2001
Enfance et PSY
Dossier
L’enfant excitable
Système pare-excitation, système pare-incitation
Bernard Golse
Bernard Golse,
pédopsychiatre-psychanalyste, chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital
Necker-Enfants malades (Paris), est professeur de psychiatrie de l’enfant et de
l’adolescent à l’université René-Descartes (Paris
V).
Toute excitation ou toute agitation ne sont pas forcément
pathologiques. Après quelques rappels sur le concept freudien de « système
pare-excitation », l’auteur propose de manière symétrique le concept de «
système pare-incitation » avant de montrer que les deux systèmes, quel que
puisse être leur éventuel socle neuro-biologique, se construisent au sein des
interactions précoces entre l’enfant et son environnement relationnel, ce qui
redonne toute sa place à l’histoire des symptômes. Ces diverses considérations
ne sont pas seulement théoriques. Elles ont des implications cliniques,
techniques et thérapeutiques voire éthiques.Mots-clés :
agitation, excitation, interactions
précoces, système pare-excitation.
À propos de l’enfant excité, qui constitue le fort beau thème
de ce numéro, nous aimerions discuter ici du concept freudien de « système
pare-excitation » et de son devenir à la lumière actuelle des acquis de la
psychologie et de la psychopathologie du développement précoce.
L’excitation et la disponibilité à l’excitation font partie de
la vie et il ne saurait donc être question de considérer tout enfant excité
comme un enfant malade.
Pour notre part, nous préférerions ainsi parler de l’enfant
excitable, qui pose en effet davantage la question de la frontière entre le
normal et le pathologique à travers celle du seuil de l’excitation, lequel
renvoie inéluctablement à l’entrecroisement de la part personnelle de l’enfant
et des caractéristiques de son environnement ; nous y reviendrons.
Ex-citer : étymologiquement, il s’agit de mettre en mouvement à
partir du dehors.
L’inverse ou le symétrique de l’excitation est donc
l’incitation qui correspondrait, quant à elle, à une mise en mouvement à partir
du dedans.
On voit que se profile ici toute la dialectique entre les
pulsions et la relation, dynamique que S. Freud avait déjà abordée en son
temps, en distinguant les dangers externes que le sujet peut fuir ou éviter des
dangers internes qu’il ne peut pas fuir ou éviter mais seulement tenter de
modifier.
La possibilité de fuite signerait ainsi l’extériorité du
stimulus tandis que la seule possibilité de recours à la modification en
signerait l’intériorité. Mais il existe probablement un équilibre dynamique
subtil entre ces deux éventualités, et la thématique de l’excitation-incitation
nous apparaît dès lors comme un paradigme fécond quant à son
exploration.
Après avoir rappelé les conceptions actuelles du système
pare-excitation et de ses dimensions maternelle, infantile et interactive, nous
envisagerons l’hypothèse d’un système pare-incitation avant de dire quelques
mots des implications thérapeutiques de ces différentes modélisations.
Le système pare-excitation
Contrairement à l’hypothèse freudienne de la « coquille
autistique », contrairement au modèle de M. Mahler d’une première phase
autistique du développement précoce et contrairement aux premières conceptions
de F. Tustin quant à l’existence d’un état autistique normal au tout début de
la vie du bébé, on sait maintenant que le nouveau-né est en fait d’emblée en
prise directe avec son environnement et qu’il est même débordé par un excès de
stimulations sensitivo-sensorielles diverses.
Face à celles-ci, il va donc devoir être protégé, car tout
psychisme – et encore plus tout psychisme débutant – ne peut travailler que sur
de petites quantités d’énergie.
Cette protection, qui n’est autre que le système
pare-excitation, va alors être assurée en partie par la fonction maternante, en
partie par lui-même et en partie par l’interaction entre ces deux
composantes.
Il va de soi que chaque fois que nous évoquerons la mère, nous
aurons moins en vue la mère en tant que personne que la mère en tant que
fonction, avec tout ce qu’elle comporte intrinsèquement de masculin, de
paternel et de référence au père ou à la fonction paternante.
La partie maternelle du système pare-excitation
C’est sans doute celle qui est la plus anciennement connue et
la plus étudiée.
Pour dire les choses un peu schématiquement, on peut avancer
l’idée que cette composante maternelle du système pare-excitation correspond,
au fond, à la fonction de holding
décrite par D.W. Winnicott, holding
physique bien sûr, mais holding
psychique également.
Rien que dans la manière dont la mère tient l’enfant dans ses
bras, on voit bien comment elle assure en effet une fonction de filtrage et de
tamisage par rapport à l’extérieur, la courbe de ses bras offrant à l’enfant à
la fois une fonction de contenance et de protection à l’égard du « dehors », à
la manière d’un paravent sécurisant.
Mais le holding
n’est pas que gestuel : la mère va veiller également à ce que l’enfant ne soit
pas submergé par un trop-plein de stimuli sensitifs et sensoriels (bruit,
lumière, odeurs, etc.) et, finalement, elle va le contenir psychiquement dans
sa voix, son regard et même sa pensée, qui tous ensemble offrent également à
l’enfant une double fonction de contenance et de limitation en l’aidant à se
rassembler tout en distinguant peu à peu ce qui est à lui (le soi) de ce qui ne
l’est pas (le non-soi).
Tout cela concourt à l’édification des enveloppes psychiques
selon la dynamique bien décrite par Esther Bick, qui fait dériver celles-ci de
l’investissement libidinal de la peau du bébé par la mère, laquelle sera
ensuite, si tout se passe bien, intériorisée en tant qu’objet suffisamment
contenant et suffisamment limitant dont on voit bien, dès lors, la
participation au fonctionnement du système pare-excitation.
Les dépressions maternelles, et ceci quelle que soit leur
symptomatologie prédominante, entravent à l’évidence l’efficacité de cette
composante maternelle du système pare-excitation.
La partie infantile du système pare-excitation
Mais le bébé lui-même est d’emblée compétent pour
s’autoprotéger vis-à-vis de diverses excitations émanant du dehors. De
multiples mécanismes peuvent ici être pris en compte dans cette
perspective.
– La variation des états de vigilance, tout d’abord,
soigneusement étudiée par les travaux de T.B. Brazelton qui a ainsi décrit six
ou sept états de vigilance, allant du sommeil profond à l’état de colère et de
cris en passant par celui dit de « disponibilité alerte ». Il y a là,
véritablement, une capacité d’auto-régulation par le bébé de son accessibilité
et de son attention psychique (S. Freud, W.R. Bion) à l’égard de son
environnement interactif, et il est désormais clair, par exemple, que certains
bébés s’endorment, comme pour se protéger, à des moments très précis en
fonction des fantasmes ou des affects véhiculés par la conversation qui se
tient autour d’eux (en consultation notamment).
– L’échelle de Brazelton (nbas ou Newborn Behavioral Assessment Scale)
met également en évidence des processus d’habituation qui démontrent que le
bébé, même très jeune, est susceptible de prêter une attention de moins en
moins forte à des stimuli qui se répètent (piqûre, clochette).
– Le paradigme expérimental des « succions non nutritives »
apporte des éléments qui vont dans le même sens : la succion de l’enfant,
mesurée par un capteur-tétine et qui démontre sa curiosité et son avidité
incorporatives, diminue d’intensité avec la répétition des stimulations
sensitivo-sensorielles (notamment auditives) pour réapparaître dès qu’on fait
varier un tant soit peu le stimulus, et ceci même de façon minime. Cette
observation a permis, entre autres choses, de démontrer la capacité très
précoce de discrimination auditive fine de bébés âgés seulement de quelques
jours de vie. Qu’un bébé soit très tôt capable de distinguer des syllabes aussi
voisines que [ma] ou [pa] est certes intéressant d’un point de vue
psycholinguistique, mais la méthode d’expérimentation souligne du même coup
l’efficacité de son propre système pare-excitation, qui le fait se
désintéresser des stimuli par trop monotones ou par trop répétitifs.
– Le bébé dispose par ailleurs de procédés autocalmants, en
particulier toutes les manœuvres d’autoholding, d’autocontention ou
d’auto-attachement sur lesquelles les apports d’un auteur comme G. Haag ont été
décisifs. Tous les comportements de rassemblement sur la ligne médiane
(jonction des mains, croisement des doigts, doigts dans la bouche, accolement
de la plante des pieds…) ainsi que certains phénomènes comme le hoquet peuvent
participer à une fonction de pare-excitation et, à ce titre, elles en
constituent la partie assumée d’emblée par l’enfant lui-même.
– Enfin, il est probable que la capacité de représentation
psychique elle-même, fût-ce d’abord par le biais des seuls processus psychiques
originaires (P. Aulagnier), revêt une fonction de pare-excitation puisqu’elle
fournit à l’enfant les moyens d’une rencontre indirecte avec l’objet externe,
rencontre ainsi médiatisée par la représentation mentale, même
partielle.
La rencontre directe avec l’objet externe, si tant est
qu’elle soit possible, serait en effet source d’angoisses très primitives
(d’engloutissement, d’intrusion, d’interpénétration, de happage, de
pétrification) telles qu’elles (re)surgissent dans le cours de certaines
problématiques autistiques ou psychotiques, et l’on voit donc bien là l’effet
pare-excitation du travail de la pensée elle-même.
La psychopathologie précoce peut souvent être comprise à la
fois comme la cause et la conséquence d’une faillite de cette composante
infantile du système pare-excitation, avec toutes les possibilités de cercle
vicieux à tendance auto-aggravante que ce modèle comporte.
La composante interactive du système pare-excitation
Il est inutile de rappeler ici l’importance du fonctionnement
interactif précoce dans la croissance et la maturation psychiques de l’enfant.
De ce fait, chacun des deux partenaires de l’interaction se trouve à même de
rendre l’autre compétent ou incompétent.
On sait bien, par exemple, qu’en cas d’insuffisance des
tiers, une mère déprimée peut finir par déprimer son bébé (L. Kreisler a bien
décrit dans ce cadre les « dépressions blanches » et le « syndrome du
comportement vide » de l’enfant), mais il est non moins certain qu’un bébé
déprimé s’avère extrêmement déprimant pour les adultes qui s’en
occupent.
Dans la même perspective, le bébé – par sa part personnelle –
va profondément influencer le style interactif de sa mère et la rendre plus ou
moins efficace dans sa fonction de pare-excitation tandis que celle-ci, de son
côté, va rendre son bébé plus ou moins compétent dans ses manœuvres
d’auto-protection.
Le système pare-excitation apparaît donc non seulement comme
doublement assuré par la mère et par l’enfant, mais il apparaît en outre comme
une fonction éminemment interactive.
À ce titre, certains bébés dits « irritables », qui semblent
ne pas supporter la relation simultanée par différents canaux de communication,
peuvent être compris comme des bébés dont le seuil propre d’excitabilité se
trouve trop faible, mais aussi comme des bébés qui n’ont pas mis en place un
système pare-excitation personnel satisfaisant, et enfin comme des bébés qui
échouent à induire chez leur mère une fonction apaisante et protectrice
efficace (par exemple en ne suscitant pas, chez elle un accordage affectif
suffisamment unimodal susceptible de respecter le seuil très bas d’excitabilité
de l’enfant et d’aider celui-ci à instaurer un système pare-excitation
adéquat).
On a là un bon exemple de ce qu’il est aujourd’hui convenu
d’appeler des « troubles de la régulation mutuelle » (classification « zero to
three ») qui focalisent le regard du clinicien à la fois sur le bébé, sur
l’adulte qui en prend soin (caregiven)
et sur la nature du lien qui les relie.
Toute la pathologie psychosomatique précoce peut sans doute
être interprétée comme la résultante d’un défaut de ces régulations et de ces
ajustements initiaux.
À partir de là, l’agitation d’un enfant peut prendre la
valeur d’une enveloppe motrice défensive face à un défaut de contenance
primordiale. Les travaux d’E. Bick sur le concept de « deuxième peau
substitutive » nous invitent alors à intégrer ce symptôme au sein de toute
l’histoire des interactions précoces de l’enfant plutôt qu’à lui prescrire de
manière automatique et mécanique des psychotropes ou des produits
amphétamine-like dont les effets secondaires nocifs commencent à être de mieux
en mieux connus, et dont la prescription répète, au fond, de manière non
thérapeutique, quelque chose de la dimension opératoire des premières relations
auxquelles ces enfants ont justement déjà été confrontés.
Le système pare-incitation
Tout ce qui vient d’être dit concerne surtout, on l’a vu, les
stimulations et les excès de stimulations qui parviennent à l’enfant à partir
de son environnement externe. Mais il existe aussi toute une série de
stimulations et d’excès de stimulations qui peuvent lui parvenir à partir de
son corps et du dedans de lui-même.
Or, l’enfant a également besoin d’être protégé vis-à-vis de ces
stimulations internes.
À l’heure actuelle cependant, nous en savons encore beaucoup
moins sur le système que je propose d’appeler pare-incitation que sur le
système pare-excitation évoqué ci-dessus. Quelques pistes de réflexion peuvent
néanmoins être proposées.
D. Ribas a, par exemple, forgé le très beau concept de mère
suffisamment ou non « intricante ». Certaines mères seraient plus, ou moins,
capables que d’autres d’aider à l’intrication des pulsions de vie des pulsions
de mort chez leur enfant, et ceci est certainement à prendre en compte dans le
déterminisme de certaines structures psychosomatiques précoces, voire de
certaines organisations autistiques. C’est en effet toute l’activité de liaison
de l’enfant qui se trouve ici en jeu et l’on voit bien comment cette activité
de liaison a pour vocation de venir tamponner un surcroît d’excitations
endogènes.
La théorie du traumatisme, et notamment celle des traumatismes
hyperprécoces, peut ici être convoquée dans la mesure où, en cas de
traumatisme, il s’agit bien pour le sujet de pouvoir efficacement lier les
inscriptions catastrophiques internes qui font suite au traumatisme et qui, à
défaut de liaison, ne pourront que tenter de s’évacuer par la voie de la
répétition corporelle (symptômes) ou psychique (angoisses, cauchemars,
etc.).
Mais il existe aussi sans doute, comme pour le système
pare-excitation, une composante infantile de ce système
pare-incitation.
La capacité de représentation mentale (représentance) de
l’enfant participe certainement ainsi à l’efficacité de ce système
pare-incitation, puisque c’est elle qui constitue le travail psychique lié aux
exigences de la pulsion (S. Freud).
Face à celles-ci, en effet, les issues sont en nombre
restreint, la tension pulsionnelle ne pouvant s’évacuer que par la voie du
corps et du comportement (symptômes) ou par la voie de la psyché (affects,
fantasmes, pensées, sublimations).
Sans pouvoir aller beaucoup plus loin sur ce point dans le
cadre de cet article, rappelons seulement que les pulsions sont de « grandes
quêteuses d’objet » (S. Freud) et qu’en l’absence de l’objet, A. Green insiste
sur le processus d’excitation à vide de la pulsion qui paraît devoir également
être soigneusement considéré à propos de l’enfant excitable, voire de l’enfant
dit hyperactif que ses capacités insuffisantes d’attention et de concentration
confrontent de fait à une multiplicité indéfinie d’objets successifs ayant en
fait valeur d’absence d’objet.
Implications thérapeutiques
Nous serons ici extrêmement brefs dans la mesure où ces lignes
n’avaient d’autre but que d’insister sur la place de l’histoire au sein de la
psychopathologie. Il n’y a pas de mise en sens qui puisse se faire sans une
mise en histoire et il va dès lors de soi qu’aucun symptôme ne peut être
rabattu sur la seule constitution de l’enfant. Il en va ainsi de tous les
symptômes, et notamment de l’excitation dont la valeur pathologique,
rappelons-le, n’a rien de systématique ou d’obligé.
L’enfant excité est d’abord un enfant excitable, et cette
excitabilité – ou plutôt le seuil d’excitabilité – se construit dans
l’interaction, à la rencontre de la part personnelle des deux partenaires de la
relation et de leurs compétences interactives respectives.
La faillite du système pare-excitation et du système
pare-incitation est le fruit de toutes les interrelations précoces et il n’y a
probablement pas de défaut de holding ou d’auto-holding qui soit seulement
inscrit dans les gènes. Nous avons vu les implications thérapeutiques de cette
conception quant à la chimiothérapie de l’hyperactivité.
Refaire l’histoire d’un trouble n’est pas seulement un acte
contemplatif.
Raisonner en termes d’interaction peut conduire à proposer par
exemple des techniques de relaxation ou des approches groupales qui tenteront
de tisser des enveloppes corporelles et psychiques en mal
d’instauration.
Selon D. Houzel, ces enveloppes revêtent toujours une certaine
dimension de bisexualité (contenance et régulation) dont la qualité de
l’intégration est essentielle, et ceci se retrouve,
mutatis mutandis, au niveau des
systèmes pare-excitation et pare-incitation.
L’enjeu n’est donc pas seulement théorique, il est aussi
technique et thérapeutique.
Il est peut-être même éthique dans la mesure où la conception
interactive de l’excitabilité est la seule qui s’avère véritablement
polyfactorielle, c’est-à-dire à même de respecter la dignité de l’enfant
menacée dès lors qu’on oublie que son développement normal comme ses troubles
se jouent toujours à l’exact entrecroisement de facteurs endogènes et de
facteurs exogènes.
·
Aulagnier, P. 1975.
La Violence de l’interprétation. Du pictogramme à
l’énoncé, Paris, puf,
coll. « Le fil rouge ».
·
Bick, E. 1968. « The
experience of the skin in early object-relations »,
International Journal of
Psychoanalysis, 49, 484-486. Traduction française, dans
Explorations dans le monde de
l’autisme (D. Meltzer et
al.), Paris, Payot, 1980, p. 240-244.
·
Bion, W.R. 1970.
L’Attention et l’interprétation. Une approche
scientifique de la compréhension intuitive en psychanalyse et dans les
groupes, Paris, Payot, coll. « Sciences de l’homme »,
1974.
·
Brazelton, T.B. 1982.
« Le bébé, partenaire dans l’interaction », dans La Dynamique du nourrisson (T.B. Brazelton
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·
Brazelton, T.B. 1983.
« Échelle d’évaluation du comportement néonatal »,
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l’adolescence, n° 31, 2-3, p. 61-96.
·
Freud, S. 1911. «
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Le Discours vivant, Paris,
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Haag, G. 1985. « La
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l’adolescence, n° 33, 2-3, p. 107-114.
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Houzel, D. 1997. « Le
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Le Nouvel Enfant du désordre
psychosomatique, Toulouse, Privat, coll. « Éducation et culture
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Mahler, M.S. ;
Pine, F. ;
Bergman, A. 1980.
La Naissance psychologique de l’être
humain, Paris, Payot, coll. « Sciences de l’homme
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Ribas, D. 1992.
Un cri obscur. L’énigme des enfants
autistes, Paris, Calmann-Lévy.
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Tustin, F. 1982.
Autisme et psychose de l’enfant,
Paris, Le Seuil, coll. « Points ».
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Winnicott, D.W. 1958.
De la pédiatrie à la psychanalyse,
Paris, Payot, 1975.
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Winnicott, D.W. 1965.
Processus de maturation chez l’enfant,
Paris, Payot, 1974.