J’ai maintes fois tendu les bras
pour accueillir ce collectif de sueurs, d’horions,
de dépassements et de farouche.
L’acceptation dans ses mains, un désir,
une envie de partager, l’obligatoire d’un engagement.
Puis l’appropriation sous une multitude de regards,
ces quelques pas où le corps vit une intensité
les sens exacerbés,
une fertilité en herbe.
Ensuite l’offrande, la libération d’un soi mêlé(e),
cet entre-deux encore à nous et plus tout à fait nous,
un tissage d’humanité.
Quand on comprend ce que l’on vient de vivre,
Tout ce que cela représente, on ne peut que s’appliquer
pour faire exister, poursuivre, perfectionner,
mais bien au-delà de tous les stades.
Car si la passe est le geste le plus noble,
le geste le plus beau, elle est bien plus
qu’un mouvement, un bercement, une caresse,
elle est une raison d’être.
On m’a donné la vie, je l’ai prise, je l’ai transmise.