2002
revue de didactologie des langues-cultures
Quelques notes en guise de présentation
Mariagrazia Margarito
Université de Turin
Les études ici réunies se situent dans la ligne des recherches qui depuis
quelques années se penchent de plus en plus sur cette notion aux contours
avantageusement flous qu’est le culturel. Appellation à statut néologique
(par changement de catégorie grammaticale) le culturel se rencontre sous
différentes formes, quasi synonymiques qui alternent dans la littérature
concernée : culture, dimension culturelle, informations culturelles et,
encore, dans la différence, divergences culturelles, écarts culturels…
On trouvera dans ce numéro des textes à valeur dominante descriptive,
qui soulignent les différents aspects culturels dont sont tissés les répertoires
lexicographiques faisant l’objet d’analyses (M. Heinz, M. Rossi, N. Celotti,
M. Fourment – Berni Canani), mais qui mettent aussi en relief des ouvertures novatrices. Et ce, suivant trois configurations, au moins :
- récupération de témoignages du passé laissés pour compte (la « désaffection » dont traitent les pages de J. Pruvost) : il serait souhaitable de se les
ré-approprier et d’en prévoir de nouvelles utilisations ;
- heureux renversements d’optique (F. J. Hausmann) : dans le lexique,
pourquoi focaliser son attention – en vue d’apprentissage – uniquement
sur l’écart, la différence, sur les données séparatrices entre les langues-cultures et non pas souligner la « transparence » d’une grande masse lexicale, et poser sur ce fonds de vocabulaire à vases communicants, réellement médiateur, des praxis et des buts didactiques ;
- projets dynamiques de relecture et de re-proposition du culturel grâce
aux nouvelles technologies et à leurs spécificités
[1], bouleversant toute
une tradition de déchiffrage et de préhension du savoir (un exemple pour
tous, de cette révolution : par l’ouverture de « fenêtres » – informatiques, sur l’internet – les contraintes sémasiologiques des dictionnaires
papier se dilatent et la possibilité d’un raccourci onomasiologique est à
portée de la main)
[2].
En clôture de numéro, deux textes traitant l’un un thème ponctuel, l’autre
brossant un cadre général de réflexion sur la didactologie des languescultures. Deux lexèmes les parcourent tous les deux : le substantif valeur et
l’adjectif axiologique.
Le premier est centré sur une valeur axiologique ô combien forte, la
paix,
sur le « mot pour la dire », sur sa présence dans les dictionnaires classiques
(parcours diachronique) et dans des textes contemporains, tout en évoquant
la difficulté de la saisir dans une définition (N. Werly). Note d’espoir récurrent, toujours posé au-devant de soi, elle est justifiée dans cette recherche
par une actualisation institutionnelle (un Master universitaire en
Peacekeeping Management)
[3].
Le second (R. Galisson) rappelle l’opposition instruction/éducation,
montre le dépassement, par les langues-cultures elles-mêmes, de l’itinéraire
conduisant aux langues-cultures et le mouvement de balancier de l’histoire
qui pointe maintenant vers la culture existentielle, la culture du quotidien vs
la culture cultivée, savante (littéraire notamment, ou artistique). Mais le
projet est plus vaste et plus profond et vise les valeurs de l’éducation, dans
une optique interculturelle. Pour être mieux cernées celles-ci sont placées
dans un modèle de conceptualisation.
Un constat comme le suivant, que nous donnons pour l’exemple
[…] il est pénible d’admettre […] que ses propres concepts ne soient pas universels …
et l’on s’étonne qu’il y ait deux mots pour traduire « ciel » en birman : /`mo / et /`k É” N
KIN / et que le premier traduise aussi pluie, qu’un seul terme birman / le / signifie
« air » et « vent » […]. Puis l’on prend conscience que, d’un point de vue birman, il est
aussi surprenant que le français n’ait qu’un terme pour /`mo / et /`k É” N KIN / et deux
pour / le / [4]
nous conduit au cœur d’une imbrication puissante qui dépasse le plan
sémantique et touche aux problèmes de catégorisation. Le rapport langue-culture apparaît au premier plan, le culturel (appellation générique) se
déploie au-delà de ce que pourrait être l’information encyclopédique.
