Empan
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I.S.B.N.2-7492-0437-2
232 pages

p. 210 à 217
doi: en cours

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Lectures récentes

n° 59 2005/3

2005 EMPAN Lectures récentes

Ouvrages et revues

 
L’Année de l’Action sociale – 2005 : les principales tendances. Le premier annuaire nominatif, Guéguen, J.Y., (sous la direction de) Paris, Dunod, 2005, 310 p., 30 €.
 
 
L’Année de l’Action sociale – 2005 inaugure un concept d’ouvrage, à la fois panorama synthétique et prospectif des problématiques de l’action sociale et outil pratique sous la forme d’un annuaire très exhaustif des 2500 professionnels qui font l’action sociale au quotidien en France.
Cet annuaire regroupe, pour la première fois, les coordonnées nominatives de tous les responsables du secteur.
Ouvrage de référence, validé par des signatures prestigieuses, L’Année de l’Action sociale – 2005 met en lumière les enjeux et les évolutions, les réussites et les manques des politiques menées pour réduire une « fracture sociale » qui s’élargit au détriment de catégories de plus en plus nombreuses de la population.
Cette première édition regroupe les interventions de spécialistes autour des grands thèmes actuels du secteur : handicap, aide à domicile, exclusion et urgence sociale, dépendance, droit au logement, prévention de la délinquance, protection de l’enfance, rénovation de l’environnement juridique, rôle dévolu aux instances locales…
Chaque spécialiste fait le point sur l’actualité de son domaine de compétence, dans un souci de synthèse et de clarté, avec la volonté d’enraciner son analyse au cœur du terrain et de proposer une vision concrète et documentée de la réalité sociale.
Tous les intervenants, au-delà de leur vision propre et des spécificités des contenus abordés, transmettent un message clair et cohérent à travers une série de questionnements : efficacité des institutions et des moyens déployés, vieillissement et inadaptation des structures, fonctionnement opaque et empilement des interventions publiques…
Loin des polémiques stériles ou d’un optimisme hors de propos, les pratiques liées aux questions sociales sont évaluées, critiquées et replacées en perspective. Si les politiques sociales, en tant que vecteurs de transformation sociétale, semblent avoir atteint leurs limites, s’il convient, comme le suggère Xavier Emmanuelli, de « remettre tout à plat », cet ouvrage a, alors, le grand mérite de livrer un panorama objectif et dynamique de l’état actuel du social en France.
Conscients des difficultés de l’action publique, les auteurs de ces onze contributions invitent à repenser le social dans sa globalité, appellent à la construction de liens transversaux entre les différents acteurs (décideurs, travailleurs sociaux, usagers).
Leurs propos dessinent de nouvelles pistes de décision qui devraient déboucher sur des politiques « sur mesure » de nature à prendre en charge la singularité des demandes des groupes sociaux de plus en plus nombreux à être frappés par l’exclusion.
 
L’accompagnement. Une posture professionnelle spécifique, Paul, M., Paris, L’Harmattan, 2004, 352 p., 30,50 €.
 
 
L’idée d’accompagnement a envahi depuis une quinzaine d’années tous les secteurs professionnels de la relation à autrui : thérapeutique, social, formatif ou management… Pour autant, désigne-t-elle un champ unifié de pratiques ? Peut-on à travers la diversité des accompagnements (coaching, counselling, tutorat, mentorat, parrainage, compagnonnage…), identifier des problématiques qui ont un « air de famille » ? Puisque la thématique n’est pas nouvelle, pourquoi ressurgit-elle aujour-d’hui avec autant de force ?
Finalement : qu’est-ce que l’accompagnement et qu’est-ce qu’accompagner veut dire ?
Cette réflexion constitue une exploration du phénomène social que constitue la vogue de l’accompagnement. Elle soumet la prolifération dont il est l’objet à quelques principes organisateurs. Elle propose des répères pour déchiffrer tant ses usages sociaux que l’acte d’accompagner. Elle tente de comprendre, au regard de la post-modernité, la spécificité d’une posture issue d’un fond traditionnel (initiatique, maïeutique, thérapeutique).
À la fois porté par un mouvement de désubstantialisation et pris dans le jeu de la régulation sociale, l’accompagnement apparaît comme une figure de l’absence, la marque en creux de ce qui lui existait antérieurement.
 
Penser le handicap mental, Zribi, G., Chapellier, J.-L., sous la direction de, Rennes, École nationale de la santé publique, 2005, 263 p., 25 €.
 
