2000
Enfance et PSY
Dossier
Harmonies entre mère et bébé
Accordage et contretemps
Maya Gratier
La sensibilité au temps est-elle innée ? Les recherches sur les
interactions nourrisson-adulte suggèrent que dès la naissance, le bébé est
capable d’appréhender le rythme et qu’il est particulièrement sensible au
rythme des interactions sociales naturelles. L’analyse des interactions vocales
précoces offre des éclairages importants sur la façon dont le bébé s’accorde et
s’ajuste de manière dynamique et créative aux expressions de l’adulte. Par
ailleurs, le bébé semble doué d’une sensibilité quasi musicale à l’interaction
entre rythme et mélodie dans la voix, lui permettant de moduler ses
vocalisations afin d’optimiser leur expressivité.Mots-clés :
rythme, synchronie
interactionnelle, intersubjectivité, musicalité
précoce.
Quelques heures à peine après sa conception, l’embryon
baigne déjà dans un univers temporel. Les cellules se divisent, se multiplient,
sont sélectionnées, détruites au fil du temps qui passe, plus rapidement à
certaines périodes, plus régulièrement à
d’autres.
Tout au long de la gestation, une spectaculaire orchestration
biologique est mise en œuvre alors que les battements du cœur marquent le temps
comme un compte à rebours. L’
expérience du temps, le temps subjectif par
opposition au temps des horloges, se reflète dès les débuts de la conscience
humaine par les rythmes biologiques mais aussi par la rythmicité de
l’environnement social, des interactions vocales et corporelles qui parviennent
au fœtus de l’extérieur. Des recherches ont souligné l’importante sensibilité
auditive du fœtus in utero : il reconnaît la voix de sa mère, un air musical
familier, il s’oriente et s’anime lorsqu’il rencontre des sons intéressants,
mais se détourne et se replie lorsqu’il entend des sons désagréables
[1]. Heidegger concevait l’être
comme indissociable de la temporalité, mais nous pourrions aussi dire que la
temporalité naît du rythme et de la répétition.
Entre adultes, l’interaction sociale est clairement organisée
sur des bases rythmiques. L’observation fine de conversations filmées
visionnées au ralenti révèle une remarquable dynamique où chaque geste, chaque
haussement des sourcils, chaque début de phrase a lieu à un moment particulier
qui, parallèlement au langage, joue un rôle fondamental dans la transmission du
sens. Mais déjà les tout petits bébés, et même ceux nés avant terme, semblent
capables d’entrer en phase, de se synchroniser aux adultes par leurs
expressions corporelles et en particulier vocales.
Je me propose d’éclairer le champ des recherches acoustiques
sur les interactions vocales du bébé afin de montrer que celui-ci communique
avec son entourage de façon efficace et subtile à travers la
coordination temporelle précise des
expressions partagées. Le rythme constituerait pour le bébé son premier outil
pour découvrir son monde, car il porte et transmet les affects, la
subjectivité. Nos propres recherches soulignent les qualités quasi musicales
des interactions vocales précoces. Je montrerai en particulier que mère et bébé
fabriquent le temps dans l’interaction
dynamique, se servant d’une pulsation rythmique pour anticiper mutuellement les
expressions de chacun, et aussi pour « jouer avec le rythme ».
Dans le monde de la recherche, ce n’est que depuis quelques
décennies que le bébé est accepté comme un être à part entière capable de
ressentir, d’exprimer et de partager avec une certaine intentionnalité et avec
un style qui lui est propre. Le pédiatre Berry Brazelton, entre autres, a
contribué à l’« humanisation » du bébé. Bien sûr, les mères de par le monde ont
toujours cru intuitivement aux capacités communicatives de leurs bébés, il
suffit de les écouter (« Qu’est ce que tu racontes à maman ? », « mais,
qu’est-ce que tu veux ? Dis-le moi ! », « ah bon ? »…)
[2]. En effet, le nouveau-né est
particulièrement attentif aux expressions des visages humains et aux
vocalisations douces et rythmées que lui adresse intuitivement l’adulte.
L’interaction demande un grand effort au nouveau-né, ce qui souligne d’autant
plus la force de son désir de communiquer et c’est surtout vers l’âge de deux
mois que le bébé manifeste très clairement ses capacités rythmiques dans
l’interaction vocale.
