Ela
Klincksieck

I.S.B.N.9782252035498
120 pages

p. 493 à 512
doi: en cours

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n° 144 2006/4

Une autre langue : l’ailleurs comme protection de l’espace intérieur ?

Françoise Hatchuel
Qu’est-ce qu’apprendre une langue étrangère du point de vue psychique ? Dans cet article, l’auteure part de l’hypothèse que l’apprentissage d’une nouvelle langue renvoie toujours à la première découverte des mots, et donc au lien aux adultes qui ont initié l’enfant au langage. Les travaux de psychanalystes comme S. Ferenczi, J. Laplanche, P. Aulagnier ou S. de Mijolla nous permettent alors de concevoir comment le sujet peut « construire sa langue propre », c’est-à-dire un espace qui n’appartient qu’à lui au sein duquel peut se déployer la pensée. Selon les cas, la langue étrangère pourra constituer un étayage pour la mise en place de cet espace et l’accès à l’altérité, un ailleurs inaccessible, une transgression insupportable, etc. Quelques développements cliniques sur l’apprentissage d’une langue à l’adolescence et la rencontre des langues en situation de production de savoir viennent enrichir le propos.
I. INTELLIGIBILITÉ ET SENSIBILITÉ DE LA LANGUE : LA CONFRONTATION A L’ALTÉRITÉ
II. « CONSTRUIRE SA PROPRE LANGUE » POUR POUVOIR RENCONTRER CELLE DE L’AUTRE
III. DEUX MOTS POUR UNE MÊME RÉALITÉ : EXEMPLES CLINIQUES
IV. LA LANGUE : INTELLIGIBILITÉ OU FIGURABILITÉ ?
V. LE DROIT AU SECRET, CONDITION DE MISE EN PLACE DE LA PENSÉE
VI. LA LANGUE ÉTRANGÈRE COMME OUTIL DE PRÉSER-VATION DU SECRET
VII. LA CONSTRUCTION DU RAPPORT AUX LANGUES ÉTRAN-GÈRES DANS LA FAMILLE
VIII. LE PLURILINGUISME DANS LA PRODUCTION DE SAVOIRS
CONCLUSION
• RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES


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