Ela
Klincksieck

I.S.B.N.sans
256 pages

p. 477 à 484
doi: en cours

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n° 123-124 2001/3-4

2001 revue de didactologie des langues-cultures

Les apports incontournables de Robert Galisson à l’œuvre de construction de la didactologie des langues-cultures

Carmen Mata Barreiro Universidad Autónoma de Madrid
En juin 2000, alors que j’étais au siège de l’Institut Cervantès et que je discutais avec l’une des responsables du Centre Virtuel de cet Institut sur l’évolution de la Didactique de l’espagnol langue étrangère en Espagne et sur celle de la Didactique du français langue étrangère (FLE), elle m’a dit très spontanément : « Vous avez Robert Galisson! ». Cela m’a impressionnée, car la Didactique de l’espagnol langue étrangère (ELE) en Espagne a tourné le dos à la Didactique du FLE et a choisi comme référence la Linguistique Appliquée anglo-saxonne. La pensée de Robert Galisson, les valeurs qu’elle véhicule, ses représentations sur la langue et la culture s’avèrent essentielles pour un didactologue/didacticien en formation et pour une didactologie/didactique en évolution. C’est en partant de mon expérience de Professeur de Didactique du FLE et de culture-civilisation françaises/francophones à l’Universidad Autónoma de Madrid et de responsable d’un sémi-naire d’études supérieures à l’Université de Montréal focalisant les apports de la Didactique du FLE à la Didactique de l’ELE que je me propose de sélectionner les aspects de la pensée de Robert Galisson qui m’apparaissent « incontournables » dans les deux domaines évoqués.
 
INTRODUCTION
 
 
Dans le cadre de la réflexion ou plutôt de la co-réflexion que constitue ce numéro des ÉLA, hommage au Professeur Robert Galisson, je souhaite vivement revendiquer des valeurs et des idées que Robert Galisson nous a léguées et qui enrichissent notre travail de formation et de recherche et de formation à la recherche en didactologie/didactique des langues et des cultures.
Je tiens à mettre en relief, tout d’abord, l’importance, dans des sociétés comme les nôtres qui prônent un modèle de mondialisation et de néolibéralisme sauvage, des personnalités comme Robert Galisson, qui nous confirment dans l’idée que nous, en tant qu’intellectuels, universitaires et formateurs, nous avons la responsabilité de remettre en question, de contester, de contribuer à la décolonisation dans nos disciplines.
Dans mon expérience en tant que professeur de Didactique du FLE et de culture-civilisation françaises/francophones à l’Universidad Autónoma de Madrid m’adressant à de futurs didactologues/didacticiens de FLE, et en tant que professeur invitée à l’Université de Montréal ayant la responsabilité d’un séminaire d’études supérieures en Études Hispaniques étudiant l’apport de la didactique du FLE à la didactique de l’ELE, la pensée, les valeurs et les représentations de Robert Galisson s’avèrent toujours « incontournables ». Elles nous aident à construire le cadre de réflexion et d’action capable d’aider un didactologue/didacticien des langues et des cultures en formation à avancer dans le développement d’une capacité d’observation, dans la définition de son rôle dans l’éducationformation des apprenants des langues et des cultures et dans la recherche des voies d’autoformation.
Elles nous aident aussi à apporter et à transposer des questions, des problématiques nouvelles à la didactologie/didactique de l’ELE, laquelle, en Espagne s’est souvent limitée à reproduire, à transférer – ou plutôt à calquer ? – des visions et des modèles d’action et d’intervention de la Linguistique Appliquée conçue dans les pays anglo-saxons.
 
1. APPORTS DE LA PENSÉE DE ROBERT GALISSON À LA FORMATION INITIALE D’UN DIDACTOLOGUE/DIDACTI-CIEN DES LANGUES ET DES CULTURES
 
 
Dans l’initiation des étudiants de Philologie Française (UAM) et d’Études Hispaniques (UdeM) à la Didactologie/Didactique des langues et des cultures que nous avons construite dans les second et troisième cycles, certains textes et certains schémas de Robert Galisson se sont révélés essentiels pour « introduire » les étudiants à l’univers de l’éducation aux langues-cultures et de l’éducation par les langues-cultures.
La plupart de nos étudiants – particulièrement ceux de l’Universidad Autónoma de Madrid – vont se consacrer à l’enseignement, et il est important que la prise de contact avec la Didactologie/Didactique des langues et des cultures entraîne une prise de conscience de la complexité du rôle d’un enseignant, qui est censé non seulement communiquer, transmettre, partager mais aussi faire évoluer les perceptions et les représentations des apprenants sur le locuteur de la langueculture cible, l’Autre, l’Étranger. Un enseignant de langue-culture devrait parvenir à développer chez ses apprenants une sensibilité envers l’expression artistique et littéraire de la culture-cible, devrait engager l’apprenant à la connaissance de la langue-cible en l’aidant à y exprimer ses opinions, sa sensibilité, ses sentiments et sa vision du monde de même qu’à s’ouvrir à d’autres cosmovisions exprimées dans cette langue. Prendre conscience de la complexité de l’action de l’enseignant, de la grande responsabilité qu’elle comporte ainsi que de l’énorme potentiel de créativité et d’engagement qu’elle renferme, est rendu possible grâce à des textes de Robert Galisson explicitant la signification de la « formation » [1] ainsi qu’avec des schémas exposant des cartographies [2] de cet univers.
1.1. Cartographie du contexte éducatif et de la Didactologie/ Didactique des langues et des cultures
Le schéma de Robert Galisson « Appareil conceptuel/matriciel de référence pour la D/DLC » (1990 : 13) [3] réalise une dissection de la situation éducative incluant toutes ses composantes (« catégories et sous-catégories éducatives »), à savoir milieu instituant (société), milieu institué (école), objet (langue et culture), agent (enseignant), groupe (groupe-classe), sujet (apprenant). À l’intérieur de chaque catégorie et sous-catégorie, une série de paramètres (axiologiques, sociologiques, politiques, économiques) aident le didactologue/didacticien en formation à se repérer et à y repérer des convergences, à comprendre et à intervenir. Des « modes opératoires » contribuent à ce que le didactologue/didacticien construise une méthode d’analyse et d’intervention rigoureuse différenciant toujours les perspectives « didactologique ou théorique », « didactographique ou praxéographique » et « didactique ou pratique ».
Dans un autre schéma, « La « Didactologie/Didactique des Langues et des Cultures » : une discipline-carrefour » [4] ou la variante « La « Didactologie/Didactique des Langues et des Cultures » : une discipline à part entière » [5], le didactologue/didacticien en formation peut comprendre la dimension épistémologique de la D/DLC et peut ainsi faire face parallèlement à des représentations conservatrices et obsolètes que les détenteurs de certaines disciplines tiennent à imposer dans nos universités. En effet, en Espagne, même si, dans le cadre de nos licences en « Philologie française », un certain nombre de professeurs essaient de convaincre quant à l’obsolescence d’une hiérarchie scientifique basée sur deux piliers, la linguistique et la littérature, en mettant sur pied des disciplines telles que « Culture et Civilisation françaises » ou « Didactique du français comme langue étrangère » [6], les représentations considérant la linguistique comme la discipline la plus « scientifique » du cursus sont très résistantes. Elles s’opposent au changement, entraînant une attitude de surdité et de cécité par rapport aux autres disciplines contributoires (Sciences humaines et sociales, par exemple) et en fossilisant le rapport construit sur l’« application » (cf. « Linguistique Appliquée »). Robert Galisson a très souvent insisté sur le danger de l’« inféodation » de l’enseignement/apprentissage des langues à des disciplines « de référence ». Il propose la mise en œuvre du « principe de subsidiarité » [7] en déplaçant le centre de gravité de la discipline vers les « acteurs du terrain ». Les enseignants deviennent ainsi les « premiers problématiciens ». La Didactologie/ Didactique des langues-cultures repose donc sur un changement de paradigme, sur une volonté de décolonisation, de telle sorte que le didactologue/didacticien des langues-cultures « ne passe pas son temps à l’ombre (tutélaire) des disciplines de référence » [8], mais doit analyser ce qui se fait et se dit dans les classes, expérimenter, faire des hypothèses, ébaucher des stratégies et des démarches en ayant recours occasionnellement à des disciplines « contributoires » [9]. Une recherche-action ou plutôt, comme suggère Robert Galisson, une « recherche-implication » [10] apparaît comme une attitude efficace et gratifiante.
