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Documentaliste-Sciences de l'Information

2013/2 (Vol. 50)

  • Pages : 78
  • DOI : 10.3917/docsi.502.0026
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Typologie et architecture des réseaux documentaires

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Classification. Que sont ces réseaux documentaires si souvent évoqués ? Servent-ils encore à quelque chose aujourd’hui ? Comment sont-ils gérés ? Sauriez-vous en parler, sans oublier l’une de leurs nombreuses facettes ? Un concept à (re)découvrir, décliné selon les fonctions remplies, les organisations adoptées et les types d’architectures envisagés.

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Quelles typologies ? Voici la recette d’un plat du siècle dernier, mitonné il y a 13 ans [1][1] Dominique LAHARY, « Les réseaux du Val d’Ose & autres..., mais avec des ingrédients de première fraîcheur.

Les fonctions des réseaux

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Identifier : Les grands réseaux bibliographiques. Ils ont pour objectif de diffuser (logique horizontale) ou partager (logique verticale) des données bibliographiques. Pour la France, on citera la BNF et l’ABES, et au plan mondial OCLC. Plus généralement, toute source de données permettant aux bibliothèques et services documentaires d’éviter ce travail fastidieux du catalogage ou, ce qui revient au même, de la production de métadonnées, remplit cette fonction bibliographique, y compris pour des fournisseurs privés comme, en France, Électre et la librairie Decitre.

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Gérer : Les réseaux de bibliothèques. Ils ont pour fonction minimale la gestion commune à l’aide d’un SIGB partagé. Les objectifs additionnels, pour souhaitables qu’ils soient, sont diversement présents : libre circulation des usagers, circulation des documents par navettes, coordination des politiques documentaires. En matière de numérique, les problématiques de la circulation des usagers et celle des documents fusionnent sous la forme de l’accès distant permis aux usagers des services membres du réseau.

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Partager : Les réseaux documentaires. Dépourvus par choix ou par défaut de l’objectif de gestion commune, ils associent des entités différentes sur une base disciplinaire ou territoriale. Ils permettent la connaissance réciproque des fonds. On retrouve les mêmes objectifs additionnels éventuels que ci-dessus : libre circulation des usagers, circulation des documents par navette, coordination des politiques documentaires.

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Négocier : Les réseaux consortiums ou leurs succédanés. Ils ont pour objectifs de mener ou de faciliter des négociations avec les fournisseurs d’œuvres et de données dans le domaine du numérique. Il s’agit en France de Couperin pour l’enseignement supérieur et du Réseau Carel pour la lecture publique.

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Servir : Les réseaux spécialisés de service. Ils réunissent des entités documentaires sur un objectif unique, en partageant généralement un outil informatique commun. Les services de questions-réponses comme BiblioSésame ou Ruedesfacs en sont un bon exemple.

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Le mélange a de l’avenir. Cette typologie tend sans doute à identifier davantage les fonctions des réseaux que les réseaux eux-mêmes, tant la diversification d’une bonne partie de ceux-ci se développe. Le cas des réseaux bibliographiques est le plus patent : on ne saurait réduire à cette seule fonction OCLC, la BNF ou l’ABES. D’une part, tout organisme gestionnaire de réseau peut tendre à se conforter en multipliant ses services. D’autre part, tout cadre coopératif peut conduire les partenaires impliqués à partager un nombre croissant de thèmes et d’activités. Cette remarque n’implique pas que ces diversifications soient a priori injustifiées.

Les organisations en réseaux

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Intéressons-nous maintenant à la forme organisationnelle et juridique des réseaux, d’où se déduisent des possibilités de gouvernance bien distinctes.

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Les réseaux endogènes. Ils sont constitués de points de service relevant de la même personne morale. Cela va des réseaux municipaux de bibliothèques, dont celui de la Ville de Paris, à ceux du CNRS. Le réseau est alors soit une des fonctions soit le mode général d’organisation de l’entité. La gouvernance du réseau n’est rien d’autre que celle de l’entité.

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Les réseaux hiérarchisés. Bien que ne relevant pas de la même personne morale, ils sont structurés à partir d’une « tête de réseau » qui joue un rôle dominant, de droit ou de fait, selon des modalités diverses. Même si cette vision peut être contestée, notamment dans le département où j’exerce, les réseaux départementaux de lecture publique peuvent être pensés et organisés de façon hiérarchique.

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Les réseaux avec structure dédiée. Ces réseaux réunissent un certain nombre de partenaires mais une structure spécifiquement dédiée à l’organisation ou à l’animation du réseau existe. Celle-ci peut être géante (OCLC), importante à l’échelle d’un pays (ABES, Couperin) ou de taille plus réduite (le GIP Ascodocpsy). Elle peut aussi n’être qu’un simple service comme le groupement de service du CNRS qui gère le RNBM.

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Les réseaux distribués. Ils fédèrent un certain nombre de partenaires sur un pied d’égalité. Cela n’empêche pas une éventuelle distribution des rôles et des organes de concertation et/ou de pilotage. C’est notamment le cas du réseau francilien Ruedesfacs.

L’architecture ?

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Architecture technique ? L’architecture des réseaux est un classique de la littérature informatique. Nous ne l’aborderons pas ici, préférant considérer les outils techniques comme des moyens au service des réseaux organisationnels et humains.

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Contentons-nous ici d’observer que l’architecture maître-esclave, avec son unité centrale et ses terminaux passifs, a quasiment disparu au profit du modèle client-serveur, qui conserve un relent de hiérarchie, et surtout de l’architecture distribuée, où chaque machine peut être client et serveur à la fois. Cela ne doit pas nous faire oublier que les gisements de données, fussent-ils désignés comme planant dans les nuages, réclament de sérieux serveurs de stockage. Ni que le web a fini par dominer totalement le paysage au point que le navigateur, logiciel client s’il en est, devient une plate-forme utilisateur quasiment généralisée : nous sommes bien dans le client-serveur. Quant à l’enchevêtrement des réseaux, il commande de porter haut les standards partagés et l’interopérabilité des systèmes. Les réseaux fonctionnant sur des systèmes propriétaires sont des prisons.

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Architecture spatiale ? Le mode de déploiement d’un réseau est plus facile à concevoir s’il est spatial, si sa logique est de proposer un maillage ne laissant aucune zone du territoire dépourvue d’un point de service. Mais ce réseau n’est pas un espace physique qu’il fait ainsi desservir : ce sont des êtres humains, lesquels ont chacun leurs propres modes de déplacements, itinéraires, rayon de mobilité. Aussi le maillage territorial sur un territoire donné (agglomération, espace rural, campus, etc.) doit-il s’analyser relativement à d’autres réseaux (transports publics, commerces, lieux d’éducation ou de loisirs, etc.).

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Le terme de maillage est trompeur car il impliquerait une égalité des points. Le plus souvent, les unités déployées sur le territoire ont dans tailles et des fonctions différentes : un équipement de proximité rempli des fonctions essentielles mais différentes de celles d’un équipement attractif par l’importance, la diversité et/ou la spécialisation de son offre documentaire et de ses possibilités d’accueil sur place.

