Enfances & Psy
érès

I.S.B.N.2-86586-850-8
160 pages

p. 142 à 147
doi: 10.3917/ep.014.0142

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Actualité du réseau

no14 2001/2

2001 Enfance et PSY Actualité du réseau

Travailler à plusieurs

Transversalité, pluridisciplinarité et partenariat

Michel Villand
L’expérience nous apprend l’absolue nécessité du travail entre les professionnels, en particulier pour les situations difficiles. Cependant la réalité quotidienne nous montre la difficulté de ce travail ; souvenons-nous de certaines réunions, dans notre équipe, entre équipes du même intersecteur ou avec d’autres organismes (école, pmi, justice). Il est donc nécessaire d’essayer de mettre à plat ces difficultés du « travailler à plusieurs », d’en faire une analyse – au sens premier de déconstruction – pour parvenir peut être à savoir « travailler ensemble ».
« Transversalité », « pluridisciplinarité » et « partenariat » sont souvent évoqués, voire invoqués. Effet de mode ou reconnaissance et appréhension par le langage de ces modalités de travail ?
 
Définir la transversalité
 
 
La transversalité, par la notion d’horizontalité qu’elle implique, renvoie nécessairement, en elle-même, à l’existence d’une autre dimension, d’un autre plan. Une coupe dite « transversale » (par exemple en anatomie) montre l’agencement, sur un plan horizontal de différents appareils, dont la fonctionnalité n’apparaîtra que par la mise en rapport au plan vertical. Cette autre dimension est présente en creux et il faut la construire, au sens de l’imaginer, pour avoir une idée de la globalité. La transversalité, définie par sa base, la coupe transversale, est donc forcément référée à d’autres dimensions, celles de lignes appartenant aux plans verticaux. La convergence de ces lignes peut faire apparaître un sommet (en anatomie ce serait l’appareil neuro-psychique). Ainsi se détermine virtuellement à partir de la transversalité un espace, comme un cône – ou une tente indienne.
Pourquoi utiliser, en pédopsychiatrie, une telle métaphore ? Outre que l’on pourrait y voir la structure pyramidale et hiérarchisée d’un service, avec les interconnexions des unités entre elles, toutes – qu’elles le veuillent ou non – reliées à la chefferie ; l’on peut aussi y voir la métaphore même de ce pour quoi est fait ce service : ouvrir pour l’enfant un espace psychique pour lui permettre un certain progrès.
 
Un espace pour penser
 
 
Quelles sont les conditions institutionnelles d’ouverture d’un espace psychique ? Du point de vue de l’institution, l’appartenance hospitalière donne une certaine armature à cette structure, avec la chefferie et les unités ; chaque unité a, elle-même, sa propre structure ou travaille, douloureusement parfois, à l’établir. Cette définition, par l’extérieur de la structure, peut servir de repère, disant ce que chacun doit faire du point de vue de ses droits et devoirs professionnels. Mais la vie n’est pas une application de décrets et il y a lieu de considérer l’autre point de vue, non plus ce que l’hôpital veut, mais ce dont le patient a besoin. Il n’y a d’ailleurs pas d’antinomie systématique entre ces deux points de vue. En fait des référentiels différents rendent compte des divers aspects de la réalité de l’enfant selon :
  • sa réalité sociale – cet enfant est-il élevé par ses parents, est-il scolarisé, la justice intervient-elle ?
  • sa réalité biologique – cet enfant a un corps ; présente-t-il une maladie, un handicap ?
  • sa réalité psychologique – qui peut, elle-même être subdivisée en plusieurs aspects affectif, cognitif, psychique (conscient, inconscient…).
Le projet en pédopsychiatrie pour chaque enfant aura à tenir compte de ces différents aspects et de leurs articulations.
Il peut ainsi être défini « par le haut », par les instances supérieures : le chef de service, le médecin responsable, voire par un livret de bonnes pratiques – que l’anaes [*] nous fera un jour parvenir… Il faudra toujours toutefois, pour aider et soigner l’enfant, que ce projet soit vivant. La mise en place du projet pourra donc ainsi se faire de manière autocratique, démocratique ou ne pas se mettre en place du tout dans l’anarchie (Houzel, 1990). Les équipes, comme les petits groupes, peuvent connaître différents types de commandements. L’autocrate procède par décrets ; le démocrate consulte, écoute et décide ; dans l’anarchie, les différences sont effacées, l’organisation abolie. Le moins mauvais fonctionnement procède d’un alliage subtil de hiérarchie et de démocratie.
Nul ne niera qu’une organisation est indispensable, mais il faut aussi qu’elle soit vivante, car il y a une homothétie, un parallèle, entre les progrès qu’une structure permet de faire faire à un enfant et ceux qu’elle a pu faire dans son organisation et dans les échanges qu’elle autorise. Ce n’est pas plaider pour une rigidification de nos structures mais refaire le constat, non pas abstraitement théorique mais tiré de la vie quotidienne en équipe, que l’organisation de celles-ci, comme de toutes sociétés et cultures, relève des mêmes lois que l’organisation de la structure psychique de l’individu : de l’interdit de l’inceste et du meurtre. La première loi, l’interdit de l’inceste, fait naître la différence, le « déconfusionnement », la séparation, l’individuation, la parole. L’autre assure l’organisation des liens entre humains. Selon la psychologie collective inventée par Freud dans Totem et tabou (Freud), les lois de l’organisation de la société président à l’organisation de la structure psychique, à la mise en place d’instances délimitées par des frontières, à ce que Freud désigne comme la « topique ». On verra plus loin qu’ici la loi n’est pas un énoncé mais plutôt une régulation de la circulation du désir entre les générations. Les lois organisent et différencient notre univers psychique et social.
La notion de transversalité implique, nous l’avons vu, en elle-même, une reconnaissance d’une autre dimension d’un autre plan ; elle nous conduit à la dimension d’un espace psychique. La création d’un tel espace requiert l’existence :
  • d’une structure, qui ouvre et soutienne cet espace en assurant sa solidité
  • comme un squelette avec une colonne vertébrale qui nous fait tenir debout ;
  • de limites, comme la peau, qui déterminent un contenant et un contenu, un dedans et un dehors ;
  • et d’échanges entre différents systèmes pour que la vie s’y développe à l’intérieur. Comme les différents appareils physiologiques se complètent et permettent des échanges : échange de l’oxygène et du gaz carbonique au niveau des membranes alvéolaires du poumon, transport par les globules rouges, propulsés par l’appareil circulatoire, de l’oxygène, pour aller irriguer nos muscles, notre cerveau, pompes membranaires qui déclenchent l’influx nerveux, etc.
Transversalité, espace psychique, structure et limites, échanges. Les lois de l’interdit de l’inceste et du meurtre sont structurantes, l’une étant du côté de la différenciation, l’autre de la préservation du lien, toutes deux nécessaires à l’organisation. Nos liens de travail aussi, pour être structurants pour les familles que nous recevons, doivent obéir à certaines règles.
Dans l’article que j’ai déjà évoqué, « Le psychanalyste dans l’institution », Houzel montre les correspondances entre les lois de l’évolution psychique et celles du fonctionnement institutionnel. Deux notions méritent d’être mises en relief :
  • la règle d’étanchéité – le contenu d’une réunion appartient à l’institution, aux membres présents et ne peut être déversé, tel quel, par l’un des participants ;
  • la règle de congruence – il est possible de réunir les différentes personnes concernées par le problème d’un enfant en fonction de leurs compétences et de leurs responsabilités.
La première notion semble correspondre à la mise en place de limites, comme par la peau ou par l’interdit de l’inceste ; la seconde à celle de la structuration verticale, comme par l’appareil locomoteur pour le corps, par la différence des générations. Pour dire les choses encore plus simplement, tout le monde ne fait pas la même chose et, pour parler des difficultés autour d’un enfant, il y a des lieux et des moments pour cela. Cela ne peut être pas fait dans un couloir. Houzel fait un parallèle entre les instances topiques, définissant des provinces psychiques, et les lieux institutionnels et leurs limites. La parole entre professionnels demande le respect de certaine règle d’hygiène : plutôt échanger en réunion de synthèse qu’autour d’un café. Si les échanges informels se font à l’exclusion des lieux et moments spécifiques prévus pour parler des patients, il faut s’interroger sur une dérive perverse du fonctionnement institutionnel. Car, en définitive, la nécessité de l’organisation se justifie de, par et pour la clinique.
 
Une mise au travail des différences
 
 
La pluridisciplinarité représente la mise au travail des différences. Le mot discipline condense plusieurs acceptions, retenons en simplement deux aspects : celui de branche de la connaissance et celui de règle de conduite. Notre connaissance n’est pas infinie et une règle de conduite des uns vis-à-vis des autres assure la survie de la collectivité dans la tâche qu’elle a à accomplir. La pluridisciplinarité imposera à chacun un champ limité d’action qui, en se limitant, délimite celui des autres. Elle devient possible quand les différences sont assumées. Le groupe n’est pas alors le lieu d’une satisfaction immédiate – d’un festin totémique – mais une collectivité de travail.
La mise en place de la pluridisciplinarité pour un patient suppose donc le respect des places existantes et des différences entre soignants. On ne fait pas tous la même chose et ce n’est pas de cela dont le patient a besoin ; mais on contribue tous à l’aide qui lui est apportée et il y a une œuvre commune à réaliser. La condition de réalisation de cette œuvre suppose une articulation des différences, un échange de points de vue dans le respect de celui de l’autre, ce qui ne peut être acquis au préalable mais nécessite un travail collectif. Le travail, étymologiquement, comporte une notion de tension, ainsi fait-on travailler une articulation ou deux forces sur le même segment. C’est dire que la différenciation au sein même de l’équipe ne se décrète pas mais se conquiert progressivement dans le travail d’équipe, ce qui suppose que les conflits nécessaires y soient assumés. C’est d’un défaut de différenciation que souffrent les patients dont nous nous occupons, d’un défaut des différences fondatrices entre le monde extérieur et le monde intérieur, entre le moi et l’autre, peut-être avant même les différences des sexes et des générations.
Pour nous aussi soignants aucune de ces étapes différenciatrices ne s’est franchie sans difficulté, mais toujours, pour tout homme, dans la souffrance. Elles ne sont jamais franchies une fois pour toutes et nous gardons à jamais la nostalgie de l’enfance, de ce temps d’avant la séparation. Avoir choisi de travailler en équipe fut peut-être pour nous réponse à une nécessité appartenant à la réalité, mais nous ne devons pas pour autant oublier ce que cela pourrait réaliser de nos désirs infantiles d’être portés, pris en charge, peut-être même d’être plus ou moins déresponsabilisés. En effet, la responsabilité est une affaire d’adulte et l’adulte a dû réaliser le renoncement à nombre de ses désirs infantiles. Le travail d’équipe n’existe pas pour nous satisfaire, mais pour aider le patient. La responsabilité est ce que l’on doit à l’autre en éthique ; pour Lévinas (Lévinas, 1994), l’éthique, c’est être responsable de l’autre. Il peut être difficile d’être, chacun individuellement, responsable ; pourtant, dans le cadre du rapport humain avec le patient, la responsabilité devrait rester individuelle. Un médecin, par exemple, est certes responsable des options globales devant la société et devant le patient, mais cela ne le dispense jamais – ni qui que ce soit, d’ailleurs – de sa responsabilité individuelle. En termes éthiques, il n’y a pas de responsabilité d’équipe mais des responsabilités différentes dans une équipe ; la responsabilité du médecin responsable vis-à-vis de l’équipe est bien de permettre que chacun puisse y occuper sa place et assumer sa responsabilité, dans son métier, envers le patient.
Une équipe, à la différence d’un groupe indifférencié, ne peut être le lieu de la réalisation des souhaits d’omnipotence infantile qui sommeillent chez chacun de nous et demandent à se réveiller à tout instant, que ce soit dans le rêve – mais c’est là sa fonction, la foule, le groupe ou le couple. L’omnipotence infantile est cet état où l’enfant – ou plutôt l’infans, celui qui ne parle pas encore – ne sait encore rien du monde et croit du haut de son ignorance – mais aussi, et en conséquence, de sa totale impuissance – que le monde est sa création : sa mère arrive quand il en a besoin, il a créé sa mère. Il reste beaucoup à apprendre à cet enfant, sous « l’influence de la réalité » qui se chargera, plus ou moins heureusement, en fonction de l’entourage, de lui apprendre que cela ne marche pas vraiment comme çà, que cela ne marche pas selon son désir. Confronté à une certaine reconnaissance de la réalité, cet enfant, toujours selon son désir, se consolera par un « au moins, ma mère, elle est à moi ». Eh bien, là encore, cela ne marche pas comme çà, lui répondent sa mère et son père. C’est plutôt le désir sexuel de ses parents, l’amour entre adultes, qui vient lui faire mesurer, et avec difficulté, que sa réalité à lui, l’enfant, ne comble pas l’adulte. L’interdit œdipien est moins un énoncé qu’une réalité à laquelle se heurte l’enfant : le désir sexuel de la mère s’oriente sur un autre que lui, sur le père, l’amant, voire le travail… Si le groupe ne fonctionne plus comme lieu de la quête de l’omnipotence, mais dans l’articulation synergique de ses différences, il peut sortir de l’impuissance et se mettre au service des patients.
 
Partenariat et écoute
 
 
Le mot partenaire vient de l’anglais partner et a deux acceptions : une personne avec qui quelqu’un est allié contre d’autres et le partenaire sexuel. Est ainsi souligné tantôt l’aspect d’une réunion pour lutter contre quelque chose, tantôt l’union des différences, le plaisir et la transmission de la vie. Les partenaires sont dans un rapport de forces mais non de domination, dans un rapport de différence et d’égalité. Chacun est alors dans sa pleine responsabilité. Là encore, les choses ne vont pas de soi pour que chacun soit dans sa pleine responsabilité, que chaque structure assume sa mission et que chaque pôle se sente avec l’autre dans un rapport de différence et d’égalité. La responsabilité des équipes de soin, dans ce travail de partenariat, est double :
  • elles doivent répondre de leur projet de soin devant leurs partenaires, par exemple l’école qui accueillera l’enfant ou, tout aussi bien, l’hôpital de jour devant le cmp qui lui a adressé l’enfant – et inversement ;
  • elles doivent intégrer la dynamique de travail de partenariat, l’analyser, la restituer.
La dimension de l’écoute est essentielle, primordiale, même si elle n’est pas suffisante. Entendre avant que de savoir, sans jugement, pour que le travail en partenariat ne soit pas vécu comme un rapport de domination. Écouter, par exemple, comme en clinique, dans le discours d’une institutrice qui se plaint d’un enfant ou de la famille de celui-ci, sa blessure à elle, institutrice, de ne pouvoir se vivre comme bonne enseignante. L’écoute semble tout aussi essentielle dans le travail entre nos structures soignantes et, également, entre professionnels d’une même équipe. Lorsqu’une famille interroge une institution sur le fonctionnement d’une autre, elle peut facilement l’entraîner à répondre de tout, et pour tous. C’est-à-dire à répondre du projet de l’autre et à la place de l’autre, ce qui revient à lui dénier son existence propre. Le risque est alors de devenir pour cette famille la mère toute puissante, celle qui n’a pas besoin de partenaire. Or cette famille a besoin de tout autre chose : non pas d’une mère toute puissante, mais que l’on puisse entendre quelque chose de non dit jusqu’alors, un autre discours. Ce discours peut d’ailleurs être fait moins de mots que d’actes ou de retenue à agir : une famille peut attendre de l’institution moins une réponse en mots, que l’assurance qu’elle établira des liens jusque-là restés impossibles à nouer – même s’ils doivent être conflictuels ; si elle peut faire une place à un point de vue différent du sien propre ; si les différentes équipes peuvent travailler ensemble à établir une certaine confiance entre elles. Ici, l’alliance commence peut-être dans le rapport entre les membres de deux équipes, dans la manière dont ils sont mis à l’épreuve de pouvoir communiquer entre eux ce que les patients et leurs familles ne peuvent faire communiquer en eux. En tout cas, les familles sont très sensibles à ce qui se passe entre nous.
Transversalité, pluridisciplinarité, partenariat, ces mots ne sont pas vides de sens et l’on peut en décrire des modalités de fonctionnement. Quelle que soit la pathologie des enfants que nous recevons, notre tâche consiste toujours à ce qu’advienne un certain gain psychique, un certain progrès. Nos patients résistent toujours parce que le changement est coûteux et qu’un nouvel équilibre ne s’acquiert qu’au prix d’un renoncement. Nous aussi, professionnels et équipes, résistons au changement ; dans cette résistance, notre part n’est pas à négliger puisque les patients sont dépendants de notre propre cheminement, ne peuvent avoir un espace plus grand que si le nôtre s’est élargi, ne peuvent se structurer qui si nous-mêmes le sommes et pouvons résister à leur désir d’indifférenciation. Nous rencontrons sur ce chemin deux sortes d’obstacles : ceux qui viennent des patients, qu’il nous faut repérer pour ne pas y être entraînés, et ceux qui viennent de nous-mêmes, individus et institutions, dans notre désir de non-séparation et notre nostalgie de la mère toute puissante qui aurait réponse à tout. Nous méfions-nous assez de cette identification en nous ? L’écoute est la base de notre travail : écouter les enfants, écouter les parents et leurs souffrances, écouter les autres professionnels de notre équipe, nous écouter entre équipes. Si nous pouvons faire un bout de chemin sur cette voie, individuellement et collectivement, alors commençons-nous à aider nos patients, alors notre plaisir au travail devient réel, libidinal.
Une mise au point
Marie-Cécile Ortigues, avec la collaboration d’Edmond Ortigues, auteurs de l’article « L’évolution d’une pratique de psychothérapie », publié dans enfances et psy n° 12, nous demandent d’insérer ce texte.
Nous aurions préféré que notre article ne soit pas encadré par des sous-titres, afin que le lecteur puisse naviguer librement dans le texte.
Deux de ces sous-titres ne conviennent pas au développement qui les suit :
– p. 19. L’angoisse du vide plus profonde que la culpabilité, formule qui cherche à ramener à du connu un moment clinique de pure perplexité ; on tentait de faire percevoir l’émergence d’une question qui, plus tard, s’est révélée être fondamentale.
De plus, lorsqu’il s’agit de l’Afrique, la notion de culpabilité ne va pas de soi : honte et/ou culpabilité sont toujours en débat chez les africanistes, débat lié à l’omniprésence des positions persécutives.
– p. 21. La mobilité de la position personnelle, cette formulation engage le lecteur sur une mauvaise piste, car « la » position personnelle au singulier évoque une attitude permanente. Or, dans cette page 21, la référence faite aux pronoms personnels attire l’attention sur le fait que les diverses expressions qu’une personne donne d’elle-même sont relatives aux enjeux émotionnels qui la relient à d’autres personnes. Les attitudes de chacun ne doivent pas être isolées mais contextualisées. Il n’y a pas de « moi » hors contexte ; c’est pourquoi nous parlons de positions personnelles au pluriel pour insister sur la relativité des situations individuelles qui se manifestent l’une par l’autre.
Nous remercions enfances et psy de faire place à cette mise au point.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  Freud, S. 1979. Totem et tabou, Petite bibliothèque Payot.
·  Houzel, D. 1990. « La psychanalyse dans l’institution : point de vue et méthode », Revue française de psychanalyse, « La psychanalyse hors les murs ».
·  Lévinas, É. 1994. Éthique et infini, Le livre de poche (Biblio essais).
 
NOTES
 
[*] « L’agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé – l’anaes –, a pour mission de promouvoir la démarche d’évaluation dans le domaine des techniques et des prises en charge des malades, en particulier en élaborant des recommandations professionnelles ». Prof. Yves Matillon, directeur général de l’anaes.
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