2001
revue de didactologie des langues-cultures
Didactique « langue-culture-impact » : une didactologie nouvelle ?
Albert Raasch
Université de la Sarre, Sarrebruck
Les concepts qu’a développés Robert Galisson en didactique des
langues étrangères et en particulier en français langue étrangère ont montré
à plusieurs générations de jeunes et de collègues comment on peut surmonter
l’opposition entre la théorie et la pratique, et même les lier intimement.
L’approche galissonnienne consiste dans l’intégration et même l’identification
entre langue et culture. Son expertise sémantique et sa compétence didactique
ne forment qu’un tout inséparable qui, en salle de classe, stimule la motivation et est garante d’un enseignement/apprentissage des langues orienté vers
un double objectif simultané, fonctionnel et éthique. Elles nous fournissent
une base solide à partir de laquelle on peut essayer d’aller au-delà en tenant
compte des changements actuels de nos conditions de vie, qui exigent aussi
une modification de l’enseignement des langues. Parler de la nécessaire prise
en compte du monde actuel et futur pour une didactologie fondée sur les
travaux de Galisson, voilà notre façon de lui exprimer l’hommage que nous
lui devons.
LE MIEUX EST L’ENNEMI DU BIEN
Pour formuler à la française d’une autre manière cette idée, nous
rappellerons la fameuse « querelle des anciens et des modernes », dans
laquelle, au fil du temps, les modernes deviennent à leur tour les anciens,
et ainsi de suite. La « didactique », au sens large du terme, en est un bon
exemple, chaque génération y reproduisant ce même type d’opération de
rejet vis-à-vis de la génération antérieure.
Nous avons lu avec un intérêt et une admiration grandissants les
chapitres de Robert Galisson dans le livre qu’il a publié en 1999 avec
Christian Puren, La formation en questions (CLE international). Outre
les problèmes qui sont débattus en son sein, la didactique révèle des
problèmes qui à chaque instant peuvent en cacher d’autres. Bien loin
du « monologuisme » qui nous a été léguée par nos prédécesseurs, la
didactique actuelle s’est étendue en une sorte de réseau pluridisciplinaire et même diachronique puisqu’on voit s’y relier des multiples
théories, certaines déjà anciennes, d’autres plus modernes : théories de
la langue, des médias, de l’enseignant, de l’enseigné, du curriculum, de
l’évaluation…
Mais ce qui s’y reproduit constamment, c’est la dichotomie théoriepratique (ou déduction-induction), autrement dit le problème de l’application qui, dans maintes situations, se définit comme celui de l’applicabilité.
Le fait qu’en langue allemande on ait coutume à faire appel à des paronymes pour illustrer ce problème (angewandte Linguistik vs abgewandte
Linguistik, qu’on pourrait traduire par « linguistique appliquée vs inappliquable ») prouve que ce débat est international.
On le retrouve en effet dans d’autres pays, en France par exemple,
comme nous le lisons encore dans la publication de Robert Galisson que
nous venons de citer
[1], où il propose une description et une typologie
claires et plausibles de ce phénomène. La similitude des problèmes posés
entre nos deux pays, dans ce domaine et dans bien d’autres, n’a pas
empêché que le contact entre didacticiens français et allemands ne se soit
réduit en général à un dos-à-dos, chacun regardant dans la direction
opposée (comme les deux têtes de l’aigle à deux têtes dans l’ancien blason
hongro-autrichien…) Cette ignorance réciproque est due probablement à la
faiblesse de nos contacts… ce qui prouve combien la connaissance des
langues-cultures est indispensable, même aux didacticiens eux-mêmes !