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Architecture intellectuelle ? Les réseaux disciplinaires ont toujours eu une logique non spatiale, ou plutôt la répartition de ses membres n’a pas de signification proprement territoriale. Cette logique de non territorialité se généralise évidemment avec le numérique. On parle alors de répartition, de complémentarité, et c’est une carte intellectuelle qui se dessine, dont l’inscription dans l’espace est au mieux indifférente, au pire une contrainte.

À retenir

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De cette promenade dans les différentes formes de réseaux documentaires, sous des angles de vue volontairement partiels et simplificateurs pour aider à comprendre un fonctionnement, à imaginer un mode de gouvernance, retenons deux idées :

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- La mutualisation. Se mettre en réseau, c’est déléguer ou partager des outils, des fonctions, des services parce qu’il est plus efficace de les gérer ensemble qu’isolément. On peut aussi appeler cela la subsidiarité. C’est la seule justification des réseaux, et elle est puissante.

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- L’enchevêtrement. Chaque partenaire est lui-même inséré dans une pluralité de réseaux ; il est toujours, de son point de vue, la tête des différents réseaux dont il a besoin. Et que dire des utilisateurs ! « Un réseau, ça n’a ni queue ni tête » [2][2] http://www.lahary.fr/pro/riques/reseau.ppt..

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Dominique Lahary

Mutualiser les services bibliothéconomiques

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Évolution. Un réseau, telle est la réponse donnée depuis bien longtemps pour satisfaire un vieux fantasme : détenir les références bibliographiques de tous les documents existants. Avec le numérique et l’internet, ce songe, qui prend bien sûr aujourd’hui une nouvelle dimension, donne lieu à de multiples avatars. Panorama sous un angle français.

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« Dans les années soixante-dix, parallèlement au processus d’informatisation des bibliothèques et au développement des télécommunications, s’est imposé le mythe du catalogue collectif : un énorme ordinateur renfermant toutes les notices de tous les ouvrages disponibles en France, et gérant le fonctionnement de toutes les bibliothèques disséminées sur le territoire national. » [3][3] O. ROUMIEUX, L’impact de l’internet sur la profession...

Le réseau Sudoc, vaisseau amiral du signalement bibliographique

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Pour réaliser ce rêve inspiré de celui de Callimaque dans l’Antiquité [4][4] http://www.cndp.fr/savoirscdi/societe-de-linformat..., dans les années 80 - années des premiers réseaux télématiques -, les pionniers des réseaux catalographiques opèrent sur les territoires de la documentation universitaire (in memoriam : Sibil-France, Auroc-OCLC, BNOpale, sources de données bibliographiques pour le Pancatalogue, CCN-PS [5][5] Catalogue collectif national des publications en série... pour les publications en série, bases Téléthèses, etc.). En 1992, pour unifier ces réseaux de production de données et mieux structurer le signalement bibliographique, un schéma directeur informatique du réseau des bibliothèques universitaires aboutit au Système universitaire de documentation alias le Sudoc. L’ABES, agence bibliographique créée en 1994, se voit confier la maîtrise d’ouvrage de ce projet. Le réseau Sudoc se déploie à partir de 1998, d’abord avec des sites pilotes rejoints en 2001 par 113 établissements (690 bibliothèques). Il compte aujourd’hui 156 établissements (1400 bibliothèques, soit l’ensemble des établissements documentaires universitaires et de recherche).

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Le réseau Sudoc-PS, plus étendu que celui du Sudoc, comporte aussi des bibliothèques non universitaires qui signalent leurs publications en série. Autour des 31 centres régionaux, le réseau Sudoc-PS rassemble 3400 bibliothèques, dont 2000 qui ne relèvent pas de l’enseignement supérieur et sont liées par convention à l’établissement ayant mission de centre régional.

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Structurés autour d’un système de production fortement centralisé (Pica, devenu OCLC-Pica en 2005), les membres des réseaux Sudoc et Sudoc PS (environ 5000 professionnels des bibliothèques) partagent un outil de catalogage (WinIBW), une culture catalographique, des pratiques normatives et des valeurs communes. Au-delà d’un réseau informatique, il s’agit d’un réseau humain où chaque compétence professionnelle est identifiée par un rôle déterminé (coordination, correspondants catalogage et autorités, catalogueurs, etc.) et où la formation aux outils du Sudoc est transmise par des formateurs relais. L’ABES accompagne ce réseau par ses actions de formation, la qualité de son assistance, des services complémentaires (exemplarisation automatique, rétroconversion, webservices, etc.).

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Malgré ses 10,5 millions de notices bibliographiques, ses 34 millions de documents localisés, ses 20 millions d’interrogations publiques, sa place éminente dans le dispositif documentaire français de l’enseignement supérieur et de la recherche, la visibilité des collections renforcée par la possibilité d’adhérer au catalogue mondial Worldcat géré par OCLC, le Sudoc montre les limites d’un outil et d’un système qui, en dépit de ses évolutions, peine à s’adapter à l’ère de (l’explosion de) la documentation numérique, du (nécessaire) metadata management et du renouvellement des besoins et des pratiques dans un univers documentaire et institutionnel foncièrement renouvelé ces dernières années.

Navigation dans une mer agitée

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L’évènement majeur de ces deux dernières décennies est, sans nul doute, l’avènement du Web qui a métamorphosé fondamentalement les attentes des usagers des bibliothèques – notamment ceux des générations dites « digital native » – et renouvelé les méthodes de diffusion et d’accès à la documentation et à la connaissance, posant des questions à l’ensemble de la profession sur la nature de ses missions, bibliographiques entre autres.

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De la conception de Calames [6][6] Calames, outil de catalogage et de consultation des... à la mise en œuvre d’un système d’information complet autour des thèses de doctorat françaises [7][7] Depuis l’arrêté du 7 août 2006, chaque établissement... (outils Star [8][8] L’application Star (Signalement des thèses, archivage..., Step [9][9] L’ABES a récupéré la gestion du Fichier central des... et portail theses.fr [10][10] Les données des thèses du Sudoc, de Star et de STEP...), l’ABES a accompagné les membres de la communauté universitaire et de recherche dans la transition vers l’interopérabilité et la compatibilité avec le Web. De nouveaux réseaux sont nés, aux périmètres différents de celui des bibliothèques, notamment pour les établissements déployés dans le réseau des thèses, soit aussi des services comme la scolarité des écoles doctorales.

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Avec la montée en puissance du Web de données, c’est la nature même des données bibliographiques qui est reconsidérée : les travaux menés à l’ABES autour du catalogage selon les règles RDA, impliquant une compatibilité des données avec le modèle FRBR [11][11] FRBR : Functional requirements for bibliographic records..., ou les chantiers Sudoc-RDF illustrent cette dynamique. À ce titre, la base IdRef - référentiel d’autorités Sudoc converties en RDF - s’inscrit dans la logique du web sémantique, mettant ainsi en lumière la capacité des données du Sudoc à s’exposer à d’autres horizons et usages.

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Autre pan des mutations profondes de l’IST : l’avènement de la documentation électronique, certains segments documentaires imprimés ayant disparu au profit du numérique. Instance de mutualisation depuis 2001 via le portage de groupements de commandes [12][12] http://www.abes.fr/Ressources-electroniques2/Resso..., l’ABES a acquis une expertise dans cette activité qui lui a valu d’être choisie comme un des opérateurs Istex pour la négociation et l’acquisition d’archives de revues et d’e-books par des licences nationales. Dans le cadre de la Bibliothèque scientifique numérique (BSN), cette initiative d’excellence (qui s’appuie sur un partenariat renforcé entre l’ABES, le CNRS, Couperin et l’Université de Lorraine pour le compte de la Conférence des présidents d’université (CPU)) vise à créer un socle documentaire numérique pérenne, offrant des services à forte plus-value et des usages complémentaires et interopérables.

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Cependant, malgré la tentative agrégative de feu le portail Sudoc et de son module d’accès aux périodiques électroniques (APE) les solutions apportées par l’ABES pour signaler la documentation électronique, ne sont pas satisfaisantes. Dans un contexte institutionnel mouvant (lois sur l’autonomie des universités (LRU), configuration à multiples variables des PRES [13][13] Pôle de recherche et d’enseignement supérieur, fusion entre universités, rapprochement entre les différents acteurs de l’IST, etc.), les bibliothèques universitaires et de recherche tiennent à se positionner en tant que maillons forts des systèmes d’information de leurs établissements. Or, le cadre conceptuel de la description bibliographique, adapté à l’univers de documentation physique, ne correspond ni aux masses d’informations à gérer ni aux capacités actuelles des outils et des hommes. Les besoins émergents (par exemple en termes de curation de contenus ou de datamining, etc.) exigent une granularité plus fine, une meilleure fluidité des échanges entre sources de données hétéroclites. Un dispositif technique et bibliothéconomique radicalement différent est à inventer, sans pour autant « jeter le bébé (Sudoc) avec l’eau du bain ».

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Point focal du projet d’établissement 2012-2015 [14][14] http://www.abes.fr/Connaitre-l-ABES/Projet-d-etabl..., la mise en œuvre d’un système de « gestion des bibliothèque » (SGB) mutualisé, initié pour optimiser les tâches catalographiques traditionnelles, est une réponse de l’ABES à ce nouveau défi. De même, la conception programmée d’un hub de métadonnées ou la participation à un projet de recherche comme Qualinca [15][15] http://www.lirmm.fr/qualinca/?q=fr/fr/home, financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et mené en collaboration avec le Laboratoire d’Informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier (LIRMM), sont le reflet des importantes mutations à venir.

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Ces projets, ambitieux et aux technologies complexes, ont en commun des valeurs permanentes, gage de stabilité, notamment en vue de préserver le maillage humain et professionnel construit lors des deux dernières décennies dans une dynamique de mutualisation, de collaboration et de confiance mutuelle. Gageons que les changements à venir sauront prouver la capacité de l’ABES à accompagner chacun des membres des réseaux qu’elle a mis en place dans cette nécessaire transition.

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Christine Fleury

Focus. OCLC, l’histoire d’une coopération fructueuse

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Évolution. On peut relever avec ironie la formidable expansion d’OCLC, devenu un acteur incontournable avec la posture d’une multinationale. Cette organisation reste pourtant une communauté de développement au service des bibliothèques auxquelles elle offre une garantie d’interopérabilité et de visibilité des données bibliographiques sur le Web, comme en témoignent les nombreux projets innovants de ces trente dernières années.

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1967 L’Ohio College Library Center est fondé à Dublin par des directeurs de bibliothèques pour mutualiser leurs moyens et résoudre des problèmes communs : création partagée de notices, catalogue commun, catalogage dérivé.

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1971 Création du catalogue Oluc, renommé WorldCat en 1996. En 2003 Open WorldCat élargit son accès et, en 2006, s’ouvre à tous sur le Web.

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1974 OCLC améliore le catalogue Marc de la Bibliothèque du Congrès. Parallèlement, les universités de Yale, Columbia et Harvard créent, avec la New-York Public Library, le Research Library Group (RLG).

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1981 OCLC devient l’acronyme de Online Computer Library Center. Implantation d’OCLC Europe à Birmingham (Royaume-Uni).

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1982 WorldCat intègre automatiquement les données d’autorité de la Bibliothèque du Congrès.

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1987 Paris Dauphine entame une collaboration avec OCLC dans le cadre d’Auroc. Ce service de fourniture de notices pour le catalogage dérivé en France [16][16] Sources : Sunist et DBMIST, devenu association en 1990, regroupe, en 1996, 90 bibliothèques qui alimentent le Pancatalogue. L’échange se fait par livraison de cédéroms, puis par Z39.50 à partir de 1998.

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1988 OCLC reprend Forest Press, éditeur chargé du maintien et de l’évolution de la Classification décimale Dewey.

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1991 Lancement de la base de données de références FirstSearch.

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1995 OCLC et la NSCA [17][17] National Center for Supercomputing Applications se réunissent à Dublin (Ohio) pour produire un format « générique utilisable pour décrire un large éventail de ressources », le célèbre Dublin Core (DC), aujourd’hui incontournable pour l’échange de données bibliographiques par flux.

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1999 Lancement du Cooperative Online Resource Catalog (Corc) qui permet aux bibliothèques de cibler les meilleures ressources sur le Web, gère des données en DC et en Marc, composant une immense base de connaissance partagée.

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2001 Le groupe Project for Integrated Catalog Automation (Pica) soutient le projet Eucat. Les dernières parts de Pica seront rachetées par OCLC en 2007.

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2001 OCLC adopte le SGBDr Oracle pour ses outils et abandonne son système de gestion propriétaire. Ses produits se tournent définitivement vers le Web.

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2002 50 millions de notices dans WorldCat ! L’exploitation du produit QuestionPoint ouvre la voie du web social aux bibliothèques et facilite le dialogue avec les usagers.

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2003 «The world is my OAIster !» Fort de l’exploitation du format DC, OAIster marque un point dans la construction collective d’entrepôts OAI-PMH, qui évoluera avec la mise à disposition en 2010 d’une passerelle WorldCat pour collections numérisées.

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2005 OCLC intègre Virtual Document eXchange (VDX), conforme à ISO 10160 et 10161, qui gère la fourniture de documents sur support. Il s’inscrit dans la philosophie d’ILLiad, lancé en 2001 pour aider les établissements à gérer la fourniture de prêt entre bibliothèques.

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2005 ZPortal devient l’entière propriété d’OCLC suite au rachat de FDI [18][18] Fretwell-Downing Informatics Group, et soutient ainsi les projets de recherche fédérée.

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2006 RedLightGreen (RLG), catalogue FRBRisé au début des années 2000, disparaît au profit de WorldCat.

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2007 Le produit WorldCat Local propose à ses adhérents de gérer les données localement en interaction avec les données de WorldCat.

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2008 EZproxy, qui gère l’accès distant aux ressources, est intégralement maintenu par OCLC.

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2009 CAMIO [19][19] http://camio.oclc.org/ permet d’interroger les collections d’archives d’images muséales.

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2009 Contrat avec la BNF pour ajouter une partie de ses données bibliographiques dans WorldCat, puis avec l’ABES en 2010.

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2010 La fourniture d’APIs WorldCat facilite l’interrogation du catalogue dans l’environnement du Web.

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2011 Le service WorldShare offre des possibilités de développement inédites pour exploiter les données de WorldCat au niveau mondial.

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2012 WorldCat totalise 290 millions de notices bibliographiques de plus en plus visibles sur le Web.

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Philippe Bourdenet

RNBM, le lien du réseau avec sa communauté

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Concertation. Des mathématiciens proches de leur documentation de tout temps : le Réseau national des bibliothèques de mathématiques (RNBM), co-géré par un mathématicien et un professionnel de la documentation, est emblématique à cet égard. Si le RNBM joue un rôle central pour l’accès à une documentation mathématique de qualité et pour sa conservation, il est aussi appelé – et l’enjeu est de taille - à accompagner les évolutions qui s’annoncent.

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Les mathématiciens forment en France une communauté structurée qui a su se doter de sociétés savantes actives (la Société mathématique de France [20][20] http://smf.emath.fr, la Société de mathématiques appliquées et industrielles [21][21] http://smai.emath.fr, la Société française de statistiques [22][22] http://www.sfds.asso.fr). Leur activité de recherche est organisée en réseau avec notamment 35 structures fédératives pour un ensemble d’une soixantaine d’unités mixtes de recherche et quelques grands pôles en région parisienne et en province ainsi que des instituts de recherche comme Inria [23][23] http://www.inria.fr.

Une collaboration étroite

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La documentation occupe un rôle central dans cette activité de recherche. Elle n’est pas seulement le support privilégié de la transmission des résultats récents, elle constitue un véritable outil de travail contenant toutes les démonstrations et les développements de la recherche. La lecture et l’approfondissement d’un article constituent une part importante du travail de recherche d’un mathématicien et il n’est pas rare qu’il ait besoin de consulter des documents anciens. C’est la raison pour laquelle les bibliothèques de mathématiques sont très proches des chercheurs en étant situées à proximité, voire au sein même des laboratoires, au cœur de l’activité de recherche. Cette proximité géographique est accentuée par la forte implication des mathématiciens dans la gestion de leurs bibliothèques en tant que responsables scientifiques ou au sein de commissions de bibliothèque, et par un effort important des laboratoires de recherche pour participer au financement de leur plus précieux outil de travail.

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Bien qu’ayant des statuts variés, ces bibliothèques sont fréquemment associées aux Services communs de la documentation (SCD) par une convention et participent, pour beaucoup, au catalogue commun du SCD et du Sudoc [24][24] http://www.abes.fr/Sudoc/Sudoc-public s’intégrant ainsi dans le système documentaire universitaire local et national.

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Ces particularités expliquent pourquoi les mathématiciens ont tenu à collaborer avec les bibliothécaires pour créer et animer le Réseau National des Bibliothèques de Mathématiques [25][25] http://www.rnbm.org (RNBM).

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Créé à la fin des années 70 par un collectif de mathématiciens et de bibliothécaires pour trouver des solutions communes aux difficultés financières liées à l’augmentation des tarifs des revues scientifiques, le réseau a commencé à se structurer en 1996 en recevant une reconnaissance du ministère et du CNRS par le biais d’un soutien financier (plans quadriennaux). Dès sa création, ce réseau a été co-animé par une bibliothécaire et un mathématicien. Cette dualité, qui se retrouve dans la gestion des bibliothèques de la discipline, fait la spécificité et la force du réseau.

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Le RNBM a continué à avoir une forte activité et a obtenu en 2004 un statut de groupement de service (GDS) du CNRS, affilié à l’Institut national des mathématiques et de leurs interactions [26][26] http://www.cnrs.fr/insmi (INSMI) depuis 2009. Il a un rôle de soutien à la recherche en coordonnant la politique documentaire en mathématiques dans le cadre des missions nationales de l’INSMI. Il assure la double mission de garantir l’accès, la qualité, la pérennité et la spécificité de la documentation mathématique et de renforcer les relations entre les bibliothèques du réseau et entre les bibliothécaires et les mathématiciens.

Un réseau : pour quelles missions ?

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Le RNBM est partie prenante d’un dispositif mis en place par le CNRS pour mener à bien une politique nationale documentaire en mathématiques. Cette politique, élaborée en relation étroite avec la direction de l’INSMI, a été rendue possible par une collaboration entre le RNBM, la cellule Mathdoc [27][27] http://www.mathdoc.fr et le réseau des informaticiens des laboratoires de mathématiques Mathrice [28][28] http://www.mathrice.org. Cette coopération, effective depuis de nombreuses années, a notamment permis la mise en place d’outils et de services destinés aux mathématiciens et bibliothécaires de la discipline.

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Le RNBM joue aussi un rôle de relais et de promotion des actions des instances nationales auprès des chercheurs permettant une prise en compte des besoins des mathématiciens dans les enquêtes menées (l’enquête Istex, par exemple). La participation du RNBM à différents groupes de la BSN [29][29] Bibliothèque scientifique numérique va dans ce sens et est importante pour la visibilité de la documentation mathématique.

Une mutualisation de la documentation

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L’offre documentaire et ses accès restent encore aujourd’hui une préoccupation centrale dans la politique documentaire nationale en mathématiques.

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Dès la fin des années 90, le RNBM a mis en place les premiers accords consortiaux à la documentation mathématique électronique pour des accès aux bases de données MathSciNet (American Mathematical Society) et Zentralblatt Math (Springer), aux revues mathématiques sur la plateforme Springerlink.

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Ces accords ont été renouvelés, prenant en compte les évolutions du paysage de l’IST en France et notamment la mise en place de Couperin [30][30] Réseau de négociation et d’expertise des ressources.... Le RNBM est partenaire des négociations aux côtés du CNRS et des autres établissements à caractère scientifique et technologique (EPST). L’objectif visé par le RNBM est d’offrir un accès mutualisé aux ressources électroniques de la discipline à l’ensemble de la communauté mathématique et, lorsque l’éditeur l’accepte, d’étendre ces accès à toute la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche en France comme cela a été le cas pour l’accord signé avec l’European Mathematical Society en 2012 [31][31] Le RNBM a pris en charge l’abonnement à 15 revues de....

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Ces accords visent à maintenir une offre documentaire adaptée aux besoins des mathématiciens. La collaboration entre bibliothécaires et mathématiciens est ici essentielle car elle permet un regard critique, au sens constructif du terme, des chercheurs : regard bénéfique à la politique documentaire du point de vue économique mais aussi qualitatif. La présence d’un scientifique dans les discussions avec les éditeurs lors de la préparation des accords apparaît donc comme un atout.

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Pour permettre l’accès à ces ressources documentaires, le RNBM collabore étroitement avec la cellule Mathdoc et le réseau Mathrice. La plateforme en ligne de Mathrice [32][32] http://www.mathrice.fr/spip.php?rubrique20 répond au besoin d’un accès nomade aux ressources ayant fait l’objet d’un accord pour les laboratoires adhérents du réseau. Le RNBM assure la gestion des droits des unités en fonction des accords signés et Mathrice gère les aspects d’authentification en s’appuyant sur un annuaire des mathématiciens français.

Un portail

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Ces services évoluent aujourd’hui avec un projet national de portail centralisé, guichet unique pour les ressources documentaires utiles à la communauté. Le RNBM, Mathrice et Mathdoc collaborent à ce projet porté par la cellule Mathdoc, sous l’égide de l’INSMI. Ce portail, qui sera connecté aux projets nationaux, intégrera notamment l’accès aux ressources acquises nationalement dans le cadre d’Istex en étant en phase avec les portails proposés par l’Inist-CNRS.

