables pour rester crédible : assurer une médiation humaine face à la complexité et la diversité des outils et ressources ; organiser l’information numérique en amont de la médiation, à travers des sites web, portails, bases documentaires et du web des données (ce qu’on appelle aussi l’architecture de l’information) ; numériser des fonds et créer les outils et services adaptés pour leur mise à disposition ; garantir le stockage analogique des collections non numériques et s’engager dans l’archivage numérique à long terme. Avant d’arriver à ces pistes, le livre analyse l’information numérique en 4 parties.

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La partie 1 présente le champ d’application de l’information numérique, à partir des 2 concepts que représentent l’usager et le document numérique. Les auteurs mettent ici l’accent sur « l’affaiblissement des distinctions tranchées entre production, utilisation ou consommation de l’information », sur les particularités du document numérique et sur les enjeux de la conservation et de l’informatique en nuage (cloud computing).

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La partie 2 donne un aperçu global des ressources numériques accessibles. Après une introduction aux Web 1.0, 2.0 et 3.0, le lecteur trouvera une information synthétique sur les bases de données professionnelles, les périodiques, les archives ouvertes, la littérature grise (thèses et mémoires, brevets, actes de conférences, etc.), les livres, les images et le multimédia dans l’univers numérique.

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La partie 3 étudie la recherche de l’information numérique. Elle rappelle quelques fondements de la recherche documentaire avant d’explorer les moteurs de recherche et quelques outils pour la recherche de documents et d’images. Cette partie s’achève par quelques réflexions sur les réseaux sociaux et par un plaidoyer en faveur du web sémantique pour lutter contre le « chaos informationnel ».

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La partie 4 aborde l’utilisation professionnelle de l’information numérique sous deux aspects : l’évaluation de la pertinence et de la crédibilité de l’information ; et la production d’information sous différentes formes, y compris l’encyclopédie Wikipédia. Cette partie contient aussi un petit chapitre sur les « dérives du processus créatif », sur la dévalorisation de l’information par son recyclage perpétuel, sur le plagiat et sur le déclin de l’auteur, en ouvrant le débat sur l’économie, le droit et la société.

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La conclusion constate d’emblée que l’information numérique « questionne très concrètement les institutions qui ont traditionnellement la charge de la préservation de la mémoire et de sa restitution : les bibliothèques et les archives » et évoque une « crise majeure qui affecte toutes les institutions en modifiant leur fonctionnement ». Dans la suite, les auteurs réussissent l’exploit d’analyser sur 4 pages comment le numérique bouscule les 5 modèles traditionnellement liés aux bibliothèques et archives : collection, catalogue, prêt, gratuité et archivage. Ces seules 4 pages témoignent de l’expérience et de la hauteur de vue des 2 auteurs.

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Chaque partie est accompagnée d’une bibliographie bien fournie, en plus des nombreuses notes de bas de page. Quatre annexes terminent cet ouvrage : une comparaison sous forme de tableau de l’information analogique et numérique, une liste de sigles et acronymes, un index matières très détaillé et un index des auteurs cités.

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Écrit pour le professionnel et dans un style clair et lisible, ce livre est succinct et dense, bien documenté, avec beaucoup de liens pour aller plus loin. Il a été présenté en mars 2012 au Salon du Livre à Paris ; 9 mois plus tard, il se trouve déjà dans presque 200 bibliothèques universitaires et scientifiques. Une véritable success story. On lui souhaite beaucoup de lecteurs dans les mois et années à venir.

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A propos des auteurs : A. Rivier est responsable de la bibliothèque numérique de la bibliothèque de Genève et auteur de plusieurs publications dont, en particulier, l’Aide-mémoire d’informatique documentaire. J.-P. Accart est directeur des études du Master ALIS des Universités de Berne et Lausanne et chargé de recherche à la Bibliothèque et Archives de la Ville de Lausanne, consultant en sciences de l’information, formateur, enseignant et rédacteur en chef des dossiers e-sens de l’Université de Genève [1][1] http://www.archivwissenschaft.ch/frz/index.html.. Il est notamment l’auteur de l’ouvrage de référence Le Métier de documentaliste, coécrit avec Marie-Pierre Réthy.

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Joachim Schöpfel

Valoriser les travaux universitaires

Sciences de l’information: théorie, méthode et pratique. Travaux du Master of Advanced Studies in Archival, Library and Information Science, 2008–2010. Gilbert Coutaz, Gaby Knoch-Mund, Peter Toebak (éd.), Baden (CH) : Hier + Jetzt, 2012. - 366 pages.- ISBN 978-3-03919-252-6 : 38.00 €

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Que le lecteur ne s’y trompe pas : malgré le titre bilingue, la grande partie des chapitres sont écrits en allemand. Alors, pourquoi en parler dans cette rubrique ? De quoi s’agit-il ?

