FLE/FLS/FLM : « étrange ressemblance ou même différence »
Maryvonne Paul
Mon parcours : au titre de la loi Roustan, j’ai été réintégrée en janvier 1972 dans l’Académie des Bouches du Rhône. J’ai été nommée sur un
poste CLIN, au centre ville de Marseille, point de chute de ceux et celles qui
arrivent d’ailleurs ! Le CEFISEM n’était pas encore en place même si une circulaire du 13-01-70 organisait officiellement les CLIN; certains seulement
commençaient à s’organiser. Je ne cherche pas... je trouve au moins un appui
pour saisir ce dont il s’agit et argumenter auprès de l’Inspection Départementale de l’Éducation Nationale de ce que ce n’était pas, à savoir un dépotoir
de laissés pour compte, ayant à charge d’essuyer la hargne de ceux, à vif, qui
revenaient de guerre(s). Deux ans de lutte âpre pour mettre sur pied un outil
pédagogique un peu spécifique, en classe fermée bien sûr et obtenir que les
familles soient considérées humainement... Cela d’autant plus que la désillusion était grande : France « pays d’accueil » disaient les Iraniens cultivés
fuyant déjà l’intégrisme ou Russes avides de convivialité, « terre d’asile »
disaient les Arméniens pétris d’un désir forcené d’intégration et de travail.
Quant aux Maghrébins, eux, ils ne disaient rien, se tenant sur une défensive et
une ambivalence extrêmes. J’y suis retournée six ans plus tard, de 1990 à 1996,
formée au Groupe Français d’Éducation Nouvelle, créé en 1921 (dans la mouvance Henri Wallon), formée également à la psychanalyse. J’ai été nommée sur
deux autres ZEP du centre ville de Marseille à la suite d’une fermeture de la
première CLIN puis de la seconde. J’ai pu par ailleurs bénéficier d’un stage
CEFISEM et d’une formation en FLE.
• La dimension psychanalytique : une dimension nécessaire
• Entrer dans le verbe de sa langue
• Cultiver le malaise, humaniser la culture
• Andréa
• Meng, un petit garçon de 10 ans
• En guise de conclusion