L’impact, la surprise de la différence sont tout spécialement évidents lorsqu’il est question de dictionnaires bilingues pour lesquels « écart culturel » est
souvent utilisé
[5], mais les études, nombreuses désormais, n’ignorent certes pas
les dictionnaires monolingues ni les dictionnaires de spécialité. Parmi ces derniers, les répertoires lexicographiques dits d’apprentissage, dictionnaires pour
enfants et dictionnaires monolingues prévus pour les étrangers
[6].
Dans la filière dictionnaires pour enfants et dans ce numéro, nous renvoyons aux analyses de M. Rossi (regards sur l’Autre aussi, dans une perspective pluriculturelle, celle qu’on rencontre souvent dans les disciplines
anthropologiques, ethnologiques et dans les disciplines sommairement dites
de frontière) et de M. Fourment – Berni Canani où le dictionnaire d’apprentissage est aussi un dictionnaire bilingue (français-italien) – et l’auteur de
l’article est aussi l’auteur du répertoire lexicographique en question.
Encore des dictionnaires français-italien à l’honneur dans la recherche de
N. Celotti qui nous rappelle la lourde tâche métalexicographique, outre que
dictionnairique, de mettre un peu d’ordre dans le « pot-pourri culturel »
révélateur de nouveaux horizons recherchés, quoique pas encore parfaitement atteints par l’outil dictionnaire bilingue.
Revenons brièvement à
culturel, et à
encyclopédie : le premier d’ailleurs, ne
s’identifierait pas à la seconde, ou très peu. Si d’une part, en élargissant les
frontières de la notion de culture tout dans un dictionnaire ne semblerait être
que culturel, de l’autre nous rappellerons la précision d’A. Rey qui distingue la
culture de l’encyclopédie, celle-ci étant la « description didactique d’un univers référentiel translinguistique »
[7], traduisible donc, alors que les dictionnaires bilingues, par l’utilisation de « gloses contextuelles »
[8] signalent les non
équivalences entre deux termes, marquant par là des spécificités culturelles
Il est vrai toutefois que les confins s’estompent et qu’un glissement est
manifeste quand des informations sont définies encyclopédico-culturelles.
Lors d’un débat, suite à des communications centrées sur les dictionnaires
(Université de Cergy-Pontoise, Journée des dictionnaires 1994) il a été souligné qu’un des renouvellements les plus visibles dans les dictionnaires
d’apprentissage (destinataires : les étrangers) est cette introduction d’« éléments culturels absents des dictionnaires monolingues »
[9] et relevant de
l’ethnographie, de la sociolinguistique, de l’encyclopédisme.
Quant au culturel, si nous nous arrêtons sur cette dénomination, nous
avons déjà indiqué rapidement les termes auxquels elle s’apparente (culture
– aux sens large et/ou étroit –, dimension culturelle, informations culturelles, etc.). Notion aux multiples acceptions, elle englobe sans aucun doute
culture en tant que
- « ensemble des connaissances acquises permettant de développer le sens
critique, le goût, le jugement
- ensemble des aspects intellectuels propres à une civilisation, une nation
- ensemble des formes acquises de comportement, dans les sociétés
humaines ».
Nous avons repris ci-dessus les trois principales acceptions que nous propose un dictionnaire de langue contemporain
[10] et dans
culturel semblent
être tout spécialement soulignées la dimension intellectuelle porteuse des
valeurs d’une civilisation
[11], et la dimension comportementale.
