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Documentaliste-Sciences de l'Information

2013/3 (Vol. 50)

  • Pages : 78
  • DOI : 10.3917/docsi.503.0070
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Un outil pour les professionnels de l’indexation

Choix de vedettes matières et mots-clés à l’intention des bibliothèques / Martine Blanc-Montmayeur, Françoise Danset. Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2012. – XXIV-229 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). – ISBN 978-2-7654-1356-1 : 38 €

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Dans la préface, les auteurs exposent les raisons d’une réédition, plus de 30 ans après la 1re, largement connue et reconnue par les professionnels de l’information : fournir aux bibliothécaires et à tous ceux qui pratiquent l’indexation des outils le plus proche possible du langage parlé. « Sur Internet, déclarent les auteures, le besoin de mots-clés adéquats dépasse aujourd’hui considérablement le cercle étroit des professionnels pour être celui de tous les internautes ».

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Pour cela, avant de donner la liste des vedettes matières et des mots-clés retenus, les auteurs explicitent, en 4 temps principaux, ce qu’est l’indexation matière et le mode d’emploi de leur outil.

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Dans la 1re partie sont rappelées les données de base de ce type d’indexation (définitions, étapes de l’indexation matière, etc.). Les explications concernant le choix des mots, accompagnées de nombreux exemples, sont ensuite apportées au lecteur. Elles portent sur les règles de sens mais concernent également les règles de forme. Le 3e point informe sur la structure de la vedette matière et son développement autour des subdivisions communes généralement retenues : le point de vue, la localisation géographique, chronologique et la forme du document. Les renvois font l’objet de la dernière partie de ce mode d’emploi, explicités de façon sobre mais claire.

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Les professionnels de l’information familiers des problématiques liées aux classifications, thésaurus ou répertoires de vedettes matières ne seront pas dépaysés par la liste alphabétique des mots clés proposés pour l’indexation des documents. Cependant, on peut douter de leur compréhension et de leur utilisation par les non professionnels de l’information pourtant explicitement visé par les auteurs. Il serait étonnant qu’ils sachent utiliser, sans un minimum de formation, l’outil proposé. Celui-ci intéresse d’abord et avant tout le bibliothécaire capable de comprendre, dans une perspective générale, la nécessité de normaliser l’indexation et, de façon spécifique, la façon de le faire.

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Par contre, ce document représente une excellente base de formation pour des étudiants en sciences de l’information, destinés demain à pratiquer l’indexation de documents.

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Par ailleurs, on peut se demander jusqu’à quel point, et malgré les justifications apportées par les auteurs, ce document ne fait pas doublon avec Rameau. Certes, ce répertoire alphabétique reste beaucoup plus complexe et contraignant que celui que propose cette nouvelle édition. Mais il est un répertoire de référence, utilisé dans de nombreuses bibliothèques. Et à ce titre, il reste incontournable.

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Marie-France Blanquet

Faire sortir les débats de la sphère des juristes

Propriété intellectuelle : géopolitique et mondialisation / Mélanie Dulong de Rosnay, Hervé Le Crosnier. Paris : CNRS Éditions, 2013 - 225 p – (Les Essentiels d’Hermès). - ISBN : 978-2-271-07622-9 : 7,60 €

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La propriété intellectuelle n’est-elle que le domaine des juristes alors qu’elle détermine l’accès à la connaissance, aux médicaments, aux semences et à bien d’autres éléments fondamentaux ? Si le capital immatériel est un enjeu essentiel, le droit de la propriété intellectuelle est un instrument politique qui concerne tous les secteurs d’activité et qui a des incidences sur l’équilibre du monde. Cet ouvrage attire l’attention sur plusieurs facettes de la question.

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Histoire. Un retour sur le passé puisque le droit d’auteur et les brevets ont de tout temps fait l’objet de débats et qu’une innovation technique qui perturbe les modèles économiques en place est un phénomène récurrent, souvent évoqué.

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Dérives. Lorsqu’un droit d’indexation est exigé par la presse ou lorsque la durée des droits s’étend et que l’effet de rente prend le pas sur l’incitation à la création. Lorsque le domaine public est « grignoté » par l’extension de la durée et de l’éventail des droits, le contournement des exceptions au droit d’auteur, le droit des bases de données ou encore le « copyfraud ». Les exemples sont légion…

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Négociations. Elles mettent en relief la domination de certains pays (les États-Unis notamment), surtout lorsqu’elles sont bilatérales. Comment résister lorsque la propriété intellectuelle sert de monnaie d’échanges dans des batailles commerciales ?

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Équilibre. Quel est le compromis adopté entre intérêt public et intérêt privé, soit entre créateurs, investisseurs et société, les trois pôles à satisfaire quels que soient l’époque ou le pays ? Un pan de la création et de l’innovation doit rester ouvert pour éviter que l’accès aux connaissances se fasse uniquement par des voies commerciales.

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Pour reprendre le sujet central qu’est la « géopolitique et la mondialisation », pourquoi ne pas conclure en évoquant le traité sur le droit d’auteur en faveur des personnes en situation d’handicap visuel, obtenu grâce à la volonté de plusieurs pays en développement ?

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Un ouvrage pour comprendre et agir afin que la mondialisation reste synonyme de diversité.

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Michèle Battisti

La « privatisation » du savoir, un nouveau risque

L’Économie du savoir : construction, enjeux et perspectives / Jean-Pierre Bouchez ; préface de Bernard Ramanantsoa. Bruxelles : De Boeck, 2012. – 385 p. – (Méthodes et recherches, ISSN 1781-4944). – ISBN 978-2-8041-6674-8 : 29,50 €

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Ce document répond bien aux objectifs qu’il s’est fixé en proposant à ses lecteurs un « état de l’art complet » sur l’économie du savoir, analysée dans ses principales dimensions : historique, sociologique et économique. C’est dire ainsi le public très large auquel s’adresse cette somme, enrichie d’une importante bibliographie et illustrée par de nombreux tableaux et encadrés.

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Composée de 3 chapitres, la partie 1 définit les termes clés de « savoir », « connaissances », « information » et « innovation ». Ces complexes concepts analysés et classifiés permettent à l’auteur d’examiner les dynamiques et les dispositifs de création, de diffusion et d’usage du savoir et ce, sur un espace temporel important : de la préhistoire à la période contemporaine. Ce choix entraîne parfois l’auteur à effleurer certaines facettes de façon parfois trop rapide et superficielle, reproche essentiel qu’on peut lui adresser. Cependant, ce parti pris lui permet de parler des sociétés sans écriture, d’étudier l’écriture mécanique, née de l’imprimerie, et d’arriver ainsi jusqu’à Internet. Ce long itinéraire est illustré par des encadrés, des tableaux divers, sortes de boussoles mais aussi d’étapes proposées au lecteur, un peu étourdi par cette masse d’informations érudites mais profondément hétérogènes que sa lecture l’a entrainé à découvrir ou à redécouvrir.

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La partie 2 se concentre sur la période contemporaine et porte sur les différents pôles - cerveaux (les savants et le savoir), marchés (capitalisme financier), nouvelles technologies de l’intellect -, de cette nouvelle économie du savoir. Chacun d’eux débute par la présentation biographique des précurseurs qui ont analysé les premiers cette nouvelle économie. Vient ensuite l’examen de l’espace géographique, l’économie du savoir se concentrant dans des agglomérations aux caractéristiques spécifiques. Le dernier chapitre explicite les multiples interactions de ces différents pôles et pointe sur d’éventuels déséquilibres. Cette nouvelle économie du savoir génère et conduit « à une marchandisation sans précédent du savoir, avec ses excès aux effets pervers ». Le savoir est-il en train de devenir une marchandise ordinaire ?

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La dernière partie de ce long voyage en économie du savoir décrit 3 mondes à dominante différenciée : homogène (bureaucraties du savoir et travailleurs du savoir) ; hétérogène (adhocraties cognitives et créatives et professionnels du savoir) ; hybride (dynamiques entrepreneuriales et intrapreneuriales et économie de la modularité). Ces différents mondes se chevauchent partiellement. Ils permettent au lecteur de parcourir une galerie de portraits, distinguant, entre autres, les travailleurs du savoir et les professionnels du savoir : « Ces derniers se distinguent des travailleurs du savoir en ce qu’ils exercent une activité globalement plus”savante”, plus innovante et plus complexe pouvant conduire à la création de nouveaux savoirs et de nouvelles pratiques » : Ce sont les savants et les artistes, experts et créatifs. Les travailleurs du savoir ont « des activités majoritairement centrées sur le traitement de l’information, de type copie/reproduction ». Travailleurs et professionnels s’activent dans des organisations aux caractéristiques spécifiques soigneusement examinées par l’auteur.

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Le titre donné à la conclusion de ce document synthétise bien la principale préoccupation de l’auteur, inscrite en filigrane dans chaque ligne de son texte : « Les paradoxes du savoir : un bien public en voie d’appropriation et de privatisation ». Les marqueurs et les pratiques de cette tendance sont très clairement explicités, créateurs d’un « nouveau monde » profondément inégalitaire.

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Quand le lecteur referme le livre, il sait qu’il le rouvrira pour relire des passages, aidé en cela par un index « un peu maigre » au vu de la somme d’informations apportées. Dans le même ordre d’idées, il eût peut-être été judicieux de dresser une liste des acteurs présentés comme précurseurs dans l’émergence de l’économie du savoir. Il y en a beaucoup, par exemple Paul Otlet…

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Les professionnels de l’information, en tant que « travailleurs du savoir », ne peuvent qu’être intéressés par ce travail qui croise en permanence leurs pré-occupations et leurs interrogations éthiques et déontologiques.

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Ce document est remarquable pour la synthèse établie, pour les explications claires et argumentées qui donnent des clés pour mieux comprendre le monde dans lequel il vit, pour les multiples exemples et illustrations apportées pour concrétiser un sujet difficile et peu exploré par les documentalistes. Il est remarquable surtout pour l’invitation permanente faite au lecteur à réfléchir sur des sujets graves, tels que la monopolisation des savoirs, la construction d’un monde injuste, privant une partie de l’humanité d’un bien lui appartenant pourtant : le savoir !

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Marie-France Blanquet

La bibliothèque comme lien social

Se former à l’accueil : éthique et pratique / sous la dir. de Marielle de Miribel ; préface de Brigitte Évano. Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2012. – 350 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). – ISBN 978-2-7654-1364-6 : 42 €

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À consulter les bibliographies de cet ouvrage, on constate que le sujet de l’accueil, préoccupant, a déjà été soumis à maintes analyses. Avec cet ensemble qui réunit professionnels des bibliothèques, formateurs spécialisés et philosophe-sociologue, l’accent est mis sur les enjeux de la formation à l’accueil pour le devenir de l’institution. D’entrée de jeu sont évoqués trois mots-clés « sous-tendant la réflexion sur les pratiques de formation » : éthique, morale, déontologie. Dans la mesure où former et être formé met en présence des individus, avec toutes les tensions que cela suppose, il est utile de « pouvoir s’appuyer sur un substrat solide » dont B. Évano détaille les principes.

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L’ouvrage se structure en trois parties correspondant aux étapes du processus de formation. Avant : mise en place de l’objectif de formation ; pendant celle-ci : mise en œuvre de l’objectif pédagogique ; après : évaluation de l’objectif de changement. L’accueil est défini par A. Jacquet comme « une posture intellectuelle » nécessaire à tous les aspects du travail et guidée par le souci de « mettre l’usager au centre de tout ». Mettre en place un objectif de formation à l’accueil suppose de définir, en partenariat, ses spécificités, de la recherche des attentes et des besoins à l’élaboration des outils nécessaires : charte de l’accueil, cahier des charges, fiche pédagogique, etc.

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Défini, cet objectif va être mis en place au cours du stage dont des exemples concrets vont éclairer les « rituels ». Construire une relation pédagogique satisfaisante entre participants suppose une méthode précise, détaillée ici. Créer un cadre de référence commun au groupe ne va pas de soi, qu’il s’agisse d’objections et de réticences de la part des stagiaires ou de difficultés émanant du formateur. Plusieurs chapitres y sont consacrés et développent une grille d’analyse de ces problèmes et des moyens de les gérer. Outils et méthodes nécessaires pour établir le contexte de coopération et conduire la dynamique du groupe sont proposés dans deux études de cas. L’une détaille ce que sont les « méthodes créatives », l’autre observe « une formation à la loupe », donnée à tout le personnel d’une médiathèque peu de temps avant son ouverture.

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La 3e partie de l’ouvrage présente plusieurs témoignages d’innovations intéressantes : évaluation « à froid », un an après le stage, des acquis et des lacunes de celui-ci ; déroulement et conséquences d’un dispositif de formation à l’accueil de longue durée ; analyse des causes de la « morosité » d’un service de documentation universitaire et étapes du changement par décloisonnement des tâches et recentrage sur le public ; développement de la qualité de l’accueil dans un service documentaire en difficulté : autant de réalisations génératrices d’impulsions novatrices. Quelle que soit la situation originelle, la formation à l’accueil peut permettre de « revisiter un certain nombre de paramètres fondateurs », tels que le rôle et l’image de la bibliothèque dans la cité et les relations entre le personnel et le public.

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On dispose avec cet ouvrage collectif d’un ensemble de données conceptuelles, techniques et méthodologiques enrichies par l’accent porté sur les aspects psychologiques inhérents à l’expérience de formation. La préoccupation constante des auteurs de faire participer commanditaire, personnel, formateur et usager à la problématique et à l’élaboration du projet, la recherche d’un « service partagé autour de l’accueil » s’ancrent dans la nécessité de conforter le lieu et le lien social qu’est la bibliothèque. Il est utile que ceci soit rappelé par différents moyens.

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Bibliographies par chapitre et annexes, dont la charte Marianne de la BNF, complètent les informations détaillées dans le texte.

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Claire Guinchat

L’impérative nécessité d’une politique archivistique

Les Archives d’Afrique et communication pour le développement : plaidoyer pour une gestion responsable des archives en Afrique subsaharienne / Boubakari Gansonre Paris : L’Harmattan, 2012. – 417 p. – (Études africaines). – ISBN 978-2-336-00625-3 : 35 €

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Le sous-titre de ce document donne le ton : plaidoyer pour une partie d’un grand continent, l’Afrique subsaharienne. « Pourquoi, interroge cet archiviste burkinabais, jusqu’à l’heure actuelle aucun pays d’Afrique subsaharienne ne dispose concrètement de stratégie nationale en matière d’archivage des documents d’Etat ? ». Le volume documentaire est important et en croissance constante. Pourtant, non traités, les documents qui le composent risquent de disparaître à jamais. Et les traiter exige des compétences et des moyens qui ne sont pas toujours au rendez-vous. But de ce travail, la résolution du problème passe par une planification rigoureuse,

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L’auteur s’applique d’abord à établir les responsabilités de tous les acteurs impliqués dans la gestion des archives d’un état et les raisons organisationnelles comme scientifiques et culturelles de la nécessité de bouleverser le « non ordre » établi. Les acteurs potentiels ou réels, institutionnels ou associatifs, qui peuvent apporter dans une action collective le changement, sont ensuite présentés avec beaucoup de minutie, avec leurs rôles respectifs et leurs complémentarités. « Les piliers du changement » nécessitent la révision des lois nationales des archives et l’intégration de la communication archivistique dans les politiques nationales d’information et de communication pour le développement.

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L’auteur enchaîne avec l’explicitation des démarches à suivre et des méthodes à utiliser pour marcher vers le changement. Il s’agit, d’une part, de la budgétisation des services d’archives par différents acteurs et de la mise en œuvre d’un plan d’urgence au profit des fonds d’archives non organisés, selon les recommandations de l’Unesco.

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Enfin, la création et la promotion d’une Organisation africaine pour le développement des archives, en relation avec le Conseil international des archives, présenté comme un modèle et une source d’inspiration, sont fortement recommandées.

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Cette étude, menée avec beaucoup d’intelligence et de conviction, s’achève par un courrier, sorte de lettre ouverte, adressé au Président du Burkina Faso. L’auteur tente de convaincre ce haut personnage d’État de l’impérative nécessité d’avoir dans tous les pays africains, et en particulier au Burkina, une politique cohérente sur les archives nationales. En conclusion, B. Gansonre récapitule les actes et les recommandations à suivre pour que ce plaidoyer trouve sa concrétisation dans la gestion responsable des archives en Afrique.

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L’auteur maitrise parfaitement son sujet et fait preuve d’une connaissance lucide du terrain sur lequel il évolue. Il sait dire avec une grande pudeur la détresse mais aussi l’espérance, à l’origine de son travail. Il exprime à travers toutes les lignes de son ouvrage sa foi dans les archives, sa conviction de leur intérêt pour la bonne marche des nations. Le lecteur le suit sans difficulté dans son immense plaidoyer. En sera-t-il de même pour les décideurs ? Ils ont, aujourd’hui, grâce à cet ouvrage, mais aussi à d’autres études dont notre revue s’est fait l’écho, toutes les clés en main.

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Marie-France Blanquet

De profondes mutations en cours

La Connaissance dans les entreprises / Aurélie Dudézert Paris : La Découverte, 2013. – 123 p. ? (Repères ; 609). – ISBN 978-2-7071-7467-3 : 10 €

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Depuis les années 1990, l’économie dans l’entreprise est devenue une économie de la connaissance. Désormais, la création de la valeur est issue principalement de l’exploitation de la connaissance de l’entreprise et non plus de l’exploitation et de la transformation des ressources naturelles. C’est pour expliquer cette mutation que l’auteur, spécialiste du management des connaissances et des systèmes d’information, entreprend d’écrire cet ouvrage dense.

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Son objectif est double : il s’agit d’alerter sur les profonds changements auxquels sont confrontées les entreprises, la ressource « connaissance » remettant en cause la légitimité de la logique hiérarchique et la spécialisation des tâches. Mais il s’agit aussi de présenter, tout en les analysant, les modes de gestion de la connaissance, leurs enjeux et leurs implications sur l’entreprise comme sur l’individu.

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Pour atteindre ces objectifs, l’auteur découpe son travail en 3 principaux chapitres, illustrés d’études de cas judicieusement sélectionnées. Elles sont bienvenues pour permettre au lecteur de concrétiser les réalités implicites ou les idéologies des entreprises engagées dans la gestion des connaissances. Le cas de Walmart, « impliquée dans le bien-être des populations », ou celui des « googleurs », chouchoutés par leurs décideurs mais enfermés dans une liberté enchaînée, sont particulièrement éclairants.

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Le chapitre I présente le nouvel idéal de l’organisation de l’entreprise centrée connaissance 2.0. Le système de gestion des connaissances comme mode de gestion « classique » de la connaissance fait l’objet du chapitre II. Des tableaux récapitulatifs donnent des exemples de systèmes de gestion des connaissances dans différents secteurs d’activité et les clefs de leur succès - ou non-. Ils aident bien à comprendre la spécificité de l’organisation 2.0. Le chapitre III ouvre la porte du futur en analysant l’origine et les implications de ce modèle organisationnel en émergence. Cela entraîne l’auteur à conclure sur une interrogation : « Quel avenir pour la perspective connaissance en management ? ».

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Le knowledge management ne rentre pas réellement dans le champ d’activité des professionnels de l’information. Toutefois, ce travail bien documenté, comme le prouvent les repères bibliographiques proposés, devrait les intéresser à double titre : comme salarié actif ou futur d’une organisation 2.0 et parce que l’ouvrage lui confirme que « l’homme est un document comme les autres ». C’est ce que démontre bien Aurore Dudézert avec lucidité.

