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Klincksieck

I.S.B.N.sans
256 pages

p. 365 à 372
doi: en cours

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n° 123-124 2001/3-4

2001 revue de didactologie des langues-cultures

Retour sur la formation des enseignants de langues : quelle place pour le plurilinguisme ?

Véronique Castellotti Université F. Rabelais, Tours EA 2534 Plurilinguisme et apprentissage, ENS LSH, Lyon
Les pratiques plurilingues, qui ne cessent de s’étendre dans la plupart des pays, commencent à être prises en compte comme un objectif didactique à part entière, ainsi qu’en témoignent les travaux récents du Conseil de l’Europe. On s’interrogera ici sur le rôle et la place de la formation des enseignants de langues dans ce processus, en esquissant quelques propositions susceptibles de les inciter à prendre en compte la dimension plurilingue dans leur enseignement.
À plusieurs reprises, Robert Galisson a rappelé le rôle central, et selon lui grandissant, de la formation des enseignants pour la didactique des langues et des cultures (voir notamment Galisson 1995 et Galisson & Puren 1999). La formation, entre autres avantages, conduirait les enseignants vers une autonomie de jugement et d’action leur permettant d’éviter l’assujettissement aux méthodologies dominantes, d’analyser les situations complexes auxquelles ils sont de plus en plus confrontés et de construire des scénarios motivants et des outils adéquats. Ce point de vue, que je partage, invite à s’interroger plus avant sur les caractéristiques des enseignants de langues ainsi que sur la multiplicité des contextes dans lesquels ils opèrent, afin d’esquisser des pistes de réflexion qui débouchent sur des dispositifs de formation répondant aux exigences de la période.
 
1. LES ENSEIGNANTS DE LANGUE : DES SPÉCIALISTES DEUX FOIS MONOLINGUES ?
 
 
Qui sont les enseignants de langue [1] ? Une enquête par entretiens, menée il y a dix ans (Castellotti & De Carlo 1993 et 1995) fournissait déjà quelques éléments sur leurs choix et leurs parcours professionnels, permettant de valider l’hypothèse selon laquelle leur travail est de plus en plus fréquemment perçu comme un métier. Eux-mêmes, en conséquence, se pensent de plus en plus comme des spécialistes, à la fois de l’enseignement et de la langue qu’ils enseignent, mais ils se jugent pour la plupart insuffisamment formés pour exercer dans de bonnes conditions, compte-tenu des évolutions de leur métier.
Les orientations en matière de formation pour les enseignants de langue-culture étrangère que nous avions formulées alors, en fonction de l’analyse des entretiens, s’articulaient essentiellement autour de trois directions :
  1. travail sur les modèles et les représentations (touchant tant les conceptions de l’enseignant et du système que celles de l’enseignement, de l’apprentissage et de leurs relations) ;
  2. réflexion sur les rapports entre les usages de la langue et les savoirs sur la langue, leur part respective et leur articulation dans l’apprentissage;
  3. explicitation des relations entre la (les) langue(s) étrangère(s) et la (les) langue(s) maternelle(s), ainsi que de leurs implications didactiques.
Ce sont ces directions, que je considère toujours d’actualité sur le fond, qu’il me semble nécessaire de repréciser et d’enrichir aujourd’hui, à la lumière des évolutions au sein des sociétés contemporaines et des orientations qui les accompagnent dans le domaine de la didactique des langues et des cultures. En effet, ces directions restent largement prisonnières d’une conception relativement « monolingue » de l’apprentissage des languescultures même si, déjà, nous évoquions des possibilités d’intégration LM/LE et des ouvertures vers l’educazione linguistica (version italienne de l’éveil aux langues ou Language Awareness). Dans leurs propos, en particulier, de nombreux enseignants faisaient très souvent montre de méfiance vis-à-vis du rôle de la langue première dans l’apprentissage d’autres langues, ainsi, éventuellement, que de celui d’autres langues apprises précédemment ou en même temps. L’extrait suivant, provenant d’un entretien avec une professeure d’espagnol, est révélateur d’un type de conception où l’on considère les compétences dans chaque langue comme devant être soigneusement et irrémédiablement séparées les unes des autres, leur rapprochement ne pouvant déboucher que sur un résultat catastrophique :
Y a rien à faire ils arrivent pas à se débarrasser de la structure du français. Alors de temps en temps ils font des mélanges avec avec l’anglais aussi […] alors quand par hasard ils font la langue 3 et qu’ils font de l’italien alors là ça devient abominable. (Corpus enseignants 91; entretien avec FB)
Or l’un des changements majeurs en matière de langue, qui commençait à être perçu à l’époque mais qui, me semble-t-il, acquiert aujourd’hui une importance incontournable, concerne précisément la pluralité linguistique, de plus en plus présente et de mieux en mieux acceptée dans de nombreuses sphères de la vie sociale. En particulier, pour la question qui nous occupe, les orientations récentes en matière d’enseignement et d’apprentissage des langues insistent fortement sur le caractère plurilingue et pluriculturel de la compétence à construire au moyen de cet apprentissage (Conseil de l’Europe 2001).
Comment, alors, imaginer que de telles dimensions puissent être réellement prises en compte si, dans le même temps, on continue de penser la formation des enseignants comme une spécialisation dans une langue, n’intégrant, dans le meilleur des cas, que quelques tentatives de rapprochement avec la langue première [2] ? Si on vise, en effet, à faire construire par les apprenants une compétence plurilingue et pluriculturelle dès le début de l’apprentissage, il importe au premier chef d’inscrire la pluralité au cœur même de la formation des enseignants de langue-culture, si l’on ne veut pas qu’ils conservent des représentations contraires à ce projet et susceptibles de l’entraver.
Mais avant d’envisager des modalités de formation plus adaptées à cet objectif, il semble nécessaire de revenir quelque peu sur les raisons qui ont motivé ces évolutions ainsi que sur les formes qu’elles peuvent prendre.
 