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Dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint, la préservation du patrimoine scientifique détenu par les bibliothèques de mathématiques est un enjeu essentiel, d’autant que la conservation électronique n’offre pas encore de solution sûre et économique à long terme. Le RNBM a lancé la mise en place d’un plan national de conservation partagée des revues de la discipline sous la responsabilité de l’INSMI. Ce plan s’appuie sur l’organisation en réseau des bibliothèques pour conserver de façon répartie les revues sous forme papier et garantir un accès à l’ensemble de la communauté mathématique. Outre les mathématiciens et bibliothécaires du réseau, le plan impliquera le Cadist de mathématiques [33][33] http://www.u-psud.fr/fr/biblio/cadist_de_mathemati..., le Centre technique du livre de l’enseignement supérieur (CTLES) et l’ABES.

Un lieu d’échange

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Au-delà de ces actions liées aux ressources documentaires, le RNBM est un lieu d’échange et d’entraide, un espace de réflexion sur le devenir de la documentation mathématique. Il joue un rôle important dans les relations entre les bibliothécaires du réseau mais aussi entre les bibliothécaires et les mathématiciens par des listes de discussions et des rencontres organisées au sein du réseau. Les prochaines journées bisannuelles qui se tiendront en 2013 au Cirm [34][34] http://www.cirm.univ-mrs.fr/index.html porteront sur les portails d’accès, la publication scientifique mathématique et le Web de données. Ces rencontres sont l’occasion de faire le point sur les projets du réseau mais aussi sur les évolutions des pratiques professionnelles et de la politique documentaire dans le contexte national et international.

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Mais les enjeux les plus importants sont à venir. Avec l’accélération des bouleversements profonds qui touchent le monde de la documentation et de la publication, il s’agira d’accompagner la mutation du rôle des bibliothèques au service de la diffusion numérique tout en conservant et faisant vivre le patrimoine existant et, surtout, de faire les bons choix économiques et scientifiques en matière de publication (notamment le passage à l’accès libre). Face à tous ces défis, la collaboration entre chercheurs et bibliothécaires est la meilleure approche et l’expérience du RNBM dans ce domaine est édifiante.

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Frédéric Hélein

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Francesca Leinardi

Focus. Un réseau pour des ressources électroniques en lecture publique

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Association. Se regrouper pour négocier l’acquisition de ressources auprès des éditeurs avec de meilleurs atouts, après les bibliothèques universitaires, les collectivités locales ont emboîté le pas. Devenue aujourd’hui association, Carel a pris un tour nouveau qui devrait offrir des perspectives à la lecture publique.

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Le programme Carel, créé en 2005 par la BPI, a connu une transformation décisive avec la constitution, le 20 mars 2012, de l’association Réseau Carel. Ses 23 membres fondateurs affichaient ainsi leur volonté de structurer un réseau de collectivités territoriales engagées dans la promotion des ressources électroniques en bibliothèque publique et de favoriser la collégialité des orientations et des prises de décision.

Fonctionnement

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Auparavant, la BPI négociait unilatéralement des ressources numériques pour l’ensemble des bibliothèques territoriales et présentait sur son site une liste d’éditeurs et de produits estampillés Carel. Aujourd’hui, le négociateur Carel peut alléguer un nombre important d’adhérents, donc de bibliothèques clientes potentielles, pour négocier auprès des éditeurs des modèles économiques plus favorables à la lecture publique. Fort de son réseau, il s’appuie également sur une enquête annuelle sur les abonnements électroniques des bibliothèques dont les réponses et les remarques sont autant d’arguments tangibles à défendre lors des négociations ou renégociations.

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Les échanges entre le négociateur Carel et l’éditeur terminés, l’offre négociée est portée à la connaissance du bureau de l’association. Après des discussions plus ou moins intenses et d’éventuels allers-retours, le bureau valide ou rejette l’offre.

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Le site du Réseau Carel [35][35] www.reseaucarel.org, qui héberge le catalogue national visible par tous, présente brièvement toutes les ressources électroniques qu’il a validées. La partie réservée aux adhérents offre des informations qualitatives où à chaque ressource sont associées une fiche tarifaire avec le modèle économique négocié et une fiche d’évaluation donnant les caractéristiques techniques, les points forts et les points faibles, et les contacts commerciaux. Ces fiches sont alimentées et commentées par les adhérents eux-mêmes.

Difficultés et évolutions

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Hélas ! Le bibliothécaire n’est pas un interlocuteur naturel pour certains éditeurs qui méconnaissent cet environnement et peinent à proposer des offres adaptées aux bibliothèques publiques. Pour le négociateur Carel, la difficulté majeure réside aussi dans l’extrême hétérogénéité des bibliothèques territoriales françaises : trouver une offre (tarifs et services) qui convienne à la fois à une petite bibliothèque municipale en milieu rural, à une bibliothèque départementale de prêt desservant des dizaines d’établissements et à une bibliothèque municipale à vocation régionale n’est pas chose aisée ! Il appartient au négociateur de tendre vers un équilibre satisfaisant pour tous les adhérents.

Les points forts du réseau :
  • Périmètre défini (plus de 150 adhérents en mars 2013)

  • Mutualisation des retours d’expérience

  • Force de proposition et d’orientation stratégique

  • Interlocuteur privilégié pour les ressources numériques en lecture publique

  • Problématiques communes et veille collective

  • Mutualisation des charges de travail

  • Site en partie collaboratif.

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Le bureau Carel élabore en ce moment une charte des grands principes d’accès aux ressources électroniques pour faciliter les négociations et réduire les allers-retours entre éditeurs et négociateurs. À l’image du groupe de travail Ebooks, créé en octobre 2012, qui a déjà publié ses recommandations sur le livre numérique en bibliothèque publique [36][36] http://www.reseaucarel.org/page/recommandations-po..., d’autres groupes seront créés pour réfléchir aux problématiques propres à chaque catégorie de ressources (jeu vidéo, jeunesse, autoformation, image et son, presse, etc.). Ainsi, de nouveaux négociateurs thématiques émergeront de ces groupes pour épauler le seul négociateur national aujourd’hui à l’œuvre pour tout le réseau Carel.

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Stéphane Tonon

Focus. Un réseau documentaire d’entreprise dynamique

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Entreprise. Une organisation sans faille, une mobilisation permanente permettant de répondre à des questions complexes posées au niveau international et, sans surprise, une reconnaissance au sein de l’organisation, à découvrir dans cet article.

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Le réseau documentaire du groupe Total regroupe plus d’une centaine de membres. Documentalistes, chargés de veille, bibliothécaires, archivistes, tous les métiers de l’information- documentation y sont représentés. Ils interviennent dans toutes les branches du groupe : l’exploration-production, le raffinage, la chimie, les énergies nouvelles.

Documentation décentralisée

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Les salariés du groupe ont à leur disposition des documentalistes de proximité ou des services plus centralisés et plus importants. Ces documentalistes sont généralistes ou plus spécialisés. Ils sont répartis dans différents lieux de production et de recherche du groupe. Ils sont également présents dans plusieurs pays (France, Belgique, Norvège, Angola, Russie) ainsi que dans des entreprises filiales, comme Bostik ou Hutchinson par exemple. Tous ces professionnels se connaissent et peuvent se mobiliser pour compléter des recherches ou des veilles. Ce réseau est transparent pour l’utilisateur qui va émettre une demande et est assuré d’avoir une réponse de la personne ou du service compétent.