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Marie-France Blanquet

La bibliothèque, ressource essentielle de la formation

Favoriser l’insertion professionnelle et l’accès à l’emploi : les atouts des bibliothèques / Georges Perrin (dir.) Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2013. – 188 p. – ISBN 979-10-91281-09-1 : 22 €

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« Les statistiques officielles font état d’un taux de chômage de 10,2 % en France métropolitaine (soit 2,8 millions de personnes) au deuxième trimestre de l’année 2012 » : il est rare qu’un livre sur les bibliothèques commence par les chiffres du chômage, à l’instar du JT de 20 heures. Cela intrigue…

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Tant mieux. Car même s’il est généralement admis que les bibliothèques soient aussi un enjeu politique et social et qu’elles aient un rôle à jouer dans la société, ce rôle reste souvent confiné au domaine culturel. Mais, comme l’affirme d’emblée G. Perrin dans son introduction, les bibliothèques peuvent faire plus, contribuer davantage, avec leurs collections et leurs services, aux grandes questions de la cité que sont l’insertion professionnelle et l’emploi.

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Ce livre, en alternant études de cas, retours d’expérience et analyses transversales, lui donne raison.

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Les auteurs, une vingtaine de professionnels de plusieurs bibliothèques publiques et universitaires, y décrivent des modèles et projets locaux, mettent en avant les facteurs de succès et analysent les problèmes et obstacles. Comment développer ou accueillir un service consacré à l’insertion professionnelle et l’emploi ? Comment créer les partenariats nécessaires, organiser le fonctionnement, définir les actions ? La 1re partie décrit plusieurs exemples (Cité des métiers à la Villette, Maison de l’emploi de Bordeaux et médiathèques de Toulouse). Un chapitre est consacré aux actions contre l’illettrisme, un autre à la contribution des bibliothèques universitaires sur le campus. D’après Y. Bourion, la clé d’un partenariat constructif est liée à 5 ingrédients : analyser le contexte local, préciser le rôle de chacun, mettre en valeur le fonds documentaire, s’appuyer sur des ressources en ligne et valoriser l’accueil et l’accompagnement individualisé.

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La 2e partie contient 6 études de cas français et étrangers. Le professionnel des bibliothèques scientifiques s’intéressera surtout au projet de learning centre du SCDB de l’Institut national polytechnique de Toulouse. Les autres trouveront des retours d’expérience riches et variés de plusieurs types de bibliothèques de lecture publique. Un exemple parmi beaucoup d’autres : la contribution de la bibliothèque d’étude et d’information de Cergy-Pontoise à des rencontres professionnelles, avec la mission locale de Cergy et le CIJ du Val d’Oise. Dans la foulée, P. Leray et J. Sauteron expliquent comment éviter que la bibliothèque continue d’apparaître « comme un OVNI auprès (des) collègues du secteur social ».

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La dernière partie, plus proche des préoccupations habituelles d’une bibliothèque, indique plusieurs pistes pour développer et valoriser des collections, outils et services pour l’insertion professionnelle et l’emploi.

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A. Andry décrit ainsi la mise en place dans une médiathèque d’une « offre d’information dématérialisée, actualisée et accessible 24h/24 dans les domaines de l’emploi, de l’entreprise, du droit, de la formation et de l’orientation ». Il s’agit d’une offre originale qui va de la veille et l’éditorialisation de l’information à la curation et la diffusion sur les réseaux sociaux.

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Toutes ces réalisations ouvrent de nouvelles perspectives aux bibliothèques, avec de nouveaux partenaires, publics et usages. Ce type nouveau de relations et d’activités « insère la bibliothèque au sein d’un collectif dont la politique se détermine hors de ses murs, tout en restant cohérente avec sa vocation sociale et les orientations dictées par sa tutelle » [1][1] G. Perrin évoque ici une tension entre mission culturelle.... Actuellement, on peut considérer ces nouvelles prestations comme des services complémentaires. Peut-être, à l’instar des community offices, idea stores et autres initiatives du même genre, se déplaceront-elles avec le temps de la périphérie au centre de l’offre de service des bibliothèques, avec et au même titre que les missions qui leur sont traditionnellement dévolues. Ajoutons que le livre arrive au bon moment, quelques mois avant la 80e conférence de l’IFLA [2][2] Organisée à Lyon en août 2014 et consacrée à « Bibliothèques,.... La contribution des bibliothèques à l’insertion professionnelle et à l’accès à l’emploi y occupera sans doute une place de choix.

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Joachim Schöpfel

Une observation du Web en SHS

Manuel d’analyse du Web en sciences humaines et sociales / Christine Barats (dir.) Paris : Armand Colin, 2013. – 259 p. – ISBN 978-2-200-28627-9 : 29,40 €

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Saluons la publication d’un livre qui sera apprécié par beaucoup d’étudiants, doctorants et enseignants-chercheurs en SIC mais aussi en sociologie - le premier manuel d’analyse du Web pour les SHS. Son objectif : « Présenter un état des savoirs actualisé […] sur l’observation et l’analyse du web en SHS [et] donner des références, tant méthodologiques que théoriques, aux étudiant(e)s avancé(e)s et aux chercheurs(euses) dont les questionnements ou les objets de recherche abordent ou intègrent le Web ».

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Cet ouvrage didactique, fait pour apprendre et comprendre, permet au moins deux « parcours de lecture » : par le sommaire détaillé, et par un index riche de quelques 200 termes et concepts. Mais il invite aussi tout simplement à la lecture linéaire de ses 11 chapitres, répartis en 3 parties.