 
Une recueil d’une vingtaine de contributions abordant différents aspects de la question du handicap mental, signées par des psychologues, psychanalystes, sociologues, pédagogues, travailleurs sociaux, chercheurs, responsables d’institutions français et belges.
Principaux thèmes abordés :
  • l’identité personnelle,
  • les attitudes familiales,
  • le rôle des professionnels,
  • le contexte social,
  • le travail,
  • la parentalité,
  • la sexualité,
  • la souffrance, le vieillissement, la mort, etc.
 
Le travail social dans l’action publique Sociologie d’une qualification controversée, Chauvière, M., Paris, Dunod, 2004, 304 p., 27 €.
 
 
L’émotion et la bonne volonté n’ont jamais suffi. Six cent mille professionnels travaillent dans le secteur social au service de la grande pauvreté, du handicap, de la protection de l’enfance, de l’aide à l’autonomie ou encore du développement collectif. Bien des politiques publiques qui les portent ont été décentralisées. Leur légitimité est parfois contestée mais les mêmes en redemandent : qui un vrai service social de droit commun, qui plus d’éducateurs de prévention, qui un meilleur accompagnement des personnes en grande difficulté… Où en sont aujourd’hui les différents « travailleurs du social » ?
L’ouvrage aurait pu s’intituler tout simplement L’atelier du social, ou de manière plus rebelle Increvable travail social ! L’auteur veut en tout cas prendre au sérieux l’existence ancienne d’un « social en actes », largement professionnalisé. Il analyse en sociologue cet héritage, ses forces et ses faiblesses, avant d’aborder les difficultés actuelles de son adaptation à la misère de masse et à une gestion libérale, parcimonieuse et répressive.
Pour lui, le travail social professionnel est désormais confronté à trois défis : un défi de connaissance, car les questions sociales ont besoin d’être mises en mots ; un défi démocratique, car les usagers ont toujours des droits opposables tant aux praticiens qu’aux décideurs ; un défi de qualification, car la qualité du service rendu dépend aussi de la compétence des intervenants.
Au-delà des professionnels, formateurs, universitaires et décideurs, ce livre intéressera également tous ceux qui, conscients de la fragilité de nos dispositifs de solidarité, cherchent à consolider la protection et l’action sociales, au service des usagers.
 
Répondre à la souffrance sociale, Joubert, M., Louzon, C., sous la direction de, Toulouse, érès, 2005, 188 p., 22 €.
 
 
Baliser la souffrance sociale, symptôme d’une société du profit qui ne sait partager, la repérer sous ses diverses déclinaisons, notamment dans le monde du travail et de ses exclus, l’illustrer d’analyses accompagnées de réponses concrètes, tel est le but de l’approche tant sociologique que clinique proposée ici.
Des soignants, des acteurs sociaux et des chercheurs confrontent leurs réflexions pour la résolution éthique d’un impératif catégorique : répondre aux souffrances des laissés-pour-compte de la justice sociale, toujours plus nombreux. Leur objectif est de dégager des voies nouvelles d’aide, de réhabilitation et de promotion, en s’efforçant de contrer les tendances individualisantes et psychologisantes en vogue dans l’action sociale et en prenant en compte ce que ressentent les personnes directement concernées. Pour cela, ils s’efforcent de comprendre les processus « handicapants », les dynamiques de résistance ou de reconstruction ainsi que les raisons et la nature des difficultés rencontrées par un certain nombre de dispositifs d’aide ou de prise en charge, en particulier le système psychiatrique.
 
L’annonce du handicap à l’adolescence, Alvin, P., sous la direction de, Paris, Vuibert, 2005, 128 p., 14,50 €.
 
 
L’adolescent malade a généralement beaucoup plus à supporter que l’enfant plus jeune ou l’adulte dans la même situation. Il lui faut se préoccuper de sa maladie alors même qu’il traverse une période unique où les questions relatives à ses impératifs de développement corporel, psychologique et social occupent le premier plan. Par la force des choses, ses impératifs se retrouvent en contradiction et souvent en conflit avec la maladie, les problèmes qu’elle engendre, l’ambiance dans laquelle elle est vécue et les questions qu’elle pose pour l’avenir.
Annoncer une maladie ou un handicap, c’est finalement transmettre une information aux répercussions importantes sur les années à venir de la vie d’un être et de son entourage, tout en respectant les représentations qu’il se fait de sa maladie et en acceptant de « partager » avec lui une partie de ce fardeau dans la durée.
Nous pensons qu’une telle annonce ne peut avoir de sens éthique et de légitimité clinique que formulée et entendue comme une double annonce : celle de la maladie, dans le respect du principe de vérité, et celle de l’engagement du médecin – pour le meilleur et pour le pire – aux côtés du patient face à la maladie.
Pour les adolescents, l’aspect de la maladie le plus unanimement redouté est son interférence avec la liberté personnelle, entendue comme la liberté perçue de pouvoir faire ce que l’on veut avec et surtout « comme » les autres adolescents.
Idéalement, l’annonce ne devrait pas être considérée comme un moment circonscrit dans le temps, mais bien plutôt comme le point de départ d’un processus, un prélude à ce qu’il en sera tout au long de la relation thérapeutique.
L’annonce de la maladie ou du handicap est une dimension familière à l’exercice de la médecine de l’adolescent. Le fait nouveau dans cet ouvrage a été la volonté clairement exprimée d’une réflexion à la fois plurielle et spécifique sur ce thème.
 
Treize stratégies pour prévenir les violences à l’école, Tilmant, J.-L., Vigneux (91), Matrice, 2004, 182 p., 23 €.
 
 
Les violences à l’école sont depuis quinze ans la préoccupation centrale des ministères européens de l’éducation. Comme nous avons pu le montrer dans des recherches à la fois fondamentales et pragmatiques, la recherche n’a de sens que si elle se retourne en force sur les pratiques pédagogiques et institutionnelles, les soutenant dans une démarche de prévention qui ne recule pas devant la complexité et l’ampleur de la tâche.
Nous avons des réponses, nous le montrons avec insistance dans nos publications. En voici d’autres, pensées à l’articulation même de la théorie et des pratiques, sur le terrain, et reprises aussi bien à l’université que dans « nos écoles », comme dit Jean-Luc Tilmant.
Il y aurait des « stratégies » de prévention ? Bien évidemment. Ce livre les explicite, et nous pouvons les reprendre, en Belgique, en France, ou encore ailleurs en Europe.
Nous croyons, avec Jean-Luc Tilmant, que ces stratégies sont à la portée des directions, des équipes enseignantes, des écoles, qui veulent bien y réfléchir et y travailler de front et ensemble.
 
Les enfants pauvres en France. Rapport, Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale, Paris, La Documentation française, 2004, 151 p., 15 €.
 
 
Pour la première fois en France, une description systématique et une analyse des facteurs conduisant les enfants à éprouver des situations de pauvreté sont présentées dans ce quatrième rapport du cerc. Le cerc a comparé la situation française à celle des pays de l’Union européenne et analysé les politiques poursuivies par certains d’entre eux.
Tout cela conduit le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale à plaider pour la mise en place d’un programme de lutte contre la pauvreté des enfants, dont il esquisse le contenu.
Un million d’enfants (de moins de 18 ans) appartiennent à des familles pauvres selon les définitions de la statistique publique française et deux millions, si l’on reprend les conventions européennes. La pauvreté touche proportionnellement plus les enfants que les adultes. L’avenir de ces enfants risque, hélas, d’en être compromis, par le biais de l’échec scolaire notamment.
Si l’insuffisance d’accès à l’emploi est la principale source de pauvreté des ménages, ce problème est renforcé, en France, dans les familles avec des enfants en bas âge ou scolarisés, en raison de l’insuffisance des dispositifs permettant de concilier vie professionnelle et responsabilités familiales.
La pauvreté des enfants est aussi liée à l’insuffisance de l’ensemble des transferts attachés à la présence d’un enfant. Ceux-ci, pris globalement, ne contribuent guère à faire progresser le revenu familial au-dessus du seuil de pauvreté.
La pauvreté des enfants touche très fortement les familles issues de l’immigration et traduit notamment les difficultés d’intégration de ces familles dans la société française : réduire les discriminations qui, dans l’emploi, le logement, etc., pénalisent les parents et découragent leurs enfants, est donc, pour ces derniers une dimension importante de la lutte contre la pauvreté et ses effets.
La lutte contre la pauvreté des enfants est essentielle du point de vue de la justice sociale comme de la construction progressive de la cohésion de notre société : naître ou grandir dans une famille pauvre accroît les risques d’exclusion ou de pauvreté d’une personne une fois devenue adulte. C’est la raison pour laquelle la lutte contre l’échec scolaire est un des axes importants d’une politique visant à réduire les conséquences de la pauvreté des enfants sur leur devenir.
 
Handicap et cinéma, Bonnefon, G., Lyon, Chronique sociale, 2004, 111 p., 15 €.
 
