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Documentaliste-Sciences de l'Information

2014/3 (Vol. 51)

  • Pages : 80
  • DOI : 10.3917/docsi.513.0043
  • Éditeur : A.D.B.S.

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Le rôle du risk manager a bien évolué depuis ces dernières années. Dans les années 1980-90, la gestion des risques était souvent limitée à celle des assurances, en particulier aux risques assurables, et au domaine de la sécurité des infrastructures et de personnels. La vision globale des risques n’avait de sens que pour les mandataires sociaux dont le patrimoine personnel était engagé.

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À partir de l’an 2000, les scandales financiers américains et européens ont mis en lumière la défaillance certaine des systèmes de contrôle interne et de gouvernance alors que des enjeux planétaires se profilaient. Le législateur s’est alors emparé de ces questions et a commencé à organiser les systèmes de gestion des risques et de contrôle interne. En 2003, en France, la Loi de sécurité financière traite pour la première fois de gouvernance et de contrôle interne. En 2008 lui est adjointe la gestion des risques.

Deux documents essentiels

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Les objectifs de la gestion des risques sont simples et précisés dans le cadre de référence de l’Autorité des marchés financiers (AMF) [1][1]  www.amf-france.org  : créer et préserver la valeur, les actifs et la réputation de l’entreprise ; sécuriser la prise de décision et les processus de la société pour soutenir l’atteinte des objectifs ; favoriser la cohérence des actions avec les valeurs de la société ; et, enfin, mobiliser les collaborateurs de l’entreprise autour d’une vision commune des principaux risques.

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Le rôle du risk manager est de définir et de déployer un dispositif correspondant à ces objectifs. Il s’appuie sur deux documents essentiels : le référentiel métier du risk manager[2][2]  Référentiel métier du risk manager, AMRAE et un référentiel de gestion des risques [3][3] Référentiels existants : Cadre de référence : dispositifs.... Les neuf activités répertoriées dans le référentiel métier (voir encadré) le définissent à la fois comme le coordinateur de la gestion des risques et l’acteur de son financement. Le risk manager joue donc un rôle pivot dans le dispositif de gestion des risques. À travers sa mission - arrêtée par la Direction générale et entérinée par le conseil d’administration - le risk manager recense, hiérarchise et coordonne la cartographie des risques de l’entreprise. À partir d’entretiens individuels ou d’ateliers collectifs, il parcourt l’entreprise, du corporate aux filiales, s’informe sur toutes les activités pour révéler et comprendre les menaces actuelles et futures susceptibles d’empêcher la stratégie de se réaliser. À l’aide d’une échelle qualitative (conséquences, probabilité, maîtrise interne), d’analyses comparatives et de retour d’expériences, il rend fiable les évaluations des risques identifiés et cherche à donner à la Direction générale une hiérarchisation des risques la plus objective possible.

Les 9 activités du référentiel métier
  • Définition des missions et de la structure du dispositif

  • Appréciation du risque (identification, analyse, évaluation du risque)

  • Maîtrise des risques (au niveau acceptable en fonction des critères de risques retenus)

  • Diffusion de la culture du risque

  • Financement des risques en accord avec la politique de management des risques

  • Gestion des événements non assurés/non assurables

  • Gestion des sinistres

  • Gestion de crise

  • Pilotage et reporting

Un précieux stratège

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Plans opérationnels, plan de continuité d’activités préparé et testé, programme d’assurances adapté, toutes ces analyses seront construites par le « propriétaire » de risques avec le soutien du risk manager. La connaissance transverse de l’entreprise que ce dernier possède, alliée à sa forte technicité des programmes de financement des risques en font le partenaire indispensable à la prévention des risques et des crises.

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Demain, le risk manager contribuera à l’analyse de certaines décisions stratégiques, dans tous les grands projets d’investissement, dans la stratégie de prise de risques et de leur financement à court, moyen et long terme.

Notes

[2]

Référentiel métier du risk manager, AMRAE

[3]

Référentiels existants : Cadre de référence : dispositifs de gestion des risques et de contrôle interne de l’Autorité des marchés financiers (AMF) ; Iso 31000-2009 : Management du risque - Principes et lignes directrices ; COSO 2 (Committee of Sponsoring Organizations), etc.

Résumé

Français

[Métier] Avec les scandales financiers et les lois qui ont suivi, le rôle du risk manager a considérablement évolué vers la préservation de la valeur créée et la sécurisation de la prise de décision.

Plan de l'article

  1. Deux documents essentiels
  2. Un précieux stratège

Pour citer cet article

de Luze Bénédicte, « Le risk manager, de suiveur à stratège », Documentaliste-Sciences de l'Information, 3/2014 (Vol. 51), p. 43-43.

URL : http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2014-3-page-43.htm
DOI : 10.3917/docsi.513.0043


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