2. DES ENJEUX ET DES SITUATIONS COMPLEXES
 
 
Les orientations récentes en matière de didactique des langues, en particulier celles relayées par le Conseil de l’Europe (2001), font état de changements nécessitant de repenser (pour le renouveler et l’harmoniser, notamment) le cadre dans lequel on apprend, on enseigne et on évalue la pratique des langues. De quel ordre sont ces changements ? Qui touchent-ils, à quoi s’appliquent-ils et que modifient-ils ?
Il semble qu’ils concernent essentiellement trois types d’entités :
  1. les situations dans lesquelles on a besoin de recourir à une ou plusieurs langues non maternelles Celles-ci, qui s’étaient développées et avaient déjà évolué au cours des dernières décennies, portent les indices des transformations récentes au plan international (mondialisation, intégration européenne, etc.), qui ont encore renforcé la saillance d’une dimension linguistique incontournable, marquée à la fois par la suprématie de l’anglais et par les indices d’une pluralité grandissante et de plus en plus sollicitée. Celle-ci se traduit, d’un point de vue quantitatif, par un renforcement de l’apprentissage et de l’usage de plusieurs langues, rendu nécessaire par une intensification de la mobilité et des échanges [3], y compris dans beaucoup de pays fortement marqués par une idéologie monolingue, comme la France.
  2. Mais outre cette dimension, on peut également assister à la généralisation de situations au sein desquelles on accepte, voire on privilégie des formes de communication hybrides, marquées par les contacts de langues et de variétés : communication sur Internet, coexistence de plusieurs langues sur une même chaîne de télévision, travail et intercompréhension dans plusieurs langues dans certains contextes professionnels, etc.
  3. les publics destinataires des enseignements de langues Ces publics ont évolué dans leur composition, mais aussi et surtout dans leur parcours langagier. Si les années 70 ont vu arriver sur le marché des langues de nouveaux utilisateurs – adultes et professionnels notamment – qui, jusque là, n’y avaient que peu accès, c’est à un changement d’un autre ordre qu’on assiste aujourd’hui. En effet, ce n’est plus tant l’identification sociale, générationnelle ou professionnelle des apprenants qui fait la différence (même si, bien entendu, il reste nécessaire d’en tenir compte) que la composition de leur répertoire linguistico-culturel. On ne peut raisonnablement envisager d’enseigner les langues de la même façon à un apprenant ne parlant et ne comprenant qu’une seule langue et n’ayant que des relations très lointaines à d’autres cultures, et à un autre apprenant baignant dans le plurilinguisme depuis son enfance de par ses origines et/ou ses pratiques langagières et culturelles courantes.
  4. les représentations sociales concernant le rôle des langues, leur utilité et leur appropriation Ces représentations restent encore largement marquées par des conceptions monolingues (ou, au mieux, bilingues) de la communication verbale et de l’apprentissage des langues (Castellotti 2001a, b). Cependant, un certain nombre de signes laissent entrevoir une possible évolution dans ce domaine, sans doute plus lent à ébranler que les autres. Parmi ces signes, on peut noter une plus grande valorisation, dans la plupart des pays européens notamment, de la part des langues au sein des systèmes éducatifs et d’un embryon de diversification de leurs modes d’apprentissage (enseignement d’une matière par intégration d’une langue étrangère, éveil aux langues, etc.); dans le même temps, la montée en puissance de revendications identitaires dont une partie au moins se traduisent et transparaissent à travers des phénomènes d’ordre linguistique (langues des jeunes, parlers urbains, langues régionales…) témoignent d’une reconnaissance de facto de la réalité et de la vigueur des contacts de langues et des pratiques plurilingues qui les accompagnent.
Ces transformations (socio)linguistiques, qui touchent de nombreux pays, commencent à produire des retombées en matière d’orientations concernant les politiques linguistiques et éducatives, mais n’ont encore que peu d’incidences explicites à un niveau plus concret. Ainsi, on pourrait s’intéresser davantage aux conséquences de ces transformations, aux objectifs qui en découlent d’un point de vue didactique et aux effets touchant directement l’apprentissage et l’enseignement des langues. La formation des enseignants apparaît ici comme un vecteur, invitant à mener une réflexion plus large et plus approfondie autour de ce sujet.
 