« Parler, c’est agir »; « La parole est action » : ce sont là des formules
maintenant bien connues, qui correspondent à une modification profonde
dans la pensée anglo-saxonne, même si les changements ne sont pas
encore très visibles sur le terrain. Robert Galisson a insisté, avec une
clarté impressionnante, sur la nécessité de développer, à partir de la didactique des langues et en la dépassant, une nouvelle discipline qu’il appelle
« didactologie des langues-cultures ». Il a écrit par ailleurs :
En effet, si l’on veut bien admettre que le commun des mortels n’apprend pas une
langue pour en démonter les mécanismes et manipuler gratuitement des mots
nouveaux, mais pour fonctionner dans la culture qui va avec cette langue, on aboutit
à la conclusion que celle-ci n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour opérer
culturellement, pour comprendre et produire du sens, avec les outils et dans l’univers de l’Autre. Donc que la culture, en tant qu’au-delà de la langue, est la fin
recherchée. (p. 96)
Je regrette, comme Galisson, que « dans le système actuel, les langues
[soient] si abusivement privilégiés qu’elles figurent seules dans la liste des
disciplines scolaires (on y trouve en effet les “langues vivantes”, mais pas
les “cultures vivantes”) » (p. 96). J’ajoute que je ne regrette pas moins, à
l’inverse, le fait que, au ministère allemand des Affaires étrangères, il
existe un département appelé de « politique culturelle étrangère », mais
aucun de « politique linguistique étrangère », ce qui permet d’éviter là
aussi le travail de clarification des relations entre « culture » et « langue »,
et de continuer à isoler chacun des deux domaines.
Un autre aspect n’est pas moins important, à savoir l’ouverture sur l’action. Galisson insiste à juste titre sur le fait que les didactiques précédentes étaient « moins fermes sur la nécessité de conduire leur réflexion
jusqu’à l’action » (p. 76). Il revient fortement sur cette idée dans le glossaire du même ouvrage :
Didactologie des langues-cultures : discipline d’intervention prioritairement ciblée
sur les acteurs de terrain, dont l’objectif est d’œuvrer à l’optimisation du processus
de transmission des savoirs et des savoir-faire en matière d’éducation aux languescultures. (p. 118)
L’« action » dans ce sens a donc lieu en classe, parmi les intervenants,
parmi les « acteurs » du processus d’enseignement-apprentissage :
L’idée de départ est que l’éducation aux langues-cultures a besoin d’une discipline
d’accueil, de soutien et de service, qui canalise et capitalise les efforts de tous les
acteurs du domaine (quel que soit leur statut) désireux de faire aboutir leurs idées
sur le terrain, de les transformer en actes. La nouvelle venue se veut à l’écoute de
la base, à la disposition de ceux qui vivent quotidiennement et créativement les
réalités de la classe. Son ambition première est de combler le fossé du mépris qui
sépare la théorie de l’action. (p. 76)
Il qualifie la DLC de « discipline praxéologique », qu’il définit ainsi :
« n’a pas pour finalité la théorie, mais l’action : optimisation du processus
de transmission des connaissances relatives à l’éducation aux langues (et
aux cultures) » (p. 82), et il revient à nouveau sur cette idée dans le glossaire (p. 119) : « À la différence d’une discipline théorétique qui aspire à
la connaissance pour la connaissance, elle [la DLC en tant que discipline
praxéologique] prône l’action en vue d’agir sur le réel ». Il s’agit bien
dans son idée de la réalité de la salle de classe, et non de la réalité extérieure, puisqu’il considère que la vocation de cette DLC est de « concevoir des actions susceptibles de favoriser la transmission des
connaissances nécessaires à la maîtrise progressive des langues-cultures
par les sujets apprenants » (idem).
« LANGUE-CULTURE-IMPACT »
Nous aimerions ici continuer dans la voie initiée par Galisson, avec
quelques idées qui correspondent à votre vécu personnel, et qui ne sont
donc pas forcément généralisables à d’autres contextes que ceux qui ont
été les nôtres. Notre contexte nous semble poser les exigences suivantes :
- La réalité qui nous intéresse est en priorité celle d’un monde extérieur
au processus d’enseignement-apprentissage.
- La situation en salle de classe n’est pas le réel.