1.2. Cartographie du contexte de formation
Dans la société actuelle, l’enseignant doit faire face souvent à une absence de motivation chez les apprenants, et même à des problèmes d’agressivité et de violence. Dans nos sociétés, l’éducation semble être une voie, un chemin essentiel capable d’améliorer les conditions de sensibilité, d’équilibre, de tolérance. Robert Galisson écarte de sa terminologie, depuis quelques années, le couple enseignement/apprentissage et lui a substitué le terme « éducation ». Il cherche ainsi un cadre plus large, plus ouvert, qui se préoccupe et s’occupe davantage du sujet, apprenant et/ou enseignant. Si la prise en compte de la personnalité globale de l’apprenant constitue un élément fondamental de l’éducation aux et par les langues-cultures, en ce qui concerne le futur enseignant, la méthodologie doit faire place à la formation. Dans cette formation, l’exploration des différentes composantes de l’éducation touchant l’apprenant, le groupe-classe ainsi que l’approfondissement de la culture et de l’interculturel constituent des aspects fort importants en ce qui concerne les contenus. Il s’agit d’un paysage complexe, dense, beaucoup plus ambitieux que l’horizon de la méthodologie, laquelle correspond davantage à une focalisation prioritaire de l’objet-langue propre à la Linguistique Appliquée.
Un apport important de la conception de la didactologie/didactique des langues-cultures est la place de la déontologie. En effet, former les futurs enseignants des langues-cultures à se poser des questions sur l’éthique dans les rapports enseignant-apprenant (par exemple, le respect de l’altérité, la tolérance, l’ouverture idéologique), dans le rapport à l’objet langue-culture, dans le rapport aux milieux instituant et institué (pouvoir, image), constitue un aspect indispensable à partir du moment où nous avons la volonté de faire de l’éducation un moteur de changement et d’ouverture de la société. Dans des sociétés comme les nôtres, où la préoccupation pour construire et proposer des modèles est obsédante (modèles esthétiques, canons de beauté, modèles idéologiques, modèles sociaux – le succès, le bonheur… –), il faudrait envisager des ateliers proposant des études de cas en vue de développer l’ouverture idéologique et l’esprit critique [11] dans l’activité éducative. Et il faudrait également initier les futurs didactologues/didacticiens des langues-cultures à l’analyse de la dimension éthique des politiques éducatives, des réformes dans l’enseignement. Le didactologue/didacticien doit être conscient de son rôle de co-acteur donc de co-responsable dans l’élaboration et la mise en place des orientations éducatives nouvelles. En tant que formatrice de formateurs, j’ai eu l’occasion d’observer comment la « Réforme du Système Éducatif » en Espagne, conçue à la fin de la décennie 1980 et mise en place dans les années 1990, qui avait été créée comme une application des théories sur l’enseignement et l’apprentissage, était devenue une « idéologie » à laquelle il fallait à tout prix adhérer pour faire preuve de modernité. J’ai été témoin de l’angoisse de certains enseignants, motivés et créatifs, face à la difficulté d’introduire dans un moule conceptuel étriqué leurs idées et leurs initiatives pourtant si intéressantes car basées sur une profonde connaissance de la situation éducative et sur un haut degré de motivation. Une analyse de la dimension éthique de toute réforme s’avère indispensable. En ce qui concerne les objectifs et la gestion de la formation du didactologue/didacticien des langues-cultures, il est important de construire un processus d’« autonomisation formative » [12]. Dans la formation initiale et permanente, l’expérience joue un rôle très important; les erreurs, les doutes, les hésitations y ont leur place et leur fonction. Les enseignants doivent ainsi revendiquer la liberté d’être des hommes/femmes de chantier, peuvent et doivent avoir l’espace d’épanouissement que comporte l’expérimentation. Robert Galisson lui-même, dans un discours très récent, élaboré pour la cérémonie où il a été récipiendaire d’un Doctorat Honoris Causa en Italie [13], se présente comme « un artisan de l’essai et de l’erreur, un abonné de la controverse qui, dans l’obstination et l’humilité, par le truchement des langues-cultures, avec le concours et sous le contrôle des acteurs de terrain, s’efforce d’agir sur la réalité quotidienne de l’école, en vue de rendre le monde moins opaque, de faire reculer la formidable capacité d’aveuglement et d’inertie des hommes, en rallumant, chez les jeunes, l’envie de comprendre, d’agir sans subir, de retrouver une dignité perdue ».
 
2. APPORTS DE L’ŒUVRE DE ROBERT GALISSON À LA DIDACTOLOGIE/DIDACTIQUE DE L’ESPAGNOL LANGUE ÉTRANGÈRE
 
 
La Didactique de l’ELE est née et est en train de se constituer en Espagne avec comme modèle les recherches menées aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Les Actes des Colloques et d’autres publications reflètent des références scientifiques et méthodologiques presque toujours limitées à l’univers anglo-saxon [14]. L’expression des recherches et des propositions des chercheurs d’ELE espagnols est aussi parfois véhiculée par la langue anglaise.
En ce qui concerne l’orientation de la didactique de l’ELE en Espagne, les deux référents théoriques qui l’ont configurée sont la Linguistique Appliquée telle qu’elle est conçue dans la tradition anglo-saxonne, ainsi que les théories de l’éducation et de l’apprentissage. Ainsi, dans la décennie 1990, l’orientation présentée comme la plus innovatrice dans la didactique de l’ELE est l’« ELEMT » (Enseñanza de las Lenguas Extranjeras Mediante Tareas), l’enseignement des langues étrangères au moyen de tâches, inspirée des recherches anglo-saxonnes sur « Tasks for the Communicative Classroom », « Language Learning Tasks » [15]. Elle est définie comme « une option innovatrice à l’intérieur de l’Approche communicative » (Brumfit et Johnson, 1979) [16]. Javier Zanón nous informe de la date de naissance ou plutôt de « greffage » de cette orientation : « En mai 1989, un groupe de professionnels se réunissait à Las Navas del Marqués pour présenter et débattre de nouvelles propositions d’innovation dans le champ de l’espagnol langue étrangère » [17]. Mais cette façon de bâtir une didactique de l’ELE ne pourrait-elle pas être compatible avec une ouverture à d’autres didactologies/didactiques, à d’autres conceptions de l’enseignement des langues-cultures, à d’autres styles d’observation et d’intervention ?
2.1. Un « effort de conceptualisation »
Dans ses publications, Robert Galisson a matérialisé souvent des « efforts de conceptualisation » [18] aboutissant à une analyse approfondie de la discipline didactologie des langues-cultures, de la formation, de la recherche, de la formation à la recherche. Dans la constitution de la Didactique de l’ELE, il nous semblerait essentiel de construire un cadre disciplinaire plus ouvert en explorant différentes traditions didactologiques, en étudiant leur genèse et en ne focalisant pas prioritairement sur leurs bases théoriques. Une didactologie-didactique devrait être en harmonie avec la culture dans laquelle est née, devrait chercher une identité – en mutation constante –, et non pas embrasser aveuglément une tradition étrangère en fonction du prestige de certains chercheurs ou du pouvoir sécurisant de leurs propositions.
La didactique de l’ELE a dû répondre trop hâtivement à des besoins sociaux et économiques sans avoir construit préalablement un cadre disciplinaire. Dans beaucoup d’universités espagnoles, il n’y a pas de matières obligatoires concernant la Didactique de l’ELE dans le cursus de Philologie Hispanique, et l’on a dû mettre sur place des mastaires en raison de la forte demande de professeurs d’ELE en Espagne et à l’étranger. L’Institut Cervantès est né très tardivement (années 90) par rapport au British Council, au Goethe Institut, à l’Institut Français. J’ai été témoin, dans des réunions internationales, des attentes que les autres Instituts avaient par rapport à l’institution espagnole. On devrait donc continuer à « chercher », à construire davantage de ponts avec la Philologie espagnole (où il y a et il y a eu des travaux fort importants), puiser dans l’« interdidacticité » espagnol langue étrangère-espagnol langue maternelle, espagnol langue étrangère- didactologie/didactique du FLE… : aller vers le métissage plutôt que de rester dans la dépendance.
2.2. Langue-culture, interculturel
Dans la didactique de l’ELE, même si on constate l’existence de certaines initiatives intéressantes concernant l’approche de la culture (cf. par ex. le centre virtuel de l’Institut Cervantès, l’Université Pompeu Fabra), on remarque souvent qu’il faut y justifier l’attention et la place accordées à la culture. Ainsi, on y évoque la compétence « socioculturelle » comme une composante de l’approche communicative (dans la conception de Dell Hymes et Van Ek) dont il faut tenir compte pour atteindre les objectifs visés [19].
La lecture des réflexions-revendications de Robert Galisson concernant « le cultivé » (« la vie avec la pensée », la « culture vision ou avec l’esprit ») et le « culturel » [20] (« culture quotidienne », « culture existentielle »), la « lexiculture » [21] et l’interculturel ou « interculturation » [22] me semble salutaire :
On a trop longtemps sacrifié la culture à la langue. En effet, si celle-ci est elle-même culture, elle est d’abord … un moyen d’accès à la culture, pas une fin en soi. [23]
Si tout paraît indiquer que la culture comble actuellement son retard sur la langue et devient même l’élément moteur du couple langue-culture, l’influence de l’interculturel y est pour beaucoup : l’onde de choc provoquée par l’émergence de cette notion a ébranlé tous les acteurs du domaine. [24]
 
EN GUISE DE CONCLUSION : UNE RECONNAISSANCE PROFONDE
 
 
Nous avons mis en relief comment certains apports de la pensée de Robert Galisson pouvaient nourrir la formation d’un didactologue/didacticien en langues-cultures, et équilibrer et renforcer une didactologie/didactique des langues-cultures en évolution constante. Mais il est évident que la (re)lecture de ses textes nous enrichit tous continuellement.
Ceux/celles qui ont eu comme moi le privilège de participer avec lui à des colloques ou à des congrès, de discuter avec lui, ont constaté sa modestie, sa capacité d’ouverture à l’autre, de profond respect, d’enthousiasme militant et généreux, d’idéalisme.
Merci, Robert, de nous avoir encouragés à approfondir les voies humanistes de la didactologie et de nous avoir invités à cultiver le jardin de l’« heuridactique » [25].
 
