Revue du MAUSS
La Découverte

I.S.B.N.9782707154910
336 pages

p. 435 à 465
doi: 10.3917/rdm.031.0435

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

B. Au-delà de la sympathie ? Antipathie, générosité et liberté

n° 31 2008/1

La vie est sans pourquoi

Redécouverte de la question téléologique

Jacques Dewitte
À travers l’examen de quatre auteurs de langue allemande (R. Spaemann, H. Jonas, Th. von Uexküll, A. Portmann), il est montré que la question de la finalité, bannie par une bonne partie de la pensée moderne et par la science biologique, doit être prise en considération et réhabilitée si l’on veut rendre justice au phénomène de la vie. Pourtant, introduire de la sorte un point de vue téléologique n’implique en soi aucune réduction à une finalité rationnelle et utilitaire. En dernière instance, « la vie est sans pourquoi », mais, pour le comprendre, il faut s’interroger sur les fins immanentes qu’elle poursuit, en constatant alors que l’autoconservation, la simple survie, n’est nullement sa raison d’être ultime. Through the discussion of four german-writing authors (R. Spaemann, H. Jonas, Th. von Uexküll, A. Portmann), it is shown that the question of finality – though it is banished by the great part of modern thought and biological science – must be rehabilitated if we want to think correctly about the phenomenon of life. But this reintroduction of finality implies no reduction to rational or utilitarian finality. In the last analysis, « life is without why », and self-conservation, mere survival, is in no way the ultimate reason of life.
Robert Spaemann et l’inversion de la téléologie
Hans Jonas et la signification ontologique du métabolisme
Thure von Uexküll ou l’enveloppement de la finalité par la causalité
Adolf Portmann et la question de la fin ultime du vivant


© Cairn.info 2009 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
Cairn.info | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis