Ela
Klincksieck

I.S.B.N.sans
256 pages

p. 485 à 490
doi: en cours

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n° 123-124 2001/3-4

Du droit et du devoir d’une discipline à exister par elle-même : la sage utopie d’un être de passion

Chantal Forestal
Cet article se propose de présenter deux sensibilités différentes vis-à-vis de la Didactique des Langues-Cultures (DLC) : une approche sociologisante représentée par Louis Porcher et François Mariet, dont la démarche consiste à dévoiler la réalité de l’évolution de la société contemporaine en matière d’enseignement/apprentissage des langues, à élucider les représentations qu’ont les différents acteurs (enseignants/apprenants) de cet enseignement/apprentissage. L’autre approche, représentée par Robert Galisson, s’efforce de dépasser un enjeu purement descriptif – en effet, tout n’est pas dans la grammaire des représentations – ou encore un enjeu purement pragmatique – en effet, on ne peut s’en tenir à une réalité immédiate plus ou moins prisonnière des rapports de force du monde des languescultures où seuls les facteurs économiques seraient déterminants. C’est parce qu’il refuse cette fatalité que Robert Galisson choisit une DLC qui met plus en avant l’éthique, et qui défend une pensée forte, pleine de sagesse, de lucidité et d’espoir pour une réelle « éducation » à la diversité des langues-cultures.
Note préalable
L’enseignement-apprentissage des langues-cultures : les positions divergentes de Louis Porcher et Robert Galisson
Louis Porcher : une visée « réaliste » sous-tendue par une philosophie pessimiste
La sage utopie de Robert Galisson : une alternative aux pouvoirs en place
Les ruptures épistémologique et éthique de Robert Galisson
Conclusion : une éthique active pour une pensée forte en DLC
• BIBLIOGRAPHIE


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