3. QUELQUES PISTES DE RÉFLEXION POUR LA FORMATION
 
 
Il n’est pas question, dans cet article, d’élaborer un parcours détaillé, cohérent et finalisé de formation pour les enseignants de langues, mais, plus modestement, de proposer quelques embryons d’orientations et pistes d’activités à partir desquelles de tels parcours pourraient être diversement mis en oeuvre en fonction des variations des différents paramètres évoqués ci-dessus.
Il s’agirait en effet de repenser l’ensemble de l’itinéraire de formation pour l’élaborer selon une perspective d’ensemble qui placerait le plurilinguisme non seulement comme objectif mais comme principe même de formation. Comme le rappelle Daniel Coste, diversifier les langues apprises, c’est aussi diversifier les voies pour les apprendre (Coste 1998 : 267); de même, pour la formation des enseignants, développer la pluralité linguistique et culturelle, c’est aussi former les enseignants à et par une pluralité d’approches didactiques, qui placent le plurilinguisme au cœur du dispositif.
On s’inspirera ici, pour esquisser quelques directions, de modalités déjà mises en oeuvre, pour la plupart, soit dans des protocoles d’enquête (Castellotti, Coste et Moore, à paraître), soit dans des actions de sensibilisation à des langues diverses entrant dans le cadre du programme européen Evlang (notamment Candelier 1998, Matthey 1999, Macaire, à paraître,) soit dans les travaux portant sur l’intercompréhension des langues voisines (Dabène et Degache 1996), avec l’idée de « faire vivre les compétences attendues des élèves par les enseignants dans la posture d’apprenants [en ayant] une idée claire de ce que « apprendre des langues » veut dire, et de la manière dont on devient compétent dans ce domaine » (Macaire, à paraître). Ce dispositif pourrait s’articuler principalement autour de trois « pôles » qui constitueraient la charpente d’une formation d’enseignants de langues plurilingues :
  1. La mise en évidence de leur propre répertoire « verbo-culturel » plurilingue (et donc, aussi, de celui des élèves); elle pourrait s’effectuer au moyen de différentes activités telles que :
    • des échanges interactifs à partir de la rédaction de récits de vie et/ou de la réalisation d’entretiens; ces tâches pourraient être réalisées, notamment, à l’occasion d’un travail de réflexion sur la biographie langagière du Portfolio européen des langues;
    • des tâches individuelles et/ou collaboratives à partir de textes en europanto [4] afin de travailler de manière concrète sur les questions d’emprunts, de mélanges, d’alternances et, plus généralement, aborder la question des contacts de langues (voir Matthey 1999);
    • la lecture et l’écoute, aux fins d’explicitation des stratégies de compréhension, de documents en langues voisines de celle qu’on enseigne.
  2. La mise en évidence des relations entre les langues, tant du point de vue du rôle de la langue première dans l’apprentissage des langues étrangères que de celui des différentes langues étrangères entre elles, sous l’angle des pratiques et des représentations. Cela implique d’expérimenter ses propres perceptions de la distance/proximité interlinguistique ainsi que de sonder le rôle spécifique de certaines langues (en particulier l’anglais, mais peut-être aussi, pour les langues romanes, le latin ou l’italien). Cette orientation peut être travaillée, notamment, au moyen d’une réflexion collective menée à partir d’activités telles que :
    • des tâches individuelles et/ou collaboratives d’élucidation du sens en langues inconnues (distante d’abord, plus proche ensuite) débouchant sur une analyse des stratégies auxquelles on peut avoir recours dans ce type de situation (voir notamment Castellotti, Coste & Moore 2001) ;
    • une sensibilisation à des langues diverses, sur le modèle des programmes d’éveil aux langues (voir notamment Candelier 1998 et Candelier et Macaire, à paraître), permettant d’expliciter les compétences visées et, tout particulièrement, de clarifier l’importance des représentations et activités métalinguistiques dans l’approche et l’apprentissage d’une nouvelle langue.
  3. La mise en évidence du caractère pluriel, partiel et déséquilibré de la compétence plurilingue (Coste, Moore & Zarate 1997). Le fait de prendre en compte, pour la définition de cette compétence, l’ensemble des ressources linguistiques et culturelles à la disposition des locuteurs oblige à revenir et à insister sur la configuration du répertoire et sur sa fonctionnalité. Ce qu’on ne sait pas nécessairement dire ou faire dans une langue, on sait peut-être le dire ou le faire dans une autre, plus propice à ce type d’action ou d’expression. Il s’agit donc ici de rompre avec la conception qui consiste à penser qu’on n’est compétent dans une langue que si on en maîtrise toutes les dimensions. Cette orientation peut être mise en oeuvre par l’apprentissage d’une nouvelle langue, non pas seulement avec l’objectif de réfléchir sur les stratégies d’apprentissage (comme c’est le cas dans le cadre de la mention FLE) mais aussi de construction d’une compétence partielle réelle dans cette langue, motivée par exemple par un intérêt professionnel (lecture de textes spécialisés, compréhension orale, communication à des congrès, etc.).
Ces quelques pistes s’inscrivent dans une conception globale de la formation des enseignants de langue-culture déjà décrite ailleurs (Castellotti & De Carlo 1995), qui considère ces enseignants comme des acteurs à part entière de leur propre formation. Placer le plurilinguisme au cœur de cette formation implique, en amont, de les rendre conscients de son importance et du déplacement des repères entraîné par cet objectif. Certains d’entre eux, confrontés au plurilinguisme de leurs propres élèves, le sont déjà (à leur corps défendant parfois). Reste à convaincre les autres d’une telle nécessité, au moyen notamment d’actions incitatives destinées à valoriser l’extension des pratiques plurilingues.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  CANDELIER, M. 1998. « L’éveil aux langues à l’école primaire, le programme européen “Evlang” », dans BILLIEZ, J. (dir.), De la didactique des langues à la didactique du plurilinguisme, hommage à Louise Dabène ? Grenoble, CDL-LIDILEM, 299-308.
·  CANDELIER, M. & MACAIRE, D. À paraître. « L’éveil aux langues à l’école primaire et la construction de compétences. Pour mieux apprendre les langues et vivre dans une société multilingue et multiculturelle », Communication au colloque de Louvain, janvier 2000.
·  CASTELLOTTI, V. 2001a. La langue maternelle en classe de langue étrangère ? Paris, CLE International « DLE ».
·  —. 2001b. « Pour une perspective plurilingue sur l’apprentissage et l’enseignement des langues », dans Castellotti V. (dir.), D’une langue à d’autres, pratiques et représentations. Rouen, Presses universitaires de Rouen, « DYALANG ».
·  —. & DE CARLO, M. 1995. La formation des enseignants de langue. Paris, CLE International, coll. « DLE ».
·  —. & DE CARLO, M. 1993. Quelques priorités pour la formation des enseignants de langue-culture étrangère. Une étude franco-italienne. Thèse pour le doctorat nouveau régime, Université Paris III.
·  —. & MOORE, D. 1997. « Alterner pour apprendre, alterner pour enseigner, de nouveaux enjeux pour la classe de langue ». Études de linguistique appliquée 108,389-392.