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Web et SHS : questions interdisciplinaires. La 1re partie se positionne « en amont de la recherche, lors de la définition de l’objet et de la prise en compte des spécifités du web ». Les auteurs y interrogent le Web comme dispositif avec 4 dimensions (lignes de visibilité, énoncés, lignes de force et lignes de fuite), discutent les enjeux éthiques de la recherche sur le Web (cadres réglementaire et normatif, privacité, consentement etc.), et posent la question de la « mémoire » du Web (corpus, archivage, traces.., etc.) et des genres de discours, en particulier celui des blogs et de nouvelles formes de textualité (linéaire, conversationnelle, navigante, etc.).

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Contenus et usages du Web : objets et cadres d’analyse. La seconde partie met « l’accent sur les conditions de constitutions des données », sur les différents cadres théoriques et perspectives scientifiques. Le lecteur apprendra les outils textométriques tels que la lexicométrie ou l’analyse dynamique des textes, les approches sémiologiques (les « signes du web ») et l’observation ethnographique en ligne (participation, lien social, etc.). Un chapitre met le focus sur l’analyse de la participation politique en ligne : comment composer un corpus de sites, comment opérationnaliser le concept, comment recueillir les données.

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Réseaux, flux et pratiques : quantifications et outils de mesure. La 3e et dernière partie du manuel présente les principaux outils et méthodes d’analyse. Un chapitre, consacré aux méthodes quantitatives et qualitatives pour étudier les usages du Web, explique comment mesurer l’audience, tracer la navigation, observer l’activité sur le terminal et interpréter les données du Web (journaux d’accès, web analytics). L’analyse de l’audience d’un site web est ensuite développée suivie par l’analyse par graphe, autrement dit les « apports et limites de l’utilisation de cartographies de sites web ». Chaque chapitre est accompagné d’une synthèse, d’une riche bibliographie ainsi que d’un « zoom », petite section sur une question particulière, un problème de méthode, un concept. Parmi ceux-ci, on trouve notamment quelques réflexions sur la situation française en matière d’éthique de recherche, sur l’archivage de Twitter, sur le bouton Like, sur la conception et l’usage des systèmes de tagging, ou encore sur les digital humanities, cultural analytics et autres digital methods. Il n’est pas besoin d’être expert du Web pour apprécier la qualité et la valeur didactique de ce manuel qui réunit 25 auteurs Saluons donc encore une fois la publication de cette « aventure collective » et parions que la référence se trouvera sur bien des listes bibliographiques de cours et séminaires sur le Web de cette rentrée.

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Joachim Schöpfel

Mettre le public au centre de la communication

Faire connaître et valoriser sa bibliothèque : communiquer avec les publics / sous la dir. de Jean-Marc Vidal Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2012. – 180 p. – (Boîte à outils, ISSN 1259-4857 ; 27). – ISBN 979-10-91281-02-7 : 22 €

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« Au quotidien, les bibliothèques ne sont pas spectaculaires ». En ouvrant ainsi la problématique, l’auteur souligne leurs difficultés persistantes à « construire une offre et une image susceptibles de toucher l’ensemble de la population ». Y remédier, c’est comprendre l’importance « stratégique, vitale » de mettre le public au cœur de la communication et c’est maîtriser méthodes et outils du processus. Rapprocher l’offre d’un public très diversifié, enrichir la relation avec celui-ci, améliorer l’image de la bibliothèque en fonction de ce qu’elle est : un service au sein d’un ensemble citoyen, autant d’objectifs à poursuivre « par ses acteurs et ses usagers ». Les contributions réunies ici couvrent largement le champ thématique. Analyses théoriques des concepts de communication et de relation, affirmation des objectifs, propositions de stratégies et d’actions planifiées, nécessité de penser les formations ad hoc enrichissent la réflexion. Chaque étape est illustrée par des études de cas et des réalisations concrètes en médiathèques ou en BU. Une typologie des outils de communication est dressée et leur mode opératoire est précisé au travers de maintes expériences. Qu’il s’agisse du nom de la bibliothèque, de son accessibilité, de sa signalétique ou de son site Web, c’est la relation avec le public et son amélioration qui sont en jeu.

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Même si l’évaluation des résultats s’avère souvent difficile, les efforts de communication se révèlent en général bénéfiques et pour les usagers et pour l’avenir même de l’institution. Une bibliographie bien ciblée et un glossaire complètent cette « boîte à outils » maniable et d’une lecture agréable.

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Claire Guinchat

Les pratiques d’information de la génération Google

Pratiques informelles et non formelles d’information des jeunes / Vincent Liquète (coord.) Les Cahiers d’Esquisse, n° 2, mars 2012. – 116 p. – ISSN 2109-3733 : 12 €

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La 2e journée d’étude Documentation et bibliothèques : recherches et pratiques organisée par l’Université Bordeaux 4, l’IUFM d’Aquitaine et Médiaquitaine le 10 novembre 2010 portait sur les pratiques d’information des enfants et adolescents de 6 à 18 ans. Ce numéro du Cahiers d’Esquisse y propose les 6 contributions, avec une introduction générale et une synthèse de la journée. Précisons d’abord l’objet de la journée. Les pratiques informelles sont définies par opposition aux pratiques formelles, émanant de l’école. Celles-ci, selon Annette Béguin (citée par K. Soumagnac), sont des pratiques ordinaires quotidiennes produisant une satisfaction pour le jeune recherchant de l’information. Autrement dit, il s’agit de pratiques non scolaires, de loisir, de communication entre jeunes, même s’il n’est pas toujours facile « de circonscrire ces pratiques » et de savoir « comment les prendre en considération à l’école et dans les institutions culturelles » (loc.cit.). Quant aux pratiques non formelles, ce sont celles « sur lesquelles les institutions culturelles ne posent pas de regard légitime » (loc.cit.) ou, plus généralement, selon V. Liquète, la « part des manières de faire [qui] est le produit voire l’héritage de pratiques partagées entre les pairs, dans les sphères familiales et les réseaux d’amitié ».

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Un peu plus loin, V. Liquète définit les deux variantes comme « un ensemble de pratiques informationnelles sociales ordinaires, non prescrites ou régulées par une quelconque autorité, non structurées de manière explicite, mais efficaces dans la satisfaction qu’elles procurent au quotidien et structurantes en matière de sociabilité ».

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Dans ce cadre théorique, les 6 communications abordent différents aspects de ces pratiques, comme l’importance des loisirs, l’influence des pairs, de la famille et de l’école, le développement de stratégies de recherche plus sophistiquées, le rôle des médias et surtout de l’Internet mais aussi de la bibliothèque publique.

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La conclusion met l’accent sur la concurrence d’Internet, sur l’entrecroisement des sphères publique et privée, sur la dématérialisation des supports d’information et le nouveau rapport au temps, sur la désinstitutionnalisation et sur l’entrelacement entre les valeurs scolaires et celles issues d’Internet. Quant aux perspectives, K. Soumagnac en décrit 3 : prendre en compte la réalité des pratiques d’information informelles, définir un cadre d’action pour les accompagner et travailler sur les nouveaux enjeux sociaux et politiques, tels que l’évolution des bibliothèques et CDI, les serious games, l’école 2.0 et l’usage des livres numériques et tablettes de lecture.

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La publication s’ajoute au corpus déjà riche sur les pratiques et usages d’information de la génération Google et s’adresse aux chercheurs et enseignants concernés par l’éducation à la culture informationnelle des jeunes.

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Joachim Schöpfel

Une approche originale sur les données chiffrées

Statistiques de l’intellect. Lois puissances inverses en sciences humaines et sociales / Thierry Lafouge, Stéphanie Pouchot Paris : Editions Publibook, 2012. - 238 p. - (Information & Communication) - ISBN : 9782748397222 : 29,00 €

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Le titre de l’ouvrage a de quoi surprendre… Qu’a-t-il de si différent des textes classiques en statistique ? Un 1er élément de réponse est donné en introduction : « Ce sont les pratiques intellectuelles qui nous intéressent, c’est-à-dire des activités étroitement liées à la lecture et à l’écriture ». Le champ des applications proposées confirme les spécificités méthodologique et statistique dans lesquelles les auteurs nous entraînent : loi de ZIPF en lexicométrie (compter les mots) ; loi de Lotka pour la mesure de la production scientifique des chercheurs ; loi de Bradford pour la sélection de l’offre d’un centre de documentation spécialisé. Le modèle de référence commun à ces exemples est la famille des lois de puissance inverse, nommée « à longue traîne ». En contraste avec la loi normale de Laplace-Gauss, les auteurs nous présentent les singularités de ces lois et montrent que les caractéristiques standard, comme la moyenne empirique ou la variance, ne sont pas pertinentes dans ce contexte, qu’elles peuvent même être dépourvues de sens dans le cadre de l’inférence statistique. De fait, une méthodologie spécifique de traitement statistique des données est développée dans un chapitre sous forme d’une boîte à outils simples et faciles à mettre en œuvre. Consacré aux lois de « puissance inverse », il se termine par leur caractérisation en terme d’indice de concentration de Lorentz : cet indice est invariant par changement d’échelle. Autrement dit, si un texte est homogène, le fait que l’on retienne des extraits au hasard ou le « tout » ne modifie pas l’indice de concentration. Cette propriété confère de la stabilité à cet outil d’analyse, à mettre en relation avec les exigences de la méthodologie de l’analyse des correspondances [3][3] Développée autour du professeur Benzeci en analyse....

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Il y a quelque chose d’un peu mystérieux dans ces lois : en lexicométrie, on est forcément un peu surpris par le fait qu’il existe une forte régularité dans la liaison entre la fréquence d’un mot et son rang (classement en terme de fréquence rencontrée dans un texte), exprimée de manière simple sous la forme « frequence x rang = C », C étant une constante et cela, quel que soit le texte analysé. Les auteurs nous en donnent un riche exemple à travers le roman Ulysse de Joyce. Le dernier chapitre, consacré aux travaux de Lotka sur la mesure de la production scientifique des chercheurs (sujet ô combien d’actualité), à la loi de Bradford en bibliométrie et à la loi de ZIPF en lexicométrie, est illustré par plusieurs exemples détaillés dont l’un porte sur le pluralisme et la redondance de l’information sur le Web. Ces 3 approches, quoique différentes, présentent des similarités ; elles font appel aux lois de puissance inverse. Une heuristique mais aussi 2 approches mathématiques [4][4] Celle de Naranan modélise la croissance des sources... constituent le ciment de cet essai véritablement passionnant et convaincant. Les principales idées de ces approches sont données dans l’annexe, plus technique, mais riche de compléments statistiques.

