Mesurer l’influence des unions monétaires sur le commerce
Julie Lochard
La problématique de l’intégration monétaire s’est longtemps insérée dans le débat entre régimes de change fixes et flexibles. Rose (2000) ouvre de nouvelles voies pour la recherche en mettant l’accent plus spécifiquement sur les unions monétaires et en montrant que deux pays qui partagent une monnaie commercent en moyenne trois fois plus que deux pays avec des monnaies différentes. Dans cet article, nous mettons en évidence les problèmes méthodologiques susceptibles de se poser et proposons une méthode d’estimation en panel permettant de prendre en compte les spécificités inobservables des unions monétaires considérées dans cet échantillon. Nous montrons que l’effet de l’union monétaire sur le commerce n’est pas un résultat général.
Classification JEL: F33; F15; C23.Mots-clés :
union monétaire, commerce, gravité, panel.
The paper published by Rose (2000) has cast a new light on the issue of monetary integration. While the traditional approach insisted on the optimality conditions of a currency area, Rose (2000) measures the impact of currency unions on trade. He shows that countries with the same currency trade three times as much with each other as countries with different currencies. In this paper, we intend to re-estimate the impact of currency unions on trade. We underline potential estimation problems and propose a new method of estimation. This paper suggests that the “Rose effect” is not a general result.
JEL Classification: F33; F15; C23.Keywords :
currency union, trade, gravity, panel.
• L’effet de l’union monétaire sur le commerce
— L’impact théorique de la monnaie commune
— L’estimation de Rose (2000)
— Les sources de biais
• Méthodes d’estimation en données de panel
— Le modèle à effets fixes
— La méthode Hausman-Taylor
• Une application à l’effet de l’union monétaire sur le commerce
— Une méthode pertinente
— L’équation estimée
— Les résultats
• Conclusion
• Références