2001
revue de didactologie des langues-cultures
Les apports incontournables de Robert Galisson à l’œuvre de construction de la didactologie des langues-cultures
Carmen Mata Barreiro
Universidad Autónoma de Madrid
En juin 2000, alors que j’étais au siège de l’Institut Cervantès et
que je discutais avec l’une des responsables du Centre Virtuel de cet Institut
sur l’évolution de la Didactique de l’espagnol langue étrangère en Espagne
et sur celle de la Didactique du français langue étrangère (FLE), elle m’a dit
très spontanément : « Vous avez Robert Galisson! ». Cela m’a impressionnée, car la Didactique de l’espagnol langue étrangère (ELE) en Espagne
a tourné le dos à la Didactique du FLE et a choisi comme référence la
Linguistique Appliquée anglo-saxonne. La pensée de Robert Galisson, les
valeurs qu’elle véhicule, ses représentations sur la langue et la culture s’avèrent essentielles pour un didactologue/didacticien en formation et pour une
didactologie/didactique en évolution. C’est en partant de mon expérience de
Professeur de Didactique du FLE et de culture-civilisation françaises/francophones à l’Universidad Autónoma de Madrid et de responsable d’un sémi-naire d’études supérieures à l’Université de Montréal focalisant les apports
de la Didactique du FLE à la Didactique de l’ELE que je me propose de
sélectionner les aspects de la pensée de Robert Galisson qui m’apparaissent
« incontournables » dans les deux domaines évoqués.
Dans le cadre de la réflexion ou plutôt de la co-réflexion que constitue
ce numéro des ÉLA, hommage au Professeur Robert Galisson, je souhaite
vivement revendiquer des valeurs et des idées que Robert Galisson nous
a léguées et qui enrichissent notre travail de formation et de recherche et
de formation à la recherche en didactologie/didactique des langues et des
cultures.
Je tiens à mettre en relief, tout d’abord, l’importance, dans des sociétés
comme les nôtres qui prônent un modèle de mondialisation et de néolibéralisme sauvage, des personnalités comme Robert Galisson, qui nous
confirment dans l’idée que nous, en tant qu’intellectuels, universitaires et
formateurs, nous avons la responsabilité de remettre en question, de
contester, de contribuer à la décolonisation dans nos disciplines.
Dans mon expérience en tant que professeur de Didactique du FLE et
de culture-civilisation françaises/francophones à l’Universidad Autónoma
de Madrid m’adressant à de futurs didactologues/didacticiens de FLE, et
en tant que professeur invitée à l’Université de Montréal ayant la responsabilité d’un séminaire d’études supérieures en Études Hispaniques
étudiant l’apport de la didactique du FLE à la didactique de l’ELE, la
pensée, les valeurs et les représentations de Robert Galisson s’avèrent
toujours « incontournables ». Elles nous aident à construire le cadre de
réflexion et d’action capable d’aider un didactologue/didacticien des
langues et des cultures en formation à avancer dans le développement
d’une capacité d’observation, dans la définition de son rôle dans l’éducationformation des apprenants des langues et des cultures et dans la
recherche des voies d’autoformation.
Elles nous aident aussi à apporter et à transposer des questions, des
problématiques nouvelles à la didactologie/didactique de l’ELE, laquelle,
en Espagne s’est souvent limitée à reproduire, à transférer – ou plutôt à
calquer ? – des visions et des modèles d’action et d’intervention de la
Linguistique Appliquée conçue dans les pays anglo-saxons.
1. APPORTS DE LA PENSÉE DE ROBERT GALISSON À LA
FORMATION INITIALE D’UN DIDACTOLOGUE/DIDACTI-CIEN DES LANGUES ET DES CULTURES
Dans l’initiation des étudiants de Philologie Française (UAM) et
d’Études Hispaniques (UdeM) à la Didactologie/Didactique des langues et
des cultures que nous avons construite dans les second et troisième cycles,
certains textes et certains schémas de Robert Galisson se sont révélés
essentiels pour « introduire » les étudiants à l’univers de l’éducation aux
langues-cultures et de l’éducation par les langues-cultures.
La plupart de nos étudiants – particulièrement ceux de l’Universidad
Autónoma de Madrid – vont se consacrer à l’enseignement, et il est
important que la prise de contact avec la Didactologie/Didactique des
langues et des cultures entraîne une prise de conscience de la
complexité du rôle d’un enseignant, qui est censé non seulement
communiquer, transmettre, partager mais aussi faire évoluer les perceptions et les représentations des apprenants sur le locuteur de la langueculture cible, l’Autre, l’Étranger. Un enseignant de langue-culture
devrait parvenir à développer chez ses apprenants une sensibilité envers
l’expression artistique et littéraire de la culture-cible, devrait engager
l’apprenant à la connaissance de la langue-cible en l’aidant à y
exprimer ses opinions, sa sensibilité, ses sentiments et sa vision du
monde de même qu’à s’ouvrir à d’autres cosmovisions exprimées dans
cette langue. Prendre conscience de la complexité de l’action de l’enseignant, de la grande responsabilité qu’elle comporte ainsi que de
l’énorme potentiel de créativité et d’engagement qu’elle renferme, est
rendu possible grâce à des textes de Robert Galisson explicitant la
signification de la « formation »
[1] ainsi qu’avec des schémas exposant
des cartographies
[2] de cet univers.
1.1. Cartographie du contexte éducatif et de la Didactologie/
Didactique des langues et des cultures
Le schéma de Robert Galisson « Appareil conceptuel/matriciel de référence pour la D/DLC » (1990 : 13)
[3] réalise une dissection de la situation
éducative incluant toutes ses composantes (« catégories et sous-catégories
éducatives »), à savoir milieu instituant (société), milieu institué (école),
objet (langue et culture), agent (enseignant), groupe (groupe-classe), sujet
(apprenant). À l’intérieur de chaque catégorie et sous-catégorie, une série
de paramètres (axiologiques, sociologiques, politiques, économiques)
aident le didactologue/didacticien en formation à se repérer et à y repérer
des convergences, à comprendre et à intervenir. Des « modes opératoires »
contribuent à ce que le didactologue/didacticien construise une méthode
d’analyse et d’intervention rigoureuse différenciant toujours les perspectives « didactologique ou théorique », « didactographique ou praxéographique » et « didactique ou pratique ».
Dans un autre schéma, « La « Didactologie/Didactique des Langues et
des Cultures » : une discipline-carrefour »
[4] ou la variante « La
« Didactologie/Didactique des Langues et des Cultures » : une discipline à
part entière »
[5], le didactologue/didacticien en formation peut comprendre
la dimension épistémologique de la D/DLC et peut ainsi faire face parallèlement à des représentations conservatrices et obsolètes que les détenteurs de certaines disciplines tiennent à imposer dans nos universités. En
effet, en Espagne, même si, dans le cadre de nos licences en « Philologie
française », un certain nombre de professeurs essaient de convaincre quant
à l’obsolescence d’une hiérarchie scientifique basée sur deux piliers, la
linguistique et la littérature, en mettant sur pied des disciplines telles que
« Culture et Civilisation françaises » ou « Didactique du français comme
langue étrangère »
[6], les représentations considérant la linguistique comme
la discipline la plus « scientifique » du cursus sont très résistantes. Elles
s’opposent au changement, entraînant une attitude de surdité et de cécité
par rapport aux autres disciplines contributoires (Sciences humaines et
sociales, par exemple) et en fossilisant le rapport construit sur l’« application » (cf. « Linguistique Appliquée »). Robert Galisson a très souvent
insisté sur le danger de l’« inféodation » de l’enseignement/apprentissage
des langues à des disciplines « de référence ». Il propose la mise en œuvre
du « principe de subsidiarité »
[7] en déplaçant le centre de gravité de la
discipline vers les « acteurs du terrain ». Les enseignants deviennent ainsi
les « premiers problématiciens ». La Didactologie/ Didactique des langues-cultures repose donc sur un changement de paradigme, sur une volonté de
décolonisation, de telle sorte que le didactologue/didacticien des langues-cultures « ne passe pas son temps à l’ombre (tutélaire) des disciplines de
référence »
[8], mais doit analyser ce qui se fait et se dit dans les classes,
expérimenter, faire des hypothèses, ébaucher des stratégies et des
démarches en ayant recours occasionnellement à des disciplines « contributoires »
[9]. Une recherche-action ou plutôt, comme suggère Robert
Galisson, une « recherche-implication »
[10] apparaît comme une attitude
efficace et gratifiante.
1.2. Cartographie du contexte de formation
Dans la société actuelle, l’enseignant doit faire face souvent à une
absence de motivation chez les apprenants, et même à des problèmes
d’agressivité et de violence. Dans nos sociétés, l’éducation semble être une
voie, un chemin essentiel capable d’améliorer les conditions de sensibilité,
d’équilibre, de tolérance. Robert Galisson écarte de sa terminologie, depuis
quelques années, le couple enseignement/apprentissage et lui a substitué le
terme « éducation ». Il cherche ainsi un cadre plus large, plus ouvert, qui
se préoccupe et s’occupe davantage du sujet, apprenant et/ou enseignant.
Si la prise en compte de la personnalité globale de l’apprenant constitue
un élément fondamental de l’éducation aux et par les langues-cultures, en
ce qui concerne le futur enseignant, la méthodologie doit faire place à la
formation. Dans cette formation, l’exploration des différentes composantes
de l’éducation touchant l’apprenant, le groupe-classe ainsi que l’approfondissement de la culture et de l’interculturel constituent des aspects fort
importants en ce qui concerne les contenus. Il s’agit d’un paysage
complexe, dense, beaucoup plus ambitieux que l’horizon de la méthodologie, laquelle correspond davantage à une focalisation prioritaire de
l’objet-langue propre à la Linguistique Appliquée.
Un apport important de la conception de la didactologie/didactique des
langues-cultures est la place de la déontologie. En effet, former les futurs
enseignants des langues-cultures à se poser des questions sur l’éthique dans
les rapports enseignant-apprenant (par exemple, le respect de l’altérité, la
tolérance, l’ouverture idéologique), dans le rapport à l’objet langue-culture,
dans le rapport aux milieux instituant et institué (pouvoir, image), constitue
un aspect indispensable à partir du moment où nous avons la volonté de
faire de l’éducation un moteur de changement et d’ouverture de la société.
Dans des sociétés comme les nôtres, où la préoccupation pour construire
et proposer des modèles est obsédante (modèles esthétiques, canons de
beauté, modèles idéologiques, modèles sociaux – le succès, le bonheur… –),
il faudrait envisager des ateliers proposant des études de cas en vue de développer l’ouverture idéologique et l’esprit critique
[11] dans l’activité éducative.
Et il faudrait également initier les futurs didactologues/didacticiens des
langues-cultures à l’analyse de la dimension éthique des politiques éducatives, des réformes dans l’enseignement. Le didactologue/didacticien doit être
conscient de son rôle de co-acteur donc de co-responsable dans l’élaboration
et la mise en place des orientations éducatives nouvelles. En tant que formatrice de formateurs, j’ai eu l’occasion d’observer comment la « Réforme du
Système Éducatif » en Espagne, conçue à la fin de la décennie 1980 et mise
en place dans les années 1990, qui avait été créée comme une application
des théories sur l’enseignement et l’apprentissage, était devenue une « idéologie » à laquelle il fallait à tout prix adhérer pour faire preuve de modernité. J’ai été témoin de l’angoisse de certains enseignants, motivés et créatifs,
face à la difficulté d’introduire dans un moule conceptuel étriqué leurs idées
et leurs initiatives pourtant si intéressantes car basées sur une profonde
connaissance de la situation éducative et sur un haut degré de motivation.
Une analyse de la dimension éthique de toute réforme s’avère indispensable.
En ce qui concerne les objectifs et la gestion de la formation du didactologue/didacticien des langues-cultures, il est important de construire un
processus d’« autonomisation formative »
[12]. Dans la formation initiale et
permanente, l’expérience joue un rôle très important; les erreurs, les
doutes, les hésitations y ont leur place et leur fonction. Les enseignants
doivent ainsi revendiquer la liberté d’être des hommes/femmes de chantier, peuvent et doivent avoir l’espace d’épanouissement que comporte
l’expérimentation. Robert Galisson lui-même, dans un discours très récent,
élaboré pour la cérémonie où il a été récipiendaire d’un Doctorat
Honoris
Causa en Italie
[13], se présente comme « un artisan de l’essai et de l’erreur,
un abonné de la controverse qui, dans l’obstination et l’humilité, par le
truchement des langues-cultures, avec le concours et sous le contrôle des
acteurs de terrain, s’efforce d’agir sur la réalité quotidienne de l’école, en
vue de rendre le monde moins opaque, de faire reculer la formidable capacité d’aveuglement et d’inertie des hommes, en rallumant, chez les jeunes,
l’envie de comprendre, d’agir sans subir, de retrouver une dignité
perdue ».
2. APPORTS DE L’ŒUVRE DE ROBERT GALISSON À LA
DIDACTOLOGIE/DIDACTIQUE DE L’ESPAGNOL LANGUE
ÉTRANGÈRE
La Didactique de l’ELE est née et est en train de se constituer en
Espagne avec comme modèle les recherches menées aux États-Unis et en
Grande-Bretagne. Les Actes des Colloques et d’autres publications reflètent des références scientifiques et méthodologiques presque toujours limitées à l’univers anglo-saxon
[14]. L’expression des recherches et des
propositions des chercheurs d’ELE espagnols est aussi parfois véhiculée
par la langue anglaise.
En ce qui concerne l’orientation de la didactique de l’ELE en Espagne,
les deux référents théoriques qui l’ont configurée sont la Linguistique
Appliquée telle qu’elle est conçue dans la tradition anglo-saxonne, ainsi
que les théories de l’éducation et de l’apprentissage. Ainsi, dans la
décennie 1990, l’orientation présentée comme la plus innovatrice dans la
didactique de l’ELE est l’« ELEMT » (
Enseñanza de las Lenguas
Extranjeras Mediante Tareas), l’enseignement des langues étrangères au
moyen de tâches, inspirée des recherches anglo-saxonnes sur « Tasks for
the Communicative Classroom », « Language Learning Tasks »
[15]. Elle est
définie comme « une option innovatrice à l’intérieur de l’Approche
communicative » (Brumfit et Johnson, 1979)
[16]. Javier Zanón nous
informe de la date de naissance ou plutôt de « greffage » de cette orientation : « En mai 1989, un groupe de professionnels se réunissait à Las
Navas del Marqués pour présenter et débattre de nouvelles propositions
d’innovation dans le champ de l’espagnol langue étrangère »
[17]. Mais cette
façon de bâtir une didactique de l’ELE ne pourrait-elle pas être compatible avec une ouverture à d’autres didactologies/didactiques, à d’autres
conceptions de l’enseignement des langues-cultures, à d’autres styles
d’observation et d’intervention ?
2.1. Un « effort de conceptualisation »
Dans ses publications, Robert Galisson a matérialisé souvent des
« efforts de conceptualisation »
[18] aboutissant à une analyse approfondie
de la discipline didactologie des langues-cultures, de la formation, de la
recherche, de la formation à la recherche. Dans la constitution de la
Didactique de l’ELE, il nous semblerait essentiel de construire un cadre
disciplinaire plus ouvert en explorant différentes traditions didactologiques, en étudiant leur genèse et en ne focalisant pas prioritairement sur
leurs bases théoriques. Une didactologie-didactique devrait être en
harmonie avec la culture dans laquelle est née, devrait chercher une identité – en mutation constante –, et non pas embrasser aveuglément une
tradition étrangère en fonction du prestige de certains chercheurs ou du
pouvoir sécurisant de leurs propositions.
La didactique de l’ELE a dû répondre trop hâtivement à des besoins
sociaux et économiques sans avoir construit préalablement un cadre disciplinaire. Dans beaucoup d’universités espagnoles, il n’y a pas de matières
obligatoires concernant la Didactique de l’ELE dans le cursus de
Philologie Hispanique, et l’on a dû mettre sur place des mastaires en
raison de la forte demande de professeurs d’ELE en Espagne et à
l’étranger. L’Institut Cervantès est né très tardivement (années 90) par
rapport au British Council, au Goethe Institut, à l’Institut Français. J’ai été
témoin, dans des réunions internationales, des attentes que les autres
Instituts avaient par rapport à l’institution espagnole. On devrait donc
continuer à « chercher », à construire davantage de ponts avec la
Philologie espagnole (où il y a et il y a eu des travaux fort importants),
puiser dans l’« interdidacticité » espagnol langue étrangère-espagnol
langue maternelle, espagnol langue étrangère- didactologie/didactique du
FLE… : aller vers le métissage plutôt que de rester dans la dépendance.
2.2. Langue-culture, interculturel
Dans la didactique de l’ELE, même si on constate l’existence de
certaines initiatives intéressantes concernant l’approche de la culture (cf.
par ex. le centre virtuel de l’Institut Cervantès, l’Université Pompeu
Fabra), on remarque souvent qu’il faut y justifier l’attention et la place
accordées à la culture. Ainsi, on y évoque la compétence « socioculturelle » comme une composante de l’approche communicative (dans la
conception de Dell Hymes et Van Ek) dont il faut tenir compte pour
atteindre les objectifs visés
[19].
La lecture des réflexions-revendications de Robert Galisson concernant
« le cultivé » (« la vie avec la pensée », la « culture vision ou avec l’esprit ») et le « culturel »
[20] (« culture quotidienne », « culture existentielle »), la « lexiculture »
[21] et l’interculturel ou « interculturation »
[22] me
semble salutaire :
On a trop longtemps sacrifié la culture à la langue. En effet, si celle-ci est elle-même
culture, elle est d’abord … un moyen d’accès à la culture, pas une fin en soi. [23]
Si tout paraît indiquer que la culture comble actuellement son retard sur la langue
et devient même l’élément moteur du couple langue-culture, l’influence de l’interculturel y est pour beaucoup : l’onde de choc provoquée par l’émergence de cette
notion a ébranlé tous les acteurs du domaine. [24]
EN GUISE DE CONCLUSION : UNE RECONNAISSANCE
PROFONDE
Nous avons mis en relief comment certains apports de la pensée de
Robert Galisson pouvaient nourrir la formation d’un didactologue/didacticien en langues-cultures, et équilibrer et renforcer une didactologie/didactique des langues-cultures en évolution constante. Mais il est évident que
la (re)lecture de ses textes nous enrichit tous continuellement.
Ceux/celles qui ont eu comme moi le privilège de participer avec lui à
des colloques ou à des congrès, de discuter avec lui, ont constaté sa
modestie, sa capacité d’ouverture à l’autre, de profond respect, d’enthousiasme militant et généreux, d’idéalisme.
Merci, Robert, de nous avoir encouragés à approfondir les voies humanistes de la didactologie et de nous avoir invités à cultiver le jardin de
l’« heuridactique »
[25].
[1]
Voir : Galisson, R., « Formation à la recherche en didactologie des langues-cultures »,
Études de Linguistique Appliquée nº 95, juillet-septembre 1994, pp. 119-159.
[2]
Voir Galisson, R., « Où va la didactique du Français Langue Étrangère ? »,
Études de
Linguistique Appliquée nº 79, juillet-septembre 1990, p. 13.
[4]
Galisson, R., « Didactologies et Idéologies »,
Études de Linguistique Appliquée nº 60, oct.-déc. 1985, p. 8.
[5]
Galisson, R., « Éloge de la “Didactologie/Didactique des Langues et des Cultures (maternelles et étrangères) – D/DLC »,
Études de Linguistique Appliquée nº 64, oct.-déc. 1986, p. 50;
nº 79, juil.-sept. 1990, p. 107.
[6]
Nous souhaiterions apporter quelques nuances aux données évoquées par notre collègue
Carmen Roig dans l’article « La formation à l’enseignement du FLE en Espagne » –
Études de
Linguistique Appliquée nº 95, juillet-septembre 1994, pp. 40-48 (voir p. 42). La licence en
Philologie Française née en 1989 à l’Universidad Autónoma de Madrid a toujours reflété la
préoccupation pour la formation des futurs enseignants en créant des enseignements correspondant à plusieurs approches de la Didactique du FLE dans le cadre des second et troisième cycles.
[7]
Voir Galisson, R.,
Études de Linguistique Appliquée nº 95, juillet-septembre 1994, p. 126.
[8]
Ibid., p. 127.
[9]
Ibid., p. 127.
[11]
Cette année 2001, le thème fédérateur du 69
e congrès de l’Association canadienne-française
pour l’avancement des sciences (ACFAS) – englobant Sciences Biologiques et de la santé,
Sciences physiques, mathématiques et génie, Lettres et Sciences Humaines, Sciences sociales,
Éducation dont « Didactique » et « Formation des maîtres » – a été « Le savoir critique ? »
(14-17 mai 2001, Université de Sherbrooke) : ce sujet est toujours aussi essentiel !
[12]
Voir : Galisson, R., « Formation à la recherche en didactologie des langues-cultures »,
op.
cit., p. 139.
[13]
Université de Turin, 23 avril 2001. Je remercie Robert Galisson de m’avoir fourni une copie
de ce discours.
[14]
Parmi les rares références appartenant à la Didactologie/Didactique FLE se trouvent les
travaux d’Henri Holec et du CRAPEL sur l’apprentissage autodirigé, et ceux de Jean-Marc Caré
et Francis Debyser sur la simulation.
[15]
Parmi les textes fondateurs de cette proposition, citons Candlin, C. N. et Murphy (dir.),
Language Learning Tasks, Englewood Cliffs, N. J., Prentice Hall, 1987, et Nunan, D.,
Designing Tasks for the Communicative Classroom, Cambridge, Cambridge University Press,
1989.
[16]
Voir : Zanón, Javier (dir.),
La enseñanza del español mediante tareas, Madrid, Edinumen,
1999, p. 9.
[18]
Cf. Galisson, R., « Formation à la recherche en didactologie des langues-cultures »,
op. cit.
[19]
Voir par exemple Giovannini, A., Martín Peris, E., Rodríguez Castilla, M., Simón Blanco,
T.,
Profesor en acción 2, Áreas de trabajo, Madrid, edelsa Grupo Didascalia, 1996, p. 33.
[20]
Voir Galisson, R., « La culture partagée : une monnaie d’échange interculturelle »,
Le
Français dans le Monde, Recherches et Applications, août-septembre 1989, pp. 113-117.
[21]
Voir : Galisson, R., « Où il est question de lexiculture, de Cheval de Troie et
d’Impressionnisme »,
Études de Linguistique Appliquée nº 97, janvier-mars 1995, pp. 5-14.
[22]
Voir : Galisson, R., « D’hier à demain, l’interculturel à l’école »,
Études de Linguistique
Appliquée nº 94, avril-juin 1994, pp. 15-26.
[23]
Galisson, R., « La culture partagée : une monnaie d’échange interculturelle »,
op. cit.,
p. 113.
[24]
Galisson, R., « D’hier à demain, l’interculturel à l’école »,
op. cit., p. 21.
[25]
Mot-valise, composé d’« heuristique » et de « didactique », que Robert Galisson a suggéré
dans « Formation à la discipline et discipline en formation : quelques problèmes existentiels »,
Études de Linguistique Appliquée nº 79, juil.-sept. 1990, p. 94.