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Cette connaissance des membres du réseau permet une excellente coordination. Ainsi, par exemple, lors de la fuite de gaz que Total a connue en mer du Nord sur la plateforme Elgin, la coordination des actions des documentalistes a permis de fournir de façon efficace les informations dont avait besoin la cellule de crise et un outil a été choisi pour diffuser l’information (la plateforme de veille existante dans une des entités documentaires).

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Il existe un chef métier dont le rôle est de faciliter les relations entre tous les membres du réseau, de favoriser la mobilité et les relations avec les responsables en ressources humaines (RH), et notamment de faire connaître en interne les métiers de l’information- documentation. Ceux-si sont aujourd’hui pleinement reconnus par les ressources humaines. Des réunions sont organisées régulièrement entre les gestionnaires de carrière, les responsables de services de documentation et le chef métier afin de favoriser la mobilité éventuelle, les recrutements.

Des lieux pour échanger

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Une convention des métiers de l’information a lieu tous les deux ans. Réunissant tous les membres, elle aborde les projets réalisés en interne et les sujets stratégiques pour l’évolution de ces métiers. Pendant deux jours, les documentalistes, archivistes, veilleurs, document controllers, bibliothécaires venant du monde entier s’y rencontrent.

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Des groupes de travail existent sur des sujets comme les sources d’information ou la veille. Ils permettent de partager les connaissances, d’avancer de façon coordonnée sur des thématiques communes.

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Une réflexion se poursuit autour des outils utilisés par chacun. Même si des outils différents sont retenus en fonction des besoins, un partage de connaissance est toujours assuré. Les six bibliothèques ont ainsi réuni leurs fonds dans un même catalogue géré par le même outil. Des services sur mesure (alertes, DSI, fils RSS, etc.) sont servis aux lecteurs de chaque bibliothèque.

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Un réseau social, lancé en août 2012, fonctionne parfaitement. Non seulement 3 à 4 articles y sont publiés quotidiennement mais, sur certains projets ou thématiques, ce réseau a totalement remplacé les mails. Cet outil, utilisé au sein du réseau documentaire, est aujourd’hui proposé aux utilisateurs comme outil de diffusion des veilles.

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Les outils ne font que servir un dispositif déjà présent et reconnu au sein du groupe Total.

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Christine Berdon-Mouhoud

Focus. La politique de coopération de la BNF : permanence et évolution

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Politique. Travailler en réseau, une mission que la BNF décline de longue date en de multiples programmes et qu’elle a su adapter au numérique, en adoptant d’autres logiques de travail, se saisissant ainsi de toutes les opportunités offertes en termes de diversité, d’ouverture et de valeur. La coopération, une synergie vertueuse pour le plus grand bénéfice du public.

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Selon la mission de coopération qui lui a été attribuée [37][37] Décret 94-3 du 3 janvier 1994 portant création de la..., la Bibliothèque nationale de France (BNF) « participe à l’activité scientifique nationale et internationale, coopère avec d’autres bibliothèques et centres de recherche et de documentation français ou étrangers, notamment dans le cadre des réseaux documentaires et participe, dans le cadre de la politique définie par l’Etat, à la mise en commun des ressources documentaires des bibliothèques françaises ».

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Les objectifs initiaux, mis en œuvre depuis 1994 avec les pôles associés - visant à coordonner le signalement du patrimoine des bibliothèques, à créer le Catalogue collectif de France et à structurer « un réseau documentaire national cohérent […] par un partage et une rationalisation des ressources » -, adaptés à l’évolution du contexte documentaire, ont été réorientés vers le numérique.

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Deux actions prioritaires depuis 2009 :

  • soutenir la mise en valeur du patrimoine écrit et accompagner l’action du ministère de la Culture et de la Communication en faveur du signalement, dans le cadre du Plan d’action pour le patrimoine écrit et par des actions concertées régionales et thématiques, pour enrichir le Catalogue collectif de France et les catalogues locaux et régionaux ;

  • stimuler et coordonner l’effort national en faveur de la numérisation, et développer Gallica en tant que bibliothèque numérique collective assortie de services personnalisés et de prestations de fourniture de contenus patrimoniaux numériques.

Les objectifs de coopération, formalisés dans le Contrat de performance de la BnF, soulignent son rôle d’opérateur national pour la valorisation du patrimoine écrit. Dans le domaine du numérique, la coopération prend aussi appui sur le Schéma numérique de la BnF (2008) et le Schéma numérique des bibliothèques (2010) [38][38] http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP....

Le réseau des partenaires

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Avec le numérique, le réseau de coopération s’est largement ouvert au-delà des pôles associés. Il compte aujourd’hui 198 partenaires répartis sur tout le territoire et divisés en deux catégories [39][39] Hors pôles associés de dépôt légal imprimeur. : les pôles associés documentaires (100 partenaires thématiques et régionaux, 61 pôles) et 72 autres partenaires, essentiellement pour des projets numériques.

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Plus nombreux, les partenaires sont aussi plus variés : bibliothèques des collectivités territoriales, universitaires et spécialisées, des ministères et des corps constitués, associatives ou de fondations. Ce sont soit des partenaires individuels, soit des partenaires regroupés en réseaux d’intérêts et d’actions. Les modalités de coopération se sont donc diversifiées et la logique de projet prédomine aujourd’hui [40][40] La BNF signe des conventions de coopération avec ses....

La coopération numérique et gallica

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La démarche de coopération numérique avec les bibliothèques françaises, au cœur de laquelle se trouve Gallica, couvre toute la chaîne du numérique : numérisation, diffusion, valorisation, conservation. Complémentaire de la numérisation de masse engagée depuis 2007 et de la diffusion des collections de la BNF, cette démarche collective vise à :

  • créer de manière collaborative des ressources patrimoniales numérisées riches et pertinentes, au meilleur coût, quels que soient la localisation des collections et le statut des contributeurs ;

  • diffuser ces ressources le plus largement possible en fédérant, mais aussi en démultipliant les accès et les niveaux, et en favorisant l’enrichissement mutuel des bibliothèques numériques ;

  • conserver les ressources numériques produites collectivement de manière pérenne, en mutualisant l’archivage.

En arrière-plan un enjeu culturel : offrir au citoyen un accès aisé au patrimoine national, régional, local ; rendre plus visibles sur Internet la culture et la langue françaises ; mettre de nouveaux matériaux à la disposition de la recherche [41][41] « La numérisation des corpus de textes anciens est....

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La numérisation concertée. Elle s’organise autour de programmes respectant la complémentarité des sélections, visant l’exhaustivité et ouverts à toute institution documentaire disposant de collections pertinentes :

  • des programmes nationaux structurants, thématiques et d’intérêt régional : Sciences juridiques, Histoire de l’art, Publications des sociétés savantes, Guerre de 1914-1918, Littérature pour la jeunesse, etc. ;

  • des programmes de complétude de corpus : Publications des académies et sociétés nationales, Presse spécialisée (journaux de tranchées, presse clandestine de la Résistance, presse de l’immigration), Portulans, Grands manuscrits littéraires français, etc. ;

  • des programmes européens et internationaux à extension nationale : Roman de la rose, Europeana Regia, France-Brésil, Europeana Collections 1914-1918, Biodiversity Heritage Library Europe.

Les ensembles numériques tirent leur valeur du regroupement virtuel, autour d’une thématique ou d’un territoire, de collections physiquement éclatées dont le rapprochement est inédit. La progression en rhizome [42][42] DELEUZE et GUATTARI développent une théorie du rhizome... de la numérisation patrimoniale collaborative se caractérise par l’absence de lien de subordination hiérarchique entre les acteurs et l’évolution des connexions se dessine au fil des opportunités, des techniques et des gisements découverts. En outre, les initiatives d’un élément peuvent influencer de manière déterminante la conception du travail des autres éléments de la structure.

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La BNF soutient l’implication de bibliothèques par des subventions et l’ouverture de ses marchés de numérisation (1/3 du marché 2011-2014 de numérisation des imprimés, financé par le Centre national du livre, est réservé aux bibliothèques françaises [43][43] Plus de 80 bibliothèques, 7,8 m. de pages.). La concentration des efforts et des moyens assure la progression rapide des programmes et la numérisation partenariale traduit la recherche collective d’une rentabilité documentaire et budgétaire.

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L’enrichissement mutuel des bibliothèques numériques. Engendrant pour la BNF et ses partenaires un bénéfice partagé tant en termes de visibilité documentaire et institutionnelle que de trafic [44][44] En janvier 2013, 24 770 visiteurs ont été dénombrés..., la démarche repose sur deux actions en miroir :

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? Fédérer les ressources numériques dans Gallica, point nodal de l’offre patrimoniale numérique française, quantitativement et qualitativement attractive, pour donner une meilleure visibilité aux collections numériques des bibliothèques françaises. La BNF propose des modalités diversifiées d’accès à Gallica - référencement par interopérabilité OAI-PMH [45][45] En avril 2013, 48 bibliothèques sont moissonnées par..., intégration par numérisation des documents physiques dans les marchés de la BNF ou dépôt de fichiers numériques - avec pour les partenaires des mentions des sources individualisées et des environnements numériques personnalisés. Ils bénéficient aussi de l’ensemble des fonctionnalités de Gallica, dont les services en mobilité lancés en 2012, et leurs collections sont référencées dans Europeana.

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? Démultiplier l’accès aux contenus numériques de la BNF afin de les valoriser sur des sites externes, d’assurer leur visibilité et d’enrichir gracieusement les portails régionaux et les sites des bibliothèques publiques, universitaires, spécialisées par des ressources numériques variées [46][46] La BnF met à disposition, sous forme de sets OAI, des....

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En 2012, la BNF expérimentait un nouveau mode de coopération numérique, en développant un « Gallica marque blanche ». Une convention de partenariat a été signée avec la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg pour le développement de Numistral, bibliothèque numérique dont l’ouverture est prévue le 15 septembre 2013.

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La conservation pérenne des collections numériques. Pour conserver de manière pérenne ses collections numériques, la BNF a développé un entrepôt numérique (SPAR), au sein duquel une filière de tiers-archivage a été conçue. Elle propose aux bibliothèques françaises, avec une offre préférentielle pour celles qui choisissent d’intégrer Gallica, une solution pour la conservation à long terme de leurs collections numériques, mutualisant ainsi les coûts de développement et de maintenance.

Le partage, une nécessité [47][47] Citations extraites du Projet de l’Etablissement public...

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Dès l’origine, la politique de coopération de la BNF a été pensée « comme une vaste entreprise de décentralisation culturelle », intégrée au cœur d’une politique nationale ambitieuse et organisée autour d’objectifs qui déclinaient une articulation « national / local » avec un réseau de partenaires. Elle inaugurait pour la BnF « une ère nouvelle, celle de l’échange et du partage ». Le numérique, qui a redynamisé la coopération, donne tout leur sens à ces propos visionnaires. Par les vertus de l’intelligence collective et de partenariats éclairés, demain sera encore plus innovant qu’aujourd’hui, avec la découverte de nouveaux territoires pour la coopération.

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Aline Girard

Focus. BSF, réseau pour l’accès à l’information et à la culture dans des pays en développement

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Humanitaire. L’urgence et la détresse ont également une dimension culturelle. Un réseau de bibliothèques répond à ce besoin et à cette attente trop souvent oubliés en multipliant des initiatives qui ont (faut-il le souligner ?) un impact économique indéniable.

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Une vingtaine d’enfants, assis en cercle, écoutent attentivement la conteuse qui prend sa voix la plus grave pour chanter et raconter le goudougoudou, le tremblement de terre qui a frappé Haïti il y a trois ans. Non loin de là, des étudiants en médecine se sont regroupés autour d’une table pour réviser leurs planches d’anatomie. Plus tard, l’ambiance sera plus ludique autour d’une pièce de théâtre sensibilisant les mamans à la prévention du choléra. C’est ce tableau que l’on verra si l’on croise la route d’un des Bibliotaptaps, bibliothèques mobiles conçues sur le modèle des Tapstaps (taxis collectifs locaux hauts en couleurs), qui sillonnent Haïti depuis un an.

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Dispositif d’accès aux livres, à la culture et à l’information, le Bibliotaptap a un impact très fort parce qu’il vient au contact des populations dans les zones les plus reculées, là où souvent il n’y avait pas de bibliothèques. Tel est l’un des nombreux projets lancés par Bibliothèques Sans Frontières en Haïti où l’association est présente depuis 2009.

Le partenariat local au cœur de l’action

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Créée en 2007, Bibliothèques Sans Frontières (BSF) [48][48] www.bibliosansfrontieres.org travaille dans 20 pays, principalement en Afrique et en Haïti mais aussi en France. L’ONG vient en appui à des porteurs de projets locaux, qu’ils soient associations, universités, collectivités locales, ministères, pour les accompagner dans leurs projets de bibliothèques et d’ingénierie pédagogique et culturelle. C’est dans cet esprit de renforcement des capacités locales que BSF travaille et met le partenariat avec les acteurs de terrain au cœur de son action.

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Que ce soit dans ces situations d’urgence comme en Haïti, de transition démocratique comme en Tunisie ou d’extrême pauvreté comme au Niger, BSF est convaincu que les bibliothèques jouent un rôle décisif pour la construction du vivre ensemble et le développement économique et humain. C’est dans ce cadre que BSF monte des projets éducatifs, comme la Réserve universitaire centrale haïtienne, première bibliothèque interuniversitaire hors site de Port-au-Prince, ou la version française de la très innovante Khan Academy [49][49] www.khanacademy.org et son expérimentation dans des bibliothèques en Afrique. L’ONG œuvre également pour l’accès à l’information et à la culture pour tous, que ce soit par la création de bibliothèque dans les prisons de Kinshasa ou d’Haïti ou le développement d’une bibliothèque juridique virtuelle qui permettra au professionnels de la justice de la zone francophone d’accéder à un ensemble de ressources juridiques d’excellente qualité sans avoir besoin d’un accès à Internet. Enfin, BSF développe de nombreuses actions autour de l’entreprenariat culturel et, avec les bibliothèques de son réseau, cherche à faire émerger des modèles d’économie de la culture pérenne dans le monde en développement.

