Entre les attentes des stagiaires et celles des formateurs, où est la contradiction ?
Astrid Berrier
L’auteure de cet article, formatrice en didactique des langues au
Québec, se pose la question de savoir si les stagiaires sont vraiment réfractaires à tout processus de questionnement et de conceptualisation, donc de déconstruction. Sur quoi en particulier ? Et si non, où est la contradiction entre
leurs attentes de modèles pratiques et la formation à la réflexion didactique
valorisée par les chercheurs ? Pour alimenter la discussion, elle se réfère à
deux courants théoriques, celui des processus de pensée des enseignants (Clark
et Yinger, 1987; Clark, 1988; Tochon, 1993) et celui de l’approche réflexive
(Schön, 1994), puisqu’un certain nombre de recherches en enseignement traite
depuis les années 80 de la façon de réduire la dichotomie entre la théorie et la
pratique.
• INTRODUCTION
• 1. LE CADRE DE LA FORMATION
• 2. LES CONSÉQUENCES DE LA DICHOTOMIE ENTRE LA
THÉORIE ET LA PRATIQUE
— 2.1. Un paradigme qui vieillit
— 2.2. Une démarche faussée au départ
— 2.3. Un autre type de formation
• 3. FAIRE L’ÉCONOMIE D’UNE PHASE DE CONSTRUCTION
DES SAVOIRS ET DE L’EXPÉRIENCE ?
— 3.1. Un novice
— 3.2. Un acte complexe
• 4. DES DÉFINITIONS QUI NE COÏNCIDENT PAS
— 4.1. Vous avez dit : « déconstruire » ?
— 4.2. De quelle réflexion parle-t-on ?
— 4.3. La contradiction
• CONCLUSION
• BIBLIOGRAPHIE