Langue officielle, langue seconde, langue proche, langue voisine... Bref, l’italien dans tous ses états !
Mariella Causa
Dans cet article nous souhaiterions familiariser le lecteur avec la
situation linguistique de l’italien en Italie, en France et dans les programmes
européens et avec les différents statuts, souvent contradictoires, qu’on lui attribue. Notre point de vue n’a pas la prétention d’être exhaustif. Notre regard
passe en effet par le filtre des deux pays que nous connaissons le mieux : l’Italie
et la France, il restera en conséquence partiel. Une série de questions ont guidé
notre réflexion – questions auxquelles notre activité d’enseignante d’italien et de
français langues étrangères en Italie et en France n’est pas... étrangère – plus
particulièrement : quels sont les paramètres qui permettent de dire que l’italien
est une « langue proche » et dans quelles situations peut-on parler de « langue
proche/voisine » ? Et, question corollaire, à quoi renvoient ces appellations ? Le
présent article abordera cette problématique tant au niveau linguistique (pour
nous, langue voisine) qu’au niveau des représentations sur la langue (pour
nous, langue proche) en se fondant sur un principe de base selon lequel les
notions de proximité et de distance doivent être appréhendées de manière à la
fois objective (le système) et subjective (ce que le locuteur en pense)
(V. Castellotti et alii, 2001) et sont étroitement liées au contexte dans lequel elles
sont utilisées. Mais pour ce faire, un bref tour d’horizon nous a paru nécessaire
d’autant plus que la situation linguistique de l’italien en Italie et ailleurs, malgré sa proximité géographique dans certains cas, n’est pas bien connue.
• 1. L’ITALIEN EN ITALIE
— 1.1. Quelques repères
— 1.2. Les régions bilingues
— 1.3. L’italien langue étrangère
• 2. L’ITALIEN EN FRANCE
• 3. L’ITALIEN EN EUROPE : LES PROGRAMMES D’INTERCOM-PRÉHENSION DES LANGUES ROMANES
— 3.1. Le programme Galatea
— 3.2. Le programme EuRom4
• 4. L’ITALIEN « LANGUE NOUVELLE »
— 4.1. Particularités et objectifs du cours
— 4.2. Les journaux de bord
• Pour conclure
• RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES