Empan
érès

I.S.B.N.2749200563
160 pages

p. 5 à 5
doi: 10.3917/empa.046.0005

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no46 2002/2

2002 EMPAN

Actualités

Rémy Puyuelo
Nous accueillons Marcel Drulhe de l’université de Toulouse-Le Mirail. Il vient de nous rejoindre au Comité de rédaction.
Nous espérons que les élections vous laissent un peu de temps pour lire. Les thèmes abordés par tous les candidats aux présidentielles et aux législatives tournent autour de la sécurité. Cette surenchère politique et médiatique est tout à fait inquiétante en désignant la jeunesse en difficulté comme principale responsable de l’insécurité. Cela relève de l’irresponsabilité et détourne des vraies solutions à mettre en œuvre. Entre répression et mesures éducatives adaptées, quelle priorité à l’éducation ? Un éducateur pour cent policiers, trois mille éducateurs en tout et pour tout dans le service public de la pjj, deux cent trente psychologues et autant d’assistants sociaux pour l’ensemble du territoire. Les juges pour enfants ne sont que trois cent soixante-deux. En vingt ans, depuis les lois de décentralisation, le nombre d’assistants sociaux de secteur a dramatiquement chuté, les équipes d’éducateurs de prévention ont été décimées. N’oublions pas, si réforme il y a de l’ordonnance de 1945, qu’elle privilégie la réponse éducative par rapport à la répression et indique clairement son objectif d’intégration sociale. Osons vraiment l’éducatif, donnons-lui les moyens au lieu de dire qu’il ne marche pas (Pétition du syndicat des personnels de l’Éducation surveillée – snpes – contre l’enfermement des mineurs délinquants).
Éric Debardiaux, dans « L’oppression quotidienne » (rapport remis à l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure) démonte un à un les mécanismes de la violence pour comprendre comment un certain nombre de « quartiers » en France s’arrangent avec la délinquance des mineurs. Notre numéro 44-2001, consacré à la délinquance, indiquait clairement la complexité des démarches tant individuelles, familiales, que sociales et témoignait d’un certain nombre d’expériences positives.
Notre numéro « Malaises dans la famille » est en préparation. Dans les médias, de nombreuses publications concernent ce sujet. Le nouvel esprit de famille de Claudine Attias-Donfut et Nicole Lapierre (Éd. O. Jacob, 2002) fait état « de ce fonds d’idées et sentiments, plus ou moins dense, qui passe d’une génération à l’autre et d’où procède une nouvelle culture familiale de solidarité ». Ségolène Royal s’élève, elle, contre la maltraitance audiovisuelle qui pénètre les familles et constate le désengagement de l’État, de sa responsabilité éducative dans les médias. Une enquête de 1999 de l’insee montre la grande diversité de modes de vie des Français : quarante-quatre mille pacs, un million sept cent mille foyers de familles recomposées, âge tardif des grossesses, familles monoparentales, célibataires (12 % de la population), allocation parentale d’éducation (2 % d’hommes) et 63 % de jeunes de 20 à 24 ans et 20 % de jeunes de 25 à 29 ans qui vivent chez leurs parents.
Je m’arrête là pour vous annoncer les numéros à venir :
  • « Le Groupe : le chaînon manquant », décembre 2002 ;
  • « Urgence d’enfance. Accueillir, observer, orienter », mars 2003 ;
  • « Jeunesse et générations. Jeunesse et transmission », juin 2003 ;
  • « Le sport adapté », septembre 2003.
Nous continuerons à publier vos témoignages autour d’azf cette année. Nous attendons toujours avec intérêt vos remarques, propositions et écrits.
Bonne lecture.
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