NOTES
 
[1]Voir : Galisson, R., « Formation à la recherche en didactologie des langues-cultures », Études de Linguistique Appliquée nº 95, juillet-septembre 1994, pp. 119-159.
[2]Voir Galisson, R., « Où va la didactique du Français Langue Étrangère ? », Études de Linguistique Appliquée nº 79, juillet-septembre 1990, p. 13.
[3]Idem.
[4]Galisson, R., « Didactologies et Idéologies », Études de Linguistique Appliquée nº 60, oct.-déc. 1985, p. 8.
[5]Galisson, R., « Éloge de la “Didactologie/Didactique des Langues et des Cultures (maternelles et étrangères) – D/DLC », Études de Linguistique Appliquée nº 64, oct.-déc. 1986, p. 50; nº 79, juil.-sept. 1990, p. 107.
[6]Nous souhaiterions apporter quelques nuances aux données évoquées par notre collègue Carmen Roig dans l’article « La formation à l’enseignement du FLE en Espagne » – Études de Linguistique Appliquée nº 95, juillet-septembre 1994, pp. 40-48 (voir p. 42). La licence en Philologie Française née en 1989 à l’Universidad Autónoma de Madrid a toujours reflété la préoccupation pour la formation des futurs enseignants en créant des enseignements correspondant à plusieurs approches de la Didactique du FLE dans le cadre des second et troisième cycles.
[7]Voir Galisson, R., Études de Linguistique Appliquée nº 95, juillet-septembre 1994, p. 126.
[8]Ibid., p. 127.
[9]Ibid., p. 127.
[10]Ibid., p. 128.
[11]Cette année 2001, le thème fédérateur du 69e congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS) – englobant Sciences Biologiques et de la santé, Sciences physiques, mathématiques et génie, Lettres et Sciences Humaines, Sciences sociales, Éducation dont « Didactique » et « Formation des maîtres » – a été « Le savoir critique ? » (14-17 mai 2001, Université de Sherbrooke) : ce sujet est toujours aussi essentiel !
[12]Voir : Galisson, R., « Formation à la recherche en didactologie des langues-cultures », op. cit., p. 139.
[13]Université de Turin, 23 avril 2001. Je remercie Robert Galisson de m’avoir fourni une copie de ce discours.
[14]Parmi les rares références appartenant à la Didactologie/Didactique FLE se trouvent les travaux d’Henri Holec et du CRAPEL sur l’apprentissage autodirigé, et ceux de Jean-Marc Caré et Francis Debyser sur la simulation.
[15]Parmi les textes fondateurs de cette proposition, citons Candlin, C. N. et Murphy (dir.), Language Learning Tasks, Englewood Cliffs, N. J., Prentice Hall, 1987, et Nunan, D., Designing Tasks for the Communicative Classroom, Cambridge, Cambridge University Press, 1989.
[16]Voir : Zanón, Javier (dir.), La enseñanza del español mediante tareas, Madrid, Edinumen, 1999, p. 9.
[17]Ibid., p. 15.
[18]Cf. Galisson, R., « Formation à la recherche en didactologie des langues-cultures », op. cit.
[19]Voir par exemple Giovannini, A., Martín Peris, E., Rodríguez Castilla, M., Simón Blanco, T., Profesor en acción 2, Áreas de trabajo, Madrid, edelsa Grupo Didascalia, 1996, p. 33.
[20]Voir Galisson, R., « La culture partagée : une monnaie d’échange interculturelle », Le Français dans le Monde, Recherches et Applications, août-septembre 1989, pp. 113-117.
[21]Voir : Galisson, R., « Où il est question de lexiculture, de Cheval de Troie et d’Impressionnisme », Études de Linguistique Appliquée nº 97, janvier-mars 1995, pp. 5-14.
[22]Voir : Galisson, R., « D’hier à demain, l’interculturel à l’école », Études de Linguistique Appliquée nº 94, avril-juin 1994, pp. 15-26.
[23]Galisson, R., « La culture partagée : une monnaie d’échange interculturelle », op. cit., p. 113.
[24]Galisson, R., « D’hier à demain, l’interculturel à l’école », op. cit., p. 21.
[25]Mot-valise, composé d’« heuristique » et de « didactique », que Robert Galisson a suggéré dans « Formation à la discipline et discipline en formation : quelques problèmes existentiels », Études de Linguistique Appliquée nº 79, juil.-sept. 1990, p. 94.
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