2001
Enfance et PSY
Enfance de l’art
La mort ne dure pas
Michel Schneider
Michel Schneider est
psychanalyste et écrivain. Il a publié récemment Maman,
aux Éditions Gallimard, collection « L’un et
l’autre », 1999.
Lorsque nous préparions notre
dossier « Vivre le temps » (enfances &
psy n°13), nous avons croisé la réflexion de Michel Schneider.
Il a accepté de nous donner ce texte.
À la fin du Temps
retrouvé, Proust constate que la place que nous occupons dans
l’espace est somme toute réduite, mais que dans le temps, elle est sans
limites. C’est bien curieux, car il me semble que j’ai passé ma vie non à
tenter de fuir hors de la prison du temps, mais à m’arracher à l’espace de mon
corps par un certain nombre d’activités qui justement ne sont et ne furent pas
des passe-temps, mais si j’ose dire, des passe-corps, des passe-moi, des
passe-espaces. Parmi elles, la musique, lorsque mon piano veut bien de moi et
m’emporte au plus ancien du temps comme une barque noire et frivole, ou cette
manie d’écrire, comme si quelqu’un, quelque part, un jour, vous
lisait.
Sous le titre
Maman –
un titre qui, étrangement, n’était pas déjà pris, comme si ce mot était trop
petit, ou trop grand pour pouvoir couvrir un livre –, j’ai tenté d’éclairer par
la
Recherche, la vie psychique de
Proust, qui s’est fait écrivain pour dire – et peut-être pour résoudre – ses
conflits intérieurs, et notamment celui avec Maman, qui pour les autres se
nommait Jeanne Weil. Un grand désir anime cette histoire d’amour, de mort et
sans doute de haine entre un fils et sa mère : devenir écrivain pour raconter
le temps à Maman. Écrit-on pour retrouver le temps perdu ou au contraire s’y
abandonner, « n’être plus que le temps », comme le dit Chateaubriand
[1] ? Fait-on de la littérature
pour être aimé ou pour être lu ? Comment l’amour d’une mère est-il pour
l’écrivain à la fois une ressource et un obstacle ? Ces questions sont liées.
Pour que s’ouvre le temps – et sans cela, aucune écriture littéraire n’est
possible – il faut que les mères nous quittent ou meurent.
Au risque de faire des hypothèses sommaires, on peut esquisser
ainsi ce qu’enseigne l’expérience de la psychanalyse : les mères incarnent
l’absence de temps. Elles ont tout leur temps, tout le nôtre. C’est dire qu’en
réalité elles ignorent le temps. Elles nous plongent et nous maintiennent dans
la dimension de l’espace, et font comme si le temps ne nous séparerait jamais
de leur corps. Comme si la croissance, le vieillissement, la mort enfin, ne
nous atteindraient jamais. Le seul désir des mères à l’égard de leurs fils est
que surtout il ne leur arrive rien. Désir terrible, si l’on songe, quoique
inspiré de la bonté la plus pure. Mme Proust y parvint, un temps. Aussi
longtemps qu’elle fut en vie, il n’arriva rien au « petit Marcel ». Ou presque.
Une maladie étrange qui le retenait cloîtré, quelques amants approchés dans le
trouble et la honte, des amitiés mondaines, des spéculations boursières
hasardeuses, un peu d’écritures bien brodées. C’est à peu près tout. Pas de
livre. Écrire est une insomnie. Or, que veut la mère ? Que le fils dorme. Qu’il
dorme bien, longtemps, seul. Qu’aucun heur ni malheur ne vienne troubler son
repos. Qu’il soit aussi silencieux qu’un enfant sage. Qu’il reste un bébé, une
bouche qui ne bée que pour elle, qui ne sert qu’à des baisers. Qu’il n’ait pas
mal. Or, parler fait mal. Tout le temps qu’elle vécut et veilla, il fut réduit
au silence, sous sa forme la moins pénétrable : le sommeil. Maman contrôlait
ses nuits, à défaut de maîtriser ses songes. Mais, plus intelligente et plus
raffinée que les mères ordinaires, elle donna aussi à ce silence forcé où elle
gardait son enfant dans son statut d’infans, justement, d’être non doué de parole, la
forme rusée de la conversation. Instaurant entre eux une sorte de reviviscence
de l’amour courtois, elle réussit à ce que rien ne lui arrive qui ne soit de
l’ordre de la conversation. Mais deux choses arrivèrent. Elle mourut. Il
écrivit.
Marcel a pris son temps pour se passer de Maman, pour
écrire.
« Long », c’est par cette syllabe que commence le plus long
roman de notre littérature, plein de longues phrases,
À la recherche du temps perdu. À la
toute fin, se trouve la phrase la plus courte : « Long à écrire
[2]. » Voilà ce que soupire –
expire – le narrateur. Mais cela ne doit pas faire oublier que l’interrogation
épeurée : est-il encore temps ? survient aux dernières lignes, après que le
romancier a pris le temps, c’est-à-dire la rage lente et l’indifférence brute,
d’écrire les trois mille pages de son long roman.
Mais, au fait, long comme quoi ? Comme l’angoisse. Comme la
solitude. Comme le temps, quand Maman ne venait pas.
À la recherche de la mère perdue, ou
bien L’écrivain retrouvé, ces titres
annonceraient le vrai thème du roman à la fois inachevé et fini qu’écrivit
Marcel Proust. Contre sa mère, aux deux sens de contre : en la cherchant, et
pour la perdre. Le temps, on ne l’éprouve que lorsqu’il manque, ou bien au
contraire lorsqu’il ne passe pas et devient lourd, intraversable. Du présent
coagulé, de la vie morte.
La scène se passe le 28 septembre 1905. Revenu des obsèques de
sa mère dans l’appartement désert où il ne l’avait jamais quittée, Marcel erre,
s’approche de la chambre de Maman. Le parquet du couloir crie à cet endroit,
depuis toujours. D’habitude, elle faisait du bout des lèvres le bruit d’un
baiser pour lui dire : « Viens m’embrasser ». Un dernier baiser, où
jamais se dit
encore une fois. Et il venait, ce
qu’autrefois elle-même ne faisait pas. Il venait lui donner ce dernier baiser.
Maintenant, de nouveau mais pour toujours, Maman laisse crier les lames de bois
ciré.
Ensuite, pendant plusieurs années, Proust n’écrivit presque
plus. Mais c’est sans doute de ce plancher aussi bête qu’un cercueil, de cette
chambre béante et muette, plus fermée que par aucune porte, qu’est enfin sortie
la Recherche. Car après un temps, le
temps de la douleur, le fils se remit à écrire, pour oublier Maman, l’enterrer
sous le papier, la couvrir de noms et de sensations. Sans doute s’imaginait-il
que si elle sentait le poids léger de ses phrases, elle respirerait moins mal.
Le devenir écrivain de Proust s’est joué autour du baiser de Maman, écran
nécessaire pour arrêter la mort, arrêt sur image d’un temps dénié, fétiche de
l’amour. La mère, la mort, on ne peut jamais leur échapper, mais ce n’est que
pour le tenter qu’on écrit.
Est-ce forcer la langue que d’entendre dans Bontemps, nom de
famille d’Albertine, ce nom si français, et si en résonance avec le premier et
le dernier mot de la
Recherche, encore
et toujours, bien caché, le nom de la mère ?
Weil est en allemand un adverbe de temps
signifiant : comme, tandis que, durant.
Weile est un nom qui veut dire : moment. Maman
est le moment, le moment arrêté de l’absence et du chagrin, de la douleur et de
la jouissance. Après la scène du coucher à Combray, au début du livre, après ce
baiser refusé puis consommé, que se passe-t-il ? Alors, pour faire venir Maman,
pour empêcher que son absence ne le tue, il ne reste à l’enfant que les mots.
Des mots, une lettre ? Des lettres. Comme celle que Rimbaud écrivit à Verlaine
le 5 juillet 1873, qu’après une longue litanie de reproche et de détestation,
il termine ainsi : « Le seul vrai mot, c’est : reviens. » Comme celle qu’écrit
le narrateur de la
Recherche, enfant
attendant désespérément le baiser de Maman. L’enfant rejeté a soudain l’idée
d’écrire à Maman ce mot qu’il lui fait porter. Quand les mots ne touchent que
le silence, on essaie de leur rendre vie, de les voir, de leur donner un corps
d’encre et de papier. « Maintenant, je n’étais plus séparé d’elle ; les
barrières étaient tombées, un fil délicieux nous réunissait
[3]. » Écrire, en sa plus lointaine origine,
c’est cela, faire qu’elle revienne, celle sans qui je disparais. C’est croire
qu’il n’y a qu’un seul mot, qu’une seule vérité : reviens.
Après ce moment où je crois voir la naissance d’un écrivain, le
temps est comme scindé en deux. On pourrait presque dire : le temps de la porte
et le temps de la fenêtre. D’un côté, le temps gelé, le temps de la mère, qui
ne passe pas lorsqu’on l’attend sans fin, et ne passe pas non plus quand on
jouit sans fin du don de sa présence. « Toujours vu à la même heure, isolé de
tout ce qu’il pouvait y avoir autour, se détachant seul sur l’obscurité, le
décor strictement nécessaire (comme celui qu’on voit indiqué en tête des
vieilles pièces pour les représentations en province), au drame de mon
déshabillage. » Ce temps figé est aussi un espace borné : « Comme si Combray
n’avait consisté qu’en deux étages reliés par un mince escalier, et comme s’il
n’avait jamais été que sept heures du soir
[4]. » Si Proust avait continué de désirer le désir de
sa mère, il se serait arrêté dans la mort d’un perpétuel « sept heures du soir
à Combray ». Elle lui aurait tant fait durer sa nuit qu’il n’en aurait pas
extrait un livre.
Quels sont les rapports entre le temps et le père ? Quand
mourut son père, Maman n’osa pas réveiller son petit loup. À une heure de
l’après-midi, on avait ramené chez lui au 45, rue de Courcelles, Adrien Proust
frappé d’apoplexie, comme on disait à l’époque. Maman attendit la nuit pour
doucement lui dire : « Pardon de te réveiller, mais ton père s’est trouvé mal à
l’école. » Il ne fallait pas séparer le petit de son sommeil, de sa maladie des
nuits, de sa fusion retrouvée chaque fois avec une mère qui se confondait alors
avec la mort. Dans le roman, c’est au moment de la mort de la grand-mère que la
mère s’excuse : « Pardonne-moi de venir troubler ton sommeil. » J’ignore
l’heure de la mort de Maman, mais je la crois bien capable d’avoir attendu la
nuit pour mourir pendant que son fils ne dormait pas.
Si nous entrons dans la dimension du temps, c’est aux pères que
nous le devons. À ces figures si occupées, qui disent sans cesse qu’ils n’ont
pas le temps, et qui par là-même, nous enseignent que le temps, jamais on ne
l’a. Qu’il est et que nous sommes à l’intérieur de lui. Le père, lui, n’est
jamais là. Même quand il est présent, il ne donne ni ne retire aucun objet,
aucun sentiment d’exister. Elle est du côté de l’attente, lui, du côté du
désir. La mère situe l’enfant dans l’espace, qui est l’absence ; le père le
conduit dans le temps, qui est encore l’absence, mais une absence qui relie.
Une absence écrite, les yeux fermés sur le réel et le dehors, mais ouverts sur
les mots et le dedans. Sans doute, la mère découvre-t-elle à son enfant une
sorte de temps, elle aussi. Mais c’est un temps perpétuel, éternel, intemporel,
pour ainsi dire. C’est aussi un temps affectif et intime, tandis que celui
qu’ouvre le père est mortel, impersonnel et social. Le temps perdu est le temps
de la mère, celui du baiser. Le temps retrouvé n’est pas le temps perdu. Rien
n’est comme avant. Rien n’est rendu. « Maman ne vint pas », écrit le narrateur
se souvenant du soir du baiser refusé. Elle ne vient jamais. Elle ne reviendra
pas plus, le livre achevé. Mais le temps du père, le temps qui s’ouvre quand
reste close la porte de la mère, le temps du livre est une sorte d’espace de temps.
C’est aussi le temps de Swann lorsqu’il s’éloigne dans la nuit,
retrouver ses amours malheureuses avec les femmes et les mots, de la fenêtre
ouverte sur un clair de lune qu’on écrit trente ans après, en fermant les yeux,
car le temps de l’écriture n’est pas le temps du souvenir. Comme l’écrivait
Proust à Jacques Rivière, croit-on qu’il se serait donné tant de mal pour faire
un livre de souvenirs ? Quelle est la seule chose à laquelle on voit s’attacher
le père du narrateur ? Le temps. Que reproche-t-il à Bloch de méconnaître ? Le
temps. « Mais, mon pauvre fils, il est idiot ton ami, m’avait dit mon père
quand Bloch fut parti. Comment ! Il ne peut même pas dire le temps qu’il fait !
Mais il n’y a rien de plus intéressant
[5] ! » Le père a montré au fils son intérêt pour le
temps. Certes, celui du baromètre et non du chronomètre. Le temps qu’il fait et
non le temps qu’il est. Outre que, pour un asthmatique, les perturbations de
l’atmosphère influent sur tout son être, on peut lire dans cette connivence
entre père et fils autour du temps la reconnaissance d’un temps mis en
mouvement par les altérations de l’espace.
Il est grand temps,
constate le narrateur à quelques pages de la fin du livre. « Oui, à cette
œuvre, cette idée du Temps que je venais de former disait qu’il était temps de
me mettre
[6]. » Fini, le
bon temps, celui qu’il prenait à ne pas prendre Albertine. S’ouvre, par sa mort
pressentie, par la mort accomplie et la séparation d’avec Maman, le grand
temps. Toute œuvre est peut-être un déni de la séparation majeure, écrite sous
ce pacte-là avec l’un ou l’autre des parents : je sais bien que tu es mort,
mais je ferai comme si je ne le savais pas. Que l’on pense à
L’Interprétation des rêves de Freud,
dédiée à son père, ou bien à ce rêve qu’il rapporte et qu’il avait peut-être
fait lui-même, dans lequel apparaît un père mort, « mais il ne le savait
pas
[7] ».
Dans le roman de Proust, nulle part il n’est dit que les
parents sont morts, ce que pourtant la chronologie implique nécessairement,
mais l’écrivain a laissé plusieurs rêves de ses parents morts. Ainsi, il note
dans ses Carnets ces rêves : Son père
mort lui sourit et lui dit : « Tu vois que mort, on est presque en vie. » Sa
mère était en vie, mais mourante, elle disait : « Je crois que je vais mourir,
ce n’est pas la peine de me prolonger. » Proust n’obéit pas et, pour la
prolonger, prit trois mille pages de peine, trois mille pages d’un interminable
baiser donné dans l’invisible. « La mort ne dure pas », disait-il.
Il y a chez Proust une conception des êtres proche de celle que
l’on a dans les rêves, où ils apparaissent toujours avoir l’âge que le désir
d’enfant leur a assigné une fois pour toutes, où, même morts, ils semblent
toujours en vie. Quoi qu’il en soit, de la famille du narrateur, seuls meurent
le grand-père, et la grand-mère surtout, donnant dans ce dernier cas l’occasion
de célèbres et très belles pages
[8]. Ni le père ni la mère, les deux personnages les plus
importants de sa vie, dont la disparition avait pourtant été à l’origine de
l’entrée de Proust dans son grand roman, ne sont frappés par la mort. Les
parents ne vieillissent pas non plus, et demeurent inaltérés par le temps,
contrairement à tous les autres personnages. En fait, les parents du narrateur
– sa mère surtout – ne sont pas des personnages, mais des apparitions. Les
parents n’ont pas d’âge. Ils ne vivent pas. Ils sont. Maman est toujours ce
front penché sur un petit lit, à qui l’enfant cause son premier cheveu blanc,
qui ne sera suivi d’aucun autre. Le père n’est qu’une ombre s’intéressant au
temps qu’il fait plus qu’au temps qui passe. On sait que le narrateur leur
ressemble à tous deux, mais aucun détail de leur être physique n’est précisé.
Ils n’ont pas de visage. Ils ne connaissent ni les maux ni les accidents d’une
vie familiale. Telles les figures qui hantent notre inconscient, ils vont et
viennent quand et où le récit ne les attend pas, faisant des sortes de trous
intemporels dans l’écoulement qui va du temps perdu au temps retrouvé. Dans ce
roman où presque rien ne se passe, des êtres passent et le temps passe en eux,
les défaisant, les révélant. Sauf les parents : ceux qui ne passent
pas.
La Recherche, en fait,
est construite selon une double
temporalité. D’une part, le temps qui s’écoule, tel les eaux de la
Vivonne, qui fait devenir, vieillir, mourir, le temps qui passe sur les êtres
comme l’eau ravinant les visages. D’autre part, le temps immobile, celui de
l’adoration perpétuelle, le temps de l’art et de la mère, le temps de ceux – et
de ce – qui ne passent pas. Jamais le fleuve du temps ne débouche dans la mer
infinie et inaltérée. La Recherche est
au contraire un fleuve qui sortirait de la mer, ou un roman qui naîtrait d’un
rêve. Maman, statue immuable ignorée du temps, visage jamais dépeint,
contrairement à ceux d’Odette, de Gilberte et d’Albertine, face échappant aux
ravages de la vieillesse, image perpétuée par le désir infantile. Jamais ne
vieillit en nous l’enfant que nous étions au fond des yeux ne nos mères. Jamais
retrouvée, jamais perdue, Maman est là. Même et surtout quand elle s’absente.
Elle décrit un espace vivable ou non pour le petit, fait de trouvailles et de
retrouvailles. Elle est celle qu’elle est, ce qui est, ce qui fait que je me
sens être.
Pour qu’une chose soit retrouvée, il faut qu’elle ait été
perdue. Le temps a-t-il vraiment été perdu pour le narrateur de la
Recherche ? Oui, si « le temps »
désigne les années passées à ne pas écrire, gâchées dans les mondanités. Mais
s’il s’agit du temps, vraiment du temps, de l’ordonnancement inéluctable vers
la vieillesse et la fin, de la durée, de ce qui est perte, changement et chute
de soi dans cet autre que l’on se serait passé de connaître ? Ce n’est pas le
temps comme dimension qui chez Proust est perdu et retrouvé, c’est le temps
comme matière, espace, image. C’est, plus que le temps, le passé. Un passé
construit par le désir, rêvé dans la nostalgie qui n’a jamais existé, un passé
dans lequel le temps pourrait s’être arrêté, figé, fixé comme une chose et non
plus un flux. Quand on dit : « dans le temps » – et quels sont les romans qui
ne commencent pas par cet « il était une fois » des vieux contes – on ne dit
qu’une chose, un regret, une nostalgie : « Dans le temps, le temps n’existait
pas encore. »
[1]
Chateaubriand,
Vie de
Rancé.
[2]
Marcel Proust,
À la recherche du
temps perdu, Gallimard, bibliothèque de la Pléiade, t. IV,
620.
[3]
Marcel Proust,
op.
cit., t. I, 30.
[4]
Marcel Proust,
op.
cit., t. I, 43.
[5]
Marcel Proust,
op.
cit., t. I, 91.
[6]
Marcel Proust,
op.
cit., t. IV, 612.
[7]
Sigmund Freud, « Formulations sur les deux principes du cours
des événements psychiques ».
[8]
Marcel Proust,
op.
cit., t. II, 641.