- Agir sur le réel, c’est donc agir sur ce monde extérieur à la salle de
classe.
- À l’inverse, le monde extérieur agit sur le processus d’enseignement/
apprentissage en classe.
Voilà pourquoi nous parlons d’« impact », un impact bi-valent, bidirectionnel. Pour reprendre l’approche terminologique de Galisson, je proposerais l’expression langue-culture-impact (LCI).
Il y a quelques années, pour faire construire la « Smart », son modèle
de voiture bien connu, Mercedes a installé une nouvelle usine en Lorraine,
près de Sarreguemines. On n’a embauché que des employés et ouvriers
bilingues allemand-français. L’expérience vécue par les Sarrois – qui se
sont donc vus défavorisés à l’embauche à cause de leurs compétences en
français plus faibles que celles des Lorrains en allemand – a fourni un bel
argument aux hommes politiques sarrois favorables chez eux au renforcement de l’enseignement du français : au niveau individuel, les connaissances en langues offrent des chances professionnelles, mais elles
constituent aussi un atout collectif au niveau d’une région. D’autres
exemples de ce type pourraient être cités :
- Le pourcentage de Slovènes apprenant l’allemand est nettement plus
grand que celui des voisins autrichiens apprenant le slovène, ce phénomène étant dû au fait que les Slovènes bilingues sont motivés pour
trouver un poste dans la région frontalière de l’Autriche. La situation
est analogue le long de la frontière germano-polonaise et germanotchèque, et partout ailleurs où il existe un décalage dans le développement économique d’un côté à l’autre d’une même frontière.
- L’Europe a une identité pluriculturelle, et y renoncer serait abandonner
l’idée même que l’on se fait de l’Europe, et même sans doute mettre
en péril sa construction. La préservation de cette diversité culturelle
commence par les compétences linguistiques, la langue étant la
mémoire vivante de la culture d’une société.
- La vie politique, industrielle et commerçante s’internationalise de plus
en plus. Elle exige d’établir des contacts avec les voisins au-delà des
frontières, de chercher à trouver des partenaires intéressants avec
lesquels on peut négocier, de créer des projets communs, d’ouvrir de
nouveaux marchés, d’améliorer la compréhension mutuelle des partenaires, de gérer des expériences interculturelles.
- Les jumelages transfrontaliers entre jeunes, entre écoles et lycées, entre
villes, entre associations, entre les administrations jouent un rôle important
pour développer la compréhension mutuelle parmi les ethnies, peuples et
nations, et ils impliquent des compétences langagières et interculturelles.
- La coopération militaire entre États européens demande la connaissance
des langues des partenaires.
- Les institutions européennes comme le Conseil de l’Europe et la
Commission de l’Union européenne appliquent des règles du jeu
linguistiques relativement strictes. Les langues de travail sont en
général l’anglais et le français. La traduction dans les autres langues des
partenaires n’est prévue que pour les textes législatifs, écrits donc. Les
représentants nationaux sont par conséquent obligés d’apprendre les
langues nécessaires pour garantir la coopération européenne.
- L’accroissement de la mobilité (touristique, professionnelle, institutionnelle) exige elle aussi la connaissance de langues étrangères.
- La formation professionnelle et/ou universitaire a connu ces dernières
décennies une internationalisation irrépressible… et irréversible. Les
séjours des étudiants de toutes les facultés font désormais partie intégrante de leurs cursus, et ceci non pas pour apprendre les langues, mais
d’abord pour faire des études dans leur spécialité respective, ce qui
nécessite une connaissance préalable de la langue étrangère.
Les contextes dans lesquels nous sommes amenés à agir aujourd’hui
ont un impact de plus en plus décisif sur les objectifs et les contenus
d’apprentissage des langues. Les besoins des individus et des sociétés ont
profondément changé, et entraînent des conséquences directes sur les
méthodes, les matériaux, la formation et les compétences des enseignants,
les attitudes et responsabilités des enseignés, etc., bref, sur la didactique,
qui doit maintenant tenir compte de cet impact.
La didactique « langue-culture-impact » (DLCI) est donc une suite
logique des didactiques que Robert Galisson a décrites. L’orientation de
cette discipline dépendra de toute évidence des trois tendances suivantes
qui se font jour dans le monde, et qui sont complémentaires :
1) L’internationalisation
Le commerce et la production industrielle exigent que l’on établisse des
relations au-delà des frontières, pour installer des bureaux et des usines
dans les pays les moins chers, ou le plus près possible des clients. Les
institutions culturelles, les instituts de formation, les universités sont de
plus en plus obligés de s’internationaliser, voire de se mondialiser en se
cherchant des partenaires, en s’exposant à la concurrence internationale,
en établissant différentes formes de coopération.
2) La globalisation
Ce terme désigne, au delà de la mondialisation, un aspect de la vie
moderne qui a commencé à faire peur. L’évolution de la bourse de Wall
Street exerce en temps réel une influence énorme sur tous les marchés
boursiers de la planète. La technologie génétique est en train de prendre
un essor dont les conséquences vont au-delà de l’imagination humaine.
Les dangers du nucléaire surpassent sans doute ce qu’on en sait aujourd’hui. De sorte que les frontières nationales ne peuvent absolument plus
jouer leur fonction sécurisante.
3) La régionalisation
La coopération transfrontalière en Europe se manifeste par exemple
sous la forme de l’émergence d’Eurorégions, comme la région de Bâle-Mulhouse-Freiburg ou les cinq Eurorégions entre les Pays-Bas et
l’Allemagne, ou encore la région de Neisse-Nissa (Pologne-Tchéquie-Allemagne). On s’y emploie à créer des identités non pas supranationales, comme on pourrait l’imaginer, mais « au-dessous » du niveau
national, des identités proches des citoyens, près de la vie quotidienne et
concrète, en profitant de la proximité de voisins avec lesquels on a
souvent vécu des époques historiques en commun, où souvent les rapports
entre famille transgressent les frontières politiques.
L’enseignement et l’apprentissage doivent tenir compte de ces
processus majeurs de notre époque, et d’abord l’enseignement et l’apprentissage des langues. Il nous faut en effet des compétences extrêmement variées, adaptées à ces intentions et fonctions, nettement
différenciées par rapport aux besoins et la réalité.
Puisqu’il ne s’agit pas seulement de redéfinir les objectifs d’enseignement et d’apprentissage, mais aussi les programmes, les matériaux pédagogiques, les méthodes, la formation des enseignants, les formes et
contenus des certifications, l’essentiel de la langue-culture, etc., il nous
faut une didactique (ou mieux une « didactologie ») nouvelle qui tienne
compte de l’impact de la « société » dans son ensemble.
C’est ce que nous appelons langue-culture-impact, LCI, termes qui
reprennent donc les notions de Robert Galisson et essaient de les adapter
à un avenir qui a déjà commencé.
LA DIDACTIQUE DE LA « LANGUE-CULTURE-IMPACT (LCI)
La nouvelle didactologie ne peut pas être le fruit de la réflexion seule,
mais demande la coopération; elle ne peut plus être disciplinaire, mais
demande l’interdisciplinarité; elle ne peut se réduire à la théorie « pure »
ni se nourrir exclusivement de la « pratique », comme l’a très justement
constaté Robert Galisson à maintes reprises. Et surtout, elle ne peut se
réaliser qu’à l’intérieur d’un réseau de compétences, d’expertise et de
coopération institutionnelle qui lui confère la cohérence interne et l’autorité externe nécessaires.
A titre d’exemple, je me permettrai de citer le relevé des conditions qui
ont été formulées comme points de départ pour définir et institutionnaliser
une nouvelle approche didactologique, dans le sens de la dite LCI, en se
fondant sur un consensus social remarquable que je suis en train de vivre
chez moi. Ont contribué à formuler cette plate-forme, qui vient d’être
publiée sous forme de « thèses » comme contribution à l’Année européenne des langues, des représentants du Ministère fédéral de la
Formation et des Sciences, des représentants des ministères de la culture
et de l’éducation des Länder, des représentants des Universités, des
Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat), des entreprises (par
exemple la Deutsche Bahn AG), des Syndicats, des Instituts de Formation
permanente, des agences nationales de programmes de la Commission
européenne, l’Institut Goethe, etc.
Il ne peut s’agir ici d’énumérer les activités envisagées, mais, dans le
sens de notre argumentation, nous aimerions montrer ce que les commissions chargées d’élaborer cette approche ont compris par « impact », et
qui sera donc désormais la base de toutes les activités à réaliser sur les
plans local, régional, national et européen. Les passages suivants reprennent textuellement les formules de l’original (traduites par moi de l’allemand), et ils donnent une bonne idée de l’orientation globale même si
elles ne constituent pas un tout cohérent
[2].
L’objectif privilégié des efforts communs qu’envisagent les instances fédérales, les
Länder, les partenaires sociaux, les institutions de formation et d’éducation est la
promotion du plurilinguisme. Pour l’Allemagne, en tant que pays limitrophes de
neuf autres pays européens, les langues des voisins feront partie de ce multilinguisme. C’est à titre égal que les langues des migrants et des minorités seront
promues.
La promotion du plurilinguisme inclut la promotion de la langue allemande, dans le
pays ainsi qu’à l’étranger. Les instances fédérales, les Länder et les institutions de
formation et d’éducation sont appelés à faire des efforts communs pour promouvoir
la langue allemande. […] Des efforts multipliés sont nécessaires pour renforcer le
rôle de la langue allemande également dans les institutions européennes.
La formation des enseignants de langues étrangères doit créer une prise de
conscience du fait que l’enseignement des langues est une tâche européenne et internationale.
Des connaissances de langues font partie d’une formation de chaque citoyenne et de
chaque citoyen.
Pour les entreprises ainsi que pour les individus, la compétence linguistique est un
facteur stratégique de concurrence et un élément important du développement du
personnel.
Les termes désignant les notions de « lebenslanges Lernen » (« lifelong learning »/
« éducation permanente ») expriment la nécessité d’acquérir, tout au long de la vie,
aussi en dehors des institutions d’éducation traditionnelles, des connaissances
nouvelles, pour être capable de participer activement à concevoir et à former la
société, une société qui change à un rythme de plus en plus rapide.
Le cadre commun de référence s’oriente vers l’objectif global du Conseil de
l’Europe, à savoir « créer une plus grande unité parmi les États membres » et
réaliser cet objectif « grâce à des démarches communes dans le domaine culturel. »
Le passeport « formation professionnelle » est un instrument de formation pour optimiser la transparence des qualifications acquises au cours de séjours à l’étranger.
La conclusion que l’on peut tirer de toutes ces orientations, c’est la
nécessité de développer une didactique qui se charge de traduire ces
conditions sociales en un apprentissage/enseignement adapté, et ce développement est une tâche à réaliser à l’échelle européenne. L’impact du
monde réel sur la didactologie créera une ou des didactiques qui intègreront l’impact des différentes sociétés – régionale, internationale, globale –
sur l’apprentissage et l’enseignement des langues. Robert Galisson nous a
montré la voie, il nous faut maintenant aider tous ceux qui prendront sa
suite. Merci à notre cicerone, à qui nous dédions cet article comme témoignage d’amitié.
[1]
En particulier dans le chap. 4 de cet ouvrage, auquel nous nous référerons constamment
dans la suite de notre article.
[2]
Le texte original qui a été élaboré par un groupe d’experts présidée par Mme Ulrike
Dolezal, du BMBF (Ministère de la Formation et de la Recherche, Berlin), responsable du
département de coopération internationale auprès du BMBF. On peut le consulter à l’adresse
http :// wwww. bmbf. de.