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En Suisse, l’Université de Berne offre depuis 2008 un programme de formation continue en archivistique, bibliothéconomie et sciences de l’information, dont fait partie un master proposé conjointement avec l’université de Lausanne. Ce master international et interculturel (les cours sont donnés en anglais, français et allemand) s’intitule Master of Advanced Studies in Archival, Library and Information Science (MAS ALIS)1. Il s’adresse à des personnes possédant un titre universitaire ou équivalent et qui souhaitent acquérir une formation basée sur l’archivistique et les sciences de l’information, pour occuper des fonctions d’encadrement dans un service d’archives, une bibliothèque ou dans la gestion de l’information d’une administration ou d’une entreprise.

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Revenons au livre. Il s’agit d’un 2e volume réunissant 15 chapitres issus des travaux de master. Les trois éditeurs scientifiques ont sélectionné les auteurs parmi les anciens de cette formation et ont regroupé les textes en trois sections, consacrées à l’évaluation, aux relations publiques et la médiation, et au rôle des professionnels de l’information dans la modernisation, la normalisation et le contrôle. On y trouve surtout des études de cas (bibliothèque de Genève, Archives Nationales, archives de l’Université de Zurich, etc.) mais aussi des analyses plus larges. Tout cela est intéressant, et c’est du très bon niveau.

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Mais à nouveau, pourquoi en parler ici ? Pour une simple raison : ce livre pose la question à nous, enseignants dans les filières de l’information et de la documentation, sur la manière dont nous valorisons les travaux de nos étudiants et, par ce biais, nos formations et établissements.

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Car il s’agit bien de cela : témoigner, par l’édition scientifique et une sélection rigoureuse, de l’excellence des étudiants et de la formation, et développer les réseaux et partenariats autour de ce nouveau master [2][2] La publication a été sponsorisée par la fondation de.... Cela donne des idées. Et cela nous renvoie à nos propres démarches, dans les réseaux sociaux, par le biais d’événements et, surtout, par le dispositif MemSIC, mis en place il y a 10 ans sur un serveur du Centre de communication scientifique directe (CCSD) à Lyon afin de valoriser et diffuser en libre accès les meilleurs mémoires de master en sciences de l’information et de la communication [3][3] http://memsic.ccsd.cnrs.fr.. Ce dispositif, alimenté surtout par les formations de l’INTD, de Nancy 2 et de Lille 3, contiendra en 2013 environ 350 mémoires de haut niveau, une source intéressante, une vitrine pour les masters et un label de qualité pour les travaux de fin d’année.

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Dans le contexte actuel d’une professionnalisation des formations universitaires, ce livre est un encouragement pour la créativité et l’imagination dans la valorisation de nos filières, publics et partenaires.

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Joachim Schöpfel

Une évolution permanente et dynamique

L’Organisation des connaissances : dynamisme et stabilité. sous la dir. de Widad Mustafa El Hadi, Paris : Hermès : Lavoisier, 2012. – 415 p. – (Traité des sciences et techniques de l’information, ISSN 2104-709X). – ISBN 978-2-7462-3227-3 : 110 €

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Une cinquantaine de chercheurs français, européens et canadiens participent à la rédaction de cet ouvrage collectif, composé des communications de l’association Isko France, données à l’occasion du 8e colloque Isko en juin 2011. Leur objectif commun est de démontrer que le domaine de l’organisation des connaissances, domaine de base du documentaliste, reste bien vivant à l’ère du numérique. C’est ce que précisent avec force F. Papy, puis M. El Hadi et C. Arsenault qui signent respectivement la préface et l’introduction de ce travail ouvrant sur trois principales parties. La première, « Fondements historiques et épistémologiques de l’organisation des connaissances », constituée de 6 chapitres, permet au lecteur de prendre la mesure de l’évolution des paradigmes de l’organisation des connaissances dans des sociétés ou cultures différentes. La deuxième partie, « Systèmes d’organisation des connaissances, outils et dispositifs de classification et de catégorisation de l’information, normes et interopérabilité », comprend 8 chapitres qui analysent l’évolution des langages de classification encyclopédiques ou spécialisés à l’ère du web sémantique, avec la description des pratiques sociales et collaboratives du web 2.0. L’objectif de la très longue troisième partie (14 chapitres) est bien illustré par son titre : « Pratiques et usages des systèmes d’organisation des connaissances et leurs évaluations ». Il concerne les pratiques professionnelles et celles des usagers des nouveaux outils et dispositifs de classification et de catégorisation de l’information. Et cela, dans de multiples domaines : archives ouvertes, repérages d’images, littérature de jeunesse, architecture, etc.

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Au terme de sa lecture, le lecteur, chercheur, universitaire ou étudiant, trouve un index bienvenu pour l’aider à relire d’une autre façon les textes très savants et documentés de cet ouvrage. Une première lecture, en effet, ne suffit pas pour maîtriser la richesse des apports qui convergent tous vers un même constat : « La force de la stabilité et du dynamisme dans l’organisation des connaissances à l’ère du numérique ».

