Empan
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I.S.B.N.2-7492-0133-0
160 pages

p. 9 à 10
doi: en cours

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Le dossier

no51 2003/3

2003 EMPAN Le dossier

Introduction

Alain Jouve  [*] Bruno Ranchin  [**] Michel Ruel  [***]
« L’important… c’est de participer. » Qui ne connaît cette phrase mythique du baron Pierre de Coubertin qui, pourtant, à l’époque, refusait toute idée de présence féminine aux Jeux Olympiques ?
Alors, quels progrès pour les professionnels du social, du médico-social ou du sanitaire, lorsque aujourd’hui des personnes en souffrance psychique et (ou) physique deviennent acteurs d’activités sportives.
Moins de sport ou d’activités physiques intra-muros dans les structures spécialisées, plus de socialisation, d’intégration et d’inclusion dans les clubs sportifs. Des mutilés du corps et du psychisme sont acceptés et s’adonnent à de plus en plus d’activités au prix d’aménagements et d’appareillages plus ou moins sophistiqués.
Cette participation sportive devient un étayage pour plus de confiance et plus d’acceptation de soi même… Plus d’acceptation sous le regard des autres citoyens, enfants et adultes.
Plus de fierté pour tous.
Pourtant aujourd’hui, et Alain Loret nous en explique remarquablement le mécanisme, le sport est engagé dans une profonde mutation qui interpelle bien sûr, à différents niveaux, tout autant le pratiquant de base que le sportif de haut niveau, l’homme ou la femme citoyenne que les institutions politiques, sociales ou culturelles.
Car si autrefois, la « religion sportive » ne prêtait guère à discussion, vectrice et porteuse de nombreuses vertus, elle est, elle aussi, de nos jours, ébranlée, malmenée et souvent malade de ses propres dérives, avec pour principales victimes les personnes les plus fragilisées.
Le dopage dans le sport en est un parfait exemple : d’abord le seul fait de sportifs adultes de haut niveau, il s’est progressivement étendu au sport amateur, aux adolescents et aux enfants, au sport adapté.
Bien sûr, il ne s’agit là ni de nommer des coupables, ni de faire ainsi haro sur la compétition, la professionnalisation, la disparition ou l’absence d’éthique… pour ne voir dans les activités sportives – sans doute pour sauvegarder nos dernières illusions, nos rêves d’enfants – que les seuls effets positifs.
Certains articles abordent, de façon théorique ou pratique, la question du sport et de l’insertion ainsi que celle des activités sportives et du handicap ; d’autres concernent les problématiques actuelles des rapports des jeunes aux activités sportives.
Des témoignages, enfin, d’athlètes, du temps passé comme du temps présent, handicapés ou valides, pour bien marquer notre conviction de l’identité des questionnements et des expressions, que la personne soit réputée handicapée ou non.
Le tout pour que, peut-être, nous puissions décliner avec nos auteurs la problématique autour du plaisir éprouvé par le pratiquant, saine jubilation pour une meilleure connaissance de soi, une si belle rencontre de l’Autre.
 
NOTES
 
[*] Alain Jouve, directeur, irp « Aux 4 vents », arseaa, route de Rebigue, 31240 Castanet-Tolosan.
[**] Bruno Ranchin, formateur, irfces-arseaa, avenue du Général De Croute, 31000 Toulouse. Michel Ruel Michel Ruel, médecin-directeur, Centre de Guidance Infantile, arseaa, 27, rue Ingres, 31000 Toulouse.
[***] Michel Ruel, médecin-directeur, Centre de Guidance Infantile, arseaa, 27, rue Ingres, 31000 Toulouse.
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