De nombreuses recherches expérimentales ont montré que les
nourrissons s’accordent aux rythmes qu’on leur présente. Par exemple, en
mesurant le rythme de leur succion sur une tétine, on constate que les bébés
arrêtent et reprennent leurs mouvements de succion en phase avec la
présentation d’un stimulus sonore agréable. D’autres recherches, fondées sur
une mesure des variations du rythme cardiaque du nourrisson, montrent qu’il
peut anticiper l’occurrence d’un son lorsqu’on lui présente une séquence de
sons à intervalles réguliers
[3]. On trouve également dans la littérature des études
expérimentales portant sur la segmentation de stimuli sonores : le nourrisson
est capable de grouper et d’espacer des notes musicales pour former des phrases
de la même manière que l’adulte, et il est également sensible aux différences
de tempo dans des extraits musicaux
[4]. Ces recherches, très contrôlées et qui se veulent
réductionnistes, montrent que le bébé différencie le rythme du son aléatoire,
qu’il peut appréhender la répétition d’intervalles temporels précis. Mais en
réalité, le bébé est encore plus doué pour le rythme que ces recherches nous le
laissent supposer.
Les rythmes interactionnels que manifeste le nourrisson sont
bien plus complexes, car les rythmes très réguliers, répétitifs, finissent par
ennuyer le bébé – tout comme ils ennuient l’adulte – qui a l’habitude
d’échanger avec sa mère des expressions dans un va-et-vient variable, changeant
et dynamique. Il comprend la répétition, mais il est attiré par ce que nous
appelons le rythme expressif qui contient une part d’irrégularité et
d’improvisation conjointe. Ainsi, le rythme des dialogues naturels entre mère
et bébé est un rythme qui n’est ni tout à fait aléatoire, ni tout à fait
prévisible, et qui offre au bébé un éventail de possibilités
expressives.
«
Toutes les répétitions, n’est-ce pas ce qui s’ordonne dans la forme pure du
temps ? »
Gilles Deleuze
Éléments de la musi-qualité précoce
En quoi l’interaction vocale entre mère et bébé possède-t-elle
des qualités musicales ? Les trois principaux éléments musicaux que l’on
retrouve universellement dans les interactions vocales spontanées sont : la
mélodie, le rythme et la narrativité.
Les interactions vocales précoces présentent des
caractéristiques mélodiques que l’on retrouve dans différentes cultures.
Lorsqu’il parle au bébé, l’adulte tend à exagérer les contours mélodiques de
ses vocalisations, à allonger et adoucir ses syllabes et à régulariser le
rythme de sa parole. Les bébés répondent avec grand enthousiasme à cette forme
modifiée de langage, qu’on a appelée le « parler bébé » et modulent leurs
propres vocalisations pour s’accorder « musicalement » à celles de l’adulte.
Par ailleurs, il a été démontré que les mélodies contenues dans les
vocalisations de l’adulte en communication avec le bébé sont pétries de sens.
Ainsi une vocalisation dont la hauteur change brusquement, allant d’une
sonorité grave vers une sonorité plus aiguë, a pour fonction d’attirer
l’attention du bébé
[5].
C’est donc la forme particulière de l’enveloppe mélodique et non ce qu’elle
contient qui porte le pouvoir sémantique de l’expression. La mélodie offre à la
mère et au bébé une très grande richesse expressive.
On peut définir le rythme simplement comme toute organisation
temporelle perçue dans une séquence d’événements. L’interaction vocale entre
mère et bébé est indissociable de l’interaction globale, c’est-à-dire
gestuelle, posturale, visuelle et c’est principalement le rythme partagé qui
tisse ensemble ces différentes modalités expressives, tant au niveau de
l’individu qu’au niveau de la dyade que constituent deux individus. En effet,
sur le plan individuel, il existe une importante coordination temporelle entre
les différentes modalités interactives : lorsque l’on exprime de la surprise
vocalement, certains gestes, certaines mimiques accompagnent de façon synchrone
la vocalisation pour renforcer son sens. Sur le plan dyadique, on observe aussi
une remarquable synchronie : par exemple, la mère peut répondre à la
vocalisation du bébé en écarquillant les yeux, en ouvrant la bouche et en
haussant les sourcils, lui offrant une réponse cohérente par son
timing tout en empruntant d’autres
modalités expressives. Daniel Stern nomme cette synchronie « accordage affectif
».
D’instant en instant, de nouvelles expressions sont créées,
modifiées, remplacées, reflétant le flux dynamique des émotions partagées entre
mère et bébé. On peut concevoir la mère et le bébé comme un véritable
système dyadique où chaque
modification chez l’un entraîne une réorganisation des deux. La dyade
représenterait un système en équilibre dynamique capable de s’accorder
rythmiquement, et en réajustement continuel. Le modèle de ces interactions
n’est pas celui de l’action-réaction mais de la co-action et de la
co-construction. Parallèlement à la régulation de comportements physiques,
l’accordage mutuel des états subjectifs les fait entrer en résonance pour
former un seul espace mental, l’espace intersubjectif
[6]. L’échange entre une mère et son bébé se
situe entre expression et psychisme comme une sorte de narration sans mots,
mais narration tout de même car il y a un but – avec une ligne de tension qui
s’actualise dans le temps –, et une dynamique, avec un début, un dénouement et
une fin. Daniel Stern
[7]
souligne l’importance de ces « microdrames subjectifs » dans la construction
identitaire du bébé. Selon lui, la narration s’appuie sur des « contours de
vitalité » qui se trouvent à l’intersection du visible et du ressenti, et qui
sont composés d’émotions floues à intensités variables. Ces contours de
vitalité s’esquissent à partir de la qualité de leur coordination temporelle.
Colwyn Trevarthen a depuis longtemps souligné la narrativité inhérente aux
échanges précoces spontanés ainsi qu’aux jeux musicaux et aux chants
traditionnels pour bébés.
On a souvent comparé l’interaction mère-bébé à deux musiciens
en train d’improviser. Cette hypothèse, qui reposait sur l’intuition des
chercheurs, a récemment commencé à être étudiée sérieusement par des
psychologues, grâce à de nouveaux outils informatiques empruntés au champ de
l’acoustique musicale. Ainsi, on se sert de spectrogrammes qui représentent
visuellement les vocalisations sur un axe temporel, de courbes d’intensité et
de la hauteur de la voix pour identifier les moments importants qui ressortent
dans l’interaction vocale entre mère et bébé.
Ces analyses révèlent de remarquables régularités dans
l’interaction vocale. Par exemple la mère vocalise pendant 700 millisecondes,
puis vocalise de nouveau 300 millisecondes plus tard pour une durée de 500
millisecondes. S’ensuit une pause de 500 millisecondes, puis le bébé vocalise à
son tour. Chacun semble ainsi être sensible à une
pulsation rythmique sous-jacente qui lui permet
de se positionner dans le temps par rapport à l’autre. Dans l’exemple que nous
venons de citer la pulsation est d’une seconde, unité temporelle que l’on
retrouve souvent. Cette pulsation va donc former l’armature psychologique du
déroulement de l’interaction dans le temps. Toutefois, d’autres cycles
rythmiques sont en jeu qui régulent les durées plus longues d’attention et
d’inattention, d’intérêt et d’ennui de la dyade. Ainsi, après quelques
secondes, la dyade prend une pause plus longue, « décroche » en quelque sorte,
et l’interaction qui reprend après la pause n’est plus tout à fait la même. Les
pulsations rythmiques se regroupent donc pour former des
phrases musicales, qui suivent une
certaine logique rythmique fondée sur les capacités attentionnelles du bébé, et
qui portent en elles la narrativité de l’échange
[8].
Ainsi, il apparaît que l’interaction vocale spontanée est
organisée sur une base hiérarchique, semblable à l’organisation de notes
musicales regroupées en mesures, elles-mêmes regroupées en phrases pour former
des entités rythmiques et expressives de plus en plus larges. Dans
l’interaction précoce, on retrouve une certaine stabilité rythmique au niveau
de la pulsation, au niveau de la phrase, et peut-être au-delà ; certains
chercheurs pointent des unités rythmiques très petites qui organisent la
pulsation rythmique que nous avons décrite.
Mais ce qui est plus remarquable encore dans l’organisation
rythmique de l’interaction mère-bébé, c’est sa vitalité expressive. Nous
employons le terme de
rythme expressif
pour souligner le style particulier de rythme qui caractérise ces interactions.
Le rythme expressif se réfère aux irrégularités temporelles du rythme de base,
aux déviations de la pulsation stricte, à la fluidité du rythme spontané. Des
recherches dans le champ de la perception musicale montrent que l’appréciation
subjective, le sentiment de plaisir esthétique sont liés à la capacité du
musicien à s’écarter du rythme métronomique de la partition en maintenant une
certaine logique ou cohérence structurale. Dans les musiques improvisées, en
particulier le jazz, les musiciens coconstruisent une pulsation qui devient
l’élément de référence rythmique avec lequel on peut jouer, s’écarter, que l’on
peut rejoindre, transformer
[9]. Ces mécanismes d’expressivité chez les musiciens
ressemblent énormément aux mécanismes en jeu dans l’interaction précoce. Les
analyses d’interactions révèlent de petites unités temporelles de l’ordre de
quelques dizaines de millisecondes qui s’écartent de la pulsation de base pour
permettre à la mère ou au bébé de réajuster ses vocalisations en accordage avec
l’autre. Les formes mélodiques offrent aussi des indices importants de
changements dans la dynamique rythmique ; d’autres mécanismes, comme
l’élongation progressive des vocalisations (de quelques millisecondes à la
fois), contribuent à marquer la fin d’une phrase narrative.
Mère et bébé jouent avec le rythme, ce qui leur permet de
maintenir la tension narrative de leur échange et d’y introduire des idées et
des émotions nouvelles. L’interaction vocale d’une dyade en bonne santé est
donc caractérisée par une grande vitalité créative qui repose sur des
invariants temporels stables couplés à une variabilité temporelle
sensible.
Le rythme partagé crée entre la mère et le bébé des espaces
sonores qui constituent des contenants ou des enveloppes subjectives. Lorsque
la mère parle à son bébé, elle met en place des espaces sonores pour inciter le
bébé à vocaliser à son tour. Elle encadre ses vocalisations par des temps de
pause suffisamment longs pour lui permettre de vocaliser et suffisamment courts
pour qu’il se sente concerné et écouté. L’accrochage rythmique précis et
sensible permet une sorte de communication directe d’esprit à esprit qui passe
par toutes les modalités expressives. Cette intersubjectivité, rendue possible
par le rythme partagé, permettrait, selon Colwyn Trevarthen, à la mère et au
bébé d’échanger des états subjectifs dynamiques, des émotions ainsi que des
idées, des perceptions et des représentations. Il est bien sûr difficile
d’admettre qu’un bébé de deux mois ait des idées, et il n’en a sans doute pas
dans le sens où nous l’entendons habituellement, mais ce qui se transmet au
sein de la dyade aurait un sens non-verbal et serait inscrit dans un contexte
symbolique particulier. La symbolisation et l’accès à l’intelligence dépendent
de l’intersubjectivité et donc du rythme partagé. L’autisme, par exemple,
pourrait trouver son origine dans un défaut de rythmicité qui aurait engendré à
la base le défaut de symbolisation caractéristique de ce trouble.
La rencontre intersubjective ne dépend pas du son en lui-même,
mais du rythme dans l’interaction. En effet, des bébés sourds-muets utilisent
tout aussi bien le rythme à travers les gestes et les regards. Mais le son
échangé contribue à créer une enveloppe sonore
[10] qui permet de contenir et de réguler
l’excitation de l’échange pour amener une créativité constructive et non
débordante. La dialectique dynamique entre stabilité rythmique et variabilité
expressive donne une certaine élasticité à l’enveloppe sonore et l’on pourrait
considérer ce critère d’élasticité comme un outil clinique dans les cas de
dyades mères-bébés en difficulté. On peut également rapprocher l’espace
intersubjectif et l’enveloppe sonore de « l’aire transitionnelle » de Winnicott
ou encore de la « zone de développement proximale » de Vygotsky.
Beaucoup reconnaissent que la musique exerce un pouvoir
mystérieux, qu’elle suscite de fortes émotions, qu’elle nous touche par moments
au plus profond de nous-mêmes et nous fait transcender la réalité objective.
Elle semble douée d’un pouvoir organisateur et permet à l’individu de
s’exprimer dans l’altérité, estompant ainsi les frontières entre subjectif et
objectif. La musique touche l’âme et structure l’identité. On peut supposer que
la musicalité des interactions précoces contribue de façon fondamentale à la
construction psychique du bébé. Le rythme et de façon plus générale la
musicalité favorisent la construction identitaire du bébé dans la relation
duelle et, en même temps, son individuation en lui permettant de s’exprimer
dans un espace contenant, délimité, pour accéder progressivement à la réalité
externe. La microrythmicité des interactions vocales permet d’enclencher les
rythmes plus lents qui marquent le développement affectif, social et cognitif
du bébé.
Maya Gratier est
psychologue clinicienne. Laboratoire de psychologie clinique et pathologique,
Université René Descartes (Paris V).
·
Anzieu, D. (sous la
dir.) 1987. Les Enveloppes psychiques,
Paris, Dunod.
·
Deliège, I. (sous la
dir.) 1999-2000. « Rhythm, Musical Narrative and Origins of Human Communication
», Musicae Scientiae, Special
Issue.
·
Deliège, I. ;
Sloboda, J. 1995.
Naissance et développement du sens
musical, Paris, Puf.
·
Drake, C. ;
Barch, C. 1997. « Tempo
Discrimination in Infants », Infant Behaviour and
Development, 20, 4, p. 573-577.
·
Lécuyer, R. ;
Pêcheux, M.-G. ;
Stréri, A. 1994.
Le Développement cognitif du
nourrisson, t. 1. Paris, Nathan.
·
Stern, D. 1985.
The Interpersonal World of the Infant : A View
from Psychoanalysis and Developmental Psychology, New York, Basic
Books, traduit en français sous le titre Le Monde
interpersonnel du nourrisson.
·
Stern, D. 1999. «
Vitality contours : the temporal contour of feelings as a basic unit for
constructing the infant’s social experience » dans P. Rochat (sous la direction
de), Early Social Cognition : Understanding
Others in the First Months of life, Hillsdale, N.J., Erlbaum, p.
67-80.
·
Trehub, S.E. ;
Trainor, L.J. ;
Unyk, A.M. 1993. « Music and speech
processing in the first year of life », Advances
in Child Development and Behaviour, 24, p.
1-35.
·
Trevarthen, C. 1993.
« The self born in intersubjectivity : An infant communicating », dans U.
Neisser (sous la direction de), The Perceived
Self : Ecological and Interpersonal Sources of Self-Knowledge, New
York, Cambridge University Press, p. 121-173.
[1]
Voir le chapitre de Jean-Pierre Lecanuet : « L’expérience
auditive prénatale » dans l’ouvrage dirigé par I. Deliège et J.
Sloboda.
[2]
Extraits d’enregistrements réalisés en France, en Inde et aux
États-Unis.
[3]
Pour un exposé de ces recherches, voir l’article de Viviane
Pouthas : « Développement de la perception du temps et des régulations
temporelles de l’action chez le nourrisson et l’enfant », dans l’ouvrage dirigé
par I. Deliège et J. Sloboda.
[4]
Voir les recherches de Sandra Trehub et ses collègues et de
Carolyn Drake et Clarisse Baruch sur la discrimination du
tempo.
[5]
Pour une revue des recherches sur le « maternais », voir le
chapitre : « Le développement partagé : quelques aspects du développement du
langage » dans l’ouvrage dirigé par R. Lécuyer, M.-G. Pêcheux et A.
Streri.
[6]
L’intersubjectivité primaire et secondaire décrites par Colwyn
Trevarthen correspondent plus ou moins aux deux premiers semestres de la vie et
se caractérisent par le partage d’un espace subjectif commun.
[7]
Dans son article : « Vitality Contours : The temporal contour
of feelings as a basic unit for constructing the infant’s social experience »,
dans l’ouvrage dirigé par P. Rochat.
[8]
Pour une revue de ces recherches récentes voir les articles de
Colwyn Trevarthen, Stephen N. Malloch et Maya Gratier dans le numéro spécial de
Musicae Scientiae : « Rhythm, Musical
Narrative, and Origins of Human Communication », 1999.
[9]
Voir l’article de Benjaman Schögler : « Temporal co-ordination
in jazz duets » dans le numéro spécial de la revue
Musicae Scientae.
[10]
Ce concept a été proposé par Didier Anzieu
(1987).