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En novembre 2012, BSF lançait l’appel international L’Urgence de Lire[50][50] www.urgencedelire.fr pour promouvoir l’accès aux livres, à la culture et à l’information dans les situations d’urgence humanitaire. Ce combat, qui a été rejoint par de nombreux intellectuels à travers le monde dont 9 prix Nobel (Doris Lessing, Toni Morrison, etc.) et des personnalités comme John Irving, Salman Rushdie ou le récent prix Goncourt Jérôme Ferrari, est aujourd’hui un axe fort d’orientation des programmes de l’association qui intervient dans les contextes de post- urgence et milite pour une meilleure prise en compte de la dimension intellectuelle de l’être humain en danger.

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Jérémy Lachal

Notes

[1]

Dominique LAHARY, « Les réseaux du Val d’Ose & autres considérations oiseuses ». Communication : Journée des pôles associés « les réseaux changent-ils de siècle ? », BNF, 4 juillet 2000.

[3]

O. ROUMIEUX, L’impact de l’internet sur la profession de bibliothécaire, Mémoire d’étude ESB, 1996 http://roumieux.chez.com/documents/docI4.htm#t4

[5]

Catalogue collectif national des publications en série CCN-PS.

[6]

Calames, outil de catalogage et de consultation des archives et des manuscrits, est devenu outil de signalement des fonds anciens et des archives, commun à toutes les bibliothèques de l’enseignement supérieur et de la recherche.

[7]

Depuis l’arrêté du 7 août 2006, chaque établissement habilité à délivrer des diplômes de doctorat peut déposer les thèses de ses doctorants sous forme électronique.

[8]

L’application Star (Signalement des thèses, archivage et recherche) signale et archive les thèses de manière pérenne. Le réseau Star compte aujourd’hui 105 établissements, soit 81% d’établissements habilités à délivrer le doctorat.

[9]

L’ABES a récupéré la gestion du Fichier central des thèses (FCT), application signalant les sujets de thèses en SHS dont les données ont été versées dans Step, application de l’ABES dédiée aux sujets de thèses, toutes disciplines confondues.

[10]

Les données des thèses du Sudoc, de Star et de STEP sont accessibles via theses.fr

[11]

FRBR : Functional requirements for bibliographic records (fonctionnalités requises des notices bibliographiques).

[13]

Pôle de recherche et d’enseignement supérieur

[16]

Sources : Sunist et DBMIST

[17]

National Center for Supercomputing Applications

[18]

Fretwell-Downing Informatics Group

[29]

Bibliothèque scientifique numérique

[30]

Réseau de négociation et d’expertise des ressources documentaires électroniques http://www.couperin.org

[31]

Le RNBM a pris en charge l’abonnement à 15 revues de l’éditeur, ouvert à tous les établissements.

[37]

Décret 94-3 du 3 janvier 1994 portant création de la BNF.

[39]

Hors pôles associés de dépôt légal imprimeur.

[40]

La BNF signe des conventions de coopération avec ses partenaires et s’appuie sur un budget de 2,5 M€ en 2013.

[41]

« La numérisation des corpus de textes anciens est une des clés du renouveau de la recherche, en particulier en sciences humaines ». Dépêche du GFII du 17/08/2008.

[42]

DELEUZE et GUATTARI développent une théorie du rhizome dans Mille plateaux. Paris, Minuit, 1989.

[43]

Plus de 80 bibliothèques, 7,8 m. de pages.

[44]

En janvier 2013, 24 770 visiteurs ont été dénombrés de Gallica vers les bibliothèques numériques moissonnées. Voir aussi le mémoire de M.-L. CADIS, DCB 19 Enssib : Améliorer la visibilité des bibliothèques numériques sur Internet : état des lieux et perspectives de la coopération numérique en France, 2011.

[45]

En avril 2013, 48 bibliothèques sont moissonnées par Gallica pour un total de 147 000 documents.

[46]

La BnF met à disposition, sous forme de sets OAI, des ensembles correspondant aux objectifs documentaires des partenaires. La réappropriation de contenus se fait aussi grâce à des outils de partage et de dissémination qui permettent la réutilisation de documents à l’unité (permalien sur un document ou sur une page, vignette et lecteurs exportables) et sont utilisables sur tous sites, portails et pages Facebook institutionnels ou privés, ainsi que dans les catalogues des bibliothèques et bases bibliographiques.

[47]

Citations extraites du Projet de l’Etablissement public de la Bibliothèque de France. Juin 1990.

Résumé

English

Stakes and value of networksWhat exactly are these documentary networks so often mentioned? Are they still of any use today? How are they managed? A concept to (re)discover, presented according to function, organizations that use them and type of architecture.

Español

Desafío y valor de las redes¿Qué son estas redes documentales tantas veces mencionadas? ¿Siguen sirviendo para algo hoy? ¿Cómo se manejan? ¿Garantiza Ud. al hablar, sin olvidar, una de sus numerosas facetas? Un concepto a (re)descubrir, disminuído según las funciones que desempeñan, las organizaciones adoptadas y los tipos de arquitecturas consideradas.

Deutsch

Herausforderungen und wert der netzeWelche Dokumentationsnetze sind am meisten genannt? Sind sie heute noch zweckdienlich? Wie sind sie gemanagt? Ein Konzept zum (Wieder-)entdecken, angepasst nach den Funktionen, den einsetzenden Organisationen und den vorgesehen Architektur-Typen.

Plan de l'article

  1. Typologie et architecture des réseaux documentaires
    1. Les fonctions des réseaux
    2. Les organisations en réseaux
    3. L’architecture ?
    4. À retenir
  2. Mutualiser les services bibliothéconomiques
    1. Le réseau Sudoc, vaisseau amiral du signalement bibliographique
    2. Navigation dans une mer agitée
  3. Focus. OCLC, l’histoire d’une coopération fructueuse
  4. RNBM, le lien du réseau avec sa communauté
    1. Une collaboration étroite
    2. Un réseau : pour quelles missions ?
      1. Une mutualisation de la documentation
      2. Un portail
      3. Un lieu d’échange
  5. Focus. Un réseau pour des ressources électroniques en lecture publique
    1. Fonctionnement
    2. Difficultés et évolutions
  6. Focus. Un réseau documentaire d’entreprise dynamique
    1. Documentation décentralisée
    2. Des lieux pour échanger
  7. Focus. La politique de coopération de la BNF : permanence et évolution
    1. Le réseau des partenaires
    2. La coopération numérique et gallica
    3. Le partage, une nécessité
  8. Focus. BSF, réseau pour l’accès à l’information et à la culture dans des pays en développement
    1. Le partenariat local au cœur de l’action

Pour citer cet article

Lahary Dominique, Fleury Christine, Bourdenet Philippe, Leinardi Francesca, Hélein Frédéric, Tonon Stéphane, Berdon-Mouhoud Christine, Girard Aline, Lachal Jérémy, « Enjeux et valeur des réseaux », Documentaliste-Sciences de l'Information 2/2013 (Vol. 50) , p. 26-37
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2013-2-page-26.htm.
DOI : 10.3917/docsi.502.0026.


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