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Marie-France Blanquet

L’usager au cœur de la recherche d’information

L’Accès à l’information en ligne : moteurs, dispositifs et médiations. Brigitte Simonnot, Cachan : Hermès : Lavoisier, 2012. – 249 p. – (Systèmes d’information et organisations documentaires). – ISBN 978-2-7462-3829-9 : 49 €

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Après plusieurs années de recherche sur les NTIC et TICE, la recherche et la qualité de l’information et les moteurs de recherche, Brigitte Simonnot vient d’en publier les résultats. Un livre riche, un ouvrage de référence, une source incontournable sur les dispositifs numériques d’accès à l’information sur Internet.

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L’introduction [4][4] En ligne sur http://brigittesimonnot.wordpress.com... expose la méthode et la logique du livre. En s’appuyant sur la théorie de l’acteur-réseau, l’auteur propose d’analyser les liens entre l’activité humaine et les dispositifs d’accès à l’information à partir du concept de médiation. « La médiation a toujours été une dimension importante des missions revendiquées par les professionnels de l’information. Peut-on considérer qu’une partie de ces missions est reprise par les dispositifs techniques ? Nous tentons d’approfondir cette réflexion, en observant l’hybridation des médiations humaines et technologiques dans les processus de mise en relation pour l’accès à l’information » (p.17). Le thème de l’hybridation des médiations traverse tous les chapitres et servira de fil rouge au lecteur averti.

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Après un premier chapitre sur la notion d’information, Brigitte Simonnot analyse les modèles et les différences entre les systèmes de recherche d’information, dispositifs d’accès à l’information et moteurs de recherche web (chapitres 2 et 3). Le lecteur y trouvera un historique conceptuel de ces technologies : avec un brin de nostalgie, les anciens se souviendront de leurs premiers tâtonnements sur la Toile…

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Le chapitre 4 réunit plusieurs études comportementales et cognitives sur la recherche d’information, à cheval entre les sciences de l’information et la psychologie (Ellis, Bates, Dervin, Marchionini, etc.). Le chapitre 5 place ces études dans le contexte d’un modèle général (ou méta-modèle) de comportement informationnel (Wilson, Ingwersen, Foster, Johnson), en mettant l’accent sur les facteurs individuels, sociaux et technologiques.

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Les 3 chapitres suivants sont consacrés à la question de la médiation, c’est-à-dire du lien entre usagers, technologies et professionnels en matière d’accès à l’information. Le chapitre 6 aborde la dimension médiatique des moteurs de recherche commerciaux, à partir de deux questions : peut-on les considérer comme de nouveaux médias ? Et si oui, comment caractériser leur dimension éditoriale ? Ici, on trouvera quelques réflexions sur l’ergonomie des interfaces.

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Le chapitre 7 retourne aux pratiques informationnelles, d’une part sous l’aspect de la motivation et de la raison à l’origine de la recherche d’information, d’autre part sous l’angle de la « mise en usage » individuelle et collective des technologies (Akrich), et de l’appropriation de l’information. Ici se trouvent 20 pages intéressantes sur le plagiat, la pertinence et la crédibilité de l’information, la confiance et les compétences informationnelles qui invitent à d’autres recherches.

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Enfin, le chapitre 8 s’intéresse au rôle des professionnels et des institutions et pose la question des moteurs de recherche comme « prescripteurs de normes et de standards ». Jouent-ils déjà un rôle d’institution ? Peut-on avoir confiance dans ces dispositifs ?

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Le livre finit par un argumentaire en faveur d’une nouvelle approche qui placerait l’acteur au cœur de la recherche, à la place du double « paradigme système » et « paradigme usage », et qui renforcerait la formation à la recherche d’information, à la publication, au partage, à la production collective et aux pratiques créatives. D’une certaine façon, Brigitte Simonnot rejoint ici les écrits de Clay Shirky sur la créativité et la générosité à l’ère d’Internet et de la connexion.

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On ferme le livre avec l’envie de relire certains passages, de marquer certaines pages, de reprendre l’un ou l’autre des paragraphes pour aller plus loin, faire des liens, explorer. L’auteur parcourt le domaine des moteurs de recherche à l’interface entre les sciences de l’information, la sociologie et la psychologie cognitive, avec plus de 300 références (dont beaucoup d’études anglo-saxonnes) et en citant Lacan, Marx, Popper et Luhmann.

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Cependant, il ne s’agit pas d’un livre qui dit tout d’une manière exhaustive et définitive. Au contraire, sa richesse et sa diversité ouvrent l’analyse sur d’autres aspects, sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, etc.), sur l’accès à l’information dans l’environnement professionnel, sur l’économie et l’ergonomie de ces dispositifs. Dans ces perspectives, cet ouvrage pourra servir de référence et de point de départ conceptuel.

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Le livre, qui s’adresse aux enseignants chercheurs et étudiants en sciences de l’information et de la documentation, sera également utile aux professionnels en charge de la mise en place et de l’exploitation des dispositifs de veille, de recherche, d’accès à l’information.