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Nous recommandons fortement cet ouvrage à tout étudiant en SHS souhaitant traiter des données textuelles, aux chercheurs, mais aussi à toute personne étant amenée par son métier à faire de l’analyse textuelle, par exemple en text mining. Les lois puissance inverse sont rarement présentées comme hypothèses dans les méthodologies statistiques. Elles sont sûrement, par leur longue traîne, un sujet passionnant - très porteur mais compliqué - pour la recherche.

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Jean-Christophe Turlot

Notes

[1]

G. Perrin évoque ici une tension entre mission culturelle et action locale qu’avait déjà conceptualisée, par rapport à la politique de la ville, le sociologue J.-P. Vosgin (P. Villate & J.-P. Vosgin (dir.). Le rôle social des bibliothèques dans la vile. Presses universitaires de Bordeaux, 2011)

[2]

Organisée à Lyon en août 2014 et consacrée à « Bibliothèques, citoyenneté, société : une confluence vers la connaissance ».

[3]

Développée autour du professeur Benzeci en analyse des données textuelles.

[4]

Celle de Naranan modélise la croissance des sources d’information et justifie le modèle de Bradford, l’autre de Mandelbrot justifie la loi de ZIPF à partir de son célèbre modèle fractal.

Titres recensés

  1. Un outil pour les professionnels de l’indexation
    1. Choix de vedettes matières et mots-clés à l’intention des bibliothèques / Martine Blanc-Montmayeur, Françoise Danset. Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2012. – XXIV-229 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). – ISBN 978-2-7654-1356-1 : 38 €
  2. Faire sortir les débats de la sphère des juristes
    1. Propriété intellectuelle : géopolitique et mondialisation / Mélanie Dulong de Rosnay, Hervé Le Crosnier. Paris : CNRS Éditions, 2013 - 225 p – (Les Essentiels d’Hermès). - ISBN : 978-2-271-07622-9 : 7,60 €
  3. La « privatisation » du savoir, un nouveau risque
    1. L’Économie du savoir : construction, enjeux et perspectives / Jean-Pierre Bouchez ; préface de Bernard Ramanantsoa. Bruxelles : De Boeck, 2012. – 385 p. – (Méthodes et recherches, ISSN 1781-4944). – ISBN 978-2-8041-6674-8 : 29,50 €
  4. La bibliothèque comme lien social
    1. Se former à l’accueil : éthique et pratique / sous la dir. de Marielle de Miribel ; préface de Brigitte Évano. Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2012. – 350 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). – ISBN 978-2-7654-1364-6 : 42 €
  5. L’impérative nécessité d’une politique archivistique
    1. Les Archives d’Afrique et communication pour le développement : plaidoyer pour une gestion responsable des archives en Afrique subsaharienne / Boubakari Gansonre Paris : L’Harmattan, 2012. – 417 p. – (Études africaines). – ISBN 978-2-336-00625-3 : 35 €
  6. De profondes mutations en cours
    1. La Connaissance dans les entreprises / Aurélie Dudézert Paris : La Découverte, 2013. – 123 p. ? (Repères ; 609). – ISBN 978-2-7071-7467-3 : 10 €
  7. La bibliothèque, ressource essentielle de la formation
    1. Favoriser l’insertion professionnelle et l’accès à l’emploi : les atouts des bibliothèques / Georges Perrin (dir.) Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2013. – 188 p. – ISBN 979-10-91281-09-1 : 22 €
  8. Une observation du Web en SHS
    1. Manuel d’analyse du Web en sciences humaines et sociales / Christine Barats (dir.) Paris : Armand Colin, 2013. – 259 p. – ISBN 978-2-200-28627-9 : 29,40 €
  9. Mettre le public au centre de la communication
    1. Faire connaître et valoriser sa bibliothèque : communiquer avec les publics / sous la dir. de Jean-Marc Vidal Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2012. – 180 p. – (Boîte à outils, ISSN 1259-4857 ; 27). – ISBN 979-10-91281-02-7 : 22 €
  10. Les pratiques d’information de la génération Google
    1. Pratiques informelles et non formelles d’information des jeunes / Vincent Liquète (coord.) Les Cahiers d’Esquisse, n° 2, mars 2012. – 116 p. – ISSN 2109-3733 : 12 €
  11. Une approche originale sur les données chiffrées
    1. Statistiques de l’intellect. Lois puissances inverses en sciences humaines et sociales / Thierry Lafouge, Stéphanie Pouchot Paris : Editions Publibook, 2012. - 238 p. - (Information & Communication) - ISBN : 9782748397222 : 29,00 €

Pour citer cet article

« Notes de lecture », Documentaliste-Sciences de l'Information, 3/2013 (Vol. 50), p. 70-77.

URL : http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2013-3-page-70.htm
DOI : 10.3917/docsi.503.0070


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