Empan
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I.S.B.N.2-7492-0282-5
184 pages

p. 176 à 180
doi: en cours

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Lectures récentes

no56 2004/4

2004 EMPAN Lectures récentes

Ouvrages et revues

L’éducateur, d’une métaphoreà l’autre. Parler autrement de l’éducateur…, Brichaux, J. (sous la direction), Toulouse, érès, 2004, 244 p., 23 €.

Il est loin le temps où l’on considérait la métaphore comme une simple figure de style censée embellir le propos. Aujourd’hui, il nous faut convenir que la métaphore provoque l’analyse du fait présent bien au-delà de sa singularité. En proposant un détour imagé, elle génère des pratiques langagières, une heuristique grâce à laquelle il est possible d’avancer dans la compréhension d’un concept ou d’une situation. Tout à la fois loupe cognitive et révélateur, la métaphore éclaire la réalité sous un jour nouveau, favorise l’émergence de nouvelles hypothèses, voire développe les aspects implicites de notre expérience.
Loin des sentiers battus de la recherche classique, des auteurs venant des quatre coins de la francophonie se sont efforcés, en filant une métaphore de leur choix, de mettre en lumière les aspects moins visibles de l’activité socio-éducative. Dans une démarche originale, ils apportent des perspectives de recherches qualitatives susceptibles de donner de ce métier une vision renouvelée. Puisse cette approche kaléidoscopique contribuer à faire connaître du grand public ce métier dont le mérite est, en dernière analyse, d’apporter un supplément d’humanité là où sévit le drame de l’inadaptation ou de l’exclusion.

Victor ou l’accompagnement d’un enfant different, Paulhiac, D., Nîmes, Champ Social, 2004, 111 p., 14 €.

Nous sommes à Solstices, en Lozère – marque du temps, des deux saisons du soleil et de la nuit – dans un département de contrastes au climat rigoureux.
Solstices est un service d’accompagnement et de soin à caractère familial. C’est une constellation de dix lieux différents : un système institutionnel démocratique pour une action éducative et thérapeutique au plus près du sujet qui nous parle (enfants ou adolescents psychotiques et pour certains autistes).
J’avais promis à Victor – l’enfant au regard du dedans, « l’autiste », comme ils avaient dit là-bas, dans son hôpital à Paris – de raconter son histoire, d’être mémoire. Un récit d’ici en Lozère, au Bleymard…
Victor nous entraînera dans ses nuits innommables. Nous retraverserons avec lui les eaux miroirs… des origines. Étranges impressions de corps à corps en exil de soi. Comme si une part de nous-mêmes pouvait ignorer l’autre restée dans l’ombre.

Santé mentale et société, Lovell, A. (sous la direction), Problèmes politiques et sociaux, n° 899, La documentation française, 2004, 120 p., 9 €.

Le champ de la psychiatrie connaît de profonds bouleversements et a fait récemment en France l’objet de débats passionnés.
À la différence de la psychiatrie traditionnelle qui se donnait pour objectif de soigner les maladies mentales dans un cadre médicalisé et clos, la politique de santé mentale désormais préconisée entend prévenir et traiter toutes les formes de souffrance psychologique (mal-être, dépression, addiction, stress…) dans un cadre d’intervention élargi mettant en relation des acteurs aussi variés que les professionnels de la psychiatrie, les travailleurs sociaux ou les usagers.
Cette transformation des missions de l’institution psychiatrique intervient à l’heure où des demandes de soins et de soutien psychologiques se modifient et se généralisent, sous l’effet conjugué de la détresse sociale, de « l’impératif contemporain d’affirmation individuelle » et d’une banalisation du discours « psy ».
Ces évolutions suscitent de multiples interrogations.
Comment définir la santé mentale ? Quels en sont les déterminants sociaux ? Pourquoi la demande « psy » explose-t-elle en France depuis quelques années et comment se manifeste-t-elle ? À quels problèmes et défis, les professionnels mais aussi les malades se trouvent-ils confrontés dans un tel contexte ?
Autant de questions abordées dans ce numéro de Problèmes politiques et sociaux qui permet de mieux appréhender dans toute sa diversité le système de soins psychiatriques et les évolutions auxquelles il doit faire face.

Le droit des usagers dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux, Lhuillier, J.-M., Rennes, École nationale de Santé publique, 2004, 186 p., 25 €.

La loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale promeut le droit des usagers dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux. De nombreux droits fondamentaux ou particuliers sont affirmés par cette loi qui doit être replacée dans le cadre des politiques élaborées par les pouvoirs publics, comme par exemple la politique de lutte contre les mauvais traitements dans les institutions. Ces droits correspondent à autant d’obligations pour les responsables qui doivent mettre en œuvre rapidement de nombreux outils relevant souvent de la discipline juridique : charte, règlement de fonctionnement, contrat de séjour, conseil de la vie sociale, appel à une personne qualifiée…
Cet ouvrage a pour objectif d’aider les responsables d’établissements, les usagers et tous les acteurs sociaux à élaborer ces nouvelles normes juridiques. Il précise le droit positif en s’appuyant sur la loi du 2 janvier et ses nombreux décrets d’application, et fait référence à la jurisprudence. Il n’exclut pas pour autant toute réflexion critique sur les conséquences possibles des évolutions actuelles.

Les écoles de service social 1910-1940, Le Tallec, C. Paris, L’Harmattan, 2004, 194 p., 17 €.

L’objectif principal de cet ouvrage est de dresser un premier inventaire des structures destinées à assurer, dans la France de la IIIe République, l’organisation de l’enseignement du service social.
Il existait cependant encore, jusque dans les années 1930, des assistantes de service social qui avaient appris leur métier « sur le tas », lors « d’études libres » qu’aucun diplôme n’était jamais venu sanctionner. Pourtant, sous la pression d’une misère devenue soudainement « internationale », naîtra finalement, par un décret daté du 12 janvier 1932, un diplôme d’assistante de service social, aux épreuves strictement définies et contrôlées par le ministère de la Santé publique.
Bien évidemment, dès lors, les matières inscrites à ce programme officiel seront intégralement enseignées au sein de toutes les écoles reconnues administrativement pour la préparation du diplôme d’État d’assistante. Cette décision sera, promptement, complétée par un texte daté du 18 février 1938. À cette dernière occasion, le titre d’infirmière visiteuse devait, lui-même, s’effacer devant celui d’assistante de service social…
À Paris, l’École normale sociale, l’École pratique de service social, l’École d’action sociale, l’École sociale d’action familiale et l’Institut social et familial, devaient instruire ainsi finalement leurs élèves dans la stricte perspective des examens prévus par ces textes. L’École de l’association des surintendantes avait pour sa part créé, dès l’année 1917, un « stage d’usine », lequel sera en usage, en 1940, dans presque toutes les écoles de service social.
L’École de formation sociale de Strasbourg, l’École de service social de Lille, et leur homologue du Sud-Est connurent, elles aussi, un rapide développement entre les deux guerres mondiales.
En Belgique, enfin, une série d’arrêtés royaux devait également structurer fermement, à la même époque, l’enseignement du service social. Nous en présenterons les grandes lignes, lesquelles permettent de relever similitudes et différences avec la démarche française en ce domaine.

Victime-Agresseur, Tome 3 : traumatisme et resilience, Lien psychique-lien social, Baccino, E. ; Bessoles, P. (sous la direction), Nîmes, Champ Social, 2003, 111 p., 19 €.

Empruntée à la physique pour traduire la plasticité d’un matériel, la notion de résilience reste à la fois embarrassante et utile pour l’évaluation de l’élaboration post-traumatique en psycho-pathologie clinique. Embarrassante quand elle tend à réduire les qualités évolutives du symptôme à l’inventaire symptomatologique du tableau clinique. Elle ignore ainsi le rapport individuel de toute personne victime au trauma psychique. Utile quand elle dévoile la dynamique des liens psychiques et sociaux et questionne le statut de l’affect dans les processus représentationnels.
Il convient de lever les confusions épistémiques, méthodologiques et techniques, prévalantes à la notion de résilience comme d’en circonscrire les facteurs spécifiques et la dynamique processuelle. Tel fut l’enjeu du « Troisième colloque national de victimologie clinique » de Montpellier en septembre 2002. Associé au « 16e international meeting of forensic sciences », il a réuni les autorités scientifiques majeures en sciences criminelles cliniques. Dans ce contexte, ce tome 3 de Victime-Agresseur rend compte de l’opportunité exceptionnelle de confrontation des praxis et de leurs élaborations face aux patients en situation post-traumatique aiguë ou installée, et aux névroses traumatiques.

Cahier du soir d’un éducateur, Cartry, J., Paris, Dunod, 2004, 156 p., 20 €.

« Si le mot cahier évoque l’enfance, celui-ci est plein d’enfants. Ceux que nous accueillons chez nous depuis presque trente ans, la plupart ayant partagé la vie des nôtres. »
Ouvert chaque semaine, ce Cahier du soir contient des « moments éducatifs », arrêts sur image d’un vécu partagé, éclairés de nombreuses lectures crépitant comme des « flashs » au long du texte. La réflexion clinique et théorique poursuit sans cesse les émotions complexes d’un vécu partagé avec des enfants en manque de soins maternels adéquats.
Par instant, c’est l’enfant que fut l’auteur de ce cahier, qui surgit d’un inconscient entrouvert, sans prévenir, comme pour donner sens à son engagement auprès des enfants carencés relationnels, tant il est vrai qu’on ne devient pas éducateur « pour rien ». Et cela, à des titres divers, concerne chacun de nous dans ce métier.
Faufilée dans la trame du texte comme un fil rouge, apparaît une réflexion sur l’état et l’avenir d’une profession menacée par l’idéologie du lien, de la distance et du management libéral.

Le syndrome de Rett, une maladie génétique, Association française du syndrome de Rett, 24, avenue de la Côte Vermeille, 66740 Laroque-des-Albères. www.afsr.net

Ce livre présente la somme des progrès réalisés ces dernières années dans la connaissance de la maladie. Sous la plume de spécialistes éminents, il se veut être à la fois, un ouvrage médical et scientifique, un guide paramédical et éducatif, ainsi qu’une affirmation des potentialités insoupçonnées des fillettes et des jeunes femmes atteintes de cette maladie.
Autant d’indicateurs encourageants pour parents et professionnels qui cheminent au quotidien avec ces personnes si différentes et si attachantes. Au-delà du syndrome de Rett, cet ouvrage témoigne de la mobilisation permanente des parents et de l’association pour la reconnaissance du polyhandicap. « Vivre et être : le manifeste de l’afsr » est un vibrant plaidoyer au droit d’exister à part entière au sein de la société. Espoir, conviction, tendresse : l’être humain tout entier se dévoile au travers de témoignages bouleversants. Les personnes polyhandicapées sont, avant tout, des personnes. Elles ne se livrent qu’à ceux qui prennent le temps de les comprendre et de les aimer. Elles invitent à l’écoute.

Intervenir au domicile, Djaoui, E., Rennes, École nationale de la Santé publique, 2004, 227 p., 27 €.

Le domicile n’est pas seulement ce territoire éminemment privé, échappant à tout regard extérieur que chacun s’approprie. Il est aussi l’objet d’enjeux sociopolitiques forts. À preuve la multiplicité des interventions publiques qui, progressivement, ont constitué les linéaments des diverses politiques sociales.
Le domicile, comme la famille, est devenu l’objet d’une action publique multiforme. Lui-même est multidimensionnel. Sociologique, voire sociopolitique, en raison de son implication dans le contrôle des populations. Psycho-sociologique, comme indicateur majeur de l’inscription et de l’appartenance sociales. Psychologique enfin, comme reflet de la subjectivité et de la singularité de l’habitant.
L’intervention au domicile, dans ses multiples modalités, permet d’explorer l’articulation entre ces différentes dimensions. Quelles sont les visées explicites, et implicites, des politiques publiques ? Comment l’habitant s’approprie-t-il son lieu de vie ? Quels processus sont mobilisés lors d’une intervention à domicile ? Dans cette confrontation entre le public et l’intime, quelles stratégies chacun des acteurs est-il amené à adopter ? C’est à ces questions que s’efforce de répondre cet ouvrage, conçu pour aider tous les professionnels que leur pratique conduit jusqu’à ce lieu particulier.

Accueillir les adolescents en grande difficulté, L’avenir d’une grande disillusion, Bynau, C., Toulouse, érès, 2004, 320 p., 18 €.

« D’abord éducateur puis psychologue clinicien pendant plus de vingt ans auprès d’adolescents en grande difficulté, j’exerce aujourd’hui la fonction de conseiller technique d’association. Dans cette époque où les jeunes sont stigmatisés par une opinion publique en quête de sécurité, et où les débats entre adultes s’inscrivent avant tout dans des discours idéologiques, j’éprouve le besoin de témoigner de la réalité de ces jeunes.
Leur situation s’avère peu enviable. Leurs troubles et leur malaise méritent d’être mieux décrits et analysés sur le plan clinique. Les méthodes et les structures d’aide éducative et/ou thérapeutique doivent être repensées et réfléchies de façon souple et diversifiée, en évitant les clichés réducteurs et les certitudes théoriques, avec pragmatisme. Je propose ici de partager un autre regard sur l’adolescent, son mal-être, la relation à engager avec lui, la formation des professionnels, la conception des établissements et services, et leur mode d’animation et de gestion.
Car aider un adolescent en grande difficulté nécessite de créer les conditions lui permettant d’oser établir un lien avec nous, dans une continuité relationnelle. »

Jeunesse en voie de disaffiliation, Une sociologie politique de et dans l’action publique, Noël, O., Paris, L’Harmattan, 2004, 186 p., 16,20 €.

Les acteurs publics en charge de favoriser l’intégration des jeunes sont bien souvent confrontés à un dilemme entre leur préoccupation professionnelle de solidarité, d’égalité de traitement, et la logique d’efficience que tentent de leur imposer progressivement les institutions. Comment parviennent-ils à conjuguer des objectifs contradictoires ? Y parviennent-ils seulement ? Quels sont les effets à terme pour toute une partie de la jeunesse ?
L’ouvrage analyse plusieurs actions publiques locales en direction des jeunesses en voie de désaffiliation : le décrochage scolaire, la discrimination ethno-raciale à l’emploi et l’errance juvénile. Il s’inscrit dans une double perspective de sociologie politique de et dans l’action publique pour interroger les processus selon lesquels se construisent localement les référentiels de l’action publique. L’ouvrage dégage un certain nombre de lignes directrices pour éclairer, du point de vue des cadres intermédiaires des politiques concernées, les incertitudes de l’action publique locale. Il aborde tour à tour les niveaux d’enjeux suivant l’articulation entre les énoncés nationaux et leurs traductions locales ; la définition d’espaces pertinents pour aborder des questions complexes et politiquement controversées ; la fabrication d’actions concrètes au regard des professionnalités des acteurs concernés.

Pourquoi le travail social ? Définition, figures, clinique, Karsz, S., Paris, Dunod, 2004, 160 p., 21 €.

Énigmatique « travail social » : partout le travail est toujours social, mobilise des compétences sociales, fabrique des biens et des services à destination sociale. Quant à ses agents, il s’agit de travailleurs… sociaux, puisqu’il n’y en a pas d’autres. Mais si tous les travailleurs sont sociaux, certains le seraient-ils plus que d’autres ?
Définir : construire une définition suffisamment rigoureuse et donc discutable de ce qu’est le travail social, de ce qu’il peut fournir, de ce à quoi il échoue.
Figures : charité, prise en charge et prise en compte sont trois figures majeures de l’intervention sociale : à la fois spécifiques et inséparables. Inscrites dans l’histoire, toujours actives au cœur des pratiques concrètes, elles annoncent des futurs possibles.
Clinique : souci du singulier et du concret, production d’expériences instruites qui à leur tour instruisent les praticiens. Il s’agit d’inventer une clinique de l’intervention sociale, démarche transdisciplinaire qui convoque à la fois des dimensions psychiques, idéologiques, politiques, théoriques.
Travail social : neutralité impossible, objectivité indispensable. Dans cette dialectique se déploie notre leitmotiv : l’idéologie et l’inconscient font nœud. Cet ouvrage se veut un instrument de ressourcements personnels et professionnels. Aiguillon, surtout, pour ne pas confondre principe de réalité et principe de résignation.

Les métiers en psychologie sociale et du travail, Évaluer les individus et intervener en enterprise, Cohen-Scali, V. (sous la direction), Paris, In Press, 225 p., 22 €.

Que font les psychologues dans les entreprises ? Quelles sont leurs compétences spécifiques ? Quels emplois sont accessibles après un dess dans les spécialités de psychologie sociale ou de psychologie du travail ? Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage s’efforce de répondre. Alors que la plupart des publications en psychologie des organisations présentent souvent des théories et des méthodes, les lecteurs sont ici invités à découvrir ou à approfondir les activités et les compétences des professionnels de la psychologie du travail et de la psychologie sociale. Théories et méthodologies sont toutefois abordées dans chacun des chapitres, mais toujours dans leurs rapports avec les principales applications professionnelles qui composent les trois grandes parties du livre : l’évaluation des individus et l’aide à leur orientation, l’optimisation des parcours professionnels et l’accompagnement des changements organisationnels.

Les passeurs de murailles, Familles et intervenants en prison, Barral, O., Toulouse, érès, 2004, 160 p., 10 €.

« La prison, c’est un monde immobile et c’est une immense transhumance : files d’attente de femmes fatiguées, porteuses de linge, de mots, de patience et d’amour effilochés.
J’ai écrit ce livre pour raconter cette inavouable fidélité qui met en marche tant de femmes vers des murs de honte. Il s’agit de huit histoires de “passeurs de murailles”, compagnes, mère, enfant et petit frère de détenu mais aussi surveillant, éducateur et bénévole ; chaque jour, tant de gens différents se mettent en route vers la prison…
Comme le juge d’application des peines Vermorel qui apparaît dans tous ces récits, j’ai pu, au cours de vingt-trois ans d’expérience professionnelle de juge d’application des peines et de juge des enfants, être un témoin privilégié de tant de richesses humaines. Ce livre s’inscrit dans la continuité des Chroniques de l’enfance en danger publiées en 1997 aux éditions du Cherche Midi. »
Odile Barral est magistrat depuis vingt-trois ans et a été essentiellement juge de l’application des peines et juge des enfants, à Lyon, Nantes, Albi et Toulouse.
Une note de lecture sera proposée dans notre numéro 57.
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