Incertitude sur le taux de change et chômage dans les pays candidats : un argument pour l’euroïsation ?
Ansgar Belke
Ralph Setzer
Selon l’approche traditionnelle des “zones monétaires optimales”, on perd peu dans le passage d’un ancrage fort à une
union monétaire si les variations du taux de change sont faibles. Cette approche est ici inversée : on considère que la
volatilitédu taux de change reflètelesdysfonctionnements desmarchésdu travail. L’analysedel’impactdelavolatilitédu
taux de change sur les marchés du travail dans les pays d’Europe centrale et orientale (Peco) révèle que cette dernière
accroît significativement le chômage. Le passage à un taux de change fixe ou l’adoption de l’euro sont alors considérés
comme un substitut au retrait de la législation sur la protection de l’emploi.Mots-clés :
Europe centrale et orientale, union monétaire, variabilité du taux de change, création d’emplois.
The traditional “optimum currency area” approach posits that little is lost in the transition to a very hard peg to a currency
union if exchange rate variations are small. This paper looks at this approach from a different angle by considering that
exchange rate volatility could well reflect high labor market costs. An analysis of the effect of exchange rate volatility on
labor markets intheCEECs shows that exchange rate volatilitysignificantlyincreases unemployment. The transition to a
fixed exchange rate or the adoption of the euro could therefore be considered as a substitute for the removal of
employment protection legislation.Keywords :
Central and Eastern Europe, currency union, exchange rate variability, job creation.
• L’élargissement de l’UE et les régimes
de change dans les Peco
• L’impact de la volatilité du taux de
change sur les marches du travail
— Le modèle
— Le modèle s’applique-t-il aux marches du travail
dans les Peco ?
• Analyse empirique
— Données
— Procédure économétrique
— Résultats
• Conclusion
• BIBLIOGRAPHIE