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Documentaliste-Sciences de l'Information

2014/1 (Vol. 51)

  • Pages : 88
  • DOI : 10.3917/docsi.511.0001
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Modes d’emploi, notices, plans, normes, grilles d’évaluation, le document technique est partout. Mais qui, après avoir acheté un outil, un meuble ou un appareil électroménager, ne s’est pas trouvé face à un mode d’emploi sibyllin ? Traduit de manière invraisemblable ? La situation sera comique... dans un premier temps ! Après s’être heurté à diverses difficultés, voire, plus grave, à divers dangers, l’exaspération va monter.

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Le document technique, loin d’être anecdotique, joue, on le comprend aisément, un rôle crucial dans un cadre professionnel. Le bâtiment et les transports sont des secteurs auxquels on pense d’abord. Mais le document technique, qui accompagne bien des produits et services, concerne toutes les activités économiques. C’est d’ailleurs souvent quand tout va mal - accident, désastre, procès - que le document technique prendra tout son poids. Les exemples sont légions où le défaut de traçabilité technique a eu des conséquences graves.

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Faire l’impasse sur la qualité de la rédaction de ce document, alors incomplet, incompréhensible, mal structuré et sur la qualité de sa gestion, ne permettant pas de le retrouver en temps et en heure, est-ce un risque que vous prendriez ? En y songeant, peut-être pas.

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Mais savoir écrire puis gérer un document technique demande des compétences particulières. Rien de superflu dans l’écriture d’un tel document, certes : mais le minimalisme, de mise, cela s’apprend. Par ailleurs, pour construire un bâtiment, un avion, un train, etc., une masse considérable de documents est nécessaire. N’a-t-on pas dit qu’il fallait un Airbus pour héberger la documentation technique qui le concernait ? Un TGV pour celle d’un TGV ?

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Des métiers qui requièrent de la rigueur ? Pas plus que d’autres, tout compte fait. Des métiers arides ? Détrompez-vous. Sans évoquer Georges Pérec et ses histoires à strates qui ont une poésie certaine, ou la traduction d’un document qui, même technique, en a tout autant, ce sont des métiers où les dons de communicants sont indispensables. Et, sans surprise, ces métiers, qui jouent un rôle central, offrent des perspectives en terme d’emploi.

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Les métiers de l’information, des métiers enrichis. Qui en doutait ? Un rôle éducatif pour les bibliothécaires, le rôle des BU dans l’économie de la connaissance, le profil double du documentaliste spécialisé en IST et les multiples tâches des documentalistes en collectivité locale, ces contributions le prouvent dans ce numéro.

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Le thème de la « donnée » est également abordé à travers l’avenir des langages documentaires, dans la notion d’intégrité du document, avec le métier de « nettoyeur de données », et le parcours de Jean Véronis qui savait les manipuler et en jouer. Enfin, liés à l’actualité juridique, sont évoqués les pièges des réseaux sociaux qui surfent sur votre image, la disponibilité des livres indisponibles, les avantages du secret des affaires et la liberté (conditionnelle) du lien hypertexte.

Pour citer cet article

Battisti Michèle, « Non, le document technique n'est pas anecdotique ni rébarbatif ! », Documentaliste-Sciences de l'Information 1/2014 (Vol. 51) , p. 1-1
URL : www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2014-1-page-1.htm.
DOI : 10.3917/docsi.511.0001.


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