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Brigitte Simonnot est professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Lorraine, Nancy. Parmi ses thématiques de recherche, on trouve les pratiques informationnelles, l’accès à l’information en ligne et les usages des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement.

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Joachim Schöpfel

Organiser l’information numérique

Bibliothèques 2.0 à l’heure des médias sociaux. sous la dir. de Muriel Amar et Véronique Mesguich, Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2012. – 217 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). – ISBN 978-2-7654-1340-0 : 36 €

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Vingt quatre auteurs entrent dans les bibliothèques 2.0 à l’heure des médias sociaux pour faire part de leurs réflexions sur ces institutions et leurs nouvelles missions. Ils partagent le même objectif, explicité par V. Mesguich : « Il ne s’agit plus de s’interroger sur ce qu’est le web 2.0, ni d’inviter les bibliothèques à « entrer dans le flux ». L’objectif commun des différentes contributions de cet ouvrage consiste plutôt à décrire comment les usages collaboratifs et sociaux transforment nos façons de produire, décrire, enrichir, diffuser et conserver l’information quel qu’en soit le contenu ou le support ».

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Et pour démontrer ces transformations, les auteurs organisent leurs apports autour de trois axes principaux. Il s’agit d’abord d’établir la nouvelle physionomie d’internet par un état des lieux permettant de mettre à jour une reconfiguration des pratiques et un repositionnement des acteurs. J. Denouël et F. Granjon analysent les transformations des sociabilités avec le web contributif, notamment dans l’espace public. R. Mattis pose en parallèle Wikipédia et les bibliothèques en notant une similarité entre leurs objectifs, méthodes et outils respectifs de diffusion de l’information. C. Deschamps analyse la stratégie « réseau social » de Google confronté à la réussite de Facebook. D. Cardon le suit en commentant le conflit entre deux ordres du web : PageRank et EdgeRank. Le droit a également fortement évolué et M. Battisti clôture cet état des lieux en posant l’interrogation : « Quel droit pour le web 2.0 ? ».

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La 2e partie de cette étude, « Bibliothèques 2.0 : regards croisés bibliothécaires et usagers », propose des exemples très diversifiés et riches de réalisations « 2.0 ». C. Touitou présente une synthèse des principales études américaines pour dire les attentes parfois contradictoires des usagers de ces bibliothèques. M. Perez Morillo et J. Pavia Fernandez expliquent l’utilisation de Facebook par la Bibliothèque nationale d’Espagne. L. Maurel révèle « ce que Twitter fait aux bibliothèques (et ce qu’elles peuvent lui faire en retour…) ». P. Hernebring témoigne de l’expérience de l’utilisation de Flirck par la bibliothèque municipale de Toulouse. E. Broudoux rappelle l’importance de l’indexation collaborative, un des enjeux majeur du web de demain, quand C. Fleury entraîne le lecteur dans un tour d’horizon des catalogues nouvelle génération.

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La 3e partie, « Nouveaux territoires et convergences professionnelles », explore les voies nouvelles, notamment dans l’enseignement, ouvertes par toutes les possibilités liées au web 2.0. Cela entraîne S. Pène à dresser le portrait du « Professeur à l’ère des Big Data ». M. Lamouroux et N. Rayssac s’intéressent, quant à elles, aux pratiques des médias sociaux dans l’enseignement secondaire et s’interrogent sur le concept d’identité numérique et ses enjeux. O. Ertzscheid s’interroge sur le renouveau de la recherche et/ou de l’échange scientifique.

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Enfin, la révolution numérique a un impact important sur la culture au sens large du terme. L’espace urbain est concerné. F. Eychenne et M. Albarede expliquent comment le Web peut être un facteur de lien social. Pour sa part, P. Motrez ouvre le chapitre des archives participatives s’appropriant les usages du web social pour la mise en valeur de leurs collections.

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J.P Accart clôture ce document en posant « Une nouvelle scène sociale pour les bibliothèques ». Dans ce monde où chacun est hyper connecté, l’avenir des bibliothèques et des professionnels de l’information passe par le développement de leur présence dans l’univers numérique où se trouvent désormais leurs usagers. Cet avenir s’ancre sur l’organisation de l’information numérique et la médiation.

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Les professionnels de l’information actifs ou en formation doivent lire cet ouvrage aux contributions extrêmement diversifiées et riches en information. Témoignages, réflexions, références à de nombreuses études et documents, contribuent à lui conférer une grande force intellectuelle. Les écrits sont clairs, les textes peuvent être lus de façon indépendante selon les centres d’intérêt. Par optimisme et par volonté, ce livre convaincra les professionnels qu’ils doivent faire les choix qui les rapprochent le plus des usages quotidiens des utilisateurs et des non-utilisateurs de bibliothèques.

