Des écrivains en contact de langues
Jean-Marie Prieur
Une grande part de la littérature contemporaine s’articule à des
situations de bilinguisme ou de plurilinguisme. Souvent les écrivains abandonnent leur langue d’origine pour adopter une autre langue comme voie de leur
activité créative. Cet article tente d’analyser les nouages intimes aux langues
qui donnent forme à leur désir d’écrire. Quatre modalités de rapport aux langues sont ici envisagées : attaquer, défendre, refouler ou se réapproprier sa
langue.