Economie & prévision
La Doc. française

I.S.B.N.sans
188 pages

p. 71 à 97
doi: en cours

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no 148 2001/2

2001 Économie et Prévision

Pouvoir prédictif de la volatilité implicite dans le prix des options de change

Bronka Rzepkowski  [(*)]
La volatilité implicite dans le prix des options est souvent considérée comme la meilleure prévision de la volatilité future. Le pouvoir prédictif de la volatilité implicite « à-la-monnaie » du dollar/yen, mark/franc, mark/peseta et mark/lire est comparé à celui de volatilités historiques et conditionnelles issues de différentes spécifications garch. Les estimations, sur la période juillet 1995 – avril 1997, montrent que la volatilité implicite des monnaies du Mécanisme de Change Européen n’est pas une prévision sans biais et efficiente de la volatilité future, résultat confirmé par les tests hors échantillon (mai 1997 – mars 1998). Un « problème du peso » semble être à l’origine des biais observés. La volatilité du dollar/yen au contraire est une prévision sans biais et proche des conditions d’efficience. The volatility implicit in option prices is often seen as the best forecast of future volatility. The predictive power of the implicit “at-the-money” volatility of the dollar/yen, deutsche mark/French franc, deutsche mark/peseta and deutsche mark/lira is compared with the predictive power of past and conditional volatilities derived from different GARCH specifications. Estimates for the period from July 1995 to April 1997 show that the implicit volatility of European Exchange Rate Mechanism currencies is not an unbiased and efficient forecast of future volatility. This finding is confirmed by out-of-sample tests (May 1997 to March 1998). A “peso problem” appears to be responsible for the biases observed. Conversely, the dollar/yen volatility provides an unbiased forecast close to efficiency conditions.
Cet article a été écrit pendant que l’auteur était en Convention CIFRE à la Banque de France. Je tiens à remercier A. Bénassy et St. Guichard ainsi que les deux lecteurs anonymes de la revue pour leurs remarques et suggestions. Je reste toutefois responsable des éventuelles erreurs ou insuffisances qui subsisteraient.
Les marchés dérivés ont connu une très forte expansion ces dernières années. Une large variété d’options et de futures sont quotidiennement échangés sur indices boursiers, taux d’intérêt, obligations et devises. Ces marchés, en traitant l’information disponible plus rapidement que les marchés au comptant, produisent une information spécifique sur les anticipations des opérateurs. L’une des évolutions majeures des années quatre-vingt-dix a été le développement du marché de gré à gré. Contrairement aux marchés organisés, les options sur ce marché sont cotées en volatilité implicite. Celle-ci reflète la variabilité anticipée du cours de l’actif sous-jacent sur la durée de vie de l’option; elle fournit donc une évaluation du risque perçu par les opérateurs, dont l’avantage est d’être directement observable.
Une question importante pour les économistes, les analystes de marché et les banques centrales a trait au contenu informationnel de ces instruments. Depuis l’épisode des crises du SME en 1992 et 1993, marqué par l’utilisation de plus en plus massive de ces instruments à des fins spéculatives (Moutot, 1994), de nombreuses banques centrales suivent attentivement ces marchés. L’objectif est non seulement de connaître le « sentiment » des opérateurs mais également de déceler les risques d’attaque spéculative, notamment lorsque la banque centrale poursuit un objectif intermédiaire de change (B.R.I., 1994). Campa et Chang (1996) ainsi que Malz (1996) ont mis en évidence la capacité de ces instruments à anticiper les crises du Mécanisme de Change Européen (MCE) à bandes étroites. La volatilité implicite dans le prix des options sur devises et sur taux d’intérêt est ainsi devenue un indicateur de tension régulièrement observé (Bank of Japan, 1995; Neuhaus, 1995). Le plus souvent, le suivi porte sur la volatilité implicite à-la-monnaie, c’est-à-dire sur des options dont le prix d’exercice est égal au taux d’intérêt ou au taux de change à terme.
Cette volatilité implicite est souvent considérée comme la meilleure prévision de la volatilité future, quel que soit l’actif sous-jacent. Cette assertion est généralement testée à partir de l’hypothèse jointe d’efficience informationnelle du marché des options - les prévisions devant être sans biais et les erreurs de prévision devant être orthogonales à l’ensemble d’information disponible -, et de validité du modèle d’évaluation d’option utilisé pour inférer la volatilité implicite. En effet, lorsque les études empiriques utilisent des options traitées sur les marchés organisés, le recours à une formule d’évaluation d’option est nécessaire pour extraire la volatilité anticipée des prix d’options cotés. Les conclusions de ces recherches s’avèrent contrastées. Les premières études, effectuées à partir de prévisions issues de volatilités implicites pondérées, relevaient davantage de prévisions en coupe transversale; elles concluaient à un pouvoir prédictif supérieur de la volatilité issue des prix d’options relativement aux volatilités historiques (Latané et Rendleman, 1976; Chiras et Manaster, 1978; Beckers, 1981). Dans une analyse de la volatilité en série temporelle, Scott et Tucker (1989) [1] ainsi que Wei et Frankel (1991) montrent que la volatilité inférée des prix d’options de change traitées sur le marché de Philadelphie (PHLX) constitue une prévision biaisée et excessivement volatile de la volatilité future. Jorion (1995) aboutit à une conclusion similaire en utilisant des options sur devises échangées sur le Chicago Mercantile Exchange. Scott (1992) attribue ces biais à une prime de risque de volatilité, sans le démontrer formellement. Pour Day et Lewis (1992) [2], la volatilité implicite de l’indice S&P100 contient une information supplémentaire par rapport aux modèles de type Garch (Generalized AutoRegressive Conditional Heteroskedasticity). Ce résultat est cependant contredit par Canina et Figlewski (1993) : la volatilité historique du S&P100 conduit aux meilleures performances prédictives. En outre, les tests de Lamoureux et Lastrapes (1993) rejettent la condition d’orthogonalité selon laquelle les prévisions issues des modèles Garch pour des actions individuelles, n’apportent pas d’information supplémentaire par rapport aux volatilités implicites. Contrastant avec les résultats antérieurs, l’étude de Xu et Taylor (1995) conclut que le marché des options de change de Philadelphie est efficient, les anticipations de volatilité future sur le dollar/yen, dollar/mark, do llar/franc suisse et livre sterling/dollar apparaissant sans biais et efficientes.
Contrairement aux études précitées, les données utilisées dans cet article sont issues du marché de gré à gré. L’objectif est de déterminer si la volatilité implicite à-la-monnaie du dollar/yen et de différentes devises du MCE est une prévision sans biais et efficiente de la volatilité future. Les performances prédictives de cette volatilité sont comparées à celles de prévisions résultant de modèles de séries temporelles. Ces dernières peuvent être simples comme la volatilité historique ou historique pondérée, ou provenir de l’estimation de modèles économétriques de type Garch et exponentiel Garch (Nelson, 1991), ce dernier autorisant une réponse asymétrique de la variance conditionnelle en fonction du signe des chocs. La disponibilité limitée des données de volatilité implicite réduit le champ de l’étude aux monnaies du MCE les plus traitées, soit le mark/franc, le mark/peseta et le mark/lire, depuis juillet 1995. De plus, l’exigence d’une liquidité de marché minimale impose de ne retenir que les options avec une échéance d’un mois. Toutes les prévisions de volatilité sont donc calculées sur cet horizon temporel.
La période retenue, juillet 1995 - mars 1998, s’inscrit dans une période de changement de régime avec l’avènement de la monnaie unique. Dans la mesure où les pays candidats à l’union monétaire n’étaient pas assurés d’entrer dès le premier tour, les probabilités subjectives de succès ou d’échec ont pu influencer les anticipations moyennes de taux de change et de volatilité. Un « problème du peso » (Krasker, 1980) est donc susceptible d’affecter les devises européennes sur la période de transition : le marché anticipe la possibilité d’un événement rare auquel est associée une faible probabilité de réalisation. Dès lors que l’événement attendu ne survient pas dans l’échantillon étudié, un biais est constaté, se traduisant par des erreurs de prévision sy stématiques du taux de change futur. Généralement, le « problème du peso » est testé sur les anticipations de change, l’originalité de ce papier est d’explorer cette hypothèse sur la volatilité anticipée issue du marché des options de change.
L’article s’organise comme suit : la première partie présente les différents concepts de volatilité, la seconde les tests de contenu informationnel et de pouvoir prédictif, la troisième est consacrée aux estimations des modèles Garch. La quatrième partie expose les résultats des tests sur l’échantillon initial (juillet 1995 – avril 1997) et hors échantillon sur la période mai 1997 - mars 1998. La cinquième partie propose des explications plausibles à l’origine des biais observés pour les monnaies européennes et la dernière partie conclut.
 
Différents concepts de volatilité
 
 
On distingue trois concepts de volatilité. Tout d’abord, la volatilité non conditionnelle ou historique n’est que la constatation ex post des fluctuations passées des taux de change. Cette volatilité historique est en fait la somme d'une volatilité non anticipée, due à des événements de type "news", l'autre composante étant la volatilité conditionnelle. La volatilité étant un phénomène persistant, les modèles Garch, postulant un processus sur le comportement de la volatilité, permettent d'isoler la composante conditionnelle de la volatilité susceptible d'être anticipée. À ce titre, elle peut être comparée à la volatilité implicite des options de change, qui est une prévision de marché par nature tournée vers l’avenir.
Volatilité historique ou non conditionnelle
Deux mesures de volatilité historique, simple et pondérée, peuvent être utilisées. La volatilité historique simple est évaluée au moyen d’un écart-type annualisé des fluctuations quotidiennes des taux de change passés, sur une fenêtre de 20 jours :
[3]est le rendement du taux de change. Cette mesure reflète la volatilité inconditionnelle des cours, c’est-à-dire qu’elle ne permet pas d’isoler la partie de la volatilité passée anticipée sur la base de l’information disponible. La volatilité historique est donc une mesure ex post des variations du change [4].
La seconde mesure est une volatilité historique pondérée, assignant un poids plus élevé aux observations passées les plus récentes. Les poids décroissent de façon exponentielle avec le temps (Galati et Tsatsaronis, 1995). L’idée sous-jacente de ce schéma de pondération est que le marché accorde moins d’importance aux évolutions du cours de change les plus éloignées dans le temps. Cette volatilité, sur une fenêtre d’un mois, est définie comme suit :
La valeurdu facteur de pondération est donnée par :
, où λ = 0,94 à l’échéance d’un mois [5].
Volatilité conditionnelle ou Garch
La volatilité conditionnelle permet de mesurer l’effet de persistance propre aux séries financières : à des périodes troublées, où de fortes variations des cours de change, positives ou négatives, sont susceptibles d’être suivies par des fluctuations de même amplitude, succèdent des périodes calmes dans lesquelles prévalent de faibles fluctuations des taux de change.
Ce type de modèle Arch, d’abord introduit par Engle (1982) et généralisé par Bollerslev (1986), a fait l’objet de nombreuses études empiriques (Hsieh, 1989 ; Baillie et Bollerslev, 1989). La spécification la plus répandue est le Garch(1,1) qui permet une représentation assez générale des processus de volatilité conditionnelle.
μt est la moyenneconditionnelle des rendements. Ce modèle fait dépendre la variance conditionnelle d’une combinaison linéaire du carré des erreurs de prévision et de la variance conditionnelle de la période précédente.
L’équation (2) modélise la variance conditionnelle des erreurs comme une variable aléatoire.α est une 0 constante, α est un coefficient liant la valeur passée 1 du carré des résidus au niveau courant de la variance;
β est un coefficient qui lie la variance courante à 1 celle de la période précédente. Plus α β+ est 1 1 proche de un, plus la persistance est élevée. Pour garantir la positivité de la variance, les paramètres sont tels que α 0> et α β 0, ≥. La condition 0 1 1 α β 1+ < assure que la variance non conditionnelle 1 1 des εt est finie (Bollerslev, 1986) ; dans ce cas, la variance non conditionnelle est égale à
Selon cette spécification, l’impact des chocs sur la variance conditionnelle est symétrique : ils sont supposés avoir un même effet, qu’ils soient positifs ou négatifs. De plus, l’effet d’un choc sur la volatilité courante se réduit de manière géométrique dans le temps.
Deux caractéristiques indésirables des modèles G arch peuvent app araître : u ne v arian ce conditionnelle intégrée et des résidus standardisés non normaux (Hsieh, 1989). Puisque les modèles Garch(1,1) appliqués aux taux de change connaissent une persistance particulièrement forte dans la variance conditionnelle, le modèle Igarch(1,1) de Engle et Bollerslev (1986) est testé également à des fins prédictives (Lopez, 1995). Dans ce modèle intégré en variance (α β 1+ = ), 1 1 l’importance des variances passées et des erreurs de prévision ne décroît pas avec le temps; un choc sur la variance conditionnelle actuelle se répercute sur toutes les valeurs futures prévues. Il ne peut donc pas y avoir de phénomène de retour à la moyenne de la variance conditionnelle. En outre, la variance non conditionnelle n’est pas définie.
Pour répondre aux deux problèmes mentionnés, d’autres densités sur les erreurs peuvent être proposées, comme la distribution t de Student ou la distribution de l’erreur généralisée [7] (GED), et une autre spécification de la variance conditionnelle de type Garch asymétrique peut êtreenvisagée (Nelson, 1991; Higgins et Bera, 1992; Glosten et alii, 1993; Ding et alii, 1993). L’impact asymétrique des chocs sur la variance conditionnelle a été mis en évidence par Black (1976) et confirmé par French et alii (1987). Hsieh (1989) montre que le Garch exponentiel s’ajuste bien mieux au séries de taux de change que le simple Garch(1,1), tandis que Engle et Ng (1993), comparant l’asymétrie des réponses aux news de différentes spécifications de la variance conditionnelle, montrent que la variabilité de la variance conditionnelle issue du modèle Egarch est trop élevée. Parmi les modèles Garch asymétriques, le modèle Garch exponentiel de Nelson a souvent été utilisé pour tester l’efficience informationnelle du marché des options. Les prévisions issues d’une spécification Egarch(1,0) sont ainsi comparées à la volatilité implicite dans le prix des options de change de Philadelphie (Xu et Taylor, 1995). Day et Lewis (1992) confrontent le pouvoir prédictif de la volatilité implicite sur l’indice S&P 100 avec les prévisions issues d’un Egarch(1,1). Le problème soulevé par cette étude est que l’horizon de prévision hebdomadaire du modèle diffère de l’échéance des options, ce qui biaise les résultats de leurs tests. Les tests conduits à partir d’un modèle Egarch(1,0) et Egarch(1,1) dans cet article évitent cette incohérence des horizons de prévision.
Le modèle Garch exponentiel fait dépendre le logarithme de la variance conditionnelle de celui de la période précédente, des chocs standardisés en (t-1) et de l’écart entre la valeur absolue des chocs standardisés et leur espérance en (t-1).
Lorsque la distribution des résidus standardisés est normale,
et lorsqu’elle suit une GED :
Les paramètres α α γ, , et γ ne sont pas 0 1 01 contraints, contrairement à ceux du modèle Garch.
Ce modèle présente deux avantages relativement au modèle Garch standard. Alors que le modèle Garch postule que seule l’amplitude et non le signe des résidus passés a un impact sur la variance conditionnelle, le modèle Egarch permet une réponse asymétrique de la variance conditionnelle aux chocs positifs ou négatifs des résidus de la période précédente. Lorsque le coefficient γ est 0 négatif, la volatilité conditionnelle peut augmenter en cas de chocs négatifs et baisser dans le cas contraire. L’effet « amplitude » est appréhendé par l’écart entre la valeur absolue des résidus standardisés et son espérance. Le second avantage du mo dèle Egarch est q ue la v arian ce n on conditionnelle est finie dès lors queα 1<, ce qui est 1 moins restrictif que la condition α β 1 1 1+ <.
Volatilité implicite
Les options de change sur le marché de gré à gré sont cotées en volatilité implicite. Celle-ci est notamment fonction du prix d’exercice et de l’échéance choisis par le client. Les opérateurs insèrent cette volatilité anticipée dans la formule de Black et Scholes (1987) – ou Garman et Kohlhagen (1983) pour les options de change – afin de calculer le prix de l’option correspondant. Cette convention de marché facilite la comparaison des prix d’options de prix d’exercice différents et permet de visualiser la structure à terme des anticipations de volatilité future. Mais elle traduit surtout l’importance accordée à ce facteur dans l’évaluation de ces produits dérivés. Beckers (1981) a montré que la volatilité implicite à-la-monnaie est préférable à tout schéma de pondération des volatilités implicites de prix d’exercice différents, en tant que prévision de la volatilité future : les prix des options à-la-monnaie sont en effet les plus sensibles à une variation de la volatilité du sous-jacent relativement aux options dans et en dehors de-la-monnaie [8]. Seules les options à-la-monnaie sont considérées ici, c’est-à-dire celles dont le prix d’exercice est égal au taux de change à terme; elles sont de fait les options les plus traitées sur le marché. Il s’agit de la moyenne des cours acheteur et vendeur proposés par les opérateurs. On supposera dans la suite de cet article que la volatilité à-la-monnaie à l’instant t est la volatilité anticipée par le marché jusqu’à l’échéance de l’option, soit sur le mois suivant. Cette prévision de marché, conditionnelle à l’information disponible, sera comparée à une simple volatilité historique, une volatilité historique pondérée, ainsi qu’aux mesures de volatilité conditionnelle issue des modèles Garch présentés.
 
Contenu informationnel et pouvoir prédictif de la volatilité implicite
 
 
Si la volatilité implicite à-la-monnaie est l’estimateur optimal de la volatilité future, alors elle doit être une prévision sans biais et ses erreurs de prévision doivent être orthogonales à l’ensemble d’information disponible. Cette condition d’orthogonalité implique donc que les prévisions de volatilité issues de modèles de séries temporelles ne peuvent apporter une information supplémentaire significative par rapport à la volatilité implicite.
Présentation des différents tests
Deux types de tests sont effectués. Les tests de contenu informationnel mesurent la capacité de la volatilité implicite à prédire la volatilité future sur un horizon plus court que l’échéance de l’option. Au contraire, les tests de pouvoir prédictif imposent l’égalité entre l’horizon de prévision et la durée de vie de l’option.
Le test de contenu informationnel détermine s’il existe une information utile dans la volatilité implicite à un mois pour prédire la volatilité réalisée le lendemain.
On s’attend à ce que le coefficient b soit positif. Les tests de pouvoir prédictif s’attachent à établir si la volatilité implicite est une prévision sans biais de la volatilité future, celle-ci étant calculée à partir de l’écart-type annualisé des fluctuations du taux de change sur vingt jours. Le degré de précision de la prévision est donc le point considéré par la régression suivante :
Le test typique d’efficience des marchés consiste à vérifier, dans un premier temps, que le coefficient b n’est pas significativement différent de 1 et la constante a de 0 pour démontrer l’absence de biais dans les anticipations. Puisque les erreurs de prévision doivent être nulles en espérance, c’est-à-dire orthogonales à n’importe quelle prévision formée rationnellement, la valeur de ces paramètres doit être la même pour n’importe quel ensemble d’information disponible à l’instant t. Le test de Fisher permet de tester l’absence de biais (a=0 et b=1) ainsi que la condition d’orthogonalité des erreurs de prévision, où l’hypothèse nulle est (a=0, b=1 et c=0). Toute autre mesure de la volatilité future ne peut apporter d’information supplémentaire significative relativement à la volatilité implicite.
VtST est la prévision de la volatilité future issue des modèles de série temporelle. De plus, afin de tester la présence d’un « problème de peso » qui affecterait la volatilité implicite, les erreurs de prévisions sont régressées sur un indicateur de l’asymétrie de la densité de probabilité du taux de change anticipé. Celle-ci révèle l’étendue des cours anticipés par le marché, ainsi que les probabilités associées à chacun des cours. Si une monnaie est affectée par un « problème du peso », alors la queue de distribution à droite est plus épaisse que celle à gauche, traduisant un risque de forte dépréciation de la monnaie domestique plus probable qu’une appréciation de même amplitude. La densité de probabilité peut même être bimodale, si deux scénarii s’affrontent sur le marché. Un instrument dérivé, traité sur le marché de gré à gré, permet d’apprécier cette asymétrie. Il s’agit du risk reversal (rrv) ou risque de retournement. Positif (négatif), celui-ci traduit la présence d’une queue de distribution épaisse à droite (gauche).
Données
Les taux de change quotidiens du mark/franc, mark/peseta, mark/lire et du dollar/yen sont issus de la base de données du Service d’Analyse des Marchés Financiers Internationaux de la Banque de France. Ils sont reportés chaque jour à 14h30. La volatilité implicite à-la-monnaie de ces devises à l’échéance d’un mois est extraite de l’écran Reuters quotidiennement par la Direction des Changes ; il s’agit d’options traitées sur le marché de gré à gré. Ces séries sont disponibles pour l’ensemble des volatilités implicites depuis juillet 1995. Il s’agit d’options européennes, dont l’exercice ne peut intervenir avant l’échéance, contrairement aux options américaines. Les cotations pour des échéances plus éloignées ne sont pas disponibles pour le mark/lire et mark/peseta sur l’ensemble de la période juillet 1995 à mars 1998, aussi, seule l’échéance d’un mois a-t-elle été retenue. Les données de risk reversal à un mois proviennent du site internet de J.P. Morgan. Cet instrument dérivé est composé de l’achat d’une option d’achat (call) et de la vente d’une option de vente (put), les deux options étant en dehors de-la-monnaie, c’est-à-dire avec un prix d’exercice supérieur au taux de change à terme pour le call et inférieur pour le put (Reider,1994). Ces séries ont été reportées de manière systématique par J.P. Morgan depuis janvier 1996.
Problèmes économétriques
Pour tester l’hypothèse d’absence de biais et la condition d’orthogonalité des erreurs, deux problèmes doivent être soulevés : le premier concerne la corrélation sérielle des erreurs, le second a trait aux biais des échantillons de taille finie.
Le problème économétrique majeur pour effectuer ces tests réside dans le fait que les observations sont quotidiennes, fréquence supérieure à l’échéance d’un mois des options de change. La volatilité implicite chaque jour constitue alors une prévision de la volatilité future sur des périodes se chevauchant. La prévision quotidienne de la volatilité sur un horizon temporel d’un mois introduit un chevauchement dans les termes d’erreurs, conduisant à de l’autocorrélation. Un biais baissier apparaît dans les erreurs standard issues des moindres carrés ordinaires (MCO). Les estimations des coefficients sont certes efficaces, mais les variances estimées sont biaisées. Le fait est que l’estimation par les MCO postule que chaque jour apporte une observation totalement nouvelle relativement aux jours précédents et que le nombre élevé d’observations permet une estimation précise des coefficients, alors que la plupart des nouvelles observations sont en fait redondantes.
Différentes solutions ont été envisagées pour traiter cette autocorrélation des erreurs [9]. L’une d’entre elles consiste à supprimer les données qui se chevauchent au prix d’une perte d’information d’autant plus importante que l’échéance considérée est élevée. La solution généralement appliquée repose sur la méthode de Hansen et Hodrick (1980) et Hansen (1982) pour traiter l’hétéroscédasticité et la corrélation sérielle permettant de corriger asymptotiquement les erreurs standards des MCO. Canina et Figlewski (1993) et Jorion (1995) appliquent cette méthode, ainsi que Galati et Tsatsaronis (1995) qui utilisent de plus Newey et West (1987) pour assurer la positivité de la matrice de variance covariance. Les procédures de White (1980) et de Newey West (1987) sont utilisées ici pour traiter les erreurs hétéroscédastiques et autocorrélées dans le cadre de la méthode généralisée des moments avec une fenêtre correspondant à l’horizon de la prévision, soit vingt jours.
La seconde source de biais résulte du fait que les corrections appo rtées ne sont valables qu’asymptotiquement. Galati et Tsatsaronis (1995) ainsi que Lamoureux et Lastrapes (1993) génèrent des distributions empiriques par la méthode de Monte Carlo afin de calculer des valeurs critiques pour les tests. Puis, ils examinent la différence entre les distributions d’échantillons finis de petite taille et les distributions asymptotiques, différence susceptible de conduire à des biais importants lorsque le chevauchement des données est élevé. Ces études mettent en évidence des biais substantiels, mais qui ne sauraient rendre compte de la totalité des biais observés (Jorion, 1995).
 
Estimation des modèles Garch et statistiques descriptives
 
 
Les estimations des différentes spécifications Garch, sont réalisées sur la période juillet 1995 – avril 1997; elles sont ensuite utilisées pour générer des prévisions de la volatilité future à l’échéance d’un mois. Ces prévisions pourront être comparées avec les volatilités implicite et historiques.
Estimations GARCH
Une spécification Garch(p, q) a été estimée, où p est l’ordre de la forme autorégressive de la variance conditionnelle et q celui de la partie moyenne mobile. Les tests de ratio de vraisemblance effectués ne permettent pas de rejeter la spécification Garch(1,1) dans plus de 93% des cas, relativement à des processus d’ordre inférieur ou égal à 5 d’un Garch(p, q) [10]. De plus, la valeur du critère de Schwarz est la plus faible pour le Garch(1,1) sur l’ensemble des monnaies (cf. annexe 1) [11]. Les paramètres estimés des modèles Garch(1,1), Igarch(1,1), Egarch(1,1) et Egarch(1,0) sont présentés respectivement dans les tableaux 1,2 et 3. Les estimations ont été réalisées à partir de l’algorithme de Bernt-Hall-Hall-Hausman, à l’aide du logiciel Gauss.
Deux distributions pour les erreurs sont distinguées dans les spécifications Garch(1,1) et Egarch : une loi normale et une distribution de l’erreur généralisée. La distribution de t a été ignorée, Taylor (1994) et Xu et Taylor (1995) ayant montré qu’une distribution GED conduit à de meilleurs résultats qu’une distribution t de student pour les taux de change. Puisqu’une distribution normale est une GED avec ν=2, on peut utiliser le test du ratio de vraisemblance pour déterminer quelle distribution s’ajuste le mieux aux données.
Pour comparer les spécifications Egarch(1,1) et Egarch(1,0) d’une part et les spécifications Garch(1,1) et Igarch(1,1), le test du ratio de vraisemblance peut également être mobilisé. Mais, entre le Garch(1,1) et le Egarch(1,1) ou Egarch(1,0), Heynen, Kemna et Vorst (1994) proposent de retenir le critère d’information d’Akaike. Celui-ci est défini par AIC = -2.ln(L) + 2.(nb de paramètres). Plus la valeur du critère est faible, meilleurest l’ajustement.

Tableau 1
estimations du modèle Garch(1,1)
IMGIMGTableau 1 : estimations du modèle Ga...IMGIMF
Tableau 1 : estimations du modèle Garch(1,1) μ α0 α1 β1 ν α1 + β1 Log-Vraisemblance LR test N/Ged Critèred'Akaike DEM/FRF-0,00473 0,00017* 0,13962* 0,86285* 1,00247 270,3796-532,7592 Garch(1,1) - N (-1,01) (2,97) (5,70) (42,27) Garch(1,1)-Ged-0,00278 0,00013 0,13000* 0,87264* 1,2577* 1,00264 284,842 28,9248-559,684 (-0,68) (1,51) (3,61) (29,12) (11,13) [0%] DEM/ITL-0,02599 0,00041 0,02685* 0,96908* 0,99593-251,1308 510,2616 Garch(1,1) - N (-1,42) (0,71) (3,68) (125,4) Garch(1,1)-Ged-0,03771* 0,00106 0,03449* 0,95809* 1,31325* 0,99258-241,2761 19,7094 492,5522 (-2,28) (0,80) (2,18) (54,2) (11,01) [0%] DEM/ESP-0,00483 0,00071* 0,07205* 0,91320* 0,98525 111,4858-214,9716 Garch(1,1) - N (-0,53) (4,34) (6,00) (75,0) Garch(1,1)-Ged-0,01597* 0,00103 0,11458* 0,86472* 1,03089* 0,9793 155,1193 87,267-300,2386 (-2,83) (1,92) (2,99) (23,77) (13,91) [0%] USD/JPY 0,0644* 0,01016* 0,0915* 0,8842* 0,9757-404,3502 816,7004 Garch(1,1) - N (2,52) (2,34) (4,35) (32,7) Garch(1,1) - Ged 0,0688* 0,00857 0,06907* 0,90755* 1,40239* 0,97662-395,7905 17,1194 801,581 (2,88) (1,49) (2,38) (24,27) (11,89) [0%] (*) significativement différent de zéro au seuil de 5%. Les p-values du test du ratio de vraisemblance sont entre crochets.

Pour l’ensemble des devises, le test du ratio de vraisemblance conclut qu’une distribution GED sur les résidus standardisés est préférable pour décrire le comportement des rendements du taux de change. Le paramètre estimé νest en effet inférieur à 2 pour les spécifications Garch et Garch exponentiel, traduisant l’existence de queues de distribution épaisses relativement à celles d’une loi normale (tableau 1 et 3). Ce résultat confirme les conclusions de nombreuses études empiriques (Engle et Bollerslev, 1986; Baillie et Bollerslev, 1989; Vlaar et Palm, 1993).
Si l’on compare le Garch et Igarch sous l’hypothèse de normalité des résidus, il apparaît que ce dernier conduit aux valeurs du critère AIC les plus faibles ; de plus le test du ratio de vraisemblance conclut également en faveur du Garch intégré en variance. Ce résultat corrobore les estimations du modèle Garch(1,1), qui faisaient apparaître un très fort degré de p ersistance des ch ocs su r la variance conditionnelle.
Le modèle Egarch a été estimé dans sa version symétrique (γ0 = 0) et dans sa version asymétrique (γ0 ≠0), même si Taylor (1994) rappelle qu’il existe des théories plausibles pour des γ négatifs pour les 0 actions [12] mais qu’il n’existe aucune justification à un γ non différent de 0 dans les modèles de taux de 0 change. Aussi, généralement, seuls des modèles Egarch symétriques ont-ils été estimés pour les devises (Xu et Taylor, 1995). Néanmoins, certains faits empiriques, observés notamment au sein du MCE, tendent à montrer que toute dépréciation importante d’une monnaie domestique est associée à une augmentation de sa volatilité implicite, phénomène qui peut persister sur plusieurs mois (Pagès, 1 996). Des ju stificatio ns micro - économiques aux réponses asymétriques de la volatilité face aux chocs ont été proposées par Sentana et Wadhwani (1992), dont le champ de validité ne se limite pas aux seuls marchés boursiers. Avec un modèle de feedback traders, agents qui suivent le trend du marché et qui ont un accès plus limité à l’information que leurs contreparties, les réponses de la volatilité aux « mauvaises » nouvelles sont plus élevées que celles produites par les « bonnes » nouvelles. Aussi, prendre en compte cette asymétrie, dans le cadre de modèles de type Garch appliqués aux taux de change, peut éventuellement améliorer la qualité de la prévision.
L'estimation du modèle Egarch(1,0) fait apparaître un paramètre γ positif pour l'ensemble des devises 1 considérées : lorsque l'amplitude du choc est supérieure à sa valeur anticipée, la volatilité conditionnelle augmente. Quand au modèle Egarch(1,1) le paramètre γ est positif et significatif 0 pour le mark/franc et le dollar/yen, quel que soit le choix de la disstribution des résidus : un choc positif sur le rendement se traduit par une augmentation de la variance conditionnelle de la période suivante. Le paramètre γ est négatif dans le cas des actions alors 0 qu'il est positif dans le cas des taux de change, puisque toute augmentation du rendement du cours de change correspond à une dépréciation de la monnaie domestique. La non-significativité du paramètre γ dans les estimations du modèle 0 Egarch(1,1) pour la lire et de la peseta révèle une rel ation asymétrique entre la vo latilité conditionnelle et les chocs passés moins stable que les effets Garch.
Le test du ratio de vraisemblance permet de déterminer si une spécification symétrique ou asymétrique est préférable. Lorsque le paramètre γ 0 n’est pas significatif (peseta et lire), la version symétrique produit de meilleurs résultats indépendamment de la distribution. Dans le cas du franc et du yen, la log-vraisemblance augmente significativement pour la version asymétrique du modèle.
Enfin, si l’on compare les log-vraisemblances des Egarch avec les Garch ou Igarch, selon le critère AIC, la spécification Egarch asymétrique avec une distribution GED s’avère être meilleure pour le franc et surtout pour le yen, tandis que le Garch-GED est plus adapté pour la lire et la peseta.

Tableau 2
estimations du modèle Igarch(1,1)
IMGIMGTableau 2 : estimations du modèle Ig...IMGIMF
Tableau 2 : estimations du modèle Igarch(1,1) μ α0 α1 Log-Vraisemblance Critère d’Akaike DEM/FRF-0,00474 0,00017* 0,13795* 270,3785-534,757 (-1,02) (3,51) (15,43) DEM/ITL-0,02609 0,00045 0,02790* -251,1376 508,2752 (-1,44) (0,91) (8,51) DEM/ESP-0,00462 0,00054* 0,05887* 111,2411-216,4822 (-0,53) (7,33) (14,11) USD/JPY 0,06437* 0,0097* 0,0887* -404,3541 814,7082 (2,51) (3,38) (8,91) *significativement différent de zéro au seuil de 5%.


Tableau 3
estimations du modèle EGARCH
IMGIMGTableau 3 : estimations du modèle EG...IMGIMF
Tableau 3 : estimations du modèle EGARCH μ α0 α1 γ0 γ1 v Log- LR test LR test Critère Vraisemblance N/Ged γ γ 0 0 0= ≠/ 0 d’Akaike DEM/FRF Egarch(1,1)-N-0,00086-0,05411* 0,98305* 0,06783* 0,28617* 2 271,8508 4,6194-533,7016 (-0,20) (-2,55) (193,83) (2,94) (7,21) [3,16%] Egarch (1,0)-N-0,00455-0,06617* 0,98002* 0,30973* 2 269,5408-531,0816 (-1,23) (-2,70) (163,01) (7,10) Egarch (1,1)-Ged-0,00089* -0,05316 0,98740* 0,08376* 0,26856* 1,25097* 287,0663 30,4316 4,8948-562,1326 (-0,23) (-1,53) (122,48) (2,18) (4,57) (11,09) [0%] [2,69%] Egarch (1,0)-Ged-0,00268-0,06633 0,98449* 0,29782* 1,25216* 284,6189 30,1418-559,2378 (-0,70) (-1,64) (103,43) (4,58) (11,25) [0%] DEM/ITL Egarch (1,1)-N-0,02985-0,0032 0,99802* -0,01125 0,05925* 2-250,5663 0,4462 511,1326 (-1,62) (-0,56) (286,29) (-0,74) (3,78) [50,42%] Egarch (1,0)-N-0,02899-0,00214 0,99846* 0,06272* 2-250,7894 509,5788 (-1,58) (-0,40) (305,23) (4,09) Egarch (1,1)-Ged-0,03882* -0,00933 0,99583* -0,00821 0,06949* 1,3272* -241,4622 18,2082 0,139 494,9244 (-2,34) (-0,82) (148,06) (-0,33) (2,24) (10,64) [0%] [70,93%] Egarch (1,0)-Ged-0,03818* -0,00091 0,9960* 0,07281* 1,32545* -241,5317 18,5154 493,0634 (-2,31) (-0,83) (155,36) (2,36) (10,8) [0%] DEM/ESP Egarch (1,1)-N-0,00271-0,11921* 0,95892* 0,03687 0,18517* 2 111,0683 1,085-212,1366 (-0,36) (-3,91) (98,7) (1,70) (6,77) [29,76%] Egarch (1,0)-N-0,00516-0,08912* 0,9674* 0,17177* 2 110,5258-213,0516 (-0,67) (-3,66) (125,79) (6,72) Egarch (1,1)-Ged-0,01597* -0,13135 0,96200* 0,0079 0,22986* 1,02614* 154,5706 87,0046 0,0294-297,1412 (-2,85) (-1,94) (48,5) (0,16) (3,55) (13,39) [0%] [86,39%] Egarch (1,0)-Ged-0,0161* -0,12697 0,96314* 0,22853* 1,0245* 154,5559 88,0602-299,1118 (-2,89) (-1,92) (49,69) (3,63) (13,49) [0%] USD/JPY Egarch (1,1)-N 0,0739* -0,0195* 0,98657* 0,11745* -0,0989* 2-384,1088 41,0064 778,2176 (2,39) (-3,53) (226,06) (7,80) (-7,05) [0%] Egarch (1,0)-N 0,0808* -0,0223 0,97399* 0,1787* 2-404,612 817,224 (3,13) (-1,79) (89,96) (4,70) Egarch (1,1)-Ged 0,07149* -0,01925* 0,98674* 0,12478* -0,11* 1,7131* -380,5265 7,1646 31,134 773,053 (3,11) (-32,05) (214,51) (11,70) (-7,68) (15,32) [0,74%] [0%] Egarch (1,0)-Ged 0,0767* -0,0256 0,9779* 0,1476* 1,4068* -396,0935 17,037 802,187 (3,20) (-1,43) (64,93) (2,77) (12,19) [0%] *significativement différent de zéro au seuil de 5%. Les p-values du test du ratio de vraisemblance sont entre crochets.

Prévision de la volatilité future à partir des modèles de type Garch
Les paramètres estimés de ces différents modèles vont permettre de calculer les prévisions de la volatilité à un mois. Celles issues du modèle Egarch avec une distribution GED ont été écartées en raison de difficultés liées aux calculs de la moyenne géométrique de la variance conditionnelle. Les prévisions de la volatilité future à l’échéance d’un mois du modèle Garch(1,1), sous la contrainte que α β 1+ <, sont calculés à partir de la moyenne des 1 1 prévisions quotidiennes sur les 20 jours [13], toutes réalisées au même instant :
et
Les prévisions issues du modèle Igarch(1,1) ont été déterminées à partir de l’équation (10) :
Les prévisions de la volatilité issues d’un modèle Egarch(1,1) as ymétrique o u E garch(1,0 ) symétrique, avec une distribution normale sur les résidus, sont définies à partir d’une moyenne géométrique (11) :
Heynen, Kemna et Vorst (1994) ont montré qu’une prévision de la volatilité basée sur une moyenne arithmétique ne dépend que des paramètresα0 etα1 du processus Egarch. Or, la spécificité du modèle Egarch repose sur les coefficients estimés γ et γ. 01 Aussi, la moyenne arithmétique a-t-elle été écartée.
Les paramètres ont été estimés sous la restriction α 1<, qui assure que la variance non conditionnelle 1 est finie.
Fm Nm m ( , , ) [ ( )]exp[ ]α γ γ α γ γ α γ γ 1 0 1 1 1 0 1 0 1 = + 2
Statistiques descriptives et structure des autocorrélations
L’annexe 2 présente des statistiques sommaires, moyenne, écart-type, minimum et maximum des différentes séries de volatilité sur un horizon temporel d’un mois. À l’examen des différentes moyennes, une première constatation relative aux volatilités implicites peut être faite : la valeur moyenne de ces séries est nettement supérieure à celle des volatilités réalisées pour les trois monnaies européennes, traduisant une surévaluation systématique. Cette surévaluation, de juillet 1995 à avril 1997, est de 17,76% pour le mark/franc, de 39,38% pour le mark/peseta, 20,59% pour le mark/lire et seulement 7,68% pour le dollar/yen. Elle semble donc plus prononcée pour les monnaies européennes [14].
La structure des autocorrélations des rendements des quatre taux de change et des différentes prévisions de la volatilité à un mois est présentée dans l’annexe 3. Les rendements apparaissent non corrélés. Au contraire, la volatilité à un jour présente une autocorrélation faible mais significative pour différents retards, suggérant que la volatilité est persistante. Les volatilités à un mois présentent toutes les caractéristiques des données qui se chevauchent, à savoir une très forte autocorrélation et de faibles écart-types. Les séries de volatilités sont en effet caractérisées par de purs processus autorégressifs avec un retour à la moyenne très lent : l’ordre de grandeur du terme autorégressif est comparable pour les différentes monnaies, entre 0,944 et 0,9955. Pour la volatilité implicite du franc à un mois par exemple, le terme autorégressif est égal à 0,9624, un choc sur la volatilité implicite a par conséquent une demi-vie d’environ 18 jours (ln(0,5)/ln(0,9624)). Celle du mark/lire est de 27 jours, tandis que pour le mark/peseta elle est égale à 22,5 jours, enfin pour le dollar/yen, elle vaut 25 jours. Il reste encore une autocorrélation positive à l’horizon de 100 jours pour les quatre monnaies, la lire italienne présentant un degré de persistance le plus élevé. La statistique du test de Dickey Fuller augmenté est également reportée en annexe 3 pour les séries de volatilité. Les tests de stationnarité concluent que les variables sont I(0) soit autour d’une constante, soit autour d’un trend déterministe, le seuil de significativité retenu pour rejeter la non-stationnarité étant de 10%.
 
Les résultats des tests d’échantillon et hors échantillon
 
 
Cette partie examine le contenu informationnel et le pouvoir prédictif des volatilités historiques, implicites ainsi que conditionnelles Garch, Garch-Ged, Igarch, Egarch(1,1) et Egarch(1,0). Les tests réalisés sur l’échantillon initial, soit de juillet 1995 à avril 1997, sont exposés dans les annexes 4 et 5. Parce que ces tests peuvent être biaisés en faveur des spécifications Garch, des tests hors échantillon sont également conduits sur la période mai 1997 – mars 1998 (annexe 6).
Résultats des tests de contenu informationnel et de pouvoir prédictif
Le contenu informationnel des volatilités implicites a été estimé par les moindres carrés ordinaires, en utilisant les procédures de White et de Newey West. Les estimations font ressortir des résultats contrastés. La volatilité implicite du mark/peseta et du mark/lire constitue la meilleure prévision de la volatilité réalisée le lendemain, en terme de R². Les prévisions sont certes biaisées, mais l’information délivrée englobe celle des mesures alternatives de volatilité. Au contraire, les volatilités implicites du mark/franc et du dollar/yen revêtent une capacité prédictive limitée, inférieure aux autres prévisions. Les tests d’emboîtement montrent de plus que l’information contenue dans les différentes volatilités est complémentaire.
Bien que la volatilité implicite soit une prévision de marché, révisée chaque jour à l’arrivée de nouvelles informations, son contenu informationnel n’est pas nécessairement supérieur à celui d’une simple volatilité historique (cf. le dollar/yen). Cependant, l’horizon de prévision de la volatilité implicite étant d’un mois, les tests de pouvoir prédictif sont susceptibles de relativiser cette conclusion.
Ces tests sont conduits à partir de l’équation suivante :
où l’on teste b’=0, plutôt que b=1 dans l’équation (7). De ces tests, il ressort que seule la volatilité implicite du dollar/yen est une prévision sans biais de la volatilité future. Le test de Fisher rejette l’hypothèse nulle (a=0 et b’=0) pour les monnaies européennes. Les biais observés pour les volatilités implicites du MCE sont moins importants que ceux enregistrés pour les volatilités historiques, mais ils sont plus élevés que les biais des volatilités de type Garch [15]. Précisément, le paramètre b est de l’ordre de 0.91 pour le franc contre 0,7 pour la lire et 0,56 pour la peseta. La volatilité implicite de la lire s’avère être une prévision excessivement volatile, puisque la constante est positive et la pente significativement inférieure à 1. Lorsque la volatilité implicite est élevée par rapport à sa moyenne, les anticipations des opérateurs auraient tout intérêt à être revues à la baisse, tandis qu’elles devraient être corrigées à la hausse en période de volatilité implicite inférieure à sa moyenne.
Pour l’ensemble des devises, le test de Fisher rejette l’hypothèse a = 0, b’= 0 et c = 0. Les volatilités implicites du mark/peseta et mark/lire, même si elles sont biaisées, englobent l’information contenuedans les autres volatilités. Dans le cas du franc, toutes les vo latilités app ortent une in formatio n supplémentaire relativement à la prévision issue du marché des options de change. Une meilleure prévision de la volatilité future sur cette devise pourrait donc être réalisée en tenant compte des volatilités historiques ou de type Garch. Quant à la volatilité implicite du dollar/yen, celle-ci n’est pas efficiente, le coefficient c sur la volatilité Egarch(1,1) étant significativement différent de zéro.
En tout état de cause, l’hypothèse selon laquelle la volatilité implicite à-la-monnaie est une prévision sans biais et efficiente de la volatilité future n’est pas validée par les régressions effectuées sur l’échantillon initial pour l’ensemble des quatre monnaies. Les prévisions sont biaisées dans le cas des monnaies européennes et la volatilité implicite du dollar/yen est certes sans biais mais non efficiente.
Cependant, ces résultats peuvent être soumis à un biais d’échantillon (Day et Lewis, 1992). De plus, les paramètres des modèles de type Garch ont été estimés ex post, ce qui biaise aussi l’interprétation : les prévisions générées à l’instant t l’ont été, non pas sur la base de l’information connue en t, mais sur la base de toutes les observations, passées et futures. Aussi est-il plus naturel de procéder à des tests hors échantillon, lorsqu’il s’agit de comparer le pouvoir prédictif de modèles concurrents, dont les prévisions dépendent d’un ensemble d’information à chaque instant.

Tableau 4
contenu informationnel des différentes mesures de la volatilité future en terme de R²
IMGIMGTableau 4 : contenu informationnel d...IMGIMF
Tableau 4 : contenu informationnel des différentes mesures de la volatilité future en terme de R² VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch(1,1) Egarch (1,0) DEM/FRF 24,15% 24,76% 24,74% 35,15% 35,19% 35,47% 31,96% 35,20% DEM/ITL 8,33% 8,62% 11,72% 8,53% 8,57% 8,81% 8,36% 8,20% DEM/ESP 5,80% 6,86% 10,21% 6,29% 6,22% 6,44% 6,66% 6,51% USD/JPY 13,12% 18,96% 12,62% 24,38% 23,43% 21,40% 7,93% 24,62%

Résultats des tests hors échantillon
Cette section compare la capacité prédictive ex ante des différentes mesures de volatilité à l’échéance d’un mois à partir de tests hors échantillon. L’échantillon couvre la période du 2 mai 1997 au 11 mars 1998. Les performances sont évaluées, dans un premier temps, par l’erreur de prévision moyenne (EM), l’erreur absolue moyenne (EAM) et la racine de l’erreur au carré moyenne (RMSE)(Lamoureux et Lastrapes, 1993 ; Xu et Taylor, 1995).
n est le nombre de prévisions quotidiennes hors échantillon, n est ici égal à 216.VtP est le niveau de la volatilité prédite à l’instant t jusqu’en t+20; VRt t,+20 est la volatilité réalisée entre t et t +20.
Pour s’assurer que les comparaisons ne sont pas biaisées en faveur des modèles de séries temporelles, les prévisions de type Garch sont construites sur la base de l’information disponible aux traders à l’instant de leur propre prévision. Les paramètres des différents modèles Garch sont donc réestimés quotidiennement à l’arrivée de nouvelles données sur les taux de change, en maintenant la taille de l’échantillon constante, soit 460 observations ; les premières observations de l’échantillon initial disparaissent donc progressivement. Ce processus est répété jusqu’à l’obtention de 216 prévisions quotidiennes de la volatilité à un mois.
Les erreurs de prévision hors échantillon, présentées dans le tableau 5, sont les plus faibles pour la volatilité implicite du dollar/yen, relativement à toute autre prévision (cf. EAM et RMSE). Elles sont, au contraire, parmi les plus élevées pour les volatilités implicites des monnaies européennes. Les meilleures performances sont réalisées par de simples volatilités historiques et historiques pondérées, tandis que les volatilités Egarch et Igarch conduisent à des erreurs de l’ordre de grandeur de celles observées pour les volatilités implicites, voire su périeures. Ce résu ltat corrobo re une caractéristique de l’échantillon initial : la surévaluation de la volatilité réalisée par la volatilité implicite est un phénomène plus marqué pour les monnaies européennes. Pour les observations hors échantillon, le niveau moyen de surévaluation est de 71,65% dans le cas du franc, de 64,19% pour la peseta et de 26,70% pour la lire italienne contre -2,16% pour le dollar/yen.
Néanmoins, Fair et Shiller (1990) ainsi que Lopez (1995) ont montré les limites du RMSE lorsqu’il s’agit de comparer les performances prédictives de modèles concurrents. Il supprime un montant d’information important. Si deux prévisions ont des RMSE proches, on ne peut pas trancher sur les mérites respectifs de chacune des prévisions; même si une prévision a une RMSE plus faible, il se peut que la prévision avec le RMSE plus élevé contienne une information non disponible dans l’autre.

Tableau 5
erreurs de prévision hors échantillon
IMGIMGTableau 5 : erreurs de prévision hor...IMGIMF
Tableau 5 : erreurs de prévision hors échantillon VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch (1,1) Egarch (1,0) DEM/FRF EM 0,097 0,085 0,446 0,320 0,395 0,398 0,463 0,260 EAM 0,183 0,186 0,447 0,332 0,402 0,417 0,465 0,460 RMSE 0,235 0,238 0,587 0,384 0,459 0,454 0,511 0,520 DEM/ITL EM 0,254 0,217 0,593 0,546 0,771 0,641 0,545 0,678 EAM 0,821 0,799 0,991 0,937 1,035 0,966 0,891 0,996 RMSE 1,142 1,096 1,147 1,143 1,221 1,198 1,177 1,260 DEM/ESP EM 0,119 0,104 0,591 0,516 0,624 0,552 0,585 0,764 EAM 0,245 0,235 0,639 0,529 0,639 0,567 0,623 0,767 RMSE 0,324 0,314 0,760 0,608 0,727 0,647 0,825 0,863 USD/JPY EM 0,265 0,269-0,273-0,662 1,242-1,098-1,441-1,081 EAM 2,826 2,759 2,022 2,500 2,606 2,371 2,383 2,481 RMSE 3,576 3,550 2,774 3,252 3,397 3,156 3,089 3,210 Rq : les erreurs ont été multipliées par 100.

Une vision plus approfondie de la nature des différentes prévisions peut être obtenue en régressant la volatilité réalisée sur les prévisions alternatives hors échantillon, tout comme pour les tests réalisés sur l’échantillon initial. Des tests de pouvoir prédictif de la volatilité implicite sur le mark/franc, mark/peseta et mark/lire sont donc conduits pour déterminer si les erreurs de prévision élevées des volatilités implicites témoignent réellement d’une plus faible capacité prédictive. Il est en fait important de distinguer erreurs de prévision et pouvoir prédictif : dès lors que la volatilité implicite surestime la volatilité future dans une proportion constante dans le temps, en dépit d’erreurs de prévision élevées, elle peut néanmoins posséder une capacité prédictive supérieure aux autres prévisions.
Les tests hors échantillon corroborent les conclusions des tests réalisés sur l’échantillon initial. Le test de Fisher rejette l’hypothèse d’absence de biais et d’orthogonalité des erreurs de prévision. Les volatilités implicites européennes ont tendance à surestimer significativement la volatilité future. À la différence de la volatilité à-la-monnaie du franc et de la peseta, celle de la lire possède un contenu informationnel spécifique qui englobe celui des mesures de volatilité alternatives.
Le pouvoir prédictif, mesuré en terme de R², est le plus élevé pour la volatilité à-la-monnaie du franc et de la lire italienne. Il apparaît particulièrement faible et inférieur à celui des autres mesures de volatilité dan s le cas de la peseta. Ce résu ltat est vraisemblablement lié à la plus faible liquidité et à l’étroitesse du marché des options de change sur cette devise. En effet, le rapport de la B.R.I. (1999) sur l’activité du marché des changes et des marchés dérivés indique que les encours d’options sur la peseta s’élevaient à seulement 21,1 milliards de dollars à la fin juin 1998 contre environ 329 sur le franc et 200 sur la lire. En revanche, le modèle Egarch(1,1) conduit aux meilleures performances prédictives pour cette devise. Généralement, l’effet signe des chocs sur la variance conditionnelle a été ignoré dans les estimations de type Garch asymétrique, l’argument étant qu’il n’existe aucune théorie du taux de change permettant de justifier un tel choix. Or, les estimations réalisées montrent que la prise en compte de cet effet, significatif sur certaines périodes, peut améliorer sensiblement la qualité et la précision des prévisions. La spécification de type Egarch(1,1) sur le marché des changes s’avère donc être une piste pour de nouvelles recherches empiriques, notamment en intégrant d’autres distributions que la loi normale pour générer des prévisions.
 
Interprétation des biais pour les monnaies européennes
 
 
L e rejet de l’hy pothèse d’efficien ce informationnelle du marché des options de change peut être imputé au fait que ce marché n’est pas suffisamment actif et liquide, notamment pour la peseta. La rationalité des opérateurs de marché peut également être en cause. Ils surréagiraient à l’arrivée de nouvelles information (Stein, 1989), en accordant systématiquement davantage d’importance aux données les plus récentes au détriment de l’information passée (Kahneman et Tversky, 1974). En outre, leur schéma d’interprétation de l’information serait biaisé. En s ituatio n d’incertitude, l’information privilégiée est celle qui renforce leur croyance a priori. L’événement attendu est le plus souvent jugé plus probable qu’il ne l’est (Camerer, 1987). Dans ce cas, il conviendrait d’établir si les biais constatés sont significatifs économiquement, en simulant des règles de trading dynamique, qui tenteraient de tirer profit des options mal évaluées après la prise en compte des coûts de transaction (Harvey et Whaley, 1992).
Assez souvent, les biais de prévision de la volatilité implicite sont attribués à la présence d’une prime de risque de volatilité variable (Scott, 1992 ; Lamoureux et Lastrapes, 1993 ; Guo, 1996). La volatilité n’étant pas un actif négociable, une prime de risque systématique ou non diversifiable serait susceptible d’affaiblir le lien entre la volatilité implicite et les anticipations de volatilité. Cette explication apparaît cependant ad hoc dans la mesure où ces auteurs ne la testent pas explicitement [16].
Une autre interprétation des biais observés sur les monnaies du MCE peut également être avancée, qui apparaît plus pertinente dans le contexte du passage à la monnaie unique. Celle-ci a trait à un « problème du peso ». Puisque les pays candidats à l’union monétaire n’étaient pas assurés d’entrer dès le premier tour, un changement de politique en cas d’échec devenait un scénario tout à fait probable. Notamment, les marges de manœuvre offertes par le MCE à bandes élargies pouvaient être utilisées afin d’améliorer la compétitivité-prix des pays. Un scepticisme plus ou moins prononcé des marchés financiers à l’égard de l’Italie [17] et de l’Espagne, le sort de ce dernier pays paraissant indéfectiblement lié à celui de l’Italie malgré une situation différente des finances publiques, a pu alimenter des anticipations de forte dépréciation de ces monnaies. Dans une telle situation, le taux de change à terme intègre la possibilité d’un relâchement de la politique de taux de change stable et donc surestime l’ampleur de la dépréciation à l’échéance.
Or, les volatilités implicites considérées ici sont à-la-monnaie; elles ont donc un prix d’exercice égal au taux de change à terme. Le « problème du peso » sur le change est alors susceptible de se répercuter sur la volatilité implicite : celle-ci aura tendance à surévaluer de manière systématique la volatilité future. Si la volatilité implicite est soumise à un « problème du peso » du fait du changement de régime de change anticipé, alors l’écart entre la volatilité réalisée et prédite doit dépendre de l’asymétrie de la densité de probabilité du taux de change anticipé par le marché [18]. Afin de tester cette hypothèse, les erreurs de prévision de la volatilité implicite sur les devises européennes sont régressées sur le risk reversal, qui indique le degré d’asymétrie de la distribution de probabilité des cours futurs. Les tests sont conduit sur la période juillet 1995 - mars 1998 pour le franc et le yen. En raison de l’indisponibilité des séries de risk reversal sur la lire et la peseta avant janvier 1996, les tests sont aussi réalisés sur un sous-échantillon pour l’ensemble des monnaies. Un examen rapide des séries montre que le prix du risk reversal sur le dollar/yen a oscillé autour de zéro sur la période, alors qu’il est resté positif pour les monnaies européennes, traduisant la présence d’anticipations de forte dépréciation de ces devises, au-delà du taux de change à terme, plus probable qu’une appréciation d’égale amplitude.
Les résultats présentés dans le tableau 6 montrent que, plus le niveau du risk reversal des devises européennes est élevé, plus la volatilité implicite surestime la volatilité réalisée. Des biais durables apparaissent donc dans la formation des anticipations, susceptibles de générer des profits systématiques. Ces biais sont nettement plus marqués pour la peseta. L’hypothèse d’un « problème du peso » est donc particulièrement pertinente pour cette devise, résultat qui confirme la conclusion de Ayuso, Pérez-Jurado et Restoy (1995), qui avaient exploré cette possibilité dans le cadre d’une modélisation Garch de 1988 à juillet 1995. Cette hypothèse n’est pas validée dans le cas du dollar/yen, ce qui conforte la thèse selon laquelle la probabilité de changement de régime en Europe a modifié au moins temporairement la perception du risque de change sur les devises du MCE.
 
Conclusion
 
 
Cet article étudie le contenu informationnel et le pouvoir prédictif de la volatilité à-la-monnaie, cotée sur le marché de gré à gré, du mark/franc, mark/peseta, mark/lire et dollar/yen de juillet 1995 à mars 1998. Alors que la volatilité implicite du dollar/yen est une prévision sans biais et conduit aux erreurs de prévision hors échantillon les plus faibles, l’efficience informationnelle est rejetée pour les trois monnaies européennes. L’explication proposée dans cet article met l’accent sur un « problème du peso », issu des incertitudes sur l’entrée des pays, dès le premier tour, dans l’union monétaire. Dans ce contexte de changement de régime probable mais incertain, le taux de change à terme est susceptible de surestimer la dépréciation des monnaies à l’échéance. Or, la volatilité implicite étant à-la-monnaie, le prix d’exercice de l’option est égal au taux de change à terme. Tout « problème du peso » sur le change peut entraîner un « problème du peso » sur la volatilité anticipée parle marché. La volatilité implicite surestimerait alors la volatilité future de manière systématique. Pour tester cette hypothèse, les erreurs de prévision ont été régressées sur un indicateur de l’asymétrie de la densité de probabilité du taux de change futur, révélatrice d’une éventuelle anticipation de changement de régime. Les tests valident cette hypothèse pour les trois devises européennes.
Deux autres causes, non exclusives de cette interprétation, peuvent également être à l’origine des biais observés. Les banques centrales européennes ont pu conduire une politique active d’intervention sur le marché des changes visant à réduire la volatilité des cours. Le maintien du taux de change dans une marge de fluctuation implicite et non officielle, inférieure au ± 15% autorisé (shadow SME) pouvait être recherché, afin de respecter le critère du Traité de Maastricht sur la stabilité des changes pendant la période de transition vers l’union monétaire. Enfin, l’efficience suppose une liquidité importante et une activité suffisante du marché des options de change, que vraisemblablement le marché de gré à gré sur les devises européennes n’offrait pas, notamment pour la peseta.

Tableau 6
erreurs de prévision et asymétrie des anticipations
IMGIMGTableau 6 : erreurs de prévision et ...IMGIMF
Tableau 6 : erreurs de prévision et asymétrie des anticipations Échantillon a b R² DEM/FRF (676 obs.) -0,0527-0,5505* 8,42% (-0,37) (-2,66) (530 obs.) -0,0636-0,7613* 20,83% (-0,68) (-5,00) DEM/ITL (530 obs.) 0,5861* -1,7192* 22,93% (2,00) (-5,74) DEM/ESP (530 obs.) -0,181-1,7115* 15,66% (-0,88) (-3,75) USD/JPY (676 obs.) -0,201 0,7195 2,60% (-0,44) (1,75) (530 obs.) -0,1592 0,1962 0,03% (-0,32) (0,34) *significativement différent de zéro au seuil de 5%. Les t entre parenthèses sont corrigés par la procédure de White.

Il serait intéressant d’étendre l’analyse de l’efficience informationnelle à un échantillon plus large de monnaies, afin de conforter la conclusion de cet article, selon laquelle l’efficience a plus de chance d’être rejetée dans des régimes de change plus contraignants que dans des régimes de change flottants. Si les systèmes de zones cibles ou de taux de change fixe sont susceptibles de modifier la perception du risque de change et d’induire des biais durables dans la formation des anticipations en raison de problèmes de crédibilité, il convient alors de relativiser les avantages de ces régimes.
 
Annexe 1 : test du ratio de vraisemblance et critère de Schwarz
 
 


IMGIMGDEM/FRF DEM/ESP DEM/ITL USD/JPY 
e 
...IMGIMF
DEM/FRF DEM/ESP DEM/ITL USD/JPY e LR test Critère deSchwarz LR test Critère deSchwarz LR test Critère deSchwarz LR test Critère dSchwarz Garch(1,1) -258,913-99,806 263,854 417,084 Garch(1,2) 0,67-256,182 3,46-98,47-3,2 268,52 1,22 419,54 [41,29%] [6,29%] [100%] [26,93%] Garch(1,3) -93,79-205,884 8,8-98,077 0,31 269,83 3,1 421,667 [100%] [1,23%] [85,69%] [21,25%] Garch(1,4) -20,38-239,525 4,21-92,717 1,19 272,456-43,8 448,183 [100%] [23,92%] [75,54%] [100%] Garch(1,5) -19,68-236,809 4,57-89,831-2,17 277,201 3,57 427,562 [100%] [33,38%] [100%] [46,71%] Garch(2,1) 0-255,847 0-96,74 0 266,919 0 420,15 [100%] [100%] [100%] [100%] Garch(2,2) -88,19-208,687 3,67-95,51-0,622 270,296 1,22 422,605 [100%] [15,95%] [100%] [54,32%] Garch(2,3) -49,61-224,911 12,66-96,94-0,07 273,096 3,1 424,732 [100%] [0,54%] [100%] [37,68%] Garch(2,4) -27,5-232,899 4,55-89,819-5,08 278,656 8,66 425,018 [100%] [33,65%] [100%] [7,02%] Garch(2,5) -16-235,584-6,54-81,21-1,9 280,134-6,19 435,505 [100%] [100%] [100%] [100%] Garch(3,1) 0-252,781 0-93,675 0 269,985 0 423,216 [100%] [100%] [100%] [100%] Garch(3,2) 0,67-250,051 3,67-92,445 1,99 272,055 1,22 425,671 [88,01%] [29,92%] [57,41%] [74,81%] Garch(3,3) -13,18-240,062 12,66-93,874-28,01 290,12 3,05 427,82 [100%] [1,31%] [100%] [54,89%] Garch(3,4) -46,03-220,569 4,55-86,754 1,29 278,538 8,66 428,083 [100%] [47,31%] [93,62%] [12,35%] Garch(3,5) -60,21-210,414-4,62-79,104 0,14 282,176-18,89 444,922 [100%] [100%] [99,99%] [100%] Garch(4,1) 0-249,716 0-90,609 0 273,05 0 426,281 [100%] [100%] [100%] [100%] Garch(4,2) -29,48-231,91 3,67-89,379-0,19 276,213 1,22 428,737 [100%] [45,23%] [100%] [87,47%] Garch(4,3) -10,7-238,233 12,66-90,809-5,21 218,789-0,87 432,848 [100%] [2,68%] [100%] [100%] Garch(4,4) -11,16-234,939 12,53-87,676-2,39 283,441 0,85 435,052 [100%] [5,12%] [100%] [99,06%] Garch(4,5) -35,34-219,781 12,35-84,521-0,82 285,722 14,72 431,182 [100%] [8,97%] [100%] [3,97%] Garch(5,1) 0-246,65 0-87,544 0 276,116 1,51 428,59 [100%] [100%] [100%] [82,42%] Garch(5,2) 0,67-243,92 3,67-86,314-21,81 290,088 1,514 431,655 [98,46%] [59,76%] [100%] [91,14%] Garch(5,3) -17,72-231,66 12,66-87,743 2,34 281,08 0,1 435,429 [100%] [4,87%] [88,65%] [100%] Garch(5,4) -9,18-232,864 2,4-79,545-3,95 287,287 8,66 434,214 [100%] [93,47%] [100%] [27,81%] Garch(5,5) -14,88-226,949 2,86-76,711 2,25 287,253-0,01 441,613 [100%] [94,29%] [97,24%] [100%]

 
Annexe 2 : statistiques descriptives
 
 


IMGIMGmoyenne écart-type min max 
DEM/FRF ...IMGIMF
moyenne écart-type min max DEM/FRF VR 2,3432 1,497 0,5029 6,8721 VH 2,4013 1,4828 0,5029 6,8721 VHP 2,3905 1,4936 0,4885 6,9843 Garch 2,5431 1,4137 0,928 7,1852 Igarch 2,5816 1,4285 0,9509 7,267 Garch - Ged 2,5184 1,4228 0,8594 7,111 Egarch(1,1) 2,6914 1,269 0,8114 6,717 Egarch(1,0) 2,6675 1,2008 0,8776 6,3161 VI 2,7593 1,3029 0,65 8,43 DEM/ESP VR 2,8565 1,3241 0,8658 6,3687 VH 2,9554 1,3453 0,8658 6,3687 VHP 2,9386 1,3671 0,8565 6,5383 Garch 3,1089 0,8485 1,9293 5,7111 Igarch 3,3489 0,9084 2,007 5,9076 Garch - Ged 3,1116 0,9138 1,996 6,4282 Egarch(1,1) 3,4182 0,6496 2,3329 5,2654 Egarch(1,0) 3,4162 0,6973 2,2158 5,1878 VI 3,9814 1,3596 1,6 9 DEM/ITL VR 6,5939 2,5234 2,5905 13,2655 VH 6,7636 2,4861 2,5905 13,2655 VHP 6,7273 2,5236 2,4359 14,2653 Garch 6,5458 1,7371 4,1748 10,6005 Igarch 6,8696 1,8239 4,387 11,1708 Garch - Ged 6,5694 1,6683 4,3426 10,7919 Egarch(1,1) 6,9255 1,7276 4,3724 10,3969 Egarch(1,0) 6,9258 1,7575 4,2702 10,6967 VI 7,9519 2,9061 3,95 17,5 USD/JPY VR 9,5181 3,772 4,1854 20,0885 VH 9,2787 3,5269 4,1854 20,0885 VHP 9,2586 3,5798 3,9886 22,3585 Garch 9,4888 2,2378 6,6056 19,8285 Igarch 10,8414 2,5876 7,4788 22,4276 Garch - Ged 9,2801 2,0926 6,5189 17,9146 Egarch(1,1) 9,3562 2,3998 4,569 17,6244 Egarch(1,0) 9,5486 1,8238 6,173 15,8079 VI 10,2495 2,8211 6,2 19,45

 
Annexe 3 : structure des autocorrélations
 
 


IMGIMG1 2 3 4 5 10 20 100 250 ADF 
DEM/FRF...IMGIMF
1 2 3 4 5 10 20 100 250 ADF DEM/FRF Rendements-0,0021-0,0089-0,0764-0,0342-0,0279-0,0104 0,0708-0,0227-0,0474 Vol à 1J 0,3288 0,3445 0,3319 0,2867 0,2051 0,2996 0,2357 0,0606 0,0023-3,45# VR 0,9923 0,9836 0,9736 0,9625 0,9513 0,8993 0,7774 0,024-0,0601-3,69 VH 0,992 0,9833 0,9732 0,9618 0,9499 0,8931 0,7629 0,0354-0,0798-3,43 VHP 0,9893 0,9777 0,9642 0,9497 0,9353 0,8759 0,7503 0,0368-0,0746-3,13 VI 0,9624 0,9216 0,8967 0,8798 0,8635 0,8107 0,6378-0,011-0,0781-2,77 Garch 0,9777 0,9551 0,931 0,9075 0,8863 0,8287 0,7479 0,0368-0,0752-2,66 Igarch 0,978 0,9558 0,932 0,9088 0,8879 0,8305 0,7495 0,0366-0,0756-2,65 Garch-ged 0,9804 0,9604 0,9388 0,9177 0,8985 0,8428 0,7606 0,0391-0,0775-2,59 Egarch(1,1) 0,9766 0,9506 0,9248 0,9013 0,8813 0,8387 0,7371 0,041-0,0728-2,58 Egarch(1,0) 0,9765 0,9532 0,9288 0,905 0,8836 0,8304 0,7378 0,0695-0,0721-2,66 DEM/ITL Rendements 0,0506-0,0599-0,0148 0,0163 0,0058-0,0413 0,0266 0,006-0,0199 Vol à 1J 0,1293 0,1125 0,1513 0,1038 0,1295 0,1436 0,1006 0,0688-0,0705-5,17 VR 0,9832 0,9643 0,9474 0,9293 0,9133 0,8374 0,6641 0,2539-0,2766-3,52# VH 0,9809 0,9608 0,9431 0,9243 0,9066 0,8279 0,6561 0,2474-0,2863-3,92 VHP 0,9746 0,9474 0,9241 0,9002 0,8783 0,7864 0,6367 0,2372-0,2714-3,68 VI 0,9744 0,9508 0,9319 0,9155 0,8962 0,8536 0,7639 0,2999-0,3486-2,80# Garch 0,9942 0,9876 0,9812 0,9744 0,9676 0,9351 0,8781 0,331-0,3966-2,84 Igarch 0,994 0,9871 0,9804 0,9733 0,9663 0,9327 0,8746 0,3283-0,3931-2,86 Garch-ged 0,9915 0,9816 0,9721 0,9622 0,9526 0,9089 0,8416 0,3065-0,3638-3,03 Egarch(1,1) 0,9955 0,9912 0,987 0,9825 0,978 0,9532 0,9045 0,3535-0,407-2,95 Egarch(1,0) 0,9954 0,9907 0,986 0,9809 0,9756 0,9476 0,8927 0,3339-0,3941-2,69 DEM/ESP Rendements 0,0223-0,1212 0,0405 0,0009-0,0295 0,0001 0,0243-0,0471-0,0169 Vol à 1J 0,1306 0,1668 0,202 0,1388 0,0603 0,1017 0,0708-0,022-0,0361-6,87 VR 0,9784 0,9545 0,9257 0,8939 0,8618 0,7112 0,3864 0,1064-0,2215-2,82 VH 0,9776 0,9549 0,9296 0,9011 0,8726 0,7289 0,3724 0,0805-0,2137-2,86 VHP 0,9726 0,9435 0,9119 0,8783 0,8455 0,6945 0,3575 0,0719-0,2038-3 VI 0,9697 0,946 0,9244 0,9043 0,8835 0,8015 0,6034 0,2145-0,2036-2,53 Garch 0,9685 0,9362 0,9022 0,8672 0,8329 0,6978 0,4767 0,0452-0,1971-3 Igarch 0,9761 0,9507 0,9235 0,8952 0,8673 0,7505 0,5432 0,0585-0,2136-2,74 Garch-ged 0,944 0,8897 0,8354 0,7808 0,7289 0,556 0,3324 0,0147-0,1511-3,72 Egarch(1,1) 0,9608 0,9219 0,8853 0,8422 0,8004 0,6393 0,3878 0,0163-0,1366-2,77 Egarch(1,0) 0,9716 0,943 0,9135 0,8804 0,8474 0,7111 0,4832 0,0621-0,1871-3,03 USD/JPY Rendements 0,0163-0,0236-0,0597-0,0063 0,0926 0,0005 0,0542-0,0102 0,0272 Vol à 1J 0,1827 0,1819 0,031 0,0256 0,0025 0,1561 0,1084 0,0041-0,0402-3,54 VR 0,9775 0,9491 0,9181 0,8866 0,8557 0,7004 0,4578 0,0204-0,2262-2,44 VH 0,9835 0,9627 0,9395 0,9163 0,896 0,785 0,5339 0,031-0,2657-3,38 VHP 0,9766 0,9487 0,9192 0,8911 0,868 0,7523 0,5214 0,0381-0,2543-3,64 VI 0,973 0,952 0,9347 0,9218 0,9069 0,8528 0,7918 0,1511-0,3701-2,91 Garch 0,9592 0,9142 0,8707 0,8346 0,8077 0,7027 0,5499 0,0408-0,2226-4,58 Igarch 0,9626 0,9196 0,8779 0,8431 0,817 0,7132 0,56 0,0403-0,2273-4,45 Garch-ged 0,9702 0,9368 0,9039 0,8758 0,8538 0,7616 0,6118 0,037-0,2458-4,25 Egarch(1,1) 0,974 0,9481 0,9232 0,9001 0,8773 0,761 0,6284 0,1986-0,3064-4,19 Egarch(1,0) 0,9681 0,934 0,8976 0,8666 0,8428 0,751 0,5955 0,0769-0,2934-4,67 # correspond à un test avec constante et trend.

 
Annexe 4 : résultats des tests de contenu informationnel
 
 

Tableau 1
le DEM/FRF
IMGIMGTableau 1 : le DEM/FRF 
Cste Pente D...IMGIMF
Tableau 1 : le DEM/FRF Cste Pente DW R² VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch(1,1) Egarch(1,0) 0.1827 0,6970* 1.86 24.15% (1,27) (9,26) 0.1817 0,7006* 1.92 24.76% (1,3) (9,44) -0,3586 0,8027* 1.86 24.74% (-1,51) (7,92) 0,8486* 1,9155* 2.07 35.15% (9,28) (8,24) 0,8463* 1,9267* 2.07 35.19% (9,26) (8,26) 0,8369* 1,9432* 2.07 35.47% (9,23) (8,4) 0,8782* 1,9119* 1.98 31.96% (9,06) (7,72) 0,7974* 2,0818* 2.07 35.20% (8,58) (8,7) -0.2917 0,3608* 0,4645* 1.92 26.68% (-1,24) (2,70) (2,66) -0.256 0,3816* 0,4350* 1.95 26.75% (-1,06) (2,73) (2,36) 0,6255* 0.1162 1,7304* 2.08 35.20% (2,42) (0,80) (4,52) 0,6301* 0.1127 1,7458* 2.08 35.23% (2,43) (0,78) (4,53) 0,6667* 0.0893 1,7981* 2.08 35.44% (2,54) (0,61) (4,61) 0.4742 0.2119 1,5585* 2.01 32.46% (1,76) (1,39) (3,83) 0,5678* 0.122 1,8716* 2.08 35.27% (2,25) (0,84) (4,70)


Tableau 2
le DEM/ITL
IMGIMGTableau 2 : le DEM/ITL 
Cste Pente D...IMGIMF
Tableau 2 : le DEM/ITL Cste Pente DW R² VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch(1,1) Egarch(1,0) 1,303* 0,5746* 1.97 8.33% (2,11) (5,8) 1,3174* 0,5755* 2.02 8.62% (2,18) (5,99) 0.5695 0,5810* 2.02 11.72% (0,89) (6,42) 2,5393* 0,8527* 1.96 8.53% (6,33) (5,97) 2,5507* 0,8439* 1.96 8.57% (6,36) (5,96) 2,5392* 0,8514* 1.98 8.81% (6,12) (5,86) 2,4504* 0,8834* 1.95 8.36% (6,22) (6,13) 2,564* 0,8456* 1.95 8.20% (6,47) (5,9) 0.5985-0.0314 0,604* 2.01 11.54% (0,94) (-0,16) (3,27) 0.5886-0.0266 0,601* 2.01 11.54% (0,93) (-0,12) (2,97) 0.4672 0,635* -0.1055 2.01 11.56% (0,65) (3,59) (-0,39) 0.4681 0,6333* -0.1007 2.01 11.56% (0,65) (3,57) (-0,38) 0.4967 0,617* -0.0687 2.01 11.54% (0,69) (3,37) (-0,24) 0.4445 0,6573* -0.1555 2.01 11.59% (0,61) (3,60) (-0,56) 0.3718 0,6869* -0.2078 2.01 11.64% (0,51) (3,81) (-0,76) *significativement différent de 0 à un seuil de 5%. DW est la statistique de Durbin et Watson. Les statistiques de t entre parenthèses sont corrigées de l'hétéroscédasticité par la procédure de White.


Tableau 3
le DEM/ESP
IMGIMGTableau 3 : le DEM/ESP 
Pente 
Cste ...IMGIMF
Tableau 3 : le DEM/ESP Pente Cste DW R² VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch(1,1) Egarch(1,0) 0,913* 0,4323* 1.9 5.80% (4,28) (5,41) 0,8353* 0,4612* 1.97 6.86% (3,87) (5,72) -0.05 0,5627* 1.95 10.21% (-0,13) (5,45) 1,2675* 1,353* 1.98 6.29% (7,05) (4,97) 1,2199* 1,4265* 1.96 6.22% (6,59) (5,02) 1,4104* 1,1425* 2.04 6.44% (8,58) (4,78) 1,1281* 1,6184* 2.03 6.66% (5,61) (4,97) 1,0943* 1,6633* 2 6.51% (5,60) (5,27) -0.079-0.1049 0,6479* 1.94 10.13% (-0,20) (-0,62) (3,15) -0.0513-0.0037 0,5658* 1.94 10.01% (-0,13) (-0,02) (2,72) -0.1414 0,6243* -0.2256 1.93 10.07% (-0,29) (3,10) (-0,42) -0.1981 0,6691* -0.4045 1.92 10.15% (-0,41) (3,10) (-0,67) 0.0065 0,5299* 0.1086 1.96 10.03% (0,01) (3,25) (0,30) -0.0459 0,5591* 0.0161 1.95 10.01% (-0,11) (3,10) (0,03) -0.1156 0,6226* -0.2622 1.93 10.06% (-0,25) (2,91) (-0,39)


Tableau 4
le USD/JPY
IMGIMGTableau 4 : le USD/JPY 
Cste Pente D...IMGIMF
Tableau 4 : le USD/JPY Cste Pente DW R² VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch(1,1) Egarch(1,0) 0.7557 0,7005* 1.81 13.12% (0,69) (5,27) -0.4065 0,8276* 1.85 18.96% (-0,34) (5,68) -1.5502 0,8592* 1.85 12.62% (-0,97) (5,09) 2,3739* 0,7803* 1.88 24.38% (2,89) (5,20) 2,4319* 0,7544* 1.88 23.43% (2,98) (5,15) 2,2533* 0,8233* 1.86 21.40% (2,65) (5,14) 3,99* 0,6313* 1.82 7.93% (5,50) (3,98) 1.3541 0,9726* 1.88 24.62% (1,57) (6,00) -1.1809 0,4191* 0,4437* 1.85 14.21% (-0,76) (2,81) (2,26) -0.5897 0,8011* 0.0418 1.85 18.80% (-0,41) (4,41) (0,24) 3,6376* -0.1794 0,8723* 1.86 24.43% (3,10) (-0,89) (3,88) 3,4841* -0.1504 0,8308* 1.86 23.41% (2,95) (-0,75) (3,79) 3,0818* -0.1252 0,8981* 1.85 21.32% (2,58) (-0,62) (3,71) -1.169 0,7501* 0.1423 1.87 12.64% (-0,77) (4,33) (0,95) 4,0627* -0,4413* 1,2716* 1.84 25.49% (3,49) (-2,31) (5,24) * significativement différent de 0 à un seuil de 5%. DW est la statistique de Durbin et Watson. Les statistiques de t entre parenthèses sont corrigées de l'hétéroscédasticité par la procédure de White.

 
Annexe 5 : résultats des tests de pouvoir prédictif
 
 

Tableau 1
le DEM/FRF
IMGIMGTableau 1 : le DEM/FRF 
Cste Pente F...IMGIMF
Tableau 1 : le DEM/FRF Cste Pente F test R² VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch(1,1) Egarch(1,0) 0.4007 0.191 4.14 64.12% (1,93) (1,90) [12,6%] 0,4150* 0,1934* 5.11 64.70% (2,13) (2,11) [7,78%] -0.165 0.091 7.53 62.51% (-0,67) (1,08) [2,03%] -0.0332 0.0656 4.23 77.82% (-0,22) (1,02) [12,1%] -0.044 0.0751 5.96 77.84% (-0,29) (1,18) [5,07%] 0.0013 0.07 3.19 78.06% (0,01) (1,05) [20,3%] -0,4306* -0.0306 15.14 76.28% (-2,29) (-0,40) [0,05%] -0,5608* -0.0886 19.85 76.21% (-2,89) (-1,03) [0,01%] -0.078 0,4698* 0,5313* 21.94 69.42% (-0,29) (3,92) (3,49) [0%] -0.0367 0,4775* 0,5512* 20.56 69.11% (-0,14) (3,91) (3,40) [0,1%] -0.2231 0,7706* 0,7602* 89.53 79.05% (-1,05) (5,73) (9,07) [0%] -0.2303 0,7727* 0,7539* 89.58 79.05% (-1,08) (5,73) (9,08) [0%) -0.1796 0,7863* 0,76754* 92.59 79.10% (-0,82) (5,71) (9,17) [0%] -0,5492* 0,7503* 0,8186* 130.59 77.73% (-2,53) (6,11) (10,99) [0%] -0,6669* 0,7313* 0,8505* 100.31 77.98% (-2,91) (5,25) (9,4) [0%]


Tableau 2
le DEM/ITL
IMGIMGTableau 2 : le DEM/ITL 
Cste Pente F...IMGIMF
Tableau 2 : le DEM/ITL Cste Pente F test R² VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch(1,1) Egarch(1,0) 1,7286* 0,2807* 6.12 50.12% (2,47) (2,33) [4,68%] 1,8491* 0,2948* 8.64 49.64% (2,92) (2,77) [1,13%] 1,0244* 0,2996* 37.68 64.99% (2,27) (4,46) [0%] -0.118-0.0254 0.02 49.71% (-0,11) (-0,13) [98,8%] -0.1231 0.0222 1.25 49.83% (-0,12) (0,12) [53,6%] -0.4491-0.0721 0.19 50.13% (-0,41) (-0,37) [90,9%] -0.8446-0.0741 4.21 53.97% (-0,71) (-0,37) [12,2%] -0.5559-0.0324 2.88 51.59% (-0,47) (-0,16) [23,7%] 0.9659 0.0633 0,3461* 47.14 65.01% (1,87) (0,39) (3,05) [0%] 1,0136* 0.015 0,3110* 41.1 64.91% (2,06) (0,10) (2,82) [0%] 1.1494 0,2713* -0.0534 39.79 64.94% (1,46) (2,17) (-0,23) [0%] 1.1621 0,2682* -0.0563 39.86 64.94% (1,48) (2,15) (-0,25) [0%] 1.3078 0,2406* -0.1145 39.75 65.02% (1,60) (1,98) (-0,49) [0%] 0.5368 0,3911* 0.1755 69.2 65.24% (0,51) (3,39) (0,64) [0%] 0.9792 0,3087* 0.017 48.51 64.91% (1,01) (2,43) (0,06) [0%] *significativement différent de 0 à un seuil de 5%. Les p-values du test de Fisher sont entre crochets. Les statistiques de t entre parenthèses sont corrigées de l’hétéroscédasticité par la procédure de White.


Tableau 3
le DEM/ESP
IMGIMGTableau 3 : le DEM/ESP 
Cste Pente F...IMGIMF
Tableau 3 : le DEM/ESP Cste Pente F test R² VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch(1,1) Egarch(1,0) 1,5607* 0,5615* 22.75 19.67% (3,92) (4,75) [0%] 1,5002* 0,5385* 23.46 22.54% (3,99) (4,82) [0%] 0.6114 0,4361* 65.91 33.38% (1,39) (4,53) [0%] 0.4636 0.2303 3.7 24.16% (0,8) (1,33) [15,7%] 0.4237 0.2736 9.76 24.67% (0,72) (1,66) [0,08%] 0.6845 0.302 5.8 23.04% (1,25) (1,89) [5,5%] -0.569-0.0021 8.74 24.00% (-0,67) (-0,01) [1,27%] -0.4665 0.0273 8.87 26.08% (-0,62) (0,13) [1,19%] 0.5869-0.0888 0.364 82.58 33.50% (1,32) (-0,47) (1,86) [0%] 0.6094-0.0055 0,4315* 73.2 33.24% (1,35) (-0,03) (2,07) [0%] 0.5926 0,4459* 0.0186 76.44 33.24% (1,15) (2,11) (0,06) [0%] 0.5995 0,4425* 0.0111 76.21 33.24% (1,12) (2,07) (0,04) [0%] 0.5378 0,4768* 0.0757 73.11 33.34% (1,16) (2,59) (0,31) [0%] 0.4692 0,4666* 0.0772 65.83 33.28% (0,59) (2,60) (0,21) [0%] 0.3472 0,5036* 0.156 65.26 33.43% (0,46) (2,64) (0,43) [0%]


Tableau 4
le USD/JPY
IMGIMGTableau 4 : le USD/JPY 
Cste Pente F...IMGIMF
Tableau 4 : le USD/JPY Cste Pente F test R² VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch(1,1) Egarch(1,0) 4,4869* 0,4578* 13.33 25.54% (3,64) (3,32) [0,13%] 4,4701* 0,4548* 14.61 26.62% (3,81) (3,50) [0,07%] 2.2088 0.2869 2.75 28.29% (1,19) (1,45) [25,3%] 1.4271 0.1473 0.58 25.43% (0,76) (0,73) [74,7%] 1.5117 0.2615 7.4 25.50% (0,81) (1,49) [2,47%] 0.9958 0.0817 0.43 25.80% (0,49) (0,36) [80,8%] -1.565-0.1846 1.96 56.70% (-1,38) (-1,38) [37,5%] -0.5947-0.0591 0.06 26.06% (-0,22) (-0,20) [97,1%] 2.4223 0.2422 0,5270* 6.61 30.05% (1,39) (1,50) (2,46) [8,55%] 2.5255 0.2641 0,5563* 9.26 30.37% (1,49) (1,91) (2,89) [2,60%] 1.1601 0,5194* 0.3617 7.23 29.72% (0,57) (2,58) (1,77) [6,5%] 1.2133 0,5204* 0.3126 6.99 29.69% (0,60) (2,55) (1,72) [7,23%] 1.0751 0,5242* 0.3843 5.74 29.54% (0,51) (2,36) (1,48) [12,5%] -1.5021 1,0270* 1,2075* 118.03 56.63% (-1,24) (7,50) (6,73) [0%] 0.4997 0,5271* 0.4369 10.65 29.37% (0,19) (3,14) (1,46) [1,38%] *significativement différent de 0 à un seuil de 5%. Les p-values du test de Fisher sont entre crochets. Les statistiques de t entre parenthèses sont corrigées de l’hétéroscédasticité par la procédure de White.

