2003
EMPAN
Le dossier / Sports et handicap
Le sport pour handicapés mentaux : ouvrir aujourd’hui pour demain le débat éthique
Roy Compte
[*]
Le sport pour handicapés mentaux, depuis son émergence sociale à la fin des années 1960, s’est trouvé dans l’obligation d’abord d’affirmer son identité « culturelle » dans le mouvement sportif, se démarquant ainsi des activités rééducatives et psychomotrices jusqu’alors pratiquées ; puis, au regard de son affirmation intégrative, d’épouser peu ou prou le modèle performatif du sport traditionnel.
D’une logique sociale mettant l’accent sur la place du sujet dans les activités physiques, le sport pour handicapés mentaux s’est structuré selon une logique sportive
[1], développant rencontres et compétitions avec une réglementation certes spécifique ou adaptée mais privilégiant la performance comme expression des capacités du sportif handicapé.
La Fédération française du Sport Adapté
[2], dont la délégation de pouvoir s’adresse aux personnes handicapées mentales ou atteintes de troubles psychiques, a trouvé sa légitimation institutionnelle dans une approche sportive qui lui donne la crédibilité nécessaire, sinon suffisante, d’appartenir au mouvement sportif.
Avec la loi d’orientation en faveur des personnes handicapées, le droit au sport
[3] est présenté comme un élément de justice sociale, ce qui constitue déjà en soi une valeur éthique.
Que chacun, en tant que sujet et quelles que soient les inégalités, les différences, puisse avoir les mêmes droits et soit reconnu dans ceux-ci, relève de principes démocratiques et moraux que personne aujourd’hui dans notre société ne voudrait ou ne pourrait remettre en question. Ces principes, qui structurent des modes d’action, constituent un cadre stable, normatif, donnant des points de repères intangibles. « Cela ne veut pas dire que tout un chacun les respecte ou agisse en conformité avec eux, mais même lorsqu’ils sont violés, ces principes gardent une valeur normative au sens où c’est toujours en fonction d’eux que se font les évaluations morales les plus fondamentales
[4]. »
Le sport adapté, en miroir d’un sport moderne aux valeurs incertaines, éclatées, paradoxales, se trouve interrogé. En effet, le sport pour handicapés mentaux n’est plus seulement un moyen supposé d’égalité sociale, de dépassement et de valorisation du sujet à travers une socialisation du corps ; il est aussi au centre d’enjeux
[5] divers mais aussi philosophiques et éthiques, seuls à même de lui donner sens dans la confusion des valeurs
[6] qui caractérise notre société contemporaine, notamment dans le champ des pratiques sportives d’autant plus quand celles-ci se concrétisent dans la performance.
La logique sportive se nourrit de performance, c’est-à-dire de résultats, d’exploits, de succès dont les bénéfices symboliques et/ou matériels, réels ou supposés, laissent la place aux artifices, aux excès, voire à la tricherie et à la corruption. L’idéal sportif s’en trouve parfois dénaturé
[7] comme dans des affaires notoires (
va-om, Festina). Le sport pour handicapés mentaux pouvait, jusqu’aux jeux paralympiques de Sydney, incarner dans sa quête d’excellence le compromis parfait entre deux pôles « du sport » qui seraient la santé et la performance, entre « mesure et démesure
[8] ».
Voilà qu’une dépêche de l’
afp, relayée par le journal
L’Équipe
[9], révèle qu’un joueur de basket paralympique, médaille d’or avec l’équipe d’Espagne en catégorie handicapés mentaux aux derniers jeux de Sydney, ne souffre d’aucun handicap. Carlos Ribagorda, journaliste au magazine économique espagnol
Capital, membre de la sélection paralympique espagnole de basket depuis 1999, est ce joueur par qui le scandale arrive.
« Certains pays comme l’Espagne, la Pologne ou le Brésil en basket et d’autres pays dans d’autres disciplines, commettent des irrégularités en sélectionnant des athlètes sans aucun handicap », dit-il. Il affirme par ailleurs que « au moins 15 des 200 sportifs espagnols aux jeux paralympiques n’avaient aucun handicap physique ou mental ». Cette affaire, en cours d’élucidation, est illustrative du regard nouveau porté sur le sport pour handicapés. Paradoxalement, celui-ci, en épousant les dérives et les excès du sport traditionnel, perd de sa virginité mais gagne sa place dans l’utopie sportive, c’est-à-dire qu’il peut nourrir les fantasmes de gloire des sportifs au risque de se perdre.
Le sport est le lieu par excellence où le corps s’évalue, se mesure, s’oppose, se transcende ou s’annihile. C’est le haut lieu de la compétition car c’est là que le corps performant trouve sa reconnaissance sociale, ce qui explique la volonté farouche des fédérations sportives pour handicapés de se fondre dans le moule commun du mouvement sportif et son système élitiste (compétitions, course aux titres, à la médaille…) pour échapper, dans ce domaine aussi, à la marginalisation sinon à l’exclusion. L’inscription des fédérations sportives pour handicapés dans une politique de haut niveau répond, d’une certaine manière, à ce désir d’être « comme les autres ».
Or ce désir ne saurait dévaluer ce qui constitue l’idée fondatrice du sport adapté, c’est-à-dire que le « sport » dans son acception la plus commune des pratiques corporelles est un facteur indéniable d’épanouissement et de socialisation de la personne handicapée. Cette idée demeure au cœur du développement du sport adapté, c’est même la seule qui puisse légitimer son action en plaçant le sportif handicapé, sujet de droit, au centre de ses préoccupations.
Mais les bonnes intentions
[10] se heurtent à l’épreuve des faits, c’est-à-dire à une réalité sociale et culturelle qui fait du phénomène sportif « un phénomène social total » prenant tout son sens dans une approche singulière procédant des idées de valeurs.
Ainsi, le sport adapté se trouve pris dans une ambivalence ontologique qu’il ne peut résoudre. Le sport pour handicapés mentaux doit conjuguer des intentions pas toujours conciliables de la santé, de l’éducation, de la performance, de l’excellence.
« À chacun son défi
[11] » : cette forme expressive moderne, tendant à l’accomplissement personnel selon ses capacités, marque toutefois la dimension d’un résultat à atteindre, ou tout au moins tend à l’expression optimale des capacités de l’individu dans l’action. Le sport pour handicapés se trouve pris au piège de la normativité sportive qui prône la rentabilité d’un corps performant
[12]. Aussi, ceci expliquant cela, la pratique compétitive est organisée selon le niveau de capacité des sportifs ou selon le degré de déficience, afin que chacun puisse, quel que soit le degré de l’atteinte, produire une performance qui sera valorisée comme production significative d’un accès à la « normalité ». Mais la performance réalisée a son revers, allant à l’opposé de l’objectif recherché d’indifférenciation (valide/handicapé). Perçue et analysée à travers le prisme de handicap, elle étonne, indiffère ou encore suscite l’admiration, parce qu’elle est réalisée par un corps diminué et non pour ce qu’elle représente intrinsèquement.
Le corps sportif, que l’on voudrait substituer au corps handicapé, légitime l’aporie d’une société jusqu’à l’absurde, conduisant l’exaltation du corps à son déni même. Au refus d’un corps diminué, handicapé, il s’agit « d’opposer un corps performant, un corps en forme ou encore une forme corporelle acquise au fond contre son corps
[13] ».
Le corps sportif, par ses représentations positives de santé, de maîtrise, d’esthétique, d’excellence motrice, viendrait, en contrepoint, réconcilier l’homme et son corps. Je rejoins Patrick Baudry quand il dit que l’éloge du corps sportif, de ses capacités, de ses performances, est une forme de dépassement du corps, de négation de celui-ci dans la perfection de l’acte et du geste sportif. Le corps handicapé et le corps sportif se retrouvent ainsi dans le refus d’un corps contraignant qu’il convient de sublimer, de transcender pour être accepté. Le sport pour handicapés veut répondre à cette exigence autant individuelle que sociale en cherchant à concilier les extrêmes des représentations du sport et du handicap. Il n’est pas étonnant, de ce point de vue, que l’énonciation discursive des fédérations sportives pour les handicapés (mentaux, physiques) valorise la compétition, la performance, pour épouser – bien que récusées – les valeurs du modèle sportif tout en avançant l’idée que ces valeurs de concurrence et d’émulation participent à l’objectif prioritairement fixé d’intégration sociale.
Deux questions fondamentales se posent alors : en quoi l’identification pour le sport adapté au modèle sportif dominant peut-elle contribuer à son acceptation, c’est-à-dire à l’acceptation de ses membres dans la sphère sociale ? Les deux piliers de la transcendance sportive – compétition et performance – ont-ils alors la même signification pour des sportifs handicapés et pour des sportifs non handicapés ainsi que pour leur entourage ?
Il est remarquable de constater la difficulté de faire reconnaître la performance du sportif handicapé mental comme significative d’un engagement, d’un effort « hors du commun », et par là même, comme étant la marque, le signe d’appartenance à un groupe qui partagerait les mêmes valeurs. Les sportifs handicapés sont malheureusement perçus avant tout comme des handicapés qui font du sport, même s’ils ont « la naïveté de croire que les applaudissements venus des gradins récompensent des exploits réalisés par des sportifs et non par des handicapés
[14] ».
En contrepoint, l’affaire des « basketteurs paralympiques » espagnols à Sydney vient dévaloriser toute performance qui pourrait être réalisée par des handicapés mentaux : « On nous a demandé de baisser notre rythme de jeu afin que cela ne se remarque pas trop
[15] », ce qui sous-entend : nous ne sommes pas handicapés.
Cependant, de l’avis unanime, les jeux paralympiques ont été un succès. Le pays organisateur a même présenté, pour la première fois, des sportifs handicapés mentaux. L’utopie sportive, au-delà des controverses liées à la nouvelle réalité du handicap et de ses critères de définition, prend une force nouvelle. Il est alors à craindre que le sport pour handicapés trouve sa reconnaissance là où on ne l’attendait pas, c’est-à-dire dans des formes de déviance, de corruption qui, selon Pascal Chantelat, alimentent le mythe du sport
[16]. « L’idéal sportif a besoin de ces “dérives” pour exister. » Penser que le sport peut conduire à des écarts à l’égard de la morale sportive et de la morale tout court, c’est aussi réactiver l’idée que le sport ne peut s’exprimer que dans un monde incorruptible, pur et parfait. Autrement dit, le sport pour handicapés, jusqu’alors perçu comme l’essence même du sport, désintéressé, humaniste, favorisant l’égalité des chances par des aménagements techniques ou organisationnels, se trouve pollué, dénaturé par les mêmes virus que le sport ordinaire.
Faut-il alors s’en réjouir au nom d’un principe intégratif ? D’un certain point de vue, en faisant fi d’une morale de l’intégration, la satisfaction pourrait être grande de trouver les sportifs handicapés sur le même pied d’égalité que les sportifs ordinaires. Mais où est l’éthique dans un tel raisonnement ?
La véritable question qui se pose est bien la définition de la personne, sa place dans la culture sportive au-delà des praxis, l’estime de soi qu’elle doit pouvoir puiser dans l’engagement et qui ne saurait se différencier d’un respect de soi et de l’autre. Alors, s’il convient pour le sport adapté d’offrir à ses sportifs la possibilité d’accéder au plus haut niveau du sport pour handicapés, même avec leur assentiment, ce ne peut être au détriment d’une autonomisation et d’une responsabilisation acquises permettant d’échapper à une identité stigmatisée.
Les sportifs handicapés mentaux, dans leur « inquiétante étrangeté », ne peuvent encore partager la dénégation du handicap, voire l’effacement symbolique de celui-ci, comme cela peut être le cas des sportifs handicapés physiques.
La visée éthique pour le sport adapté, c’est le refus de garder des sportifs « captifs ». De ce point de vue, « l’éthique conduit à un agir de la responsabilité
[17] » et il est évident que celle-ci engage à (ré)évaluer les actions à la lumière d’une réflexion critique. En effet, il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions pour le sportif handicapé et voir pour lui ce qui pourrait paraître pour nous comme un aboutissement, dans la mesure où cet aboutissement se ferait au détriment d’un statut reconnu acquis de haute lutte d’une « normalité sportive », même si celle-ci s’exprime dans d’autres situations plus quotidiennes, de proximité et moins médiatiques.
Tant mieux si la personne handicapée atteint l’égalité souhaitée, quels que soient la situation et le handicap, mais il s’agit là, trop souvent, de cas particuliers assez exceptionnels
[18] et jamais, à ce jour, de sportifs handicapés mentaux.
Le sport adapté, dans la complexité de son questionnement et des aspects paradoxaux des discours qui sous-tendent ses pratiques, se révèle comme un lieu où se chevauchent, s’entrecroisent, se mêlent les valeurs du sujet dans ce qu’il a de plus singulier – son rapport à l’autre – et les valeurs indécises d’un environnement dont les normes et les règles peuvent se révéler discutables. S’agissant du sportif handicapé mental, la reconnaissance du sujet dans sa vulnérabilité et dans sa différence est déontologiquement et éthiquement primordiale.
Le sport en tant que système ne doit pas conduire à l’effacement du sujet, même si, comme Jean Baudrillard le souligne, « toutes choses perdant leur distance, leur substance, leur résistance dans l’accélération indifférente du système, les valeurs affolées se mettent à produire leur contraire ou à loucher l’une vers l’autre
[19] ».
L’éthique est dans le rapport à autrui, dans cet autrui comme absolument autre
[20], qui ne peut se réaliser que dans la dignité des situations d’existence. Aussi, ouvrir le débat sur la question éthique est fondamental pour préserver les valeurs d’une société moderne et démocratique à l’encontre des personnes handicapées.
Le sport adapté, par le respect de la personne qui fonde son action, par les principes qui se veulent intangibles d’égalité de droit et de dignité de la personne, doit engager un travail d’élucidation, d’explication, de réflexion, tout autant sur les principes que sur les procédures.
La question d’éthique est centrale à tout engagement normatif. Elle légitime les codes et les règles nécessaires à toute activité et à toute vie sociale dont le sport est un phénomène exemplaire.
Il reste pour le sport des handicapés mentaux à (re)définir les règles et les codes qui peuvent d’une part garantir les droits fondamentaux de la personne, son autonomie et sa liberté de choix, d’autre part permettre une pratique authentique, ouverte, diversifiée, acceptée, dans la transparence des situations.
De nombreuses interrogations surgissent dans la réalité d’une pratique sportive équitable. À défaut d’égalité, l’équité peut-elle être effective ?
Les compétitions en sport adapté sont organisées sous forme de trois divisions en fonction des capacités du sportif dans la discipline considérée.
Sur le plan international, des minima sont requis (
inas-fid, ipc)
[21]. Pour participer aux compétitions sport adapté, il faut avoir été reconnu handicapé mental et pour les paralympiques, par exemple, avoir un
qi correspondant à 75 et en deçà.
La difficulté est majeure, le problème est complexe et délicat : la notion de qi, reconnue comme forcément utile, ne fait pas l’unanimité car sa mesure diffère d’un pays à l’autre et parfois même n’est pas inscrite dans le dossier des athlètes de certains pays (Canada, Australie) parce que cette inscription serait illégale.
Des confusions existent entre différents types de pathologies : troubles du comportement, déficience intellectuelle, troubles psychiques, délinquance, qui montrent la nécessité de poser des règles de pratique, de définir des critères objectifs d’appartenance, de s’appuyer sur une démarche déontologique irrécusable.
« La démarche éthique est réflexive et critique
[22] ». Mais elle va au-delà de toute démarche déontologique qu’elle renforce en lui donnant sens. Elle ne peut être posée comme une évidence parce qu’elle est exprimée à propos d’une population soumise à la discrimination positive, souvent marginalisée, parfois exclue. Il ne s’agit pas de poser le bien et le mal, ou du moins la différence éthique qui pourrait surgir à distinguer le bien du mal, mais d’exprimer un point de vue posant « la différence axiologique entre ce qui a une valeur positive et ce qui a une valeur négative
[23] ». L’objectivité est alors incontournable dans l’analyse des situations afin d’en écarter toutes les interprétations marquées de préjugés ou d’a priori.
L’attitude critique à l’égard du sport pour handicapés ouvre à l’objectivité et à la pluralité des points de vue, et permet assurément de poser les questions essentielles liées aux critères de définition du handicap mental, aux règles d’action, aux valeurs à respecter et à promouvoir, aux enjeux et à la crédibilité du sport de haut niveau pour les personnes handicapées mentales.
Le sport pour handicapés mentaux est confronté, au même titre que le sport ordinaire, à des systèmes de valeur concurrentiels, contradictoires, multiples, différenciés, qui caractérisent le fonctionnement de notre société contemporaine. Peut-être plus que d’autres types d’activités humaines, il exprime des contradictions problématiques dont celles de promouvoir la singularité du sujet et d’affirmer la différence quelle qu’elle soit, au détriment de repères normatifs, de sentiments communautaires et d’appartenance à un groupe, fût-il handicapé.
Pour autant, si le système des valeurs inhérent au sport adapté concourt à une dynamique d’émancipation de l’individu, il ne peut que reconnaître dans une pratique universelle le fondement des valeurs partagées.
L’éthique à propos du sport pour handicapés trouve son argumentation dans l’obligation d’agir, dans ce qu’Alain Renaut
[24] appelle une « démultiplication des morales », afin d’imaginer dans la concertation et la discussion des règles communes d’action, à ériger en principes sinon intangibles du moins qui s’imposent à tous « ici et maintenant ». D’où la nécessité impérieuse pour le sport des personnes handicapées mentales de se doter d’une charte éthique sur le plan national et international.
Cette démarche est nécessaire non seulement parce qu’elle touche une population particulièrement fragile mais aussi et surtout parce que sans éthique, c’est-à-dire sans signification morale donnée à l’agir, sans règles ni normes d’action, le sujet se (re)trouve sans droit.
[*]
Roy Compte, enseignant en activités physiques adaptées, docteur en sociologie.
[1]
Henri Miau, « La Fédération française du sport adapté : d’une logique éducative à une logique sportive ? »,
Handicap mental, troubles psychiques et sport, co-édition
ffsa-afraps, mai 1991.
[2]
La Fédération française sport adapté créée en 1971 a reçu sa délégation de pouvoir du ministère de la Jeunesse et des Sports en 1977.
[3]
Loi d’orientation en faveur des personnes handicapées du 30 juin 1975, n° 75534, art 1.
[4]
Monique Campo-Sperber, « Les ambitions de la réflexion éthique »,
Esprit, mai, 2000, p. 114-136.
[5]
Gilles Bui-Xuan, « Les enjeux et les objectifs des activités physiques et sportives avec les déficients mentaux »,
Handicap mental, troubles psychiques et sport, deuxième édition, co-édition
ffsa-afraps, juin 1999.
[6]
Thomas Ferenczi,
Quelles valeurs pour demain ? ixe forum
Le Monde, Le Mans, 24-26 octobre 1997, Paris, Le Seuil, 1998.
[7]
Muriel Augustini, Pascal Duret, « Le sport devant la justice : des scandales aux affaires judiciaires »,
Esprit, janvier 2001, p. 5-16.
[8]
Isabelle Queval, « Le dépassement de soi, figure du sport contemporain »,
Le débat, mars-avril 2001, p. 103-124.
[9]
Cf.
L’Equipe magazine, décembre 2000 ;
afp Sport, 24, n° 970, 24 novembre 2000.
[10]
Gilles Bui-Xuan, « D’une praxéologie … Au risque de l’insignifiance : les
apa sont toujours pavées de bonnes intentions »,
Actes du carrefour international : l’intégration par l’activité physique adaptée des personnes ayant des besoins spécifiques ou comment gagner enfin « le défi des différences », Nanterre, 19-23 mars 2001.
[11]
Cf. le slogan de la Fédération française du sport adapté.
[12]
Voir à ce propos les ouvrages de Jean-Marie Brohm et notamment :
Critiques du sport, Paris, Bourgeois, 1976 ;
Corps et politique, Paris, Delarge, 1975.
[13]
Patrick Baudry,
Le corps extrême. Approche sociologique des conduites à risque, Paris, L’Harmattan, 1991, p. 74.
[14]
Cf.
Actualités Sociales Hebdo-madaires, n° 1557, 24 juillet 1987.
[15]
Cf.
L’Equipe Magazine, n° 970, 2 décembre 2000.
[16]
Pascal Chantelat, « De la corruption dans le sport »,
Le débat, mars-avril 2001.
[17]
Martine Louise Martinez, « Quelle vie bonne dans le respect de la personne ? Un éclairage de l’anthropologie à la lumière du handicap »,
Reliance crhes, février 2000.
[18]
Cf. Béatrice Hess, sportive handicapée physique la plus titrée du mouvement sportif dans son ensemble handicapé/valide.
[19]
Jean Baudrillard,
Le crime parfait, Paris, Galilée, 1995, p. 99.
[20]
Emmanuel Lévinas,
Totalité et infini, essai sur l’extériorité, Paris, Le Seuil, coll. « Essai », 1996.
[21]
Cf.
International Sports Federation for Persons with an Intellectual Disability. International Paralympic Committee.
[22]
Monique Canto-Sperber,
Les ambitions de la réflexion éthique ;
op. cit., p. 124.
[23]
Enzo Neppi, « L’être et le mal dans la pensée d’Emmanuel Levinas »,
Esprit, juillet 2000, p. 69-87.
[24]
Alain Renaut, « Entre universalisme et relativisme »,
Quelles valeurs pour demain,
ixe forum
Le Monde, Le Mans, octobre 1994, p. 113-123.