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Il est toutefois réellement dommage de laisser le lecteur découvrir par lui-même que la première édition, paru en 2009 avait pour titre Le Web 2.0 en bibliothèques : quels services ? quels usages ? Ce document propose d’autres chapitres écrits par d’autres auteurs. Peut-on dés lors parler de nouvelle édition ? Le terme de « suite » ou «volume » n’eut-il pas été plus approprié pour dire la continuité dans les objectifs et les réflexions qui rapprochent les deux ouvrages ? Des monographies aux titres, chapitres et auteurs différents, parues chez le même éditeur et avec les mêmes directeurs, ont-elles une même identité ou des identités différentes ? Cet ouvrage coordonné par M. Amar et V. Mesguich pose ce cas d’école.

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Marie-France Blanquet

Un autre regard sur la copie

Copie, modes d’emploi. Association Médium, 2012, Numéro de Médium, ISSN 1950-0246, juillet-décembre 2012, n°32-33, P. 2-440 : 30 €

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Copier, quelle horreur au regard de la déontologie et du droit ! Voici pourtant un ouvrage qui dédramatise la question en analysant la « genèse » de la copie et ses « variantes », et en présentant diverses « transgressions » et « offensives » autour de la copie.

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De la copie de la grotte Chauvet à la copy party, des anges à la fausse monnaie, de l’estampe au produit culturel, de l’interprétation à la communication télévisuelle, de la photographie vintage à la musique concrète, de Wikileaks à Wikipédia, des icônes byzantines au moine copiste, d’un faux Véronèse à la Tour Eiffel miniature, du sac Vuitton à la brebis Dolly, du gène à la génétique textuelle, du cloud aux UGC ou User generated content (créations faites par des usagers dans un cadre non commercial), etc., la question semble inépuisable.

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Que de déclinaisons aussi pour la copie, au-delà du simple copier-coller (et ses multiples acceptions), de la réplique ou de la duplication, tour à tour qualifiée de pastiche, (auto)citation, hommage, plagiat, clone (qui n’est jamais une copie conforme), recyclage, variation, mutation, traduction, permutation, découpage, détournement, hybridation, collage, symbiogenèse, etc., pour le poids accordé à l’intertextualité, l’imitation, l’inspiration, la revisitation, la réminiscence, l’emprunt, l’incise, l’allusion, l’inclusion, la transposition, la transformation, la transcription, la reprise de motifs, l’arrangement, au mixage, au fragment, etc. Des pratiques, aux multiples zones grises, qui présentent souvent des « difficultés pour placer le curseur entre emprunt frauduleux et emprunt créatif ».

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On y évoque des copieurs légitimes, des adeptes du kopimisme, (étonnante) religion reconnue en Suède, mais aussi des voleurs et des usurpateurs, des « créateurs endettés »… Le « durcissement juridique » lié à la naissance, au XIXe siècle, du mythe romantique de l’auteur dont la création serait unique (l’originalité, requise pour une protection juridique, ne signifie- t-elle pas aussi bizarre comme on s’est plût à le rappeler ?), l’est sans doute bien plus par le poids de l’industrie culturelle. Ou lorsque l’œuvre devient produit, marché.

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La copie, une transmission nécessaire. Mais si « apprivoisée, édulcorée, policée », « la copie [qui] s’administre comme une drogue légère… stimule sans causer trop d’effets secondaires » est créative, elle peut avoir des effets néfastes. C’est ce que démontre un détour sur l’« éthique de la citation », ou lorsque de « petites phrases [se traduisent par de] gros dégâts ». Par ailleurs, puisque « l’enfer, c’est le même », si la copie fascine, elle dérange aussi. La copie n’est-elle pas un courant esthétique, légitimé alors pour certaines œuvres (mais non légalisé, comme ce fut justement souligné) par les institutions culturelles ?

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La copie circonscrite à son produit, opposée alors à l’original (c’est ce que fait le droit qui l’encadre), est aussi une activité associée à l’apprentissage et à la réflexion. L’occasion d’évoquer le conflit des attentions, la culture de l’écran, associée au hit, que si « lire fut différent dans le passé », il peut l’être aussi dans l’avenir. L’occasion aussi d’évoquer les jeunes générations pour qui copier-coller n’est qu’une technique informatique, sans droit particulier, liée au routing, au caching, au browsing, au streaming et au content embedding (ni citation ni copie mais transclusion). Droits ou exceptions ?

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Quelle valeur accorder au document téléchargé, converti, compressé, copié-collé, largement partagé sur les réseaux, ce qui peut s’avérer troublant, l’effort se trouvant ici dans la maîtrise d’outils ? Quelle valeur accorder au clic, au retweet, au like, accompagné quelquefois de commentaires, donc susceptible de favoriser la co-création ? Quel statut, quelle valeur accorder à l’œuvre restaurée, déplacée quelquefois ? Ou lorsque le faux semble plus vrai que le vrai, mais aussi magie de l’original et de l’emplacement de l’œuvre. Que d’ambiguïtés !

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Il fallait aussi évoquer ces « industriels de la copie » que sont Google, Facebook, Amazon, la dépossession des données et des documents au gré de l’acquisition ou de la cession des plates-formes d’hébergement, et les risques pris ainsi pour la diffusion de données privées, voire secrètes, mais aussi pour la conservation du patrimoine culturel mondial. Pour pallier les risques courus pour le patrimoine, ne conviendrait-il pas, en effet, d’envisager très sérieusement d’ouvrir davantage les droits accordés pour des usages privés mais aussi collectifs de la copie ?

