Le cer, pour quoi faire ?
Guy Blanchard
L’auteur se demande si, dans le contexte ambigu de la création des cer, ceux-ci n’ont pas été suspectés d’être les instruments actifs d’une supposée détermination de l’autorité publique à vouloir réduire, voire nier, la dimension éducative en la soumettant au primat d’une idéologie de la répression.
Nous avons donc toujours eu la conviction, précise-t-il, et quelques documents officiels de l’époque tel le rapport Cirese de 1997 ont clairement étayé celle-ci, que nos établissements étaient avant tout des lieux d’expérimentation éducative.
Le cer devenu lieu de formation et d’information, pourrait ainsi se concevoir comme une médication anti-sclérose pour l’Institution éducative en général.
Reste qu’aujourd’hui, à l’heure où le dispositif cer est clos, il nous semble que l’on soit en risque d’oublier ce qui a permis à ces établissements de réussir leur mission de parvenir à faire un bout de chemin avec ces adolescents.
• Pour qui et avec qui ?
— Des sauvageons ?
— Sommes-nous des super- ou des sous-éducateurs ?
• Qu’ont en commun l’ensemble des cer ?
• Limayrac : un aperçu de notre chantier permanent
— L’éducateur
— L’adolescent
— Le collectif
• Mort d’un métier ?