2000
Enfance et PSY
Dossier
Comment les enfants apprennent l’histoire
Entretien avec
Marc Ferro
[*]
Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences
sociales, Marc Ferro est spécialiste de l’histoire contemporaine. Il anime,
depuis 1989, sur Arte, l’émission Histoire parallèle.
Il a longtemps enseigné l’histoire au lycée.
Auteur de nombreux ouvrages, il a publié, notamment, Comment on
raconte l’histoire aux enfants (Payot, 1983 et
Folio) et, avec Philippe Jeammet, Que transmettre à nos enfants ?
(Le Seuil,
2000).
Marc Ferro, vous vous êtes intéressé
très tôt à l’histoire ?
Quand j’étais enfant, je lisais tous les ouvrages historiques
de la bibliothèque de mon quartier. Vers 10 ans, j’ai même commencé à écrire un
livre sur la guerre de Cent Ans, de 1328 à Jeanne d’Arc !
Que retient un enfant qui « a tout lu
» ?
De tout ce que j’ai lu sur la guerre de Cent Ans, j’ai retenu…
l’histoire du Grand Ferré qui, lorsqu’il a vu arriver les Anglais s’est armé de
sa hache, s’est beaucoup battu, en a tué je ne sais combien, a couru pour en
rattraper d’autres. À la fin, il était en sueur et il est mort quelques jours
après. J’ai donc appris qu’il ne fallait pas trop boire quand on avait fait un
gros effort !
Et par rapport au temps
?
À 10 ans, j’ai demandé en cadeau l’Atlas Vidal-Lablache que j’ai toujours. À
l’époque, je voulais savoir comment les choses s’étaient passées. Je ne
m’intéressais pas au sens de l’histoire – qu’il s’agisse de sa direction, au
sens marxiste, ou qu’il s’agisse de sa signification. Le futur de l’histoire
m’était étranger.
Comment je me situais par rapport au temps ? Les problèmes se
posaient à mesure que je les approchais. Je m’étais d’abord posé des questions
sur Charlemagne, puis sur l’Église et ensuite sur les guerres de Religion. Le
temps, c’était l’ordre par lequel j’avais pris connaissance des
choses.
Le temps de l’école,
donc.
Le temps de l’histoire chronologique. En généralisant, je pense
que c’est par l’expérience du temps chronologique que les enfants prennent
conscience du temps et que ce n’est pas – surtout pas – par des considérations
sur le temps.
Depuis une trentaine d’années, les pédagogues ont mis à leur
programme d’enseignement l’étude de l’espace et du temps. Ils passent des
heures à analyser comment faire entrer chez les enfants la notion de temps
passé. Pour ma part, je dis que des gens comme De Gaulle, Lénine ou Churchill –
que tout le monde considère comme intelligents –, analysaient l’histoire, le
passé et le présent sans avoir étudié la notion du temps. Ils savaient ce qui,
comme source de tel phénomène, était récent et ce qui était ancien ou très
ancien ; ils connaissaient l’histoire dans le sens où les événements se sont
produits. C’est quand on est petit que l’on étudie les Grecs ; quand on est un
peu plus grand, on étudie le Moyen Âge, plus grand encore, la Révolution
française… La notion de temps s’inscrit tout naturellement.
En revanche, elle se brouille quand on veut étudier les choses
de façon thématique – par exemple d’un côté l’agriculture, de l’autre les
villes, etc. Ce peut être une bonne approche complémentaire, mais cela
n’appartient plus à la mémoire affective qui repose sur « l’ordre dans lequel
j’ai appris ». J’ai appris Charlemagne avant d’apprendre la Révolution de 48 ;
donc Charlemagne, c’était avant 1848 ! Donc l’ordre chronologique de la prise
de conscience du passé remplit cette fonction de faire comprendre la notion de
temps.
Je lisais hier l’essai d’Henri James sur les grands romanciers
contemporains. James y remarque que les grands romanciers ne sont pas ceux qui
s’interrogent sur « qu’est-ce qu’un roman ? », mais ceux qui écrivent des
romans. En histoire, plutôt que de s’interroger sur la notion de temps, mieux
vaut en avoir la pratique. Évidemment si l’on passe des Pharaons, 10 000 av.
J.-C., à César, 50 av. J.-C., et ensuite à Jeanne d’Arc,
xive siècle, c’est un peu raccourci. Mais
l’expérience vécue s’inscrit sans effort.
L’expérience vécue s’inscrit grâce au
récit ?
Plus précisément, l’expérience vécue s’inscrit par l’ordre des
récits. Si on commence par la guerre de 1914 et puis que l’on recule jusqu’à la
guerre de Cent Ans, alors la notion de temps disparaît. L’histoire
rétrospective, en partant du présent, ne permet pas d’intégrer la notion du
temps. Toutefois, cela ne veut pas dire qu’elle ne soit pas efficace à d’autres
niveaux de culture ou de sagesse, plus tard.
Nombreux sont ceux qui disent : ça ne
sert à rien d’apprendre à des enfants de 11 ans l’histoire d’il y a 3000 ans,
parce que ce n’est pas leur vie aujourd’hui.
Je m’inscris totalement en faux. D’abord parce que l’histoire
des Égyptiens anciens peut être rapprochée de la vie d’aujourd’hui, avec des
analogies et des différences. Ensuite – et surtout pour notre sujet – ce qui
compte pour l’expérience du temps, c’est la chronologie de la prise en
charge.
C’est la construction de la
chronologie qui va donner la notion du temps…
Pas seulement, c’est que cette chronologie est liée aux âges de
la vie, à la chronologie de notre propre existence, qui certes n’est pas celle
des événements historiques. Mais les chronologies sont corrélées.
Je n’ai jamais de problèmes de chronologie, certes c’est mon
métier, mais je vois de jeunes collègues (à qui l’on a enseigné l’histoire avec
des méthodes « modernes ») pour qui la chronologie est souvent totalement
translucide !
Ce rapport à la chronologie des
événements de l’histoire, est-ce utile pour bien vivre le temps de sa vie
?
Non. Cela n’a pas de rapport. Cela sert à retenir l’ordre des
événements, c’est tout.
On peut donc parfaitement vivre sans
cela.
Oui, mais pour comprendre le temps présent, nous avons quand
même intérêt à avoir une vision du passé. Le fameux « Qui sommes-nous ? d’où
venons nous ? où allons nous ? » se présente dans un ordre et représente la
base de l’histoire.
L’intériorisation se fait dans l’ordre où l’on a enregistré. Et
toute théorie de la chronologie arrive ensuite comme une abstraction. Alors que
les dates, en soi, cela ne veut rien dire pour un enfant.
Cela suppose un consensus de groupe,
celui des enseignants, des fabricants de programme, d’une collectivité
nationale. Quand faire commencer l’ordre du temps : aux Égyptiens, à
nos-ancêtres-les-Gaulois, à la révolution néolithique ?
Ce consensus est la réalité. On peut commencer aux Grecs, aux
Égyptiens, à la Révolution française. Quant au Néolithique, là, c’est de la
préhistoire, et les enseignants qui font de la préhistoire me paraissent
révéler une tentation sourde, profonde, de ne pas faire d’histoire. Passer du
temps à faire de la préhistoire – qui a duré bien longtemps – est une façon
sûre de ne pas arriver au temps présent et de ne pas faire comprendre les
problèmes de notre temps. J’ai vu un enseignant qui, pour rendre concrète la
préhistoire aux enfants, les conduisait en promenade jusqu’à ce qu’ils arrivent
à faire une étincelle avec deux pierres ! Il y passait des mois ! C’est ce que
j’appelle faire l’histoire avec ses pieds. Avec tout cela, on ne risque pas de
parler du communisme, du fascisme, des luttes coloniales et de tout le reste,
parce que le temps qu’on y arrive… Cette pédagogie à la mode dans les années
quatre-vingt est stérile…
Mais revenons à ce dont nous parlions : je disais que
l’intériorisation se fait dans l’ordre de l’ingestion. Ce que l’on a appris en
premier sert de base chronologique à la connaissance. Et pour l’histoire, c’est
la même chose.
Vous avez enseigné en France, en
Algérie et ensuite de nouveau en France. Peut-on enseigner l’histoire de la
même manière aux enfants du 13e arrondissement de Paris et aux enfants
d’Oran ?
En fin de compte, tout à fait. À Oran, j’avais des élèves
arabes, juifs, espagnols, français métropolitains. À tous, j’enseignais
l’histoire de la même façon ; simplement je suscitais chez eux des questions
pour qu’ils ajustent leur intelligibilité au récit que je pouvais faire. Par
exemple, je me souviens qu’un garçon de 5e a tiqué quand il a lu dans le livre :
« Heureusement, Charles Martel repoussa les Arabes à Poitiers. – Pourquoi
“Heureusement”, moi je suis arabe ! » Donc, là il y avait un vrai problème.
J’ai compris alors qu’il fallait non pas effacer les différences mais, au
contraire, les accuser. Ma femme, professeur de lettres, m’a aidé à mieux
comprendre les choses. Au travers d’une dissertation, un professeur de lettres
voit quels sont les problèmes des enfants : il y a des orphelins, des enfants
dont les parents sont séparés, l’un dont le père est français et la mère
musulmane, ou l’inverse. On peut parfaitement éduquer des enfants dont les
identités sont différentes. Ce n’est pas le problème numéro l.
Dans une classe, les enfants ont des histoires
différentes…
Oui, les riches et les pauvres ont aussi des histoires
différentes. Auparavant, quand une proportion restreinte d’une génération
faisait des études secondaires, la question était celle des différences de
statut social. Je le répète, ce n’est pas le fait que les élèves aient des
histoires différentes qui est le problème numéro 1. Sinon, l’histoire
différente deviendra le pôle de référence à partir duquel on devra enseigner,
non seulement l’histoire, mais aussi les mathématiques, la physique, les
langues, etc. !
Alors qu’il s’agit de donner une base commune
Voilà. Le savoir peut être étranger à des expériences
personnelles. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas tenir compte des
histoires individuelles, mais ce n’est pas enseigner des histoires différentes…
Au départ, c’est l’expérience que les enfants vont avoir ensemble de cette
chronologie qui va leur permettre de comprendre ce qui a pu se passer à tel
moment ou à tel autre.
Cette tendance qui consiste à partir des histoires
personnelles peut aller jusqu’à ce que, en médecine, ce soit le patient qui
dicte au médecin comment il doit être soigné, que ce soit le passé personnel
des élèves qui décide comment on leur enseignera l’anglais. Tout cela aboutit à
une démission de celui qui a une identité de médecin, de professeur, en tant
qu’il maîtrise une discipline que les autres sont venus pour maîtriser… Car
c’est bien pour cela qu’ils sont venus !
Vous êtes un défenseur de
l’histoire pour comprendre le présent.
Oui… En fait, je ne suis pas un défenseur, je suis un agent.
C’est ma raison d’être.
Pensez-vous que les jeunes
souffrent des lacunes de leur connaissance de l’histoire pour comprendre le
monde ?
Bien sûr. Mais, c’est maintenant le cas de tout le monde. Ce
qui me frappe actuellement, c’est que notre intelligibilité du monde participe
de trois dispositifs qui ne communiquent pas.
D’abord l’enseignement de l’école et de la faculté, où l’on
apprend à comprendre le monde par matières et par disciplines ; ces matières et
disciplines ne communiquant pas entre elles. Par exemple, dès le lycée, le
professeur de littérature qui développe le xviiie siècle, dira « Rousseau a fait une
constitution pour la Corse » pour montrer l’esprit démocratique de Jean-Jacques
Rousseau ; mais, en histoire, on ne vous dit jamais que la Corse a eu une
constitution avant même la République française ! Quant à la faculté, chaque
discipline y est dans sa case, volets fermés, et ignore le voisin. Et les cases
sont de plus en plus petites. Un spécialiste de la Russie au
xviiie ne saura rien de la Russie au
xxe – et vice versa. Chacun invente une
discipline nouvelle pour être maître de son territoire. La dernière discipline
que j’ai vue apparaître, c’est… l’épistémologie culinaire. D’ailleurs chaque
discipline veut bouffer les autres, si j’ose dire. Au lycée, les enseignants se
bouffent les heures et en faculté, ce sont les matières qui se bouffent entre
elles : l’anthropologie bouffe l’histoire, la sociologie bouffe
l’anthropologie, etc. C’est ce que j’appelle l’impérialisme sectoriel.
Deuxième dispositif d’approche du monde : la presse écrite,
qui organise ses informations, non par disciplines, mais en fonction des
pouvoirs : politique intérieure, politique extérieure, économie, etc. C’est
pour cela qu’enseigner l’histoire en arrivant en classe avec le journal du
jour, ça peut marcher une fois, deux fois, mais pas trois. Parce que le rythme
du journal ne correspond pas à celui de l’histoire où l’on fonctionne par
ensembles. De plus, le journal sépare le passé du présent. Quand on y parle du
passé, pour une commémoration par exemple, c’est dans une page spéciale, mais
sans indiquer le lien entre cette commémoration et le présent, parce que la
raison d’être du journal c’est le présent, le scoop, l’inédit. On ne lit pas le journal de la
veille.
Troisième dispositif : la télévision. Cette dernière expose
les événements et les phénomènes par genre : l’information, les magazines, les
séries, etc. C’est le genre qui discrimine les émissions, jamais le contenu. On
ne me demande jamais : « Qu’est ce que vous allez dire sur la guerre de Corée ?
» On me dit : « Ce sera un 52 minutes, il faudra prévoir des documents, etc. »
Donc, l’information ne commente pas, puisque c’est le rôle du magazine et le
magazine n’informe pas. Je schématise certes, mais on se rend bien compte qu’il
faudrait regarder tout le temps la télévision pour avoir une idée de la marche
du monde.
Les enfants regardent beaucoup la
télévision. Quels sont les effets sur leur appréhension du temps
?
La télévision a pour effet de brouiller la notion de temps.
Le seul cas de figure où elle ne la brouille pas est très peu pratiqué : le
passage du noir et blanc à la couleur. Un document noir et blanc c’est le
passé, c’est plus ancien qu’un document en couleurs. Seulement, les documents
en noir et blanc sont diffusés tard la nuit quand il y a moins d’audience, donc
on inverse la temporalité ! Pour le reste, la télévision brouille les
chronologies et les durées : Une expédition au pôle Nord, puis un film de
fiction, mettons La guerre du feu,
ensuite une comédie musicale… Tout cela innocemment, bien sûr, mais elle
contribue à perturber la notion du temps.
Avez-vous le sentiment que les
enfants d’aujourd’hui ont un rapport au temps brouillé ?
Non. Ils n’ont aucun
rapport au temps. Ils ne savent pas dans quel ordre les choses se sont passées
– cet ordre étant quand même un paramètre important pour comprendre le passé et
le présent.
Quelle est la conséquence sur la
lecture qu’ils peuvent faire du monde ?
L’aspect positif, c’est qu’ils ont une vision du monde
beaucoup plus variée que les enfants d’autrefois. Ils ont une intelligence du
monde plus grande que celle que nous avions lorsque nous étions enfants, ne
serait-ce que parce qu’alors, il y avait des choses qu’il ne fallait pas
savoir. Mais, ils n’ont aucune ligne directrice.
La chronologie, qui met de l’ordre,
peut-elle donner la ligne directrice, dont nous avons besoin pour comprendre le
présent ?
Je n’ai pas dit que la chronologie met de l’ordre, j’ai dit
qu’une pratique chronologique aide à mieux maîtriser le rapport au
passé.
Donc à mieux comprendre le
présent.
Le rapport entre passé et présent a été explicité quelque
part. Un enfant devant la télévision ne voit pas les rapports entre les
phénomènes présentés, puisqu’il n’y a pas d’ordonnancement. Et qui pourrait le
donner ? L’école… Il le faudrait, mais c’est difficile. Par exemple, il n’y a
pas de doute que le film Les Vikings
est un million de fois plus intéressant que tout ce qu’un « prof » peut dire
sur les Vikings. L’enfant retiendra ce qui a pu le fasciner, et dans cet
exemple c’est l’histoire des Vikings mieux que celle de la féodalité. Au fond,
la connaissance émanera de ce qui a été le mieux montré, analysé, élaboré, quel
que soit le foyer. Cela peut être le journal, la télévision,
l’enseignant.
La mémoire peut éviter de répéter
les erreurs du passé et l’histoire prend forcément en compte
l’avenir.
L’enseignement de l’histoire a pour but, précisément,
d’éviter la répétition des erreurs du passé en permettant aux jeunes
générations de « sentir » quand les mêmes crimes ou les mêmes erreurs peuvent
se commettre. Il n’y a aucun doute que c’est une des fonctions de l’histoire.
Mais l’histoire a peu de moyens pour présenter les résultats de ses recherches.
Moins que les hommes politiques, de plus ces derniers doivent plaire et savent
le faire. Alors que l’historien n’a pas pour fonction de plaire ; du coup, on
ne l’écoute guère.
Cependant, sans aucun doute, l’histoire peut mettre en garde
et prévenir la répétition des crimes du passé. Elle peut les diagnostiquer, en
faire l’inventaire, dire : « Attention ! Si nous faisons cela, nous pouvons
être entraînés à ceci. » Y parvient-elle toujours ? C’est une autre affaire !
La répétition n’est jamais pure ; il y a tant de variables… En Europe, c’est
indéniable, la connaissance du passé a paralysé ceux qui auraient pu vouloir
renouer avec l’antagonisme franco-allemand, par exemple. Aujourd’hui,
l’idéologie des droits de l’homme sert de bouclier contre la répétition des
crimes commis dans le passé. Est-ce suffisant ? Bien sûr que non, mais au moins
sommes-nous sensibilisés à certains problèmes.
Je vois aussi l’utilité de l’histoire à un autre niveau :
celui qui connaît assez bien l’histoire, qui y a un peu réfléchi, peut mieux
conduire sa propre existence car il dispose, dans sa tête, de tous les
problèmes et solutions – bonnes ou mauvaises –, qu’on a connus dans le passé et
cela peut l’aider à mieux se guider dans une société en mouvement.
Si l’on faisait tenir histoire de
l’univers dans une année :
Le big bang aurait
eu lieu premier janvier
Il aura fallu attendre le 9 septembre pour qu’apparaisse le
système solaire
Le 14 septembre aura eu lieu la formation de la
terre.
Le premier novembre : quelques micro-organismes inventeront
le sexe
Le premier décembre : on respire enfin de l’oxygène dans
l’atmosphère Le 24 décembre arrivent les dinosaures
Ils s’éteignent le 28 décembre
C’est le 31 décembre vers 22 h 30 qu’apparaissent les
premiers hommes
À 23 h 59, ils peignent des grottes
Et 10 secondes avant minuit, ils inventent
l’alphabet.
André Brahic. Enfants du
soleil, histoire de nos origines. Odile Jacob, 1999.
Opus, 2000.
[*]
Pour
enfances &
psy, Danièle Guilbert et
Laurent Renard l’ont rencontré.