Varia La réforme de l’éducation en Italie : un exemple de gouvernance ?
Andrea M. maccarini
Une loi votée en 2003 se présente comme la réforme de “l'autonomie du choix et de
la qualité”. Elle établit une autonomie des établissements qui doit s'exprimer dans un
Plan d'Offre Formative (POF). Un Institut National pour l'Évaluation de l'Instruction
(INVALSI) est chargé d'évaluer la qualité de l'enseignement ainsi dispensé à partir de
normes nationales. L'objectif affiché est une gouvernance fondée sur la capacité de la
société civile à s'organiser à partir des principes de ce que Boltanski & Chiapello appellent une “Cité par projet” : une organisation du travail fondée sur l'initiative et la flexibilité, une structuration en réseaux des établissements, etc. Il est trop tôt pour tenter
de dresser un bilan des effets d'une loi dont tous les décrets d'application ne sont pas
parus mais des points aveugles apparaissent déjà : en particulier, le financement des établissements ainsi que la formation des enseignants et des cadres. D'où une conclusion
provisoire : la gouvernance de l'école en Italie oscille entre une tradition de bureaucratie
étatique et une rhétorique qui prône une régulation par le projet.
A law passed in 2003 is presented as the reform of ‘self-choice and quality’. It provides
for the autonomy of schools in the form of a Training Offer Scheme (Plan d’Offre
Formative). A National Institute for the Assessment of Education (INVALSI) is in
charge of assessing the quality of education from national standards. The goal consists in
setting up a governance based on the capacity of the civil society to organise itself from
what Boltanski & Chiapello call ‘a contract-based society’ - work management based on
enterprise and flexibility, a networked organisation of educational institutions, etc.. It is
too early to try and assess the results of a law whose enforcement orders have not all been
published. However, blind spots such as school funding and teacher training can already
be noticed. Therefore only a tentative conclusion can be drawn : school governance in
Italy oscillates between a tradition of state bureaucracy and a rhetoric advocating a contractbased regulation.
Ein 2003 verabschiedetes Gesetz versteht sich als Reform der „Unabhängigkeit der Wahl
und der Qualität“. Es stellt eine Unabhängigkeit der Schulen dar, die in einem Plan
des Ausbildungsangebotes ausgedrückt werden soll (POF). Ein Nationales Institut zur
Bildungsevaluation (INVALSI) ist beauftragt, die Qualität des Unterrichts zu messen, der
auf diese Weise nationalen Normen unterliegt. Das angegebene Ziel ist eine Steuerung, die
sich auf die Fähigkeit der Zivilgesellschaft stützt, sich nach den Prinzipien zu organisieren,
die Boltanski und Chiapello eine „Projektgemeinde“ nennen : eine Arbeitsorganisation,
die sich auf die Initiative und Flexibilität stützt, eine Durchstrukturierung der Schulen in
einem Netz usw. Es ist zu früh, um Bilanz zu ziehen über die Auswirkungen eines Gesetzes,
dessen Verordnungen noch nicht vollständig erschienen sind, aber einige Schwachstellen
erscheinen schon : insbesondere die Finanzierung der Schulen, die Ausbildung der Lehrer
und des leitenden Personals. Daher ist eine vorläufige Schlussfolgerung möglich : Die
Steuerung der Schule in Italien schwankt zwischen einer Tradition staatlicher Bürokratie
und einer Rhetorik, die eine Regulierung nach Projekten vorschlägt.
Una ley votada en 2003 se presenta como la reforma de « la autonomía de la elección
y de la calidad ». Establece una autonomía de los establecimientos que debe expresarse
en un Plan de Oferta Formativa (POF). Un instituto nacional para la evaluación de la
enseñanza (INVALSI) se encarga de evaluar la calidad de la enseñanaza que se da así,
a partir de normas nacionales. El objetivo pregonado es una gobernanza fundada en la
capacidad de la sociedad civil para organizarse a partir de principios de lo que Boltanski
& Chiapello llaman : « una ciudad por proyecto » una organización del trabajo fundada
en la iniciativa y la flexibilidad, una estructuración en redes de los establecimeintos etc.
Es demasiado temprano para tratar de hacer un balance de los efectos de una ley cuyos
decretos de aplicación no fueron publicados en totalidad pero aparecen ya puntos ciegos :
entre otros la financiación de los establecimientos así como la formación de los docentes
y ejecutivos. De ahí una conclusión provisional : gobernanza de la escuela en Italia oscila
entre una tradición de burocracia etática y una retórica que pregona una regulación por
proyecto.
• Quelle gouvernance pour quelle éducation ?
— Un consensus silencieux
— Autour du mot-concept “gouvernance”
— De l’utilité du concept
• Réseaux sociaux et types de gouvernance
— Le choix du prisme
— Quel modèle de gouvernance concerne l’Italie ?
• 3. La réforme de l’école en Italie : histoire analytique
— Les caractéristiques du modèle de régulation proposé
— Le nouveau statut des directeurs
— Des inflexions sont-elles possibles ?
• La gouvernance de l’école italienne entre bureaucratie
étatique et “cité par projets”
— Le changement du système éducatif
— Quelles logiques d’action ?
• Conclusion
• Bibliographie