Comment et à qui, mais surtout pourquoi et quoi signaler ?
Jean-Luc Duquesne
Le souci de protection de l’enfant est clair dans la loi actuelle qui établit un délit spécifique de non-signalement. Cependant, ce qui nous est évident pour la maltraitance sexuelle se trouve compliqué pour la maltraitance physique parce que cela nous renvoie à notre propre violence, bien qu’elle reste plus généralement interne. Notre relative identification à ce parent que nous signalons, et qui est plus souvent démuni que sadique, ne doit pas nous faire perdre de vue notre identification à l’enfant souffrant de cette maltraitance. Cependant, ce parent a aussi une part « enfant souffrant », dont la violence recèle une composante d’appel à l’aide. Un signalement peut ainsi devenir une mise en aide, une prise en compte de la difficulté et un levier dans un travail parfois riche ; des exemples cliniques le soulignent.Mots-clés :
signalement, maltraitance physique, violence interne, parent démuni, appel à l’aide.
• À qui signaler ? À l’autorité judiciaire et à l’autorité administrative
• Comment signaler ? Par lettre ou fax décrivant et nommant
• Quoi et quand signaler ?
• Qu’en est-il dans notre éthique et notre pratique professionnelle ?
— Concernant les atteintes sexuelles
— Concernant les violences et atteintes physiques
• Quelques situations
• En conclusion