2003
EMPAN
Ailleurs dans le monde
... En Afrique !
Marie-José Colet
[*]
Esclavagisme :
n.m. 1. Système
social fondé sur l'esclavage. 2. Mode de vie de certaines espèces de fourmis
(polyer-gues) qui capturent des ouvrières d'autres espèces pour les faire
travailler à leur profit.
[1]
Étrange étrangeté dans le temps de l’histoire, dans le temps de
l’érudition.
« Dans son inépuisable suffisance, l’homme blanc a longtemps
pensé et proclamé que l’homme noir, n’ayant pas d’écriture, ne pouvait avoir ni
histoire ni littérature [2]. »
Écoute, l’ami, ça vient d’ailleurs, de tout là-bas en Afrique
noire, écoute dans le vent qui agite la brousse ces mots, ces noms. Ils sont
beaux, ils m’ont transportée dans un ailleurs inconnu. Je les ai accueillis
dans ma mémoire et, pour toi, je les ai recopiés.
Le guèze, le créole, le swahili, le peûl, le toucouleur,
l'haoussa, le wolof, l’amharique et beaucoup d’autres encore.
Des textes et des noms qui font écriture et transmission : le
Kabra Nägäst, (1314-1344), AI-Inkishafi (par Nasir, 1800), des Tendi sur la vie
du prophète Ben Abdallah al Buhriy (1859-1928). Sonnin Mahmud al-Kati (né en
1468) et encore et encore. Lire des pages durant ce que me souffle ce vent si
inconnu ; je recueille cette poésie de l’inconnu et je continue dans le
mot-à-mot la traversée des siècles.
Léopold Sédar Sengor interroge le temps :
« Quel mois ? Quelle année ?
Koumba Ndojène Dyouf régnait à Dyakhaw, superbe vassal et
gouvernait l'Administrateur du Sine-Saloum.
Le bruit de ses aïeux et des dyoungs-dyoungs le
précédait.
Le pèlerin royal parcourait ses provinces, écoutant dans le
bois la complainte murmurée
[3]. »
Le monde s’effondre,
de Chinua Achebe. Une complainte qui se murmure dans des rites, des
conversions, dans la vie d’un village. La complainte des ancêtres. De l’amour,
de la mort, la nature, la chaleur, les pluies. De l’humanité. Un très, très
beau roman qui commence ainsi :
« Okonkwo était bien connu à travers les neuf villages et
même au-delà. Sa réputation reposait sur de solides réussites personnelles.
Jeune homme de 18 ans, il avait apporté honneur et gloire à son village en
terrassant Amalinze le Chat. Amalinze était ce grand lutteur qui, pendant sept
ans, était resté invaincu d'Umuofia à Mbaino [4]. »
Un roman comme un hymne.
La complainte, murmurée encore, dans le mouvement des mots et
du temps. Isidore Okpewho a écrit un recueil précieux intitulé
Littérature orale en Afrique
[5]. On peut y lire : « Les chants de louange
sont l’un des genres les plus fertiles dans la littérature africaine. Il y a,
nous l'avons vu, les chants d'autocélébration. Mais les louanges peuvent avoir
d’autres objets : hommes, animaux, arbres, par exemple. Dans les aristocraties
traditionnelles africaines, on trouvera souvent des chants en l'honneur de
chefs, de guerriers ou d’autres personnages importants. »
La complainte, encore et encore. Ami(e), écoute les contes
qu’ils nous content : Il était une fois l’histoire de Kwaku Ananse, cet homme
sage qui tua le méchant python qui terrifiait son village. Tu le liras dans
Les contes du monde entier, rassemblés
par James Riordan
[6].
Mieux encore, plus tu l’entendras en lisant les délicieux
contes de Jean-Claude Carrière, un recueil magique intitulé
Le cercle des menteurs, Contes philosophiques du
monde entier
[7]. Confidence. Tu mets ton livre sur la table de
chevet, et de temps en temps, quand le noir de ta journée te broie, tu te fais
une tasse de tisane de fleur d’oranger – ça s’appelle un café blanc – et tu
ouvres au hasard le livre de Jean-Claude. Tu verras, tu souriras devant
l’étrangeté des humains que nous sommes tous sur les quatre continents. En
Afrique, histoires de lions, histoires de sages, histoires de cases et
d’héritages. Histoires humaines.
Des contes. Lire pour mieux aimer. La tisane sera chaude, le
livre doux et tu t’endormiras paisible. Demain sera un nouveau jour, demain
verra un nouveau livre…
Mon nouveau livre aujourd’hui s’appelle
En Afrique, de Raymond Depardon
[8]. Un livre qui raconte son
film (même titre), un film qui raconte son voyage, un voyage jusqu’au bout de
l’Afrique, jusqu’au bout de ses racines. Ailleurs, à l’origine sa
mère.
J’ai aimé le film, j’ai aimé le livre, j’aime le feuilleter à
nouveau, à l’occasion de ces diagonales. Réfléchir, immobile et coupable devant
la terrible réalité de l’Afrique.
« Je suis seul avec ma caméra et mon trépied
d'amateur,
Je suis face à la mer, sur la plus haute butte de sable
que j’ai trouvée.
Je ne suis pas très à l'aise, il y a beaucoup de
vent,
c'est l'hiver, une fin de journée du mois de
juillet,
je profite de la lumière et j’improvise mon premier
plan.
Dans une île à quelques kilomètres au large,
un homme vient de passer plus de vingt ans enfermé dans
une cellule.
Cet homme s'appelle Nelson Mandela.
Aujourd'hui loin de l’actualité, il doit toujours faire
face à des conflits sociaux et aux inégalités raciales de son pays, bien que
l’Apartheid soit aboli.
J'ai eu la chance de le rencontrer juste avant qu’il ne
devienne le premier président noir de l'Afrique du Sud.
Impressionné par l'homme, je n’ai pas voulu le faire
parler,
je lui ai juste demandé une minute de silence ».
(p. 9-10)
Puis les mots, les noms reprennent pied dans la page pour mieux
griffer nos cœurs jusqu’au sang. Le sang de l’Afrique. Le Karoo, l’Angola et
les nomades Mo Kuvale, les déserts du Sud, et… mon texte explose, hurle. Je lis
:
« Je peux vous parler d’une chose dont j'ai peur, une
chose terrible… lâche et hypocrite, qui fait des morts et des blessés tous les
jours… les mines. On parle de dix millions, peut-être plus… L'Angola arrive en
tête dans le monde, avec l’Afghanistan et le Cambodge, suivis de près par le
Mozambique.
Triste palmarès…
L'Afrique compte paraît-il trente millions de mines de
tous genres… »
Le livre, splendide livre d’un film splendide continue, je
tourne les pages, silencieuse et émerveillée, terriblement triste. L’Afrique,
c’est la tristesse, l’injustice. Comment agir ? Humanitaire ? Écrire ? Filmer ?
Informer ? Changer ? Politique ? Tenter, tenter, tenter. Tout. Ne pas renoncer.
Avec eux, les Africains. Tous ensemble, jour après jour. Tant de
travail…
Le livre sur le mur :
À Prague, en 2001, j’ai vu une exposition de photographies :
exodus, de Sébastio Ségaldo
[9]. Sébastio Ségaldo, par son
patient travail de photographe, ouvre notre mémoire à l’exode tragique d’êtres
à la dérive de leur temps, de leur espace, de leur culture, de leur identité,
de leur vie. Exodes du monde entier. Cette exposition photographie, nomme,
date, inventorie mais surtout reconnaît. Nous ne pouvons plus ne pas savoir.
Les identités assassinées nous traversent. Les chapitres de leur histoire
s’impriment sur les nôtres et sur nos engagements.
Parmi elles, j’ai en souvenir de nombreuses photos d’Afrique :
tant d’enfants… Je me tais et je passe à la ligne suivante.
Reconstruire – dans un instant du temps –
Empan, L’inédit du projet
[10].
Ils ont écrit : « Imaginez », et j’ai imaginé que c’était
possible « d’y être », au Burkina, d’inventer côté délinquants. Notre misère à
nous, Blancs, elle est bien grande aussi… La misère humaine, elle est grande
comme la terre malgré tout. Avec J.-P. Engel, Robert Daujam et Alain Roucoules,
on essaie l’imprévisible, on tente l’impossible…
P. 80 : « Le Burkina Faso, c’est quoi, c'est où ? Quel saut
dans le vide pour ces jeunes ! Déplacés, dépaysés, c’est l’expérience du
“lâcher prise” qui leur est proposée. C'est une expérience initiatrice qui
laisse sur les rives connues le familier, la maîtrise, pour aborder un autre
rivage. Cet autre rivage est étrange avec des étrangers. Sur ce moment de
déséquilibre, c’est une recomposition identitaire qui est sollicitée sans
attendu prédéterminé, sans projet fixé, seulement peut-être le frémissement
d’un inédit singulier.