Ce néologisme à grande extension (sa fréquence d’emploi est aussi liée,
par analogie et par inclusion, à l’explosion de lexèmes tels que
interculturel,
multiculturel, pluriculturel, transculturel) peut être toutefois porteur de
connotation négative (superficialité)
[12] : il y aurait alors un
culturel valorisant (intellectuel, artistique, littéraire) et un
culturel ludique, de divertissement, moins valorisé
[13].
Quant à la focalisation, dans le cadre de culture, sur ses deux formes
principales, à savoir la culture savante et la culture du menu quotidien, existentielle, cette revue a accueilli bien des réflexions qui depuis des années
ont nourri et ont fait avancer la didactique des langues étrangères, du FLE,
jusqu’à la didactologie des langues-cultures.
Culture savante, culture cultivée : les pages de M. Heinz montrent, dans
le
Robert pour tous, ce culturel qui s’identifie avec les textes poétiques, littéraires et l’invitation au plaisir de la lecture, l’incitation au voyage dans la
culture par la culture a comme lieux lexicographiques privilégiés les
exemples, les citations et les titres d’ouvrages. Culturel comme littérature,
comme domaine de tout ce qui est artistique (arts figuratifs en tête)
[14].
Dans une étude de 1995, A. Lehmann distinguait les exemples porteurs
de lieux communs culturels des exemples révélateurs des choix culturels du
lexicographe (ou de l’équipe de lexicographes)
[15]. Plus est grande la liberté
dans le choix de l’exemple (les entrées grammaticales notamment sont à
surveiller si on veut avoir une belle cueillette) plus le lieu commun culturel
aura du relief :
nettoyage par le vide, s.v.
par
[16]. D’autres critères sous-ten-dent le choix des exemples à forte prégnance de cliché culturel, comme la
fréquence d’utilisation discursive, les collocations, la « banalité du
contenu » :
produit qui préserve la couche d’ozone, s.v.
préserver
[17].
Les exemples révélateurs des choix culturels des lexicographes actualisent des optiques bien précises qui concernent l’ouvrage dans sa totalité et
qui touchent à l’idéologie. Dans les dictionnaires contemporains on aboutit
à des cadres souvent novateurs, comme l’ont été les dictionnaires d’apprentissage pour enfants le
Petit Robert des enfants et d’apprentissage pour
étrangers le
Dictionnaire du français. Référence apprentissage
[18].
Nous rappellerons les exemples à valeur narrative du premier, où tout un
univers fictionnel et multiculturel est mis en place : les exemples, à la fois
outils lexicographiques et séquences narratives, se lisent comme un roman :
Le bruit court que Mme Harpie cache de l’argent sous son matelas, s.v.
courir;
Tous les samedis, M. Bonnot joue aux échecs, c’est devenu un rite,
s.v.
rite
[19]. Pour le second,
l’Avant-propos précise que les exemples ont été
envisagés et construits en tant que « bons » exemples, à savoir qu’ils n’appartiennent pas à un fonds citationnel commun à d’autres dictionnaires,
qu’ils cherchent à être des « phrases attendues » contenant l’entrée, c’est-à-dire des phrases à forte probabilité de récurrence (« qui [viennent] naturellement à l’esprit »), avec bonne explication du contenu par le contexte
[20] :
La
protection de l’environnement est un des buts de l’écologie, s.v.
écologie, et
par là de bons témoins de données culturelles inscrites dans la langue.
La phraséologie est un autre des points à forte densité d’informations culturelles. Phraséologie au sens le plus large du terme
[21], comprenant la parémiologie (discipline qui est parfois placée en dehors, ou en marge de la
phraséologie), les collocations, tous les phénomènes de figement ou de
semi-figement lexical englobant locutions, expressions imagées, figurées,
constructions figées, idiomatismes. On connaît le rôle des proverbes comme
actualisateurs de données de la culture populaire, et les problèmes de traduction que posent les locutions, les collocations.
