2004
EMPAN
Lectures récentes
Ouvrages et revues
Santé
mentale, ville et violence, Joubert Michel (sous la direction de),
Toulouse, érès, 2003, 340 p., 25 €.
Qu’y a-t-il de commun entre les traumatismes résultant de la
catastrophe d’azf à Toulouse, les
actes incivils et la déscolarisation de certains jeunes des quartiers
populaires, la violence larvée et/ou effective dans certaines relations
sociales et institutionnelles, les tentatives de suicide chez des adolescents,
les logiques de dépression et d’alcoolisation des individus confrontés à la
disqualification et à l’isolement, les « passages à l’acte » de personnes qui
n’en peuvent plus de souffrir et de vivre dans le dénuement, la tuerie insensée
de Nanterre et le développement des multiples conduites dites addictives ? A
priori rien, si ce n’est l’existence de détresses et de souffrances, mal, ou
pas du tout, prises en compte par notre société et notre système sanitaire et
social. Cet ouvrage rassemble les contributions nécessaires pour penser les
conditions qui font aujourd’hui de la santé mentale une véritable question de
santé publique.
Des cliniciens – psychiatres, psychologues, engagés dans une
pratique de secteur ou travaillant en relation directe avec les publics en
grande difficulté – des ethnologues, des sociologues, des épidémiologistes, des
acteurs locaux travaillant sur ces phénomènes tels qu’ils se manifestent
aujourd’hui dans les villes, et plus particulièrement sur les zones urbaines
dites sensibles, apportent ici des éléments précieux de compréhension, des
ouvertures pour l’action, et surtout, ouvrent un débat sur la pertinence de
développer, dans un souci de prévention, des actions concertées et de proximité
dans le champ de la santé mentale (non réduite à l’approche
psychiatrique).
Conflits
dans la famille. Manuel pour sortir des querelles,
Trelaün Béatrice, Lyon, Chronique
Sociale, 2003, 156 p., 13,60 €.
Notre société évolue vite, la famille aussi. Les sujets de
dispute ne manquent pas. Des incompréhensions, des divergences voient le jour.
Parfois, nous sommes démunis face à l’Autre, nous réagissons, nous crions, la
tension monte. Des questions apparaissent : « Comment vivre mieux ensemble ? »,
« comment s’entendre ? »
Cet ouvrage fournit des repères pour prévenir et réguler les
conflits dans la famille. Il propose des manières de se sortir des inévitables
confrontations entre enfants, entre adultes, entre adultes et enfants ou
adolescents, sans vio-lence ni perdant. Il s’appuie sur de nombreux exemples
illustrant des approches diversifiées et des astuces applicables par
tous.
Chacun repérera aussi dans ce manuel les attitudes possibles
pour conduire une négociation créative ou une médiation.
Parents et éducateurs trouveront des indications pour prévenir
la violence dès le plus jeune âge.
Quand le conflit est fortement installé, l’auteur incite à
faire appel, pour une issue constructive, à une médiation familiale dont la
démarche et les moda-lités sont présentées ici.
Parents-professionnels à l’épreuve de la rencontre,
Deana Carlo,
Greiner Georges (sous la direction
de), Toulouse, érès, 2003, 192 p., 22 €.
« Si nous, professionnels, nous nous prenons à rêver de
rencontres paisibles et harmonieuses avec les parents, nous risquons fort
d’être déçus : le champ des rencontres est inévitablement un champ de tensions
et d’intérêts divergents, voire conflictuels », nous rappelle Carlo
Deana.
Pourtant, parents et professionnels sont appelés, davantage que
par le passé, à œuvrer ensemble pour le « bien-être » de l’enfant et « dans son
intérêt ». Les raisons de ce changement sont à chercher dans les
transformations profondes qui ont affecté la société dans ses fondements, ses
institutions et particulièrement la famille, ses mœurs, son fonctionnement. Il
n’en reste pas moins qu’aller à la rencontre des parents s’avère une démarche
complexe qui demande aux professionnels de « s’envisager » dans une posture
relativement inconfortable, tout à la fois arrimés à des repères solides et «
aptes » au mouvement.
Dans cet ouvrage, les auteurs invitent le lecteur à affronter
les questions essentielles : quelles sont les intentions, les finalités, quel
est le sens de ces rencontres avec les parents ? Comment créer un espace de
rencontre où il s’agit de faire avec les parents, faire ensemble, créer du
lien, trouver des possibilités d’alliance, et non pas faire pour les parents, à
leur place, ou pire faire sans eux ? Qui définit l’intérêt de l’enfant et
comment ? Comment accueillir, recevoir, entendre, sans juger, catégoriser,
culpabiliser, réduire ?
Pour que, embarqués sur le même bateau, parents et
professionnels puissent, ensemble, avancer, chercher, s’affronter, prendre en
compte les savoirs et les savoir-faire de chacun, établir de nouvelles règles
du jeu en tirant les leçons du passé.
Accompagner
un enfant en fin de vie : hôpital ou domicile ?, Fondation de
France, Centre François-Xavier Bagnoud, Rennes, École nationale de la Santé
publique, 2003, 152 p., 22 €.
Accompagner un enfant en fin de vie aborde cet événement cruel
et insupportable qu’est la mort d’un enfant. Lorsqu’il faut renoncer à guérir,
tout doit être mis en œuvre pour que la mort intervienne dans les conditions
les plus apaisantes possibles – pour l’enfant lui-même bien sûr mais aussi pour
sa famille et son entourage.
Un aspect essentiel de cette prise en charge est le choix du
lieu du décès. Il est souvent difficile de trancher entre l’hôpital et le
domicile. Il faut lutter contre les sentiments d’abandon, de culpabilité,
d’insécurité. Ce livre traite d’une question difficile, rare, mais qui n’en est
pas moins un sujet de société : la réhabilitation du domicile comme lieu de
soins et comme lieu possible d’accompagnement de la fin de vie.
Sur ce thème, une étude commanditée par la Fondation de France
et réalisée par le Centre François-Xavier Bagnoud a permis de recueillir des
opinions de familles, de soignants et de bénévoles. Une revue de la littérature
scientifique, francophone et anglophone, complète ce travail.
L’école et
le défi ethnique. Éducation et intégration,
Lorcerie Françoise, Paris,
esf/inrp, 2003, 333 p., 26 €.
Dans la société française d’aujourd’hui, les identifications
ethniques sont vivaces – les identifications raciales, en étant une espèce.
L’existence de discriminations ethniques en France, établie publiquement dans
la deuxième moitié des années 1990, en témoigne. Vivaces autour de l’école, les
identifications ethniques sont vivaces aussi dans l’école. En quoi ? Avec quels
effets ? Le présent ouvrage propose d’explorer ces questions sensibles qui ne
concernent pas que les zones sensibles mais contribuent à faire comprendre
pourquoi celles-ci le sont.
Écrit par des spécialistes français de la problématique de
l’ethnicité dans le domaine scolaire, sans exclusive de chapelle, il offre au
lecteur une approche cohérente de l’outillage intellectuel que désigne en
sciences sociales le concept d’ethnicité et ses concepts connexes, ainsi qu’une
vue précise des travaux universitaires qui ont déblayé la matière, et débouche
sur les voies d’une action soucieuse de relever le défi de l’ethnicité à
l’école. Les élèves ne quittent pas leurs identifications en entrant à l’école,
les personnels non plus. Les relations scolaires peuvent activer les sentiments
(et ressentiments) ethniques, ou les désamorcer. Les modes d’organisations, les
façons de faire ont de l’importance. C’est ce dont témoignent chacune à leur
façon les contributions de ce livre.
L’ouvrage est organisé comme un itinéraire. Il conduit du
paradigme théorique aux faits observables, dans leur complexité discutée, puis
à l’interrogation sur le que faire et comment faire ? En quoi consistent les «
frontières ethniques » ? Comment se manifestent-elles dans l’espace scolaire ?
Que signifie l’ethnicisation des lieux, des groupes humaines, des interactions
? Quels en sont les signes dans les relations scolaires ? En quoi les mémoires
particulières sont-elles d’intérêt général… ?
Un monde
sans les mots. Comment l’identité sociale des enfants sourds et aveugles
est-elle construite ?, Goode David, Toulouse, érès, 2003, 184 p., 20
€.
« En raison du bon accueil qui m’a été réservé en France et
des échanges avec les uns et les autres, j’ai acquis la conviction qu’une
traduction de mon livre A world without
words pourrait se montrer utile pour les professionnels francophones
et ceci à un moment où on commence à se soucier de la qualité de la vie de ces
enfants et de ces adultes qui n’ont pas les mêmes modes d’expression et de
communication que la majorité de la population. Ce sont eux que j’ai essayé de
comprendre et de faire découvrir, des enfants sourds, muets et aveugles qu’en
raison de leur handicap ou par souci de garder nos distances, nous avons
tendance à considérer comme vivant très loin de nous, dans un autre monde. J’ai
pu montrer qu’il ne s’agit pas d’un monde à part mais du monde, le nôtre, celui
de tous les humains, et dans lequel certains vivent sans avoir la parole, au
sens littéral et civique du terme.
Ayant remplacé les habituelles affirmations autorisées sur
les personnes gravement handicapées par des interrogations, et m’étant ainsi
débarrassé des certitudes aveuglantes, je me suis risqué au cœur de l’humain.
En m’appuyant sur l’apport de la phénoménologie husserlienne et sur l’éclairage
que lui a donné Merleau-Ponty, j’ai pu constater que la symbolique fondatrice
de notre humanité commune ne réside pas uniquement dans le langage formel. Chez
ces personnes si gravement handicapées, l’émergence du phénomène humain est nié
par certains, parce qu’il est occulté, confisqué par le handicap. »
Guide de la
fonction directeur d’établissement dans les organisations sociales et
médico-sociales. Responsabilités et compétences Environnement et projets
Stratégies et outils, Lefebvre Patrick, Paris, Dunod, 2003
(2e éd.), 416 p., 39
€.
Cet ouvrage, qui constitue aujourd’hui une référence sur le
thème, est consacré aux connaissances, compétences et qualités mises en œuvre
dans la fonction de directeur dans les organisations sociales et
médico-sociales.
Centré sur les composantes de ce métier, le livre comprend six
sections (le contexte institutionnel, la responsabilité, la conduite du
changement, l’animation des projets, la gestion des ressources humaines et la
communication) structurées chacune à partir d’une triple interrogation
:
- les contextes et les enjeux d’environnement ;
- les stratégies de direction ;
- les outils permettant la mise en œuvre des réponses
adaptées.
Cette seconde édition enrichie intègre les évolutions
politiques et culturelles intervenues dans un paysage en recomposition,
notamment la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale.
Elle permet de se préparer aux mutations et d’intégrer les concepts et les
méthodes relatives au management social. Un glossaire des mots clés est proposé
au lecteur qui trouvera dans chaque chapitre les concepts, stratégies et
méthodes de développement de la direction des établissements et des
services.
Le
vieillissement des personnes handicapées mentales,
Zribi Gérard,
Sarfaty Jacques (sous la direction
de), Rennes, École nationale de la Santé publique, 2003, 200 p., 23 €.
Les interrogations sur le vieillissement des personnes
handicapées s’inscrivent dans celles, plus générales, du vieillissement des
populations. La longévité et l‘es-pérance de vie ont augmenté pour tous, y
compris pour les personnes handicapées, quelles que soient l’origine, la nature
et la gravité de leur handicap. Ce phénomène va entraîner la multiplication du
nombre de personnes handicapées âgées.
En 1992, paraissait aux éditions ensp Le
vieillissement des personnes handicapées, Recherches françaises et
européennes, qui réunissait une série de travaux réa-lisés au début
des années 1990. Une dou-zaine d’années plus tard, le présent ouvrage reprend
quelques-unes des contributions du précédent pour les associer à de nouvelles,
rendant compte d’abords conceptuels plus étoffés et de pratiques
profession-nelles et sociales récentes.
À l’heure où le vieillissement des personnes handica-pées
devient une préoccupation majeure, ce livre a l’ambition de proposer aux
familles, aux personnes handicapées, aux professionnels, aux associations et
aux pouvoirs publics, une approche réfléchie et des propositions concrètes pour
faire face à ce nouveau défi humain.
Généalogie
de la morale familiale, Lenoir Rémi, Paris, Le Seuil, 2003, 587 p., 28
€.
Et si la famille n’était pas le « cellule de base de la société
», mais au contraire son résultat le plus sophistiqué ? Alors s’intéresser, en
sociologue, à l’histoire de la famille dans le milieu du Moyen Âge jusqu’à nos
jours reviendrait à interroger à travers la forme sociale le plus invisible à
force d’évidence, la façon dont on a construit, pensé et assuré l’ordre social.
C’est l’ambition de Rémi Lenoir qui signe là non pas un livre de plus de
sociologie de la famille, mais une véritable enquête généalogique sur la
construction administrative, juridique, économique, scientifique, religieuse,
de la famille, qui prend en compte l’analyse critique des discours de la
sociologie. Le familialisme semble avoir vécu, mais notre « cellule de base »
reste l’objet de toutes les attentions. Nous voilà dotés maintenant d’un outil
d’évaluation des enjeux que représentent les évolutions et les réformes de la
famille.
Rémi Lenoir est professeur de sociologie à l’université Paris I
(Panthéon-Sorbonne), directeur du Centre de sociologie européenne (ehess-cnrs) fondé par Raymond Aron et dirigé pendant
de nombreuses années par Pierre Bourdieu ; il collabore régulièrement aux
Actes de la recherche en sciences
sociales et ses travaux en cours portent essentiellement sur la
sociologie du droit et de l’État.
Animateurs
et animations en établissements pour personnes âgées,
Hartweg Claire,
Zehnder Geneviève, Toulouse, érès,
2003, 144 p., 20 €.
Les animateurs en gérontologie s’affirment de plus en plus,
créent progressivement leur métier et impriment leur identité professionnelle.
Être animateur auprès des personnes âgées remet en cause les idées reçues sur
l’inactivité et la lourdeur des handicaps de ceux qui semblent exclus des
pratiques sociales. Dès lors, qui est cet animateur devant cette situation ?
Quel est son rôle ? Quelle est sa formation ? Quelle est son autonomie dans
l’institution ?
Pour illustrer ces problématiques d’animateur, les auteurs se
réfèrent au phénomène d’intergénération et montrent qu’il est possible de
construire un projet d’animation en le coordonnant au projet de vie. Elles
décrivent dans le détail une mise en application et une analyse de situations
d’animation transférables et adaptables dans divers contextes institutionnels.
Les partenariats, les objectifs, les évaluations sont ici abordés
successivement afin d’éclairer une méthodologie de l’action et de reléguer
l’archaïque « animation-improvisation ». L’animation s’affirme et se dévoile
ainsi comme un authentique métier dans le domaine du vieillissement.
Le travail
social : un enjeu d’humanisation, Avet Romuald, Mialet Michèle, Nîmes, Champ social, 2003, 126
p., 18 €.
Ce livre parle du travail social, il cherche à en cerner les
enjeux actuels en prenant appui sur son héritage institutionnel et
idéologique.
Acteurs de ce travail, c’est de notre engagement depuis un
certain nombre d’années dont il est question au fil des pages, dans cette
pra-tique à la fois individuelle et collective, qui se veut éclairée par le
choix de la clinique en référence à la psychanalyse et à son apport fécond.
Nous ne cherchons pas à formaliser une conception différente du tra-vail
social, ni appliquer la psychanalyse au champ social, seulement promouvoir une
approche de l’accompagnement qui engage un savoir et place le sujet au centre
de son positionnement éthique.
Le travail social n’est pas une entreprise de normalisation
mais une pratique qui s’invente au fur et à mesure qu’elle se confronte à la
souffrance du sujet en trouvant avec lui les moyens pour rompre ou réduire son
aliénation et renouer « le pacte symbolique » en l’invi-tant à participer à sa
manière à la communauté des hommes.
Le travail social s’affirme dans cette perspective comme une
démarche d’accompagnement au service de l’autonomie intérieure de la per-sonne
humaine.
Maintenant, plus que jamais, il est nécessaire de relancer le
débat sur les enjeux du travail social, de redéfinir son éthique en acte et de
réhabiliter cette « fonction d’humanisation » dans l’accueil et
l’ac-compagnement face aux tentatives de l’instrumentaliser.
Cheper. 100
paroles Préface de Rémy Puyuelo, Groupe Sauvegarde 31, 10, place des
Carmes, Toulouse, 2003, 10 €.
Les adolescents que nous accompagnons en
aemo judiciaire renforcée peuvent,
par des comportements difficiles à supporter et à interpréter, provoquer chez
leurs parents – auprès de nous aussi : magistrats, travailleurs sociaux – des
réactions telles que l’angoisse, la violence, la souffrance ou tout au moins de
l’incompréhension.
Comment, dans le quotidien, accompagner ces jeunes en contenant
leurs attitudes trop agressives, leurs débordements mais aussi leurs mutismes
et leurs souffrances, souvent à la limite de l’acceptable, de la loi, du
raisonnable ?
À Sauvegarde 31, notre projet institutionnel, nos projets
éducatifs nous donnent la possibilité d’être attentifs à ces appels, par une
écoute patiente, en les surprenant parfois, en les étonnant souvent, en les
apprivoisant quelquefois, en les confrontant dans tous les cas à des limites, à
des repères, tout en acceptant qu’ils puissent prendre du temps ! Dans notre «
boîte à outils », le graphisme, la photo et l’écriture (même avec des fôtes !)
sont des « prétextes » utilisés pour correspondre, échanger, laisser une
trace…
Pouvoir magique des signes, des mots qui suscitent chez les
ados (plus particulièrement chez les filles) une envie, un besoin d’écrire
leurs drames, leurs histoires, leurs rêves mais aussi leurs désespoirs… Petits
mots cachés sous l’armoire, que l’on brûlera un jour ! Mais qui parfois nous
sont offerts : « Salut ! Je suis “Cheper” depuis quelques temps, j’observe mon
passé… Quelle merde ! Quelle teuf ! Tiens, la nuit dernière je t’ai écrit ce
que je n’ai pu dire depuis deux ans à ma mère, à mon frère, au juge, au prof,
aux policiers. Cela m’a fait du bien mais je suis encore plus mal ! Je te
l’offre pour les autres jeunes, les parents, les éducs ! Je ne veux pas le
signer mais il peut paraître dans le prochain recueil de Sauvegarde. » Je vous
invite à le découvrir !
Par sa force, sa beauté, sa dureté, son côté épouvantable,
effrayant, « Cheper. 100 paroles » va vous permettre d’avoir un autre regard,
une autre écoute sur ce que vivent – trop souvent hélas – nos
adolescents.
Vive la vie ! Même si parfois…
J.-F. Eurvale