Le projet du Burkina est une “matrice”, un projet matriciel
pour des expériences singulières imprévisibles, pour l’émergence de potentiels
nés inconnues et des “à venir” incertains.
La tension créée entre maîtrise et incertitude sur les rivages
de l’étranger, figure de l’altérité, ouvre un espace vacant propice à la
découverte d’un projet inédit pour son auteur. »
Parler du Rwanda. Je choisis de le faire avec un numéro de la
Nouvelle revue d’ethnopsychiatrie,
juin 1997. La réalité du Rwanda est tellement douloureuse que je ne parviens
pas à recopier les passages que j’avais retenus pour ces diagonales. Je donne
les références de l’article, s’y reporteront ceux qui le désirent. C’est très
douloureux. L’article s’appelle : « La souffrance psychologique des survivants
des massacres au Rwanda. Approche thérapeutique ». Il est écrit par Espérance
Uwanyligira
[11]. Je
recopie quelques lignes seulement, tu feras appel à ta mémoire de l’actualité,
à tes ressources mais, surtout, tu accueilleras dans ton cœur le Rwanda et ses
souffrances. « Entre avril et juillet 1994, près d’un million de Rwandais, des
deux sexes et de tous âges, ont été tués dans des conditions terrifiantes. Ceux
qui ont échappé à ce carnage, ont de grandes difficultés à vivre de par le
traumatisme vécu » (p. 81).
« La mauvaise mort. Au Rwanda, mourir d’une mauvaise mort,
c’est mourir seul, loin des siens ; c'est mourir torturé, maltraité, c’est
mourir sans laisser de descendance, c'est mourir sans avoir fait le partage de
ses biens pour les personnes âgées et sans avoir désigné un chef de famille,
c’est enfin mourir d’une mauvaise mort que de ne pas être enterré par les siens
car ceux-là seulement peuvent accomplir les rites funéraires nécessaires » (p.
88).
L’actualité. Ne jamais la perdre de vue. S’informer, c’est
important, c’est ouvrir son cœur à l’heure des autres. Sur une place de ta
ville, dans les maisons de la presse, tu trouveras toujours un espace avec des
revues de l’Afrique, tu choisiras selon ton goût, ta sensibilité et tu liras.
Tu découvriras l’Afrique quotidienne. La Somalie, la Côte-d’Ivoire, le Burkina
Faso, le Ghana, le Nigeria, l’Angola, le Mali, le Togo, le Sénégal. Une
actualité lourde, difficile et humaine. À respecter et à reconnaître.
Le tigre dort ! « Même un essaim de mouches ne peut déranger la
sieste d’un guépard rassasié. Ces animaux sont les plus fragiles de tous les
grands félins et préfèrent s’enfuir plutôt que de se battre face à un danger. »
« L’homme est son principal ennemi, dit Laurie Marker. La survie de l’espèce à
l’état sauvage ou sa disparition prochaine dépendent de nous » (p. 31 du
National Geographic
[12]).
National
Geographic
[13] encore, avec un article sur la Somalie.
National
Geographic
[14], spécial Afrique, avec au cœur de la revue une
longue conversation avec Nelson Mandela et au cœur de la conversation sa photo,
son sourire… ça donne envie de continuer des photos, des paysages, un troupeau
de buffles : « Escorté par des hérons garde-bœufs, ce troupeau de plus de 2000
buffles du Cap traverse le delta de l'Okavango. Avec le lion, le rhinocéros, le
léopard et l’éléphant, le buffle est l’un des animaux les plus prisés des
chasseurs. Pourtant, il joue un rôle clef dans l'écosystème du delta : se
nourrissant de hautes herbes drues, il laisse les jeunes plantes aux autres
herbivores. »
Il y a aussi une très étrange photo d’un fœtus éléphant… une
splendide girafe mais pas de baobab !
Le mot baobab me fait penser à mon ami Abib ; participant à un
atelier de lecture, il avait choisi
Le petit
prince et il nous l’avait conté à la manière sénégalaise. C’était
très émouvant. Le désert de Saint-Exupéry et le baobab du Petit Prince avaient
un air bien différent de ce qu’on apprend de ce texte à l’école. À la fin de
son récit, je lui demandai ce qui l’avait incité à choisir ce livre et il me
répondit : « Parce que ça me rappelle l’Afrique ». J’avais trouvé sa réponse
très belle. Abib me rappelle encore un souvenir. Nous devions présenter
ensemble le livre, d’Amadou Hampâté Ba,
L’enfant
peul
[15],
et je lui avais prêté mon livre. La semaine suivante, il vient me voir, le
visage rayonnant de joie, il me dit : « Marie-José, ton livre parle de ma
famille et de mes ancêtres les Toucouleurs ! » Comme nous étions heureux, ce
jour-là ! Nous l’avons présenté et j’entends encore la voix émue d’Abib et le
silence attentif des participants. Nos vies connaissent des moments
précieux.
Je suis l’enfant peul dans son baobab : « Le savoir est une
lumière qui est dans l’homme. Il est l’héritage de tout ce que les ancêtres ont
pu connaître et qu’ils nous ont transmis en germe, tout comme le baobab est
contenu en puissance dans sa graine. »
De liane en liane, de livre en livre comme la belle Jane, femme
du musclé Tarzan, je débroussaille mes diagonales et me voici maintenant
parcourant la jungle de nouveaux ouvrages…
La ferme africaine de
Karen Blixen
[16] et le
beau film
Out of Africa, quand Redford
survole les paysages africains. C’est beau !
Kossi Efoui,
La
polka
[17].
Une belle mélopée. Des mots rutilants, bruissants, des noms pour une ville en
suspens d’elle-même. Un style pur, une histoire de rumba et de polka, la ville
encore, au bout d’elle-même et d’un silence de nuit, une ville dont Italo
Calvino aurait dit le désir et la mémoire, une ville effilée. Une ville où les
habitants « ont peur de mourir muets » (p.138).
« Je n'ai plus envie ni d’aller ni de venir. Je n'aurai plus
besoin d’arriver. Le monde se retire. Et je manque dorénavant » (p.
157).
On retrouve Kossi Efoui dans le recueil de nouvelles
rassemblées par Leïla Sebbar,
Une enfance
outremer
[18], des nouvelles qui disent dans « un murmure
d’éternité » (Abdourahman A. Waberi). L’enfant, fils de l’instituteur qui
voulait apprendre aux Pygmées les Gaulois, nos ancêtres, qui dit l’éternité de
la petite sœur morte (Kossi Efoui). À lire aussi deux autres récits africains.
À chaque fois une liste parfaite des ouvrages des auteurs. À lire pour
découvrir une importante partie de la littérature africaine
contemporaine.
À lire aussi dans un recueil de nouvelles,
Écrivains/sans papiers
[19], des récits tendres,
émouvants, poétiques qui disent avec des mots simples l’injustice honteuse
faite aux sans-papiers. L’Afrique, c’est aussi être raccompagné en Afrique.
Ignominie administrative. À dénoncer.
« Dès la sortie sur la passerelle, Mamadou a reconnu l’odeur
de la pluie. Cette odeur si particulière qu’a la terre, lorsque les gouttes
sont venues étancher la soif du sol après une longue journée passée sous les
caresses du soleil.
– Tu te souviens, Abdul, de l'odeur de la terre de Paris
?
– Oui, Mamadou, je me souviens.
– Tu crois qu’elle va encore vivre longtemps ?
– Elle est déjà morte, Mamadou…
– Aha…
– Oui, une terre où ne pousse plus rien de généreux est une
terre morte. »
(« Les sans-trottoirs », Jean-Pierre Bernède, p.
30).
« Témoigner et soutenir par le biais de la fiction », A. de
Monjoye/V. Staraselski (quatrième de couverture). Ces nouvelles ont été
rassemblées par le mrap.
Sur mon bureau encore :
Les
interprètes, de Wole Soyinka, prix Nobel de littérature
[20]. Un ami me l’a offert
pour la nouvelle année 1985 et je ne l’ai toujours pas lu ! Les livres ont des
destins, comme les humains. Ces diagonales terminées, je le lirai ! Je relirai
aussi Doris Lessing et A. Brink… Je consulterai aussi sur Internet le
site
[21]. Un jour,
nous étions dans la salle à manger de mon amie Béatrice. Estelle, Béatrice et
moi. Trois femmes complices. Je me souviens de ce moment-là et de la saveur du
thé. Estelle s’est mise à chanter l’Afrique, d’abord doucement puis de plus en
plus fort. Mon cœur battait. Nous étions heureuses.
Je vais écouter
Manguidem
[22] : « Je m’en vais » : un mélange de différentes
langues africaines. C'est un hymne funèbre. La personne qui est partie nous
demande de continuer sans elle et de ne pas la regretter car elle est fatiguée
et elle a besoin de repos. Je ne sais pas…
Mais avant cette embellie musicale, je recopie Léopold Sédar
Senghor
[23] :
« Simplement saluer mon nom sur l’aile blanche de la
mouette.
Et je calme d'une main d’ambre le grand piaffant de ma
poitrine. »
Et je recopie encore dans le temps d’une conclusion éphémère
mais sincère.
Federico Mayor : « Le respect de la vie, ce devoir fondamental
entre tous, implique que l'on soit conscient de l’unicité de chaque individu,
de son potentiel irremplaçable. Il implique aussi que l’on ait compris le
message universel transmis par toutes les religions, tous les
humanismes.
« Le respect de la différence – qu'elle soit de race, de
croyance, de sexe ou d'ethnie – se fonde sur l’alliance de modestie et
d'exigence que chacun doit appliquer à soi-même et aux autres
[24]. »
P.S : Je n’ai pas raconté l’Afrique du Nord ; dans d’autres «
Diagonales », je les conterai. Inch’Allah !
[*]
Marie-José Colet, psychologue clinicienne, accompagnatrice
sociale et formatrice (ateliers de lecture) à l’
adif, 244, rue de l’Abbaye, 82000
Montauban.
[1]
Grand Larousse en cinq
volumes, vol. 2, p. 1132.
[2]
Albert Gérard,
Littératures
africaines d’orientation, Mentha, 1992.
[3]
Léopold Sédar Senghor,
Œuvre
poétique, Éditions du Seuil, Essais, « Points », p. 31.
[4]
Chinua Achebe,
Le monde
s’effondre, Présence Africaine, 1972, p. 9.
[5]
Isidore Okpewho,
Littérature
orale en Afrique, Bibliothèque d’orientation, Mentha, 1992, p.
27.
[6]
James Riodan,
Les contes du monde
entier, Éditions du Pelican, mars 1982.
[7]
Jean-Claude Carrière,
Le cercle
des menteurs, Plon, 1998.
[8]
Raymond Depardon,
En
Afrique, Le Seuil, 1996.
[9]
Sébastio Ségaldo, Exposition de photos
exodus, Praha, 2001.
[10]
J.-P. Engel, « Des sauvageons au pays des hommes intègres »,
Empan, n
o 45, 2002.
[11]
Revue
d’ethnopsychiatrie, juin 1997, n
o 34, éditions La Pensée
sauvage.
[12]
National Geographic,
décembre 1999, « Les guépards ».
[13]
National Geographic,
juillet 2002, « Les empires du soleil ».
[14]
National Geographic,
septembre 2001, « Spécial Afrique ».
[15]
Amadou Hampâté Ba,
L’enfant
peuI, Actes Sud, 1991-1992, coll. « Babel », n
o 50.
[16]
Karen Blixen,
La ferme
africaine, Gallimard, « Folio ».
[17]
Kossi Efoui,
La polka,
Le Seuil, 1998.
[18]
Leïla Sebbar,
Une enfance
outremer, Le Seuil, 2001.
[19]
Écrivains/Sans-Papiers,
Nouvelles,
mrap, Éditions
Bérénice, 2000.
[20]
Wole Soyinka,
Les
interprètes, Présence africaine, 1979.
[21]
Site Intemet :
www. Soubala.
Com
[22]
Compact Pososhokodyssey. À la guitare, Conrad Hughes,
chanteuse, Estelle Baroung Hughes. Production, Renaud Champmartin.
[23]
Op. cit., note
3.
[24]
Paroles de tolérance,
Albin Michel Jeunesse, 1997.
Je suis allée à la médiathèque/bibliothèque municipale. J’ai
emprunté :
- Espace musique : Myriam Makeba.
Éthiopiques 10 (Ethiopian Blues and Ballades).
Masa, marché des arts du spectacle africain : compilation du
continent africain avec une présentation de Federico Mayor, directeur général
de l’Unesco. Il écrit : « C’est parce qu’il y a autant de types de
développement que de cultures qu’il finit par préserver la richesse du
patrimoine humain dans sa diversité. Et c'est parce qu’elle est unique, mais
d'inspiration plurielle, que la tradition peut accompagner la modernité.
»
- Espace livres : Yves Benot, Massacres coloniaux 1944-1950 : la IVe république et la
mise au pas des colonies françaises, préface de F. Maspero, Éditions
La Découverte, 1995. Deux chapitres sur l’Afrique : « Madagascar » et «
Côtes-d’Ivoire ».
- Un superbe roman fleuve qui se passe dans l’actuel Mali. Je
vais me régaler ! Maryse Condé Segou, Robert Laffont, 1984. Sur la quatrième de
couverture, j’ai lu : « Un grand souffle le parcourt et l’anime, qui est l’âme
même de l'Afrique. »