 
Ce livre est une invitation. Une invitation tout d’abord à la découverte d’œuvres cinématographiques qui mettent en scène des personnages handicapés. Ensuite, une invitation à la compréhension de l’évolution de leurs représentations depuis les premiers films jusqu’à des œuvres contemporaines.
Des frères Lumières à Costa Gavras en passant par Tod Browning, Luis Buñuel et Pier Paolo Pasolini, ce voyage cinématographique est l’occasion pour ses lecteurs de confronter leurs représentations du handicap à celle de réalisateurs qui ont construit et mis en scène des personnages toujours singuliers.
Le cinéma de fiction permet de voir le handicap d’une autre manière et ainsi il offre une possibilité de le découvrir à partir de la complexité des personnages et des situations représentées.
Inquiétants, dérangeant, ou encore pleins d’humour et facétieux, les personnages handicapés sont des figures fictionnelles construites à partir de l’étrangeté et de la manière d’être dues au handicap. Le handicap se dévoile et nous interroge sur nos relations aux autres.
Comment recevons-nous ces personnages ? Comment acceptons-nous (ou pas) de vivre avec eux dans notre imaginaire pour créer une réalité nouvelle ?
En parcourant un siècle d’images, Gérard Bonnefon éclaire les conceptions et les idées qui ont fondé nos représentations collectives et individuelles des personnes handicapées.
 
Les aidants familiaux et professionnels. Du constat à l’action, Fondation Médéric Alzheimer, Paris, Serdi Édition, Fondation Médéric Alzheimer, 2002, 167 p., 28 €.
 
 
Cet ouvrage réunit la contribution d’une vingtaine d’équipes pluridisciplinaires in-ternationales, sollicitées pour présenter leurs travaux de recherche et les nouvelles pistes d’intervention qui en résultent.
Ce large panorama d’expériences souligne que l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de celles qui les aident, constitue une réponse opérante à leurs besoins à condition qu’elle s’inscrive dans une stratégie de prise en charge élaborée et structurée.
L’engagement des auteurs témoigne des progrès de la réflexion et de l’action autour de programmes psychosociaux valorisés par l’évaluation qui en est faite.
La lecture de ce livre apporte aux professionnels des idées nouvelles permettant d’améliorer des procédures déjà en place ou d’aider à la réalisation d’un projet issu de leur expérience professionnelle.
 
Maternité et parentalité, Knibiehler, Y., Neyrand, G., sous la direction de, Rennes, Éditions École nationale de la santé publique, 2004, 176 p., 20 €.
 
 
Depuis quelques décennies, de nombreux travaux révèlent les questionnements que l’évolution des mœurs et l’effondrement du patriarcat ont provoqués sur la place, la fonction et le rôle de chacun des parents.
L’apparition concomitante de la notion de parentalité, son succès médiatique et politique témoignent de la constitution du fait parental en question sociale. L’une des caractéristiques de cette nouvelle notion est sa globalité : elle appréhende les deux parents sans distinction de sexe, ou de genre. Comme si le père et la mère se trouvaient confondus par leur nouvelle et commune responsabilité, alors que les psychologues insistent toujours sur leurs spécificités.
Au contraire de la paternité, l’évidence sociale et psychologique de la maternité n’a guère incité, jusqu’à très récemment, à une interrogation poussée. Au discours « psy » traditionnel sur l’assomption de la fonction maternelle ne s’est opposé que le discours féministe universaliste, déniant la spécificité maternelle dans une perspective militante soucieuse de briser l’assignation sociale des femmes à la maternité. Cette opposition s’est révélée assez stérile : masquer l’importance de la différence des sexes et ses effets sur les positions parentales ne saurait permettre d’abolir les inégalités construites à partir de cette différence, bien au contraire.
Les textes ici réunis essaient, chacun à sa manière, d’interpréter certaines transformations récentes de la fonction maternelle et des représentations qu’elle inspire, en les mettant en relation avec le cadre nouveau que constitue la parentalité contemporaine. Ce tour d’horizon multifocal permet d’appréhender à la fois combien la maternité est une construction culturelle et combien il demeure nécessaire de prendre en compte sa spécificité physique pour pouvoir en produire une analyse, dans un contexte qui voit les contours de la parentalité se complexifier chaque jour davantage.
 
Anorexie, boulimie, les paradoxes de l’adolescence, Jeammet, P., Paris, Hachette, 2004, 241 p., 20 €.
 
 
5 à 13 % des adolescents sont victimes de troubles de la conduite alimentaire : neuf cas sur dix sont des filles. Elles ont souvent tout pour plaire, tout pour réussir et vont pourtant s’enfermer dans une solitude profonde, prisonnières d’un comportement autodestructeur comparable à la toxicomanie.
« Ce dont j’ai besoin est ce qui me menace » : voilà sans doute le paradoxe caractéristique de l’adolescence. Cette contradiction que les anorexiques et les boulimiques ne parviennent pas à dépasser est au centre de leur comportement alimentaire. Mais ce n’est pas le seul paradoxe que présentent ces patientes : paradoxe de jeunes filles brillantes et lucides mais qui nient la gravité de leur état ; paradoxe d’une maladie addictive dans laquelle la satisfaction provient de la non-satisfaction du désir ; paradoxe de leurs relations aux autres dont elles ne peuvent ni se satisfaire ni s’affranchir…
Comment réagir face à l’anorexie et à la boulimie ? Philippe Jeammet nous propose une analyse en profondeur de ces pathologies de plus en plus répandues mais souvent niées par l’entourage proche. Il révèle, à travers de nombreux portraits, toute la vulnérabilité de ces patientes, expose leurs parcours souvent chaotiques et tente de comprendre les facteurs individuels, familiaux et culturels à l’origine de ces comportements.
 
Éducation et handicap. D’une pensée territoire à une pensée monde, Poizat, D., sous la direction de, Toulouse, érès, 2004, 214 p., 22 €.
 
 
Cet ouvrage présente le regard croisé des spécialistes internationaux sur la question de l’inclusion scolaire.
Il trace des perspectives fondamentales dans le domaine de la comparaison internationale en éducation tout en permettant à un large public de se saisir des pratiques en cours hors de l’hexagone. Le lecteur y trouvera une réflexion d’ensemble sur l’école et les situations de handicap à partir de quatre lignes de force :
– Une posture socio-anthropologique : quelles sont les formes de désignation de l’élève en situation de handicap ? Quelles sont les différentes conceptions de l’inclusion au sein des systèmes éducatifs ?
– L’optique de l’éthique, du droit et du politique : comment le droit national et international, la déontologie enseignante et plus largement l’éthique contribuent-ils à structurer le domaine ? Quelles en sont les tendances et surtout, quelles pratiques observe-t-on en regard de ces prescriptions ?
– La voie des systèmes d’information : comment les États utilisent l’information relative à la scolarisation des enfants et des adolescents en situation de handicap ? Quels en sont les indicateurs ? Sont-ils pertinents ? Où et comment se situe la France ?
– Le point de vue de la pédagogie et de la didactique. Il rend compte des perspectives d’amélioration des systèmes les plus fécondes et des travaux en matière de comparaison internationale.
La question de l’inclusion scolaire est aussi décisive qu’exigeante. Décisive, car la place que nos sociétés accordent aux victimes de handicap révèle de coupables carences et de cruciales interrogations pour demain. Exigeante car elle engage à de profondes transformations de nos modes de penser et d’agir.
 
Souffrances familiales, souffrances sociales. Nouveaux contextes de la relation d’aide. Quelles pratiques, quelles méthodes ?, Lavoué, J., sous la direction de, Paris, L’Harmattan, 2004, 235 p., 20,50 €.
 
 
Les professionnels de l’intervention sociale sont confrontés aujourd’hui à une demande qui est avant tout demande de soin, d’écoute, de médiation, de régulation, dans un contexte de liens sociaux et familiaux fortement éprouvés. Ces souffrances relationnelles exigent une pratique pour laquelle les formations existantes ne préparent pas nécessairement les praticiens à un grand nombre de situations « limites » dans leurs champs d’intervention.
C’est ainsi que les travailleurs psycho-médico-sociaux aussi bien que ceux engagés dans le champ de l’éducation, se trouvent régulièrement confrontés à des situations d’aide qui nécessitent une écoute et une intervention proches du champ thérapeutique, mais en aucune manière réductibles à lui. C’est notamment le cas des personnes travaillant sous mandat judiciaire, en prévention spécialisée, dans l’aide à domicile, dans l’accompagnement social…
De nouveaux champs de réflexion, d’institutionnalisation et de formation doivent donc être mobilisés pour offrir aux travailleurs sociaux concernés par ces questions des moyens adaptés pour développer de nouvelles compétences. En novembre 2002, la délégation Bretagne de l’Union nationale des associations de sauvegarde de l’enfance organisait, à Lorient, une journée d’étude sur ces questions dont ce livre reprend les actes, enrichis de plusieurs contributions de professionnels de la région.
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