Réalités sociolinguistiques et dimension interculturelle en formation : comparaison entre la Réunion et les Seychelles
Marielle Rispail
Sylvie Wharton
Les auteures de cet article estiment nécessaire de s’intéresser aux
approches interculturelles en didactique des langues parce qu’elles pensent,
avec C. Perregaux (2000), que « le cadre scolaire assume une responsabilité
particulière dans la construction des savoirs et du lien social ». Depuis les
années 60, la sociolinguistique a posé un regard nouveau sur la dimension plurilingue et pluriculturelle des contextes de scolarisation. Pourtant, la manière
d’appréhender les langues scolaires ne s’est pas profondément modifiée, et à la
recherche d’explications, Bronckart (1985) invoque « l’ethnocentrisme commun
qui nous pousse à appréhender les structures des autres langues à la lumière des
nôtres ». La présente réflexion part d’une étude comparative faite dans l’Océan
Indien, à La Réunion et aux Seychelles, territoires qui se distinguent par l’institutionnalisation du créole aux Seychelles. Les auteures se sont demandé
comment on peut concevoir et gérer le processus de formation didactique, en y
instaurant une nécessaire relation avec le terrain institutionnel et socio-linguistique.
• INTRODUCTION
• 1. DEUX SITUATIONS SOCIOLINGUISTIQUES EN ÉVOLUTION
— 1.1. La Réunion : des dynamiques linguistiques en mutation
— 1.2. Les Seychelles : un équilibre difficile, jamais fixé définitivement
• 2. CONDITIONS ET PROTOCOLE D’ENQUÊTE
— 2.1. Description
— 2.2. Conditions locales
• 3. RÉSULTATS D’ENQUÊTE
— 3.1. Ce qui est commun à La Réunion et aux Seychelles
— 3.2. Ce qui est spécifique à La Réunion
— 3.3. Ce qui est spécifique aux Seychelles
• CONCLUSIONS
• BIBLIOGRAPHIE