Ela
Klincksieck

I.S.B.N.sans
256 pages

p. 373 à 384
doi: en cours

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n° 123-124 2001/3-4

2001 revue de didactologie des langues-cultures

S.O.S. formation initiale mal contextualisée...

Intendance ne suit toujours pas  [1]

Edvige Costanzo SSIS – UNICAL
L’article aborde le problème de la formation initiale des enseignants de langues étrangères, définis selon le profil d’enseignant-chercheur que demande l’éclectisme en vigueur dans la pratique enseignante. Vu l’impossibilité de procéder à une analyse globale de la formation en Europe du fait de la différence qui existe, à l’heure actuelle, entre les différents systèmes de formation, l’auteur se limite à étudier le cas de l’Italie. Il y montre comment pour une gestion performante de la formation initiale, l’enseignant-chercheur à l’université ne peut oublier la contextualisation dans le système scolaire, dont il décrit ici la situation spécifique quant aux langues étrangères. L’analyse comparative entre les curricula de quelques universités italiennes fait ressortir l’immobilité du système depuis 30 ans et la position marginale qu’y occupe la didactique. L’auteur conclut cette étude de cas en montrant comment, faute encore de contextualisation correcte, même le renouveau de la formation initiale mis en place depuis deux ans à travers la nouvelle structure des « Écoles de Spécialisation » n’a pas donné les résultats attendus.
Le titre de cet article affiche immédiatement la couleur en le situant du côté d’une formation « réflexive », qui n’est pas sans rappeler la « contextualisation » envisagée par R. Galisson et Ch. Puren [2] pour celui que nous convenons d’appeler « l’enseignant-chercheur », descendant en droite ligne du « chercheur-praticien » que Galisson estimait, en 1980 déjà, « à l’origine des innovations méthodologiques les mieux reçues par la base » [3], et sur lequel il misait pour faire échapper la D.L.E. « aux deux dangers polaires qui la guettent : la mode d’un côté (avec les théoriciens), la routine de l’autre (avec les praticiens) » [4].
Si vingt ans après ces affirmations la didactique des langues étrangères baigne enfin dans un éclectisme de bon aloi, consciemment partagé même si différemment évoqué [5], qu’en est-il de l’enseignant-chercheur quant à sa formation initiale ? Est-il formé actuellement à gérer cet éclectisme qui, pour être incontournable, n’en demande pas moins une grande rigueur procédurale ?
Conscients que nous sommes de l’impossibilité d’une réponse univoque à cette question étant donné la différence qui existe entre les systèmes de formation des enseignants en Europe, nous nous limiterons à analyser dans les pages qui suivent le cas de Italie, pour montrer comment, sous peine d’offres inadéquates et de dérives malsaines, la gestion d’une formation initiale qui se veut réflexive ne peut oublier son « contexte », à savoir le système scolaire dans lequel vont devoir s’intégrer les futurs enseignants. Pour ce faire, nous allons examiner dans une première partie ce que l’institution prévoit pour l’enseignement des langues et ce qu’on demande pour entrer dans la profession enseignante.
Dans la deuxième partie nous prendrons en considération la formation initiale des enseignants en comparant le cursus académique des facultés de langues étrangères de quelques universités italiennes à différentes époques, pour montrer que peu de choses ont changé depuis trente ans et que ce cursus n’est plus adéquat aux exigences du système scolaire.
La dernière partie de cette contribution sera enfin réservée à l’analyse de la nouvelle formation initiale mise en place depuis deux ans à travers les SSIS (Scuola di Specializzazione all’Insegnamento Secondario [6] ) pour vérifier comment, encore une fois, faute de bonne « contextualisation », les meilleures intentions n’accouchent pas de résultats conséquents.
 
LES LANGUES ÉTRANGÈRES DANS L’ÉCOLE ITALIENNE
 
 
Ce que disent les programmes Les langues étrangères semblent occuper une place privilégiée dans le panorama de l’école italienne depuis que les programmes de l’école élémentaire ont rendu obligatoire, en 1985, l’enseignement précoce d’une langue, dont les buts sont ainsi définis :
  • aider et enrichir le développement cognitif de l’enfant en lui offrant un autre instrument d’organisation des connaissances ;
  • lui permettre de communiquer avec les autres en employant une langue différente de sa langue maternelle;
  • le conduire, par l’intermédiaire de l’instrument linguistique, à la compréhension des autres cultures et des autres peuples.
M. de Carlo présente ainsi en 1995 la méthodologie conseillée :
[Elle] devra suivre la démarche compréhension, assimilation, production. Au départ, l’activité didactique s’effectuera oralement et devra développer l’aptitude des élèves à comprendre les messages et à répondre de façon adéquate. Par la suite, on pourra introduire des exemples simples de langue écrite et rendre ainsi l’élève conscient de la différence qui existe entre le code oral et le code écrit. L’élève procédera enfin à des réflexions linguistiques en situation de contraste ou d’analogie entre l’italien et la langue étrangère. [7]
Les buts ambitieux et la méthodologie moderniste ne constituent pourtant pas une nouveauté pour l’école italienne, car, en 1979 déjà, les programmes de la Scuola Media [8] s’étaient mis à l’école de la communication.
La définition de la finalité assignée à la langue étrangère – qui « doit contribuer, en étroite liaison avec les autres disciplines et surtout avec l’italien, à la conquête des capacités expressives et communicatives des élèves dans le cadre de l’éducation linguistique » [9] – est déjà parlante, mais l’orientation communicative des programmes est encore plus claire dans les indications méthodologiques, où on lit entre autres :
… on utilisera des exercices qui permettent d’employer la langue étrangère en situation de communication pour comprendre et donner des informations, décrire des lieux, des objets, des personnes, lire et comprendre des textes tirés de journaux, dépliants, modes d’emploi…, comprendre et écrire des lettres amicales, participer à une conversation spontanée… [10]
Même le problème « grammaire » est considéré d’un point de vue révolutionnaire puisque l’on en parle comme d’une pratique réflexive de la langue « qui sera effectuée à partir de ses usages contextualisés et non pas de tableaux de grammaire […]. Elle offrira aussi l’occasion d’un travail de réflexion interculturelle, étant donné que la langue est un élément révélateur du contexte socioculturel » [11].
À leur tour, ces objectifs principaux et cette méthodologie moderniste finissent par conditionner les programmes des lycées qui, vieux d’un demi siècle, sont obligés de s’y rapporter, même si c’est encore à titre expérimental [12]. Ainsi, dans les programmes de lycées, l’enseignement de la langue étrangère doit :
  • favoriser la formation humaine et culturelle des jeunes générations par le contact avec d’autres réalités ;
  • développer des modalités générales de la pensée par la réflexion sur le langage;
  • assurer l’acquisition d’une compétence communicative;
  • permettre la réflexion sur sa propre langue et sur sa propre culture par l’analyse comparative avec d’autres langues et cultures. [13]
Et, naturellement, ces finalités pourront être réalisées grâce à une méthodologie relevant de l’approche communicative, par laquelle, en travaillant en intégration avec la langue maternelle, on devra mettre l’élève à même de :
  • comprendre des messages oraux de caractère général, produits avec un débit normal dans diverses situations ;
  • comprendre globalement des documents sonores authentiques sur des sujets d’ordre général;
  • s’exprimer sur des sujets de caractère général de façon efficace et appropriée à la situation, même si la forme n’est pas totalement correcte;
  • comprendre des textes écrits de nature différente en ayant recours aux capacités d’inférence et d’intuition;
  • produire des textes écrits simples, de type fonctionnel ou créatif, efficaces d’un point de vue communicatif même avec des imperfections d’ordre formel;
  • réfléchir sur la langue à différents niveaux (pragmatique, textuel, sémantique, morpho-syntaxique et phonologique) à partir de documents authentiques ;
  • identifier les éléments para-verbaux qui entrent en jeu dans la communication;
  • identifier et comprendre les éléments culturels dont la langue étrangère est porteuse en s’appuyant sur une démarche de type interculturel. [14]
La continuité des trois programmes saute aux yeux, et il serait aisé d’en déduire que les élèves italiens jouissent de conditions privilégiées sinon optimales pour l’apprentissage des langues. Mais si les programmes sont beaux, il n’en reste pas moins que pour les réaliser il faut passer par les enseignants, qui doivent avoir reçu la formation qui leur permette de faire face facilement à toutes les nouveautés proposées.
L’entrée dans la profession enseignante
L’accès à l’enseignement primaire est possible à travers un concours qui, depuis 1995, prévoit une épreuve orale facultative en une langue étrangère que l’on peut ensuite enseigner. Avant cette date, l’enseignement généralisé de la langue étrangère à l’école élémentaire, prévu par les programmes de 1985 et mis en place réellement en 1990, a donc posé le problème du recrutement. Il a été partiellement résolu en faisant appel à la disponibilité des instituteurs qui pouvaient faire preuve d’une certaine compétence dans une langue étrangère, mais cela n’a pas permis de couvrir toutes les écoles, ce qui fait qu’à l’heure actuelle il y a encore des établissements où cet enseignement de langue étrangère n’est pas assuré. Pour les collèges et les lycées, la formation initiale des enseignants de langues prévoit un diplôme universitaire de quatre ans, et l’accès à l’enseignement est lié ici aussi à un concours qui devrait évaluer les compétences des candidats en matière de didactique générale et de méthodologie spécifique à la langue étrangère enseignée.
Les épreuves prévues pour ce concours « généraliste » [15] comprennent un écrit (analyse d’un texte, littéraire ou non, avec mise en contexte), suivi d’un entretien où le candidat doit faire preuve de maîtrise de la langue orale et montrer des connaissances adéquates en matière de législation scolaire, de littérature (toute l’histoire de la littérature et la connaissance directe d’un certain nombre d’œuvres au choix du candidat), de linguistique (l’évolution des théories linguistiques depuis 1940), de civilisation (France et pays francophones) et de didactique des langues étrangères.
Il est évident que ce type de concours en reste encore à l’évaluation des connaissances théoriques en ce qui concerne la didactique des langues, qui fait figure de parent pauvre dans le système de recrutement.
 
LA FORMATION INITIALE
 
 
La « pauvreté » des exigences en didactique, surprenante dans un concours pour futurs enseignants, n’est par ailleurs que l’aboutissement naturel d’un cursus académique où le mot « didactique » a été longtemps ignoré ou considéré comme une sorte de corollaire applicationniste situé quelque part entre les Sciences de l’éducation et les « théories pures », linguistiques ou littéraires.
Ainsi, pour l’instituteur italien – qui n’a pas eu jusqu’ici de formation académique, ses études se limitant à cinq années de lycée à orientation pédagogique –, on a créé en 1998 le diplôme en « Sciences de la formation primaire » comprenant des modules de langues étrangères qui comprennent environ 120 heures de cours de langue pendant les quatre ans d’une formation dans laquelle priment les Sciences de l’éducation, et où la didactique des langues se limite à un module de 30 heures.
Quant aux enseignants de collège et de lycée, ils reçoivent une formation académique sur quatre années (la « Laurea » en langues étrangères [16] ) dont le cursus, à orientation linguistico-littéraire, n’a pratiquement pas changé depuis presque 30 ans. Il suffit de comparer la liste des enseignements suivis par deux diplômés de deux universités, lointaines dans l’espace et dans le temps (Annexe 1), pour en vérifier l’étonnante ressemblance : variété des langues étudiées mise à part, l’axe philologique de l’option n’a guère changé, et la personne ayant suivi ce type d’enseignement peut commencer à enseigner sans aucun autre type de formation. Si on veut être titularisé, il suffit de passer le concours mentionné, qui est censé vérifier les connaissances encyclopédiques du candidat, mais qui ne garantit en rien la formation pédagogique de l’enseignement. Cependant, l’option linguistico-littéraire n’est pas la seule qui donne accès à la profession enseignante. Les universités ont jadis essayé de répondre de manière plus adéquate à une demande de formation en créant des options « linguistico-didactique » (Annexe 2). Mais là aussi le même exercice de comparaison montre, dans le premier cas, que la didactique n’est qu’une étiquette pour un cursus littéraire; dans le second, qu’elle se limite à une seule unité de valeur noyée dans des disciplines de références qui sont, là encore, la littérature, la linguistique et les Sciences de l’éducation.
La réponse des Écoles de Spécialisation, un échec programmé
Le problème de la formation initiale des enseignants, telle qu’on l’a décrite, a pris une telle ampleur en Italie qu’une loi de 1998 a enfin créé un diplôme de spécialisation de deux ans après les quatre années du cursus académique. À l’heure actuelle, les premiers diplômés sont sortis, et il est donc possible de dresser un premier bilan. C’est ce que je vais faire en montrant comment, parce que l’on a confié l’organisation des nouvelles formations uniquement aux « théoriciens purs » – en l’absence d’un profil du « bon enseignant » dicté par les nouvelles exigences du système scolaire – on a donné naissance à des curricula qui risquent paradoxalement d’aggraver encore les défauts du système au lieu de l’améliorer.
Il suffit d’analyser l’organisation du travail prévue dans le cursus proposé par une de ces écoles. Les deux ans d’étude sont partagés en quatre semestres organisés de cette manière (voir Annexe 3).
Comme on le voit dans ces programmes, entre a) les enseignements « transversaux » ou « spécifiques », qui pourraient constituer les savoirs de référence, b) les travaux pratiques, qui sont censés être la charnière entre la théorie et la pratique de l’autre et c) le stage, qui constitue le moment privilégié de prise de contact avec le système scolaire, une articulation pourrait être crée et bien exploitée pour instaurer un « circuit vertueux » : l’observation et les pratiques de classe effectuées dans le stage donneraient lieu, dans les séances de travaux pratiques, à des activités de conceptualisation et théorisation interne qui seraient ensuite confrontées aux savoirs de référence de manière à valider les instruments d’observation et de pratique de classe ou de les modifier, et ainsi de suite. Dans la réalité, cela ne se passe pas du tout ainsi, et les trois composantes vivent des vies complètement séparées, ce qui constitue le défaut principal de cette formation. À l’origine de ce cloisonnement se trouve le fait que les travaux pratiques sont assurés par les mêmes « théoriciens purs » qui sont chargés des enseignements « transversaux » et « spécifiques », et que ces travaux pratiques sont organisés selon les mêmes modalités, sinon avec les mêmes contenus que ces enseignements. Dans ces conditions, le stage se réduit à la fonction de « pratique du métier », où on montre « comment faire », mais où aucune recherche ne vient interroger en retour les deux autres composantes de la formation.
Si on analyse maintenant les enseignements, on constate là aussi un manque évident de contextualisation. L’étude de la littérature en langue étrangère est actuellement présente en Italie dans les seules filières générales des lycées, et le calcul est donc très simple à faire : cette étude touche environ 25 % du total des élèves. Comment expliquer alors que parmi les enseignements de l’École de Spécialisation prise en exemple il y ait encore cinq modules de littérature, pourtant déjà très présente dans le cursus académique initial, et un seul par contre consacré à la didactique du FLE ? Pourquoi un seul module (qui souffre, entre autres, d’une formulation maladroite) sur les quatre compétences langagières, alors que la didactique de l’oral et de l’écrit devrait occuper une place privilégiée ? Quel peut être le sens d’une « analyse critique des programmes » confiée à des universitaires qui, à moins d’avoir enseigné eux-mêmes dans le secondaire, n’ont ni les connaissances ni les outils pour le faire ? Toutes ces questions, et bien d’autres encore qui surgissent immédiatement, proviennent du fait qu’on y a délibérément ignoré, voire refusé, l’apport des enseignants du secondaire. Ces enseignants n’ont pas été consultés pour l’élaboration des curricula, alors que par exemple les associations des enseignants de langues avaient proposé, à plusieurs reprises, des plans de formation initiale certainement plus adéquats [17]. Ils ont été écartés du recrutement comme « chercheurs-praticiens », alors que ce genre de profil est quand même plus facile à rencontrer parmi eux que parmi les universitaires. Si au moins les travaux pratiques pouvaient leur être confiés, cela permettrait peut-être de mettre en route le « circuit vertueux » dont je parlais plus haut. Sans cela, la formation initiale des enseignants italiens ne sortira pas de l’impasse où elle se trouve actuellement.
 
ANNEXE 1
 
 


IMGIMGCURSUS ACADÉMIQUES ITALIENS POUR LES...IMGIMF
CURSUS ACADÉMIQUES ITALIENS POUR LES DIPLÔMES EN LANGUES OPTION LINGUISTICO-LITTÉRAIRE A – “Laurea” en langues étrangères. B – “Laurea” en langues étrangères. Année Année académique 1970 académique 1996 Université de Pise Université de la Calabre Enseignements suivis Enseignements suivis 1. Langue et littérature française I 1. Langue et littérature française I 2. Langue et littérature française II 2. Langue et littérature française II 3. Langue et littérature française III 3. Langue et littérature française III 4. Langue et littérature française IV 4. Langue et littérature française IV 5. Langue et littérature anglaise I 5. Langue et littérature anglaise I 6. Langue et littérature anglaise II 6. Langue et littérature anglaise II 7. Langue et littérature espagnole 7. Langue et littérature anglaise III 8. Langue et littérature allemande 8. Langue et littérature albanaise I 9. Langue et littérature russe 9. Langue et littérature albanaise II 10. Langue et littérature italienne I 10. Littérature italienne moderne et contemporaine 11. Langue et littérature italienne II 11. Littératures modernes comparées 12. Langue et littérature latine I 12. Histoire de la critique littéraire 13. Langue et littérature latine II 13. Philologie albanaise 14. Histoire médiévale 14. Philologie romane 15. Histoire moderne 15. Dialectes albanais de l’Italie du Sud 16. Philologie romane 16. Linguistique générale 17. Philologie germanique 17. Histoire contemporaine 18. Histoire contemporaine 18. Histoire du spectacle 19. Histoire de la philosophie 19. Histoire des traditions populaires 20. Géographie 20. Sociologie des mass-media

 
ANNEXE 2
 
 


IMGIMGCURSUS ACADÉMIQUES ITALIENS POUR LES...IMGIMF
CURSUS ACADÉMIQUES ITALIENS POUR LES DIPLÔMES EN LANGUES OPTION LINGUISTICO-DIDACTIQUE A – “Laurea” en langues étrangères. B – “Laurea” en langues étrangères. Année académique 1980 Année académique 1998 Université de Naples Université de la Calabre Enseignements suivis Enseignements suivis 1. Langue et littérature française I 1. Langue et littérature anglaise I 2. Langue et littérature française II 2. Langue et littérature anglaise II 3. Langue et littérature française III 3. Langue et littérature anglaise III 4. Langue et littérature française IV 4. Langue et littérature anglaise IV 5. Langue et littérature anglaise I 5. Langue et littérature française I 6. Langue et littérature anglaise II 6. Langue et littérature française II 7. Langue et littérature anglaise III 7. Langue et littérature française III 8. Langue et littérature allemande I 8. Histoire de la langue italienne I 9. Langue et littérature allemande II 9. Histoire de la langue italienne II 10. Langue et littérature italienne I 10. Histoire contemporaine 11. Langue et littérature italienne II 11. Linguistique générale 12. Langue et littérature latine I 12. Dialectologie 13. Langue et littérature latine II 13. Philologie germanique 14. Philologie romane I 14. Sociologie de l’éducation 15. Philologie romane II 15. Sociologie des mass-media I 16. Philologie germanique 16. Sociologie des mass-media II 17. Histoire médiévale 17. Psychologie générale 18. Histoire moderne 18. Psychopédagogie 19. Géographie 19. Psychologie expérimentale 20. Hygiène 20. Didactique des langues étrangères 21. Institutions internationales

 
ANNEXE 3 (Programme d’une École de Spécialisation)
 
 
Premier semestre (224 heures)
1) 224 heures de cours magistraux transdisciplinaires obligatoires pour tous, comprenant « des activités didactiques finalisées à l’acquisition des compétences nécessaires dans les Sciences de l’éducation et dans d’autres aspects de la fonction enseignante » [18] :
  • Pédagogie
  • Méthodologie et didactique
  • Philosophie de l’Éducation
  • Histoire de la pédagogie
  • Psychologie générale
  • Psychologie de l’âge évolutif
  • Psychologie de l’Éducation
  • Anthropologie culturelle
  • Sociologie de l’Éducation
  • Législation scolaire
2) stage (20 heures) dans une école secondaire agrée par l’université
Deuxième semestre
1) Enseignements spécifiques (64 heures) : enseignements spécifiques « aux connaissances et compétences demandées par la didactique disciplinaire » [19]
Exemple des modules prévus pour la spécialisation en FLE :
  • Programmation en Langue, Civilisation, Littérature
  • Didactique du FLE
  • Principes d’analyse contrastive italien-français : grammaire du lexique, des structures syntaxiques, de la sémantique du français (sic !)
  • Didactique de la Littérature française et francophone I
2) Travaux pratiques (56 HEURES)
  • Analyse critique des instructions officielles
  • Analyse de manuels/méthodes
3) Stage (70 heures)
Troisième semestre
1) Enseignements spécifiques (48 heures)
  • Les quatre compétences : formation (sic !), développement (sic !), évaluation
  • Didactique de la Civilisation française et francophone
  • Didactique de la Littérature française et francophone II
  • Formation à l’analyse linguistico-textuelle
2) Travaux pratiques (56 heures)
  • Utilisation des documents authentiques
  • Réemploi « didactisé » de l’analyse linguistico-textuelle
3) Stage (110 heures)
Quatrième semestre
1) Travaux pratiques (80 heures)
  • Préparation d’expériences didactiques concernant la langue française
  • Préparation d’expériences didactiques concernant la civilisation française
2) Stage (100 heures)
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  CALZETTI, M.T. 1995. « Didattica delle lingue e discorsi didattici : 25 anni dopo », LEND, anno XXIV, n° 3, Marietti Editore.
·  —. 1997. « Formazione e identità professionale dell’insegnante », LEND, anno XXVI, n° 1, Petrini Editore.
·  —. 1999. « Quale formazione e tirocinio per il futuro insegnante europeo », LEND, anno XXVIII, n° 1, Petrini Editore.
·  —. 1999. « La professione docente oggi », LEND, anno XXVIII, n° 3, Petrini Editore.
·  COSTANZO, E. 1997. « La formazione che vorremmo e la tabella XXIII-bis », LEND, n° 4, anno XXVI, Petrini Editore.
·  —. 1999. « Prescrittivo è meglio », LEND, n° 1, anno XXVIII, Petrini Editore.
·  —. 2000. « Se questo accade a… », LEND, n° 3, anno XXIX, Petrini Editore.
·  —. 2000. « Minima scholastica », LEND, n° 5, anno XXIX, Petrini Editore.
·  FORUM DELLE ASSOCIAZIONI PROFESSIONALI DELLA SCUOLA. 1998. « La formazione degli insegnanti », LEND, anno XXVII, n° 5, Petrini Editore.
·  SALVADORI, E. 1997. « Dalla formazione in servizio alla formazione iniziale : un percorso a ritroso », LEND, anno XXVII, numero speciale Seminario Nazionale, Petrini Editore.
 
NOTES
 
[1]Référence à l’article de Galisson, R. « …S.O.S… Didactique des langues étrangères en danger… intendance ne suit plus… », paru dans Besse, H., Galisson, R., 1980, Polémique en didactique, Paris, CLE International (coll. « DLE »), et à son sens métaphorique, l’accroissement de la distance entre théorie et pratique.
[2]Galisson, R., Puren, Ch., 1999, La formation en question, Paris, CLE International (coll. « DLE »), p. 121.
[3]Galisson, R., op. cit., p. 29.
[4]Ibid.
[5]Beacco, J.-C., 1987, « Quel éclectisme en grammaire ? », Le Français dans le Monde, avril, n° 208, pp. 65-70; Beacco, J.-C., 1995, « La méthode circulante et les méthodologies constituées », Le Français dans le Monde, Recherches et Applications, janvier, pp. 42-49; Puren, C., 1994, La didactique des langues étrangères à la croisée des méthodes. Essai sur l’éclectisme, Paris, Didier-CRÉDIF, coll. « Essais ».
[6]« École de Spécialisation à l’Enseignement Secondaire » : ce type de structure correspond aux IUFM français [Instituts Universitaires de Formation des Maîtres, fondés en 1991, NDLR].
[7]De Carlo, M., 1995, « Approche communicative : de beaux lendemains ? », Études de Linguistique Appliquée, n° 100, oct.-déc., Paris, Didier Érudition.
[8]La Scuola media est le premier degré du secondaire et le dernier cycle de la scolarité obligatoire. Elle correspond, comme classe d’âge, aux trois premières années du collège en France.
[9]Nuovi programmi, orari di insegnamento e prove di esame per la scuola media statale, Roma, Istituto Poligrafico dello Stato, 1979. C’est nous qui traduisons.
[10]Ibid.
[11]Ibid.
[12]Je fais ici allusion aux programmes que l’on connaît sous le nom de « Programmi Brocca », du nom du Président de la commission d’experts qui les avait formulés dans le cadre d’un projet général de réforme des lycées. Ce projet est resté à l’état de projet, mais les programmes ont pu être adoptés dans les lycées à titre expérimental.
[13]Piani di studio della scuola secondaria superiore e programmi dei primi due anni. Le proposte della Commissione Brocca, Annali della Pubblica Istruzione, Studi e Documenti, n° 56, avr.-juin 1991, Firenze, Le Monnier. C’est nous qui traduisons.
[14]Ibid.
[15]J’emploie cet adjectif “généraliste” pour rappeler que ce type de concours permet à ceux qui y réussissent d’enseigner la langue dans les collèges ou les lycées dans des filières très diverses, qui vont demander depuis l’enseignement de la langue instrumentale jusqu’à celui des langues de spécialité, en passant par l’analyse textuelle et l’histoire de la littérature.
[16]Au moment où j’écris ces lignes, ce type de diplôme, qui constituait le degré unique des diplômes italiens, suivi des trois ans du doctorat de recherche, vient d’être modifié : à partir de l’année académique 2001-2002, il sera remplacé par la formule BAC + 3 (laurea breve = licence) + 2 (laurea specialistica = maîtrise) + 2 (École de Spécialisation pour l’enseignement) ou + 3 (doctorat de recherche).
[17]Voir en bibliographie les articles dédiés à ce sujet dans la revue LEND, qui a dénoncé depuis 1971 l’absence d’une formation initiale adéquate pour les enseignants de langues des collèges et des lycées, mais qui n’a pas été consultée pour cette occasion.
[18]Arrêté Ministériel du 26/5/1998.
[19]Ibid.
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[1]
Référence à l’article de Galisson, R. « …S.O.S… Didactique ...
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[2]
Galisson, R., Puren, Ch., 1999, La formation en question, P...
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[3]
Galisson, R., op. cit., p. 29. Suite de la note...
[4]
Ibid. Suite de la note...
[5]
Beacco, J.-C., 1987, « Quel éclectisme en grammaire ? », Le...
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[6]
« École de Spécialisation à l’Enseignement Secondaire » : c...
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[7]
De Carlo, M., 1995, « Approche communicative : de beaux len...
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La Scuola media est le premier degré du secondaire et le de...
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[9]
Nuovi programmi, orari di insegnamento e prove di esame per...
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Ibid. Suite de la note...
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Je fais ici allusion aux programmes que l’on connaît sous l...
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Piani di studio della scuola secondaria superiore e program...
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J’emploie cet adjectif “généraliste” pour rappeler que ce t...
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Au moment où j’écris ces lignes, ce type de diplôme, qui co...
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Voir en bibliographie les articles dédiés à ce sujet dans l...
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Arrêté Ministériel du 26/5/1998. Suite de la note...
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