Ela
Klincksieck

I.S.B.N.sans
130 pages

p. 291 à 303
doi: en cours

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no 131 2003/3

La langue mise en bouche

Bernard Mallet
La question de vie subjective est au cœur de l’émergence et du développement de la fonction langagière. Pour ce qui est de la langue étrangère sa spécificité ne peut s’appréhender que dans sa relation à la langue maternelle en tant que cette dernière seule peut médiatiser son rapport à l’expérience sub-jective. Gilles Deleuze en s’appuyant sur l’apport de la psychanalyse contemporaine fait la synthèse du processus qui unit le développement du langage et le vécu corporel primordial. À travers le compte rendu d’une aventure singulière, J.-P. Bauer montre la complexité de l’articulation subjective de la langue étrangère dans son rapport à la langue maternelle et aux images corporelles. D’où il découle que la langue étrangère, pour être acquise, doit s’intégrer aux aspects idéaux du moi sous forme de fictions subjectives.
INTRODUCTION EN FORME DE PRÉALABLES
1. L’ÉTRANGETÉ DE LA LANGUE ÉTRANGÈRE
1.2. La preuve par Vygotski
2. L’AVÈNEMENT DU LANGAGE SELON G. DELEUZE : « PAR-LER SERA TAILLE DANS MANGER ET DANS CHIER »
2.1. Profondeur et hauteur
2.2. La surface
2.3. L’événement
3. L’ENFANT ET SES LANGUES
CONCLUSION : LES IDÉAUX DU MOI


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