·  —. COSTE, D. & MOORE, D. 2001. « Le proche et le lointain dans les représentations des langues et de leur apprentissage » dans Moore D. (dir.), Les représentations des langues et de leur apprentissage. Références, modèles, données et méthodes, Didier-CRÉDIF, coll. « Essais », pp. 101-131.
·  CONSEIL DE L’EUROPE 2000. Un cadre européen commun de référence pour les langues. Apprendre, enseigner, évaluer. Paris, Didier.
·  COSTE, D. 2001. « De plus d’une langue à d’autres encore, penser les compétences plurilingues ? » dans Castellotti V. (dir.), D’une langue à d’autres, pratiques et représentations, Rouen, Presses universitaires de Rouen, « DYALANG ».
·  —. 1998. « Quelques remarques sur la diversification des langues en contexte scolaire », dans Billiez, J. (dir.), De la didactique des langues à la didactique du plurilinguisme, hommage à Louise Dabène. Grenoble, CDL-LIDILEM, 259-269.
·  —. MOORE, D. & ZARATE, G. 1997. Compétence plurilingue et pluriculturelle. Strasbourg, Conseil de l’Europe.
·  DABÈNE, L. & DEGACHE, C. (dir.). 1996. Études de linguistique appliquée 104, « Comprendre les langues voisines ».
·  FERRÃO-TAVARES, C. 2001. « Former des enseignants plurilingues pour l’enseignement précoce : des enjeux aux propositions d’action ». Les langues modernes n° 1,47-53.
·  GALISSON, R. 1995. « À enseignant nouveau, outils nouveaux ». Le Français dans le monde, Recherches et applications, janvier 1995,70-78.
·  —. 1990. « Où va la didactique du français langue étrangère ». Études de linguistique appliquée n° 79,9-34.
·  —. 1989. « Problématique de l’autonomie en didactique des langues (contexte français) ». Langue française n° 82,95-115.
·  —. 1986. « Éloge de la didactologie/didactique des langues et des cultures (maternelles et étrangères) – D/DLC – ». Études de linguistique appliquée n° 64,39-54.
·  —. & PUREN, Ch. 1999. La formation en questions. Paris, CLE International, coll. « DLE ».
·  GERMAIN, C. À paraître. « La didactique des langues : de son autonomie en devenir ». Le Français dans le monde, Recherches et application, juillet 2001.
·  —. 1993. Évolution de l’enseignement des langues. 5000 ans d’histoire. Paris, CLE international.
·  MACAIRE, D. À paraître. « La formation des enseignants dans le programme EVLANG ». Communication au colloque de la FIPLV, juillet 2000.
·  MATTHEY, M. 1999. « Emprunts et code rigolo : causons europanto ! ». Babylonia n° 2,45-47.
·  MENESR. 1996. Espagnol collège; horaires, objectifs, programmes, instructions.
 
NOTES
 
[1]Je prendrai ici pour cible les enseignants de langue étrangère de l’enseignement secondaire, qui constituent la grande majorité de cette profession.
[2]Comme le prévoient, par exemple, les Instructions officielles pour l’enseignement de l’espagnol au lycée en France, prévoyant de favoriser « des comparaisons enrichissantes » […] avec la langue maternelle afin de faire prendre « conscience des rapprochements possibles » (MENESR 1996).
[3]Un entretien récent avec un cadre du service commercial d’une entreprise française de moyenne importance faisait ainsi apparaître un rôle grandissant des langues étrangères dans le recrutement, à différents niveaux de l’entreprise.
[4]L’europanto est une sorte de sabir « inventé » par Diego Marani, traducteur à l’Union européenne, qui fonctionne en mélangeant 6 ou 7 langues européennes. Pour plus de précisions, voir M. Matthey (1999), « L’europanto. À propos d’un soi-disant pidgin européen », Bulletin suisse de linguistique appliquée 69/2,207-221.
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