La laïcité et l’appropriation de la langue-culture française
Quel enjeu philosophique ? Quel dispositif didactique ?
Yannick Lefranc
Cet article prend position dans le débat sur la portée philosophique
(quelle vie ? quelle communication sociale ?) et didactique-pédagogique (quelle
communication d’apprentissage interculturel ?) de la laïcité à la française, née
des Lumières internationales. La laïcité sera vue ici comme une dynamique
(la laïcisation n’est pas terminée) qui marque les institutions françaises, de la
Révolution à nos jours, en passant par la Commune (animée par des autochtones et des étrangers), le Front populaire et la Résistance. La laïcité ne se réduit
pas à un état, c’est un processus social-historique. De même que la liberté de la
presse « ne s’use que quand on ne s’en sert pas » (Le Canard Enchaîné) la laïcité s’étiole si on ne la fait pas marcher et avancer. J’aimerais aider à laïciser
la communication d’apprentissage au-delà des bornes explicites ou implicites,
élevées au nom de l’ambigu « respect » et de la « prudence » ou de la « modération », souvent sous la pression de groupes divers, parfois sous les menaces.
Ce qui conduit à des formes d’autocensure.
• I. LAÏCISER : ÉMANCIPER LES SUJETS
— 1.1. Distancier les sujets des idéologies et des autorités politiques et
culturelles
— 1.2. Finalités, principes et normes
• 2. ÉMANCIPER DES AUTORITÉS GESTIONNAIRES ET ACADÉ-MIQUES
— 2.1. Discuter l’idéologie gestionnaire
— 2.2. Discuter l’évaluationnisme
— 2.3. Discuter l’uniformisme académique : le cas du « fait religieux »
• 3. LAÏCISER LA DISCUSSION EN FRANÇAIS
— 3.1. Finalités
— 3.2. Organiser la discussion
— 3. Travailler le rapport social et pratique à la langue
• 4. CONCLUSION
• RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES