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Revue économique

2010/6 (Vol. 61)



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Les articles de ce symposium ont été présentés au colloque international du gdr I dreem [1]  Groupement de Recherches International du cnrs n° 199... [1] (Développement des Recherches économiques euroméditerranéennes) qui avait pour thème central « Inégalités et développement dans les pays méditerranéens ». Les migrations internationales sont précisément au cœur des problèmes d’inégalités et de développement. Les inégalités internationales de revenu ou de bien-être constituent toujours un facteur clé des décisions de migration internationale. Inversement, les migrations internationales jouent un rôle dans l’insertion internationale des pays en développement, en dépit des restrictions majeures qu’elles subissent à la différence du commerce international ou des investissements directs étrangers. La migration est donc, paradoxalement, une composante majeure de la mondialisation.

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En réalité, contrairement aux prédictions des théories traditionnelles du commerce international (Mundell [1957]), la libéralisation des échanges de biens et de services ne remplace pas la mobilité internationale des facteurs de production, de travail ou de capital. Cette idée de substitution entre migrations et commerce a longtemps inspiré les politiques d’immigration préconisées par certaines organisations internationales ou les gouvernements des pays de l’ocde : les accords régionaux de libéralisation commerciale devaient conduire à terme à une diminution de l’incitation à émigrer. Le renforcement de la spécialisation selon les avantages comparatifs, sur la base des dotations factorielles existantes, contribuerait ainsi à diminuer l’incitation à émigrer. Les politiques dites de co-développement sont fondées sur la même hypothèse selon laquelle plus d’emplois au Sud égale moins d’émigration vers le Nord.

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Or, la plupart des travaux de modélisation appliquée ont montré que, même lorsqu’on reste dans le cadre des hypothèses standard (différences de technologie entre pays ou différences de dotations factorielles) ou, a fortiori, lorsqu’on tient compte du caractère imparfait de la concurrence, l’ampleur de la substitution entre flux de marchandises et flux de travailleurs ne pouvait qu’être modeste, et le commerce et les migrations peuvent devenir complémentaires (Venables [1999], Cogneau, Dumont et Mouhoud [2000]). Les travaux empiriques montrent cette relation de complémentarité (Co et al. [2004]). Le commerce international ne peut assurer l’égalisation des prix de facteurs à lui seul et il faut atteindre un stade de développement relativement avancé pour passer de la situation de pays d’émigration à celui de pays d’immigration.

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Les recherches récentes révèlent la complexité de ce paradoxe dont il faut tirer les enseignements pour les politiques publiques des pays d’accueil et des pays d’origine. Les déterminants des migrations internationales, tout en ayant pour fondement les différences internationales de revenu et d’emploi, évoluent en relation avec l’importance des coûts d’émigration. En retour, les migrations agissent sur les pays de départ, en large partie, à travers deux canaux : la montée des migrations de qualifiés et l’importance croissante des envois de fonds vers les pays d’origine.

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La prise en compte des coûts de mobilité des migrants explique en partie leur sélection dans le processus d’émigration. Cet effet de sélection a des implications importantes pour la dynamique des flux d’émigration et pour l’explication des effets ambigus des migrations sur les pays d’origine et les pays d’accueil. Les effets de la fuite des cerveaux sur les pays de départ ne sont pas linéaires et s’avèrent aussi ambigus. De même, beaucoup de pays en développement dépendent des transferts de fonds des émigrés qui permettent souvent de réduire la pauvreté transitoire et de scolariser les enfants bien que les effets négatifs au niveau macroéconomique soient loin d’être négligeables. L’ambiguïté de ces effets appelle des travaux précis, en particulier ceux fondés sur des bases de données microéconomiques, comme l’illustrent les articles présentés dans ce symposium.

Déterminants des migrations, autosélection et coûts de mobilité

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Contrairement aux apparences, les pays les plus pauvres affichent structurellement des taux d’émigration très faibles car les coûts d’émigration sont, pour eux, très élevés. Les plus gros pourvoyeurs de main-d’œuvre, ceux qui ont les taux d’expatriation (rapport entre le nombre d’émigrés et la population du pays de départ) vers les pays de l’ocde les plus élevés, sont des pays à revenus intermédiaires, tels que les grands pays émergents (Chine, Inde, etc.). Les taux d’émigration tendent à diminuer lorsque les pays se développent et deviennent, à leur tour, pays d’immigration, comme ce fut le cas récemment de l’Espagne et du Portugal. Pour émigrer, il faut détenir à la fois des informations et de l’argent. Les candidats à l’émigration souhaitent améliorer leur niveau de vie. La réussite de ce pari dépend de leur capacité à trouver un emploi dans le pays d’accueil (Harris et Todarro [1970]). De plus, la mobilité présente un coût qui englobe à la fois le coût de transport, le coût des informations indispensables au départ, le coût d’insertion dans la communauté d’accueil, les coûts psychologiques, le coût lié aux politiques plus ou moins restrictives mises en place par les pays du Nord. Ces coûts sont alors prohibitifs pour les migrants des pays les moins avancés.

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En revanche, les pays les plus pauvres ont les taux d’émigration des travailleurs qualifiés les plus élevés, alors qu’ils comptent, en termes relatifs, le moins d’émigrés. L’une des explications fournies dans la littérature est lié au phénomène d’autosélection des migrants (Borjas [1994]) puisque les coûts endogènes d’immigration décroissent avec le niveau de qualification des migrants ou avec le niveau des migrations passées (Carrington et al. [1996]) grâce aux effets de réseaux. L’effet de la sélection des migrants permet aussi d’expliquer les différences de comportement et les inégalités en matière de revenus ou de santé entre les migrants et les autochtones dans les pays d’accueil.

Migrations de qualifiés et inégalités

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La migration du travail qualifié renforce la tendance naturelle à l’agglomération du capital humain dans les régions développées. Les facteurs d’appel dans les pays d’accueil stimulent la montée des migrations qualifiées. Les changements organisationnels dans l’industrie, l’automatisation intense des processus de production, le poids croissant des services dans l’économie ont engendré d’importants besoins de main-d’œuvre qualifiée et hautement qualifiée dans les pays développés. Cette tendance, conjuguée au vieillissement de leur population, a incité la plupart de ces pays à ouvrir leurs frontières et à se livrer entre eux à une concurrence accrue pour attirer et garder les migrants les plus qualifiés. Fin 2000, plus de 17 millions de personnes diplômées de l’enseignement supérieur vivaient dans un pays de l’ocde dont elles n’étaient pas originaires. Parmi elles, 60 % provenaient d’un pays non membre de l’ocde. Des chiffres à mettre en relation avec les politiques d’immigration sélective – fondées sur des critères de diplôme, d’expérience professionnelle, de maîtrise de la langue – mises en place par certains pays pour répondre à leurs besoins de main-d’œuvre qualifiée. Du côté des pays de départ, l’effet de sélection, associé à des coûts de migration élevés, explique la montée des migrations qualifiées. L’incitation à s’éduquer peut augmenter la probabilité d’émigrer.

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Mais il est important de souligner que la fuite des cerveaux n’affecte pas tous les pays de la même manière : les taux d’expatriation de qualifiés sont très élevés (en moyenne de 32 %) pour les petits pays les plus pauvres et les pays à population moyenne les plus pauvres. En revanche, ils sont plus faibles pour les pays à population élevée (13 % en moyenne) mais restent très élevés pour les plus pauvres d’entre eux (37 % pour le Kenya, 26 % pour le Vietnam, etc.). Il existe, en réalité, des seuils (de 15 à 20 %) au-delà desquels l’expatriation des qualifiés est très dommageable aux pays d’origine qui subissent les effets pervers de la fuite des cerveaux (brain drain). Mais, en dessous de ces seuils, les pays peuvent même en bénéficier en termes de brain gain (Docquier et Rapoport [2005]). Ceci est particulièrement aigu pour certaines professions médicales pour lesquelles les taux d’expatriation dans certains petits pays en développement peuvent avoisiner plus de 50 % du stock de capital humain du pays d’origine. La pénurie des professionnels de santé en Afrique subsaharienne est aggravée par ce medical brain drain (Defoort [2007]).

L’ambiguïté des effets des transferts de fonds sur la pauvreté et les inégalités dans les pays d’origine

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Depuis le milieu des années 1970, les montants transférés par les migrants vers leurs pays d’origine ont progressé de façon constante. Ces envois ont triplé au cours de la période 1995-2007, passant de 102 milliards de dollars à plus de 300 milliards. Estimés à 318 milliards de dollars pour l’année 2007, dont 240 milliards se dirigent vers les pays en développement (ped), ces flux représentent donc près de trois fois l’aide publique au développement (105 milliards de dollars) et ont dépassé les investissements directs étrangers vers les ped (World Bank [2009]). Certaines études révèlent des effets bénéfiques importants sur le développement économique des pays d’origine des migrants : source de devises, soutien à la consommation et à la réalisation d’investissements, contribution à l’amélioration de l’état de santé et à l’accumulation de capital humain, réduction de la pauvreté transitionnelle. Au Pakistan, les enfants appartenant à des ménages comptant au moins un migrant ont aussi plus de chances d’aller à l’école et de rester plus longtemps dans le cursus scolaire (Mansuri [2008]).

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En Afrique subsaharienne, les transferts des migrants, en augmentant le revenu disponible des ménages bénéficiaires, ont un impact sur la réduction de la pauvreté et des inégalités, comme ont pu le mettre en évidence les travaux de Gupta, Patillo et Wagh [2007]. Ainsi, une augmentation de 10 % des flux de transferts est associée à une réduction de 1 % du niveau de pauvreté par habitant et de la dispersion des revenus par tête. Même avec la crise, lorsque les migrants ne sont pas affectés dans leurs emplois et revenus dans les pays d’accueil, les transferts augmentent pour surmonter les chocs que subissent les familles dans les pays en développement davantage encore touchés par la crise. Les migrants augmentent leur taux d’épargne pour assurer la survie de leurs familles et agissent comme un mécanisme d’assurance face aux chocs adverses (Yang et Choi [2007]). Certes, une part significative des montants transférés est généralement dépensée en biens de consommation courante. La plupart des travaux mettent en évidence enfin l’existence d’un effet stabilisateur sur la croissance des économies en développement et leur rôle d’atténuation des chocs [2]  Chami, Fullenkamp et Jahjah [2005] trouvent une relation... [2] .

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Mais les transferts de fonds vont aussi de pair avec une faible performance des économies récipiendaires : ils servent bien à amortir les chocs en compensant les pertes mais ne seraient pas à même de provoquer une croissance nette de l’économie. D’autres études soulignent les effets négatifs des transferts. Ils seraient ainsi source de dépendance et de vulnérabilité pour les États bénéficiaires. Ils pourraient aussi produire un « malaise hollandais » : bien que l’envoi de fonds ne soit pas d’origine rentière, il entraînerait une déformation de la composition de la production et des prix relatifs (Bourdet et Falk [2006]).

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Au niveau microéconomique, on reproche parfois aux transferts d’alimenter les tensions entre les familles « normales » et celles de migrants, suspectes de limiter leur effort de production et d’innovation en se rabattant sur des comportements rentiers ou de consommation ostentatoire (Azam et Gubert, [2005]). Leur effet sur les inégalités paraît lui aussi ambigu. À court terme, ils accroîtraient les inégalités de revenus entre les familles capables d’envoyer des migrants à l’étranger et ainsi de recevoir des transferts de fonds, et les autres. Toutefois, à long terme, en diminuant les coûts de l’émigration grâce à la constitution de réseaux, les migrants et les fonds qu’ils transfèrent permettraient de diminuer les inégalités, en aidant les ménages moins riches à envoyer à leur tour certains des leurs à l’étranger. Dans le cas du Pakistan, la présence d’un migrant dans le ménage favorise l’éducation des enfants, et plus particulièrement celle des filles, réduisant les différences dans l’accès à l’éducation (Mansuri [2008]).

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Au total, les déterminants des migrations internationales sont complexes en présence de coûts d’émigration élevés. Leurs effets sur les pays d’accueil font débat dans l’opinion publique même si la littérature récente montre un effet globalement positif tant sur les budgets sociaux que sur les marchés du travail des pays d’accueil du Nord. Les effets sont bien plus ambigus pour les pays de départ. C’est le thème principal que privilégie ce symposium. Les contributions apportent des éclairages nouveaux permettant de mieux connaître les déterminants traditionnels et les nouveaux déterminants de l’émigration des pays du Sud de la Méditerranée vers l’Europe à l’aide de données macroéconomiques, d’une part, et d’analyser, à l’aide de données microéconomiques, l’impact des transferts d’argent sur la pauvreté et les inégalités dans les pays pauvres d’Afrique subsaharienne, d’autre part. Une contribution analyse, à partir de données individuelles, la manière dont se comportent les migrants installés en France en matière de santé.

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À partir de développements récents de la théorie des migrations, l’article de Nicolas Peridy propose un modèle synthétique des migrations Sud-Nord qui inclut à la fois les déterminants traditionnels et nouveaux des migrations internationales. Ce modèle est ensuite appliqué sur des données concernant les migrations des pays tiers méditerranéens vers l’Union européenne. Les résultats montrent que les migrations ne s’expliquent pas seulement par les écarts de richesse entre pays.

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Mais les inégalités de revenus restent des déterminants fondamentaux de l’émigration qui dépend aussi d’une série d’autres variables parmi lesquelles les différences de taux de chômage et de coût de la vie entre les pays, le niveau d’éducation des migrants, les réseaux humains, les effets frontières, les politiques migratoires ainsi que certaines variables non économiques, comme l’environnement, le climat et la religion. Les résultats obtenus par Nicolas Péridy contredisent également la thèse des Welfare Magnets (Borjas [1999]) selon laquelle les migrants, une fois autosélectionnés, sont principalement motivés par les prestations sociales disponibles dans les pays d’accueil, l’Union européenne dans ce cas. Les migrants, originaires des pays du Sud de la Méditerranée, sont principalement motivés par des raisons économiques, comme l’obtention d’un salaire plus important que dans leurs pays d’origine, et recherchent des rendements des qualifications plus élevés.

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L’article d’Arnaud Bourgain, Patrice Pieretti, et Benteng Zou apporte une contribution indirecte sur les effets des migrations qualifiés sur les pays de départ. Parmi les stratégies proposées en Afrique subsaharienne pour limiter la pénurie de personnel médical causée en particulier par l’émigration, l’une d’elles consiste en une politique de substitution de personnels très qualifiés par des personnels de qualification plus faible. L’article propose un modèle simple de croissance des soins médicaux avec émigration pour évaluer ces politiques de substitution. À partir de simulations, les auteurs comparent deux scénarios avec et sans stratégie de substitution, en utilisant des données du secteur médical ghanéen. Ainsi, dans les pays d’Afrique subsaharienne, la politique de substitution de personnel dans le secteur médical permet de remédier au manque de professionnels de santé hautement qualifiés. Une telle stratégie peut être fondée sur la réduction de la fuite de personnel médical et sur une diminution de leur degré de spécialisation.

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Deux contributions de ce symposium apportent des réponses précises à la problématique, décrite précédemment, des effets ambigus des transferts d’argent des migrants selon que l’on se situe au niveau macroéconomique ou microéconomique.

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L’article de Flore Gubert, Thomas Lassourd et Sandrine Mesplé-Somps examine l’effet des envois de fonds sur la pauvreté et les inégalités au Mali, qui affiche une longue tradition de migrations sur courte et longue distance vers d’autres pays d’Afrique occidentale et vers des pays comme la France ou les États-Unis. Les auteurs utilisent une enquête Ménages et comparent les taux de pauvreté et d’inégalité observés pour ce pays avec ceux qui auraient prévalu en l’absence de migration et d’envois de fonds. L’impact distributif des transferts des migrants au Mali est étudié, à partir d’une enquête sur les niveaux de vie. Le résultat est que les transferts des migrants internationaux réduisent la pauvreté de 5 à 11 % au niveau national et l’indice de Gini d’environ 5 %. Les ménages appartenant aux quintiles les plus pauvres apparaissent plus dépendants des transferts.

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L’article de Christian Ebeke et Maëlan Le Goff traite de l’impact des transferts sur les inégalités en utilisant des données macroéconomiques sur un échantillon de 80 pays en développement durant la période 1970-2000. L’effet des envois de fonds des migrants sur les inégalités de revenu est supposé déterminé par le type de migrant ou encore la place que le ménage dont est issu le migrant occupe dans la distribution du revenu au sein du pays d’origine. Le résultat est que les envois de fonds tendent à réduire les inégalités de revenu dans les pays à revenu par habitant relativement plus élevé, dans les pays exportant une main-d’œuvre peu qualifiée et dans les pays caractérisés par des coûts de mobilité faibles.

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Enfin, Caroline Berchet et Florence Jusot s’intéressent aux inégalités en matière de santé des migrants installés en France. La relation existant entre le statut migratoire des individus, leur région d’origine et leur état de santé est analysée à partir de l’enquête Santé Protection sociale. Il est montré que les inégalités d’état de santé entre la population immigrée et la population française sont particulièrement marquées chez les immigrés en provenance des pays du Maghreb. À l’intérieur de ce groupe, les immigrés de première génération sont plus affectés par l’ampleur des inégalités que les immigrés de seconde génération. De même, le mauvais état de santé des hommes immigrés est principalement expliqué par leur situation économique et sociale, leur intégration sociale et leur hygiène de vie, alors que la migration constitue, chez les femmes, un risque spécifique. Dans les explications, on retrouve l’effet de sélection des migrants analysé plus haut.


Références bibliographiques

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  • Bourdet Y., Falck H. [2006], « Emigrants’ Remittances and Dutch Disease in Cape Verde », International Economic Journal.
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  • Defoort C. [2007], Migrations de qualifiés et capital humain. Nouveaux enseignements tirés d’une base de données en panel, thèse de doctorat de Sciences économiques, Université de Lille II.
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  • World Bank [2009], Migration and Development Brief, n° 9.

Notes

[1]

Groupement de Recherches International du cnrs n° 199 www.gdri.dreem-euromed.org.

[2]

Chami, Fullenkamp et Jahjah [2005] trouvent une relation négative et significative entre les transferts de fonds des migrants et l’écart de revenu par tête des pays récipiendaires avec les États-Unis.

Plan de l'article

  1. Déterminants des migrations, autosélection et coûts de mobilité
  2. Migrations de qualifiés et inégalités
  3. L’ambiguïté des effets des transferts de fonds sur la pauvreté et les inégalités dans les pays d’origine

Pour citer cet article

Mouhoud El Mouhoub, « Migrations, transferts et inégalités », Revue économique 6/ 2010 (Vol. 61), p. 973-979
URL : www.cairn.info/revue-economique-2010-6-page-973.htm.
DOI : 10.3917/reco.616.0973


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