Du côté des dictionnaires bilingues, la quête des « divergences, des écarts
culturels », de l’« information culturelle »
[22] fait émerger le foisonnement
de distinctions que l’objet dictionnaire bilingue comporte, à partir de sa
définition
[23]. En considérant toutefois comme dictionnaires bilingues « ceux
qui mettent en relation des langues
vivantes de
statut culturel comparable »
[24] on remarquera, au niveau de la pragmatique lexicographique
(compte tenu que celle-ci est elle-même profondément ancrée dans une tradition culturelle) que lorsque le recours aux équivalences lexicales et idiomatiques se révèle insuffisant ou impossible (c’est le cas de la plupart des
realia) la différence entre les langues est explicitée par des gloses, par des
données proches des définitions des dictionnaires monolingues.
Dans les pages qui suivent, sont spécialement observées ces gloses, enrichies parfois d’encadrés, voire d’ajouts explicatifs du traduisant, tout un
outillage mis en place pour un culturel qui touche éminemment aux catégories des taxinomies dites « populaires » (animaux, plantes, données de la vie
quotidienne telles que la nourriture, les rites, les activités artisanales…), des
institutions administratives, politiques, des fêtes calendaires, etc. Classements relevant de l’anthropologie, de la sociologie et de différentes disciplines, qui ont aussi été considérés comme des variables extralinguistiques,
et dont l’importance va de pair avec celle des marques d’usage.
À maintes reprises la littérature sur l’introduction des informations culturelles dans les dictionnaires bilingues a souligné l’existence des variétés de
langue à l’intérieur d’une même langue, et des diversités culturelles englobées dans une même langue. Il en découle la nécessité de bien cibler le
public destinataire du répertoire lexicographique en question
[25].
Les dictionnaires bilingues pour enfants, pour jeunes montrent eux aussi
– et à plus forte raison dans ce couplage d’apprentissage pour la jeunesse et
pour des étrangers – que certains domaines sémantiques sont notoirement
porteurs d’informations culturelles : les fêtes, avons-nous indiqué, les institutions sociales, l’alimentation, l’habillement, le logement, la politique,
l’histoire, l’économie…
Pour terminer, un constat.
Une extrême malléabilité, au sens de disponibilité pour des offres multiples est de plus en plus sollicitée par les entrelacs culturels des ouvrages
lexicographiques. L’accès à des pans, à des volets culturels par le biais
d’informations anthropologiques, sociologiques semble être une issue facile
à atteindre grâce à l’informatique, avec présence et implication nécessaire
de l’interculturel et du transculturel.
·
BERNOT, Denise. 2000. « La lexicographie bilingue : un chemin semé d’embûches d’une culture à une autre », in SZENDE, Thomas (dir.), Dictionnaires
bilingues. Méthodes et contenus. Paris : Champion.
·
DE SURMONT, Jean-Nicolas. 2000. « Le traitement de l’information culturelle
dans les dictionnaires monolingues pour apprenants et bilingues », Lexicographica, n° 16, p. 192-211.
·
GONZÁLEZ REY, Isabel. 2002. La phraséologie du français. Toulouse : Presses
du Mirail.
·
MARTIN, Évelyne, MARTIN, Robert. 1997. L’informatique et les dictionnaires de
l’InaLF, in PRUVOST, Jean (dir.). 1995. Les dictionnaires de langue. Méthodes
et contenus. La Journée des dictionnaires 1994. Paris : Centre de Recherche
Texte/Histoire, Université de Cergy-Pontoise.
·
LEHMANN, Alise. 1991. « Une nouvelle conception du dictionnaire d’apprentissage : le Petit Robert des enfants », Cahiers de lexicologie, n° 59, p. 109-150.
·
—. 1995. « La composante culturelle de l’exemple dans le dictionnaire de langue »,
in PRUVOST, Jean (dir.). 1995. Les dictionnaires de langue. Méthodes et contenus. La Journée des dictionnaires 1994. Paris : Centre de Recherche Texte/
Histoire, Université de Cergy-Pontoise, p. 121-128.
·
LITS, Marc. 2001. « Nouvelle littéraire et nouvelle journalistique », Le français
aujourd’hui, n° 134, p. 43-52.
·
MESCHONNIC, Henri. 1991. Des mots et des mondes. Paris : Hatier.
·
PRUVOST, Jean (dir.). 1995. Les dictionnaires de langue. Méthodes et contenus.
La Journée des dictionnaires 1994. Paris : Centre de Recherche Texte/Histoire,
Université de Cergy-Pontoise, p. 121-128.
·
—. (dir.). 1997. Les dictionnaires de langue française et l’informatique. La
Journée des dictionnaires. Paris : Centre de Recherche Texte/Histoire, Université de Cergy-Pontoise.
·
—. 2000. Dictionnaires et nouvelles technologies. Paris : PUF.
·
REY, Alain. 1986. « Les écarts culturels dans les dictionnaires bilingues » Lexicographica, n° 2, p. 33-42.
·
—. 1987. « Le dictionnaire culturel », Lexicographica, n° 3, p. 1-50.
·
—. 1991. Divergences culturelles et dictionnaires bilingues, in F. J. Hausmann,
O. Reichmann, H.E. Wiegand, L. Zgusta éd., Wörterbücher, Dictionaries,
Dictionnaires, Encyclopédie internationale de lexicographie. Berlin/New York :
Walter de Gruyter, p. 2865-2870.
·
REY-DEBOVE, Josette. 1988. Le petit Robert des enfants. Paris : Le Robert.
·
—. 1999. Dictionnaire du français. Référence apprentissage. Paris : Le Robert/
CIDEB/CLE.
[1]
« Informatisé, le dictionnaire n’est plus un ouvrage clos sur lui-même, représentant sans plus
un acquis daté et comme tel inamovible. Il devient un fonds en constante évolution, susceptible
de s’accroître indéfiniment et surtout de se remodeler, de se perfectionner dans sa structure
comme dans ses données », E. Martin, R. Martin, « L’informatique et les dictionnaires de
l’INaLF »,
Les dictionnaires de langue française et l’informatique. La journée des dictionnaires,
sous la direction de J. Pruvost, Paris, Centre de Recherche Texte/Histoire, Université de Cergy-Pontoise, 1997, p. 37.
[2]
Jean Pruvost,
Dictionnaires et nouvelles technologies, Paris, PUF, 2000.
[3]
Université de Turin, Faculté de Sciences Politiques, à partir de l’année universitaire 2001-2002.
[4]
Denise Bernot,
La lexicographie bilingue : un chemin semé d’embûches d’une culture à une
autre, in
Dictionnaires bilingues. Méthodes et contenus, Thomas Szende (dir.), Paris, Champion,
2000, p. 57.
[5]
C’est le lieu ici de rappeler la tradition méritoire de la
Journée des dictionnaires, tous les ans
maintenant, au mois de mars, à l’Université de Cergy-Pontoise.
[6]
Deux titres pour tous, dans ces quinze dernières années, et les deux sous la direction de la
même personne : J. Rey-Debove (dir.),
Le Petit Robert des enfants, Paris, Le Robert, 1988;
J. Rey-Debove (dir.),
Dictionnaire du français. Référence apprentissage, Paris, Le Robert/
CIDEB/CLE International, 1999.
[7]
A. Rey, « Le dictionnaire culturel », « Introduction »,
Lexicographica, n° 3,1987, p. 1.
[8]
J.-N. de Surmont, « Le traitement de l’information culturelle dans les dictionnaires monolingues pour apprenants et bilingues »,
Lexicographica, n° 16,2000, p. 192-211.
[9]
Remarques de B. Quemada, puis de J. Rey-Debove,
Les dictionnaires de langue. Méthodes et
contenus. La Journée des dictionnaires 1994, J. Pruvost (dir.), Paris, Centre de Recherche
Texte/Histoire, Université de Cergy-Pontoise, 1995, p. 40.
[10]
Le Petit Robert-CD-Rom, version électronique du
Nouveau Petit Robert, sous la direction de
J. Rey-Debove et d’A. Rey, Paris, Dictionnaire Le Robert, Havas Interactive, 1997 (dorénavant PRE).
[11]
Pour le binôme culture/civilisation (à ne pas interpréter uniquement comme opposition) dans
le cadre de la didactique des langues nous renvoyons à J. Cortès, « Culture et/ou civilisation ?
Réflexions pour une approche anthropologique »,
Synergies Brésil, n° 1,2000, p. 36-47.
[12]
H. Meschonnic,
Des mots et des mondes, Paris, Hatier, 1991, p. 201 : « Là où le vrai dictionnaire, dictionnaire premier, dénote la culture à travers les mots, le dictionnaire au second degré,
celui des idées reçues parle du culturel. Qui est la transformation de la culture en conformisme, en
matériau pour la sociologie de la distinction,
Bouvard et Pécuchet en est la “version
romanesque” ».
[13]
Cf. M. Lits, « Nouvelle littéraire et nouvelle journalistique »,
Le français aujourd’hui, n° 134,
2001, p. 43-52 : ces aspects du culturel y sont creusés au sujet de textes différents des dictionnaires ; l’optique toutefois nous a été utile.
[14]
A. Rey, « Le dictionnaire culturel »,
cit., p. 22 : « Parmi les exemples référencés, le fait que la littérature est dominante constitue, pour la lexicographie de langue, un trait culturel quasi universel ».
[15]
A. Lehmann, « La composante culturelle de l’exemple dans le dictionnaire de langue »,
Les
dictionnaires de langue. Méthodes et contenus. La Journée des dictionnaires 1994, J. Pruvost
(dir.), Paris, Centre de Recherche Texte/Histoire, Université de Cergy-Pontoise, 1995, p. 121-128.
[17]
A. Lehmann,
cit.
[19]
Mme Harpie, M. Bellec, Hyppolite qui est antillais, Marie-Tévy qui est cambodgienne…
Motbourg reproduit une agglomération urbaine française. Pour une présentation de ce dictionnaire
cf. A. Lehmann, « Une nouvelle conception du dictionnaire d’apprentissage : le
Petit Robert des
enfants »,
Cahiers de lexicologie, n° 59,1991, p. 109-150.
[20]
J. Rey-Debove,
Avant-propos, p. XI.
[21]
I. González Rey,
La phraséologie du français, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail,
2002, p. 17 : « [les expressions figées] non seulement elles sont présentes à tous les niveaux et
dans tous les discours, généraux ou spécialisés, mais elles sont aussi la marque d’une ingéniosité
particulière dans la manière de les tourner et l’indice d’un bagage culturel exprimé au moyen
d’une rhétorique élaborée. »
[22]
Sont ici repris des syntagmes dans les titres suivants : A. Rey, « Les écarts culturels dans les
dictionnaires bilingues »,
Lexicographica, n° 2,1986, p. 33-42;
id. Divergences culturelles et dictionnaires bilingues, in F. J. Hausmann, O. Reichmann, H.E. Wiegand, L. Zgusta éd.,
Wörterbücher, Dictionaries, Dictionnaires, Encyclopédie internationale de lexicographie, Berlin/New
York, Walter de Gruyter, 1991, p. 2865-2870; J.-N. de Surmont, « Le traitement de l’information
culturelle dans les dictionnaires monolingues pour apprenants et bilingues »,
cit.
[23]
A. Rey, « Les écarts culturels… »,
cit.
[24]
A. Rey,
Divergences culturelles…,
cit., p. 2865.
[25]
J.-N. de Surmont, « Le traitement de l’information culturelle… »,
cit., et A. Rey,
Divergences
culturelles…,
cit.