 
Annexe 6 : résultats des tests de pouvoir prédictif hors échantillon
 
 

Tableau 1
le DEM/FRF
IMGIMGTableau 1 : le DEM/FRF 
Cste Pente F...IMGIMF
Tableau 1 : le DEM/FRF Cste Pente F Test R² VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch(1,1) Egarch(1,0) 0.0361 0,1854* 5.96 72.88% (0,63) (2,05) [5,07%] 0.0531 0,1949* 6.39 70.83% (0,99) (2,35) [4,9%] 0.0856 0,4975* 359.47 79.24% (1,49) (11,42) [0%] -0,1402* 0,1904* 54.86 73.54% (-2,33) (2,36) [0%] -0,1452* 0,2454* 77.26 70.27% (-2,53) (3,08) [0%] -0,1861* 0.123 73.21 74.17% (-3,64) (1,63) [0%] -0,2291* 0,2156* 170.39 73.81% (-4,20) (3,40) [0%] -0,1916* 0,2615* 149.6 70.92% (-3,51) (3,70) [0%] 0.0284 0,3242* 0,6624* 745.07 82.18% (0,57) (2,49) (10,43) [0%] 0.0445 0,2616* 0,6322* 460.09 80.95% (0,95) (2,28) (9,10) [0%] -0.0509 0,6721* 0,3429* 459.17 82.81% (-1,88) (10,90) (3,97) [0%] -0.0409 0,6440* 0,2782* 425.14 81.99% (-1,49) (9,05) (3,05) [0%] -0.0639 0,6739* 0,3666* 417.08 82.37% (-1,94) (10,81) (4,11) [0%] -0,0781* 0,6695* 0,3201* 425.42 82.19% (-1,99) (10,15) (3,76) [0%] -0.0557 0,6465* 0,2726* 415.82 81.87% (-1,90) (9,87) (3,36) [0%] *significativement différent de 0 à un seuil de 5%. Les p-values du test de Fisher sont entre crochets. Les statistiques de t entre parenthèses sont corrigées de l’hétéroscédasticité par la procédure de White.


Tableau 2
le DEM/ITL
IMGIMGTableau 2 : le DEM/ITL 
Cste Pente F...IMGIMF
Tableau 2 : le DEM/ITL Cste Pente F test R² VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch(1,1) Egarch(1,0) 0,8551* 0,4479* 7.17 32.55% (2,25) (2,66) [2,78%] 0,8053* 0,4189* 7.43 35.98% (2,31) (2,70) [2,44%] 0.3412 0,3319* 12.28 40.91% (0,74) (2,30) [0,21%] 0.3456 0.3221 6.67 35.64% (0,72) (1,83) [3,56%] -0.0264 0.2486 11.18 40.03% (-0,05) (1,36) [0,04%] 0.3564 0,3484* 9.41 37.23% (0,74) (2,06) [0,9%] 0.5256 0,3869* 8.84 36.49% (1,09) (2,30) [1,2%] 0.4954 0,4045* 11.89 35.32% (0,93) (2,34) [0,26%] 0.2907 0.2124 0,5007* 20.8 42.89% (0,68) (1,12) (2,67) [0,01%] 0.3026 0.2643 0,5471* 22.76 43.90% (0,72) (1,41) (2,80) [0%] 0.184 0,5206* 0.2487 18.31 42.20% (0,38) (2,53) (1,01) [0%] -0.0068 0,6165* 0.3841 24.14 43.72% (-0,01) (3,03) (1,41) [0%] 0.1899 0,5519* 0.2691 21.53 42.59% (0,40) (2,74) (1,12) [0%] 0.213 0,5497* 0.2679 25.77 43.30% (0,46) (2,96) (1,18) [0%] 0.2461 0,5101* 0.2059 17.85 41.97% (0,50) (2,49) (0,82) [0%]


Tableau 3
le DEM/ESP
IMGIMGTableau 3 : le DEM/ESP 
Cste Pente F...IMGIMF
Tableau 3 : le DEM/ESP Cste Pente F test R² VH VHP VI Garch Igarch Garch-Ged Egarch(1,1) Egarch(1,0) 0.1616 0,2700* 5.25 65.06% (1,35) (1,97) [7,24%] 0.1663 0,2627* 4.69 65.81% (1,45) (1,97) [9,59%] 0.2059 0,5272* 71.85 40.57% (1,28) (5,28) [0%] -0.0123 0,3507* 97.3 70.89% (-0,10) (3,40) [0%] 0.0257 0,4206* 121.1 69.41% (0,21) (4,45) [0%] -0.0089 0,3690* 104.19 69.02% (-0,07) (3,67) [0%] 0,2779* 0,5733* 174.24 77.08% (3,63) (9,32) [0%] 0.0028 0,4552* 297.27 75.55% (0,03) (5,83) [0%] 0.1967 0,8081* 1,0770* 155.12 65.24% (1,62) (3,30) (6,19) [0%] 0.2335 0,8985* 1,1536* 159 66.82% (1,94) (3,61) (6,13) [0%] 0.0169 1,0986* 0,7327* 340.2 71.36% (0,14) (8,98) (4,33) [0%] 0.0549 1,0883* 0,6469* 464.51 69.75% (0,45) (9,61) (4,30) [0%] 0.0124 1,0740* 0,6925* 382.06 69.22% (0,10) (8,58) (4,11) [0%] 0,4173* 1,201* 0,5353* 300.43 79.34% (4,11) (8,85) (4,88) [0%] 0.0756 1,2333* 0,7109* 352.87 78.37% (0,81) (9,99) (5,41) [0%] *significativement différent de 0 à un seuil de 5%. Les p-values du test de Fisher sont entre crochets. Les statistiques de t entre parenthèses sont corrigées de l’hétéroscédasticité par la procédure de White.

 
Annexe 7 : pouvoir prédictif de la volatilité issue du modèle de Malz (1996)
 
 


IMGIMGVR a b V cVH t t tt t t t, , ( ') + ...IMGIMF
VR a b V cVH t t tt t t t, , ( ') + + + = + - + + 20 20 20 1 ε a b’ c F test R² DEM/FRF 0.6906 0.1644 2.83 46.60% (0,46) (1,17) [24,25%] 0.0989 0,6977* 0,5403* 14.95 56.71% (0,79) (3,59) (3,09) [0,19%] DEM/ITL 0.3487 0,1563* 11.53 78.91% (1,01) (2,20) [0,31%] 0.4167 0.2334-0.1506 14.13 79.37% (1,17) (0,17) (-1,24) [0,27%] DEM/ESP 0.0002 0,2916* 30.82 46.28% (0,01) (2,67) [0%] 0.0052 0.3081 0.01941 31.83 46.19% (0,03) (1,61) (0,11) [0%] *significativement différent de 0 à un seuil de 5%. Les p-values du test de Fisher sont entre crochets. Les statistiques de t entre parenthèses sont corrigées de l’hétéroscédasticité par la procédure de White.

 
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NOTES
 
[(*)]Centre d’Etudes Prospectives et d’Informations Internationales (CEPII) : rrzepkowski@ cepii. fr
[(1)]Leurs tests d'hypothèses sont néanmoins invalidés, les régressions étant effectuées par les MCO sans correction des erreurs autocorrélées.
[(2)]Leur conclusion doit être relativisée : l’horizon sur lequel est calculé la volatilité des rendements n’est pas égal à l’échéance des options.
[(3)]Le terme de moyenne des rendements est ignoré ici ; très faible en quotidien, il n’est pas susceptible d’induire des biais perceptibles dans le calcul de la volatilité.
[(4)]Considérée comme une prévision de la volatilité future, elle souffre d’un inconvénient majeur. Une fenêtre de Ï„jours est spécifiée dans le calcul de la volatilité ; or ce choix peut apparaître entièrement arbitraire, puisqu’il n’existe pas de tests statistiques permettant de déterminer une fenêtre optimale. De plus, l’hypothèse que la volatilité calculée sur la base des jours précédents reste la même pour les Ï„prochains jours peut apparaître restrictive.
[(5)]La valeur de λest tirée de JP Morgan’s Riskmetrics.
[(6)]Bollerslev, Chou et Kroner (1992) proposent une revue de littérature exhaustive des modèles de type Garch. Ils montrent que la spécification Garch(1,1) est préférée dans la plupart des cas.
[(7)]La densité d’une variable aléatoire normalisée pour avoir une moyenne de 0 et une variance de 1, suivant une distribution de l’erreur généralisée est donnée par : Γ (.) est la fonction Gamma et Le paramètre v mesure la taille des queues de distribution ; pour v = 2, la densité est normale, pour v < 2, la densité a des queues de distribution supérieures à celles de la distribution normale. Lorsque v =1, z suit une distribution exponentielle double. Pour tout v >2, les queues de distribution sont plus fines que celles issues de la loi normale.
[(8)]Une option d’achat sur devise est dite en dehors de-la-monnaie (dans-la-monnaie) lorsque son prix d’exercice est supérieur (inférieur) au taux de change à terme. Une option de vente est dite en dehors de-la-monnaie (dans-la-monnaie) lorsque son prix d’exercice est inférieur (supérieur) au taux de change à terme.
[(9)]La méthode utilisée par la Banque du Japon (1995) pour traiter de ce problème est celle de Cochrane-Orcutt ; néanmoins, cette méthode n’est pas nécessairement celle appropriée pour corriger la corrélation sérielle issue d’un chevauchement de données.
[(10)]Si L1 est le maximum de la log-vraisemblance du modèle non contraint et L0 celui du modèle contraint, alors la statistique du test du ratio de vraisemblance est égale à : 2 (L1-L0), qui suit asymptotiquement un χ2 avec un degré de liberté égal au nombre de paramètres contraints.
[(11)]On retiendra p =1 et q =1 pour les autres spécifications de type Igarch et Garch asymétrique.
[(12)]La relation négative entre les rendements d’une action et sa volatilité conditionnelle s’explique par l’endettement de l’entreprise. Lorsque le prix de l’action chute, le rapport dettes sur fonds propres augmente. Le risque associé à cette action croît également, puisque la volatilité est une fonction croissante et concave de l’endettement (Christie, 1982; Pagan et Schwert, 1990). Pour une entreprise non endettée, un effet similaire est dû au levier opérationnel. Des coûts fixes plus importants diminuent la valeur de l’entreprise et celle des actions, tout en faisant croître le risque lié à son activité d’exploitation. Ces coûts fixes accrus conduisent à un impact sur la volatilité des cours d’action analogue au levier financier (Black, 1976).
[(13)] qui converge vers la volatilité de long terme : La prévision moyenne à l’instant t pour les Ï„ périodes suivantes est donnée par :
[(14)]Cependant, comme le note Reider (1995), ce phénomène touche la majorité des monnaies dans une proportion plus ou moins importante : sur la période mai 1992 - décembre 1994 par exemple, la volatilité implicite sur le dollar canadien surestime dans plus de 86% des cas la volatilité réalisée à l’échéance; cette proportion passe à 75% pour la livre sterling et 70% pour le dollar/mark et dollar/yen.
[(15)]Le test de Fisher ne rejette pas l’hypothèse d’absence de biais pour plusieurs volatilités historiques et conditionnelles. Dans le cas du franc, seules les volatilités Egarch sont des prévisions biaisées. Pour la lire, toutes les volatilités de type Garch sont sans biais, tout comme pour celles du dollar/yen (exception faite de la volatilité Igarch). Le pouvoir prédictif de la volatilité issue du modèle Egarch(1,1) pour le dollar/yen, prévision sans biais de la volatilité future, est environ deux fois plus important que celui de la volatilité implicite. Ce résultat est vraisemblablement lié au fait que les paramètres du modèle Egarch ont été estimés ex post sur l’ensemble de l’échantillon. Enfin, concernant la peseta, les prévisions issues du modèle Garch avec distribution normale et GED sont également sans biais.
[(16)]Il est particulièrement difficile de tester cette hypothèse, car elle nécessite d’inférer la volatilité anticipée par le marché à partir d’un modèle d’évaluation d’options à volatilité stochastique. Or, lorsque ceux-ci ont été utilisés à cette fin, la prime de risque de volatilité a toujours été postulée nulle, afin de simplifier la formule d’évaluation de Hull et White (1987). Des modèles de type Heston (1983) ou Bates (1996a) sont plus appropriés puisqu’ils n’imposent pas la nullité de la prime de risque de volatilité lors de l’estimation de la variance anticipée.
[(17)]Ce pays a réintégré le MCE le 26 novembre 1996.
[(18)]Une autre piste pour tester la présence d’un problème du peso est de recourir à un modèle d’évaluation d’option autorisant des sauts du taux de change. Un processus de diffusion à saut (Malz, 1996), version simplifiée du modèle de Bates (1996), a été estimé sur la période janvier 1996 – mars 1998 afin d’inférer la volatilité anticipée, conditionnelle à l’absence de saut du taux de change. Cette volatilité est en quelque sorte corrigée de l’anticipation de changement de régime. Les tests de pouvoir prédictif réalisés avec cette nouvelle volatilité concluent que la volatilité implicite du franc est une prévision sans biais de la volatilité future, mais non efficiente, une simple volatilité historique apportant une information supplémentaire significative. Le manque de profondeur du marché de gré à gré des options de change sur la lire et surtout la peseta semble être à la source de la persistance des biais observés (cf. chiffres de la B.R.I. (1999)). Ces estimations sont reportées en annexe 7, les tests de stationnarité sont disponibles sur demande.
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