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Sur le plan économique, juridique ou sociétal, la copie, qui favorise la création, a une valeur. Rien de neuf sur ce point. Mais où placer aujourd’hui le curseur de l’interdit ? Si vous ne trouvez aucune réponse précise à cette question, vous ne verrez sans doute plus la copie de la même façon après avoir lu cet ouvrage, bel objet éditorial par ailleurs, qui reprend les interventions d’un séminaire tenu en avril 2012.

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Michèle Battisti

Un rôle qui se diversifie

Les Bibliothèques. Pierre Carbone, Paris : Presses universitaires de France, 2012. – 128 p. – (Que sais-je ? ; 3934). – ISBN 978-2-1305-9455-0 : 9,20 €

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Après avoir rappelé le socle sur lequel repose le monde des bibliothèques publiques : évolution liée à celle des supports de l’écrit et aux nouvelles technologies, fonctions et modèles, poids dans l’économie du livre – des achats à la mise en œuvre du droit de prêt et du droit récent de reproduction numérique –, rôle culturel, l’auteur insiste sur certains aspects moins connus mais essentiels de leurs activités. En effet, elles sont de « plus en plus considérées par les décideurs dans le cadre de politiques globales en matière éducative, culturelle et sociale » (p. 30) et voient de ce fait leur action s’élargir et se diversifier.

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Ainsi sont examinées en détail les modalités de partenariat avec les collectivités locales et les autres institutions socioculturelles, les modes de soutien à l’éducation, des bibliothèques centres documentaires (BCD) aux centres d’information et de documentation (CDI), ainsi qu’à la recherche, des bibliothèques spécialisées aux learning centers, à l’information et à la documentation, grâce à de nouveaux services spécialisés.

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Appuyés par une meilleure connaissance des nouveaux usages du public et disposant d’outils perfectionnés, enrichis par une politique de concertation inter-bibliothèques nationale et internationale, de nouveaux modèles se mettent ainsi en place, de nouvelles ressources sont disponibles. Deux chapitres sont consacrés à la numérisation et aux ressources électroniques, apparues dans les bibliothèques depuis une trentaine d’années, dont son retracés l’historique et l’état actuel.

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Tout en préservant leurs fonctions premières de conservation et de valorisation du patrimoine, soit dans de vastes ensembles – BN ou grandes BU – mais aussi dans de nombreux autres fonds particuliers, les bibliothèques se sont adaptées aux transformations qu’induit la révolution numérique. En retraçant cette évolution, en insistant sur les nouveaux modes de partenariat de l’institution avec le milieu, en faisant le point sur la nouvelle offre, ce petit livre dense s’avère un précieux jalon sur la voie de la connaissance d’une institution aussi riche et aussi diversifiée.

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Claire Guinchat

Un ouvrage qui éclaire le droit français

Copyright Law for Librarians and Educators. Third edition / Kenneth Crews, Chicago (Il.) : American Library Association, 2012

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Si vous ne connaissez pas bien le copyright (et même si vous pensez le connaître !), si vous vous posez des questions de copyright dans le cadre de votre pratique professionnelle de bibliothécaire, de documentaliste ou d’enseignant, et si vous lisez l’anglais : ce livre est fait pour vous. Le droit du copyright est applicable aux États-Unis, non en France et l’on pourrait donc penser ce livre superflu, pour des lecteurs travaillant en France. Ce serait une erreur : il est intéressant d’éclairer son propre droit, ses propres pratiques par ceux d’un autre pays ; d’autant plus que nous avons, en Europe, furieusement tendance à nous inspirer du droit nord-américain pour élaborer nos directives communautaires. Et, aussi, parce que ce droit étranger a conçu la notion de fair use (utilisation équitable) : cette notion, qui permet de déterminer les utilisations d’œuvres ne nécessitant pas d’autorisation de l’auteur ou de ses ayants droit, apporte un éclairage intéressant pour apprécier les débats en cours, en France notamment, sur la question de la finalité collective ou commerciale d’une utilisation pour déterminer sa licéité.

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Kenneth Crews est un pédagogue, et son livre en est la démonstration. Ce professeur accompagne le lecteur pas à pas dans la découverte et la compréhension du droit du copyright. Il a écrit ce livre pour des non-juristes, et plus précisément pour les bibliothécaires, les documentalistes et les enseignants (K. Crews est spécialisé sur les questions juridiques appliquées aux bibliothèques et aux universités). Son guide se lit aisément, par chapitres thématiques courts de 5 ou 6 pages. Chaque règle est étudiée de façon éminemment concrète, et toujours du point de vue de son incidence pour le professionnel. Les chapitres sont illustrés de photos et d’encadrés mettant l’accent sur une décision de jurisprudence ou une situation posant question.

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On trouvera, en fin d’ouvrage, des extraits de la loi américaine (le U.S. Copyright Act, qui est l’équivalent de notre Code de la propriété intellectuelle), deux checklists sur les pratiques documentaires et leur licéité, une bibliographie étoffée sur le copyright, et un index détaillé pour retrouver rapidement une information (ex : Vous êtes intéressés par les library copies ? page 5).

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Un livre pratique, destiné aux anglophones, chaudement recommandé à tous ceux que le sujet concerne ou intéresse.

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Anne-Laure Stérin

Repères méthodologiques

Usages et usagers de l’information : quelles pratiques hier et aujourd’hui ? Sophie Ranjard, Paris : ADBS Éditions, 2012. – 67 p. – (L’Essentiel sur…). – ISBN 978-2-84365-141-0 : 15 €

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Savoir analyser les usages et pratiques fait partie des compétences fondamentales pour les métiers de l’information. Le nouveau livre de S. Ranjard se positionne comme point de repère sur la méthodologie de l’enquête et sur les mesures d’audience et de fréquentation. Il permet de débroussailler le terrain, avec un repérage rapide sur les types d’usages de l’information, sur les profils des usagers, les mesures d’usage des ressources (infométrie) et les méthodes et techniques d’enquêtes sur les usages.

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Pour commencer, deux définitions pour clarifier les concepts d’usages et de pratiques. Selon l’auteur, l’usage est « une manière d’être ou de faire, […] une pratique née d’un besoin, d’une motivation particulière » dans le contexte d’un « système d’activités qui produit du changement, transforme des matières ou des situations données en produits ou services » (p. 8). L’accent est mis sur le contexte, y compris le comportement et la personnalité de l’individu, et sur l’application à un produit ou un service.

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Les pratiques, selon S. Ranjard, sont des « façons de faire dans telle ou telle situation », par exemple de l’appropriation d’un dispositif selon « des modalités propres à un contexte donné » (p. 9). Logiques d’usage, besoins et représentations déterminent les pratiques et comportements informationnels. Les liens avec la sociologie des organisations et la psychologie appliquée sont évidents.

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Par la suite, l’auteur présente succinctement les critères descriptifs pour analyser les usages et les types d’usagers avec des critères de segmentation ou différenciation, sous forme d’une carte heuristique (p. 25).

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La seconde moitié du livre est consacrée aux mesures d’usage et aux méthodes et techniques d’enquête sur les usages. Concernant les mesures d’usage, Sophie Ranjard aborde dans l’ordre les mesures de la fréquentation des espaces physiques, du trafic des sites et portails, des transactions des périodiques électroniques, des contenus des services de questions-réponses et de la contribution des usagers à un site ou un service. Quant aux enquêtes, elle présente les méthodes qualitatives (y compris les entretiens), les tests et expérimentations sur Internet/Intranet et les méthodes quantitatives (questionnaires).

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Pour finir, elle décrit comment mettre en place un observatoire des usages et indique les compétences nécessaires à cette démarche. Pour aller plus loin, le lecteur trouvera un glossaire, une bibliographie, une webographie et une liste avec quelques outils d’analyse du trafic sur le web et d’enquête en ligne.

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Ce livre n’est pas (et ne prétend pas l’être) un ouvrage de référence, un manuel ou une étude critique ou conceptuelle. Mais le lecteur - étudiant ou professionnel - qui cherche un repérage rapide, un rappel ou remise à niveau trouvera ici une réponse.

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Joachim Schöpfel

Le tag, une pratique documentaire

Du Tag au Like. Olivier Le Deuff, Limoges : FYP Editions, 2012. – 159 p. – (Entreprendre). – ISBN 978-2-916571-82-9 : 24,50 €

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Olivier Le Deuff s’est intéressé aux folksonomies dès leur apparition dans les pratiques collectives du web [5][5] Olivier le Deuff. « Folksonomies : Les usagers indexent.... D’emblée, il les a placées sous le triple sceau du mémoriel (les fameux hypomnemata numériques), de l’individuel et du collectif. Reprenant de nombreux éléments de ces analyses plus anciennes, le présent ouvrage constitue une authentique phénoménologie du « taguage » et des pratiques folksonomiques en général, proposant du coup un pan important d’une phénoménologie du web à venir.

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L’auteur décrit en effet patiemment ces pratiques de marquage du web, tout en les inscrivant à la fois dans l’histoire des pratiques et des techniques documentaires et sur le fond actuel des sciences de l’information et de la communication.

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L’hypothèse de l’auteur est que le taguage ressort de la pratique documentaire au sens le plus large qui soit (pratiques professionnelles, pratiques personnelles), quand bien même son usage mercantile est une réalité ancrée dans le modèle économique du web marchand. Et c’est précisément pour cette raison que l’auteur inscrit comme de force le taguage dans la pratique documentaire, avec les outils des sciences de l’information en perpétuelle construction, afin de donner au quidam quelques clés pour la maîtrise de ses propres pratiques « webesques ». En cela, l’ouvrage est militant : il conduit vers une citoyenneté assumée de « l’homme bien documenté ».

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Les « aspects » des folksonomies que traite l’ouvrage sont nombreux : indexation et métadonnées, literacy et literacies, ontologie, médiation et intermédiarisation, identité numérique, document(arisation), réseaux sociaux, biens communs. Tels sont les tags les plus significatifs concernant ce livre sur les tags.

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Pour finir, l’auteur nous offre le plaisir de croiser Guillaume d’Ockham (début XIVe) en train de taguer consciencieusement ! Magique raccourci temporel… Quant à Paul Otlet (début XXe) - à qui l’auteur demande de conclure son ouvrage -, je parodierais bien ici l’un de ses contemporains britanniques, Alfred North Whitehead, qui disait de la tradition philosophique européenne qu’elle n’avait jamais qu’ajouté des notes au bas des pages du texte platonicien [6][6] « The safest general characterisation of the European.... Depuis le Traité de la documentation, la communauté scientifique de l’information et de la documentation ne fait-elle autre chose que de parcourir, aménager et prolonger les rails tracés par le Mondanéen ? Les praticiens, eux, continuent de suivre une bonne part des préceptes énoncés en 1934…

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Bruno Richardot

Notes

[2]

La publication a été sponsorisée par la fondation de recherche de l’Université de Berne, par l’Association vaudoise des archivistes et trois sociétés partenaires de la formation.

[5]

Olivier le Deuff. « Folksonomies : Les usagers indexent le web ». Bulletin des Bibliothèques de France, 2006, n° 4, p. 66-70 ; puis dans sa thèse soutenue en 2009, notamment les § 2.2.2.3 sur la « Tag literacy » et 3.3.3.2 sur les folksonomies comme « nouvel enjeu d’indexation ».

[6]

« The safest general characterisation of the European philosophical tradition is that it consists of a series of foot notes to Plato. » in : Process and Reality: An Essay in Cosmology, 1929

Titres recensés

  1. « L’information est numérique avant tout »
    1. Mémento de l’information numérique. Jean-Philippe Accart, Alexis Rivier, Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2012. – 184 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). - ISBN 978-2-7654-1332-5 : 34 €
  2. Valoriser les travaux universitaires
    1. Sciences de l’information: théorie, méthode et pratique. Travaux du Master of Advanced Studies in Archival, Library and Information Science, 2008–2010. Gilbert Coutaz, Gaby Knoch-Mund, Peter Toebak (éd.), Baden (CH) : Hier + Jetzt, 2012. - 366 pages.- ISBN 978-3-03919-252-6 : 38.00 €
  3. Une évolution permanente et dynamique
    1. L’Organisation des connaissances : dynamisme et stabilité. sous la dir. de Widad Mustafa El Hadi, Paris : Hermès : Lavoisier, 2012. – 415 p. – (Traité des sciences et techniques de l’information, ISSN 2104-709X). – ISBN 978-2-7462-3227-3 : 110 €
  4. L’usager au cœur de la recherche d’information
    1. L’Accès à l’information en ligne : moteurs, dispositifs et médiations. Brigitte Simonnot, Cachan : Hermès : Lavoisier, 2012. – 249 p. – (Systèmes d’information et organisations documentaires). – ISBN 978-2-7462-3829-9 : 49 €
  5. Organiser l’information numérique
    1. Bibliothèques 2.0 à l’heure des médias sociaux. sous la dir. de Muriel Amar et Véronique Mesguich, Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2012. – 217 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). – ISBN 978-2-7654-1340-0 : 36 €
  6. Un autre regard sur la copie
    1. Copie, modes d’emploi. Association Médium, 2012, Numéro de Médium, ISSN 1950-0246, juillet-décembre 2012, n°32-33, P. 2-440 : 30 €
  7. Un rôle qui se diversifie
    1. Les Bibliothèques. Pierre Carbone, Paris : Presses universitaires de France, 2012. – 128 p. – (Que sais-je ? ; 3934). – ISBN 978-2-1305-9455-0 : 9,20 €
  8. Un ouvrage qui éclaire le droit français
    1. Copyright Law for Librarians and Educators. Third edition / Kenneth Crews, Chicago (Il.) : American Library Association, 2012
  9. Repères méthodologiques
    1. Usages et usagers de l’information : quelles pratiques hier et aujourd’hui ? Sophie Ranjard, Paris : ADBS Éditions, 2012. – 67 p. – (L’Essentiel sur…). – ISBN 978-2-84365-141-0 : 15 €
  10. Le tag, une pratique documentaire
    1. Du Tag au Like. Olivier Le Deuff, Limoges : FYP Editions, 2012. – 159 p. – (Entreprendre). – ISBN 978-2-916571-82-9 : 24,50 €

Pour citer cet article

« Notes de lecture », Documentaliste-Sciences de l'Information 1/2013 (Vol. 50) , p. 70-77
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2013-1-page-70.htm.
DOI : 10.3917/docsi.501.0070.


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