Enfances & Psy
érès

I.S.B.N.2-86586-851-6
160 pages

p. 24 à 29
doi: en cours

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Dossier

no15 2001/3

2001 enfances & PSY Dossier

Jouer à la Maison Verte

Annemarie Hamad Annemarie Hamad est psychanalyste et accueillante à la Maison Verte.
À la Maison Verte, il s’agit de soutenir l’espace du jeu en train de se créer entre l’enfant tout petit et ses parents, en tant qu’il est le support essentiel de la vie du sujet désirant tel qu’il s’exprime dans toutes les formes de langage. L’auteur aborde plus particulièrement les enjeux de la voix et du miroir dans la promotion de la créativité.Mots-clés : langage, créativité, nourrissons, bébés, espace de jeu.
Traiter du jeu dans le cadre spécifique de la Maison Verte exige une réflexion sur la naissance même de la capacité de jouer, cet énorme travail psychique qui est à la base de la culture.
La Maison Verte est un lieu d’accueil pour les enfants de 0 à 4 ans, accompagnés de leurs parents ou d’un autre adulte tutélaire. C’est au croisement d’interrogations posées dans les champs de l’éducation et de la psychanalyse qu’elle fut créée, il y a plus de vingt ans, par une poignée de personnes, dont Françoise Dolto, qui tenaient à réaliser ce dispositif original, conçu pour soutenir l’enfant comme sujet de langage et de parole dès sa naissance. Il fallait à l’époque, et il faudra toujours, une certaine dose de militantisme pour soutenir cette idée face à un discours nourri de savoir médical ou psychologisant, qui va à l’encontre de l’ouverture de l’espace de jeu créateur du je, sujet naissant. La nécessité de cet espace dans la cité se trouve confirmée par le fait que nous continuons à y accueillir entre trente et cinquante enfants tous les après-midi. Les familles y viennent sans avoir à prendre rendez-vous et y restent le temps qu’elles souhaitent. Une équipe différente de trois personnes assure l’accueil chaque après-midi de la semaine de 14 heures à 19 heures (de 15 heures à 18 heures 30 le samedi). Une participation financière dont le montant est laissé à leur appréciation est demandée aux parents, comme témoignage de leur engagement dans ce qui fait la vie de ce lieu.
Qu’en est-il concrètement du jeu dans cette maison que nous avons l’habitude de présenter comme un lieu de parole et d’écoute du tout-petit ? Jamais il ne nous viendrait à l’idée de le comparer à une ludothèque, où l’accès aux jouets est l’idée centrale. Cela n’empêche que bon nombre de parents nous appellent pour savoir quelles sortes d’activités nous proposons aux enfants. En notre ère de l’efficacité et de la performance à tout prix, et dès l’âge le plus tendre, ils ont le souci de la réussite de leurs enfants et recherchent des activités « créatrices » dirigées. L’existence de nombreux projets pédagogiques et d’ateliers de toutes sortes, qui créent et répondent à ce genre de demande, leur font oublier la grande capacité créatrice que les tout-petits déploient dans leurs jeux de découverte du monde, et ce, surtout quand ils ne voient leurs enfants que pour les rituels nourriciers et de soins du corps, avant et après une longue journée de travail.
Pour en savoir plus sur la Maison Verte, le lecteur se référera utilement à F. Dolto, La Cause des enfants, Paris, R. Laffont, 1985, chapitre IV, et à la revue Le Coq Héron, n° 132, « Maison Verte et découverte » (1994) et n° 140 « Structures type Maison Verte : Quelles pratiques de la parole? » (1996).
 
Échanger et jouer
 
 
Il suffit pourtant de passer ne serait-ce qu’une heure en compagnie des petits accueillis à la Maison Verte pour se convaincre qu’il y a moins besoin de les diriger que de les suivre et d’accompagner leur sens de l’aventure, leur appétit pour le nouveau, leur curiosité éveillée par les intérêts d’autres, tout cela témoignant de leur état d’êtres désirants. Il suffit qu’ils se sentent soutenus et reconnus par des adultes qui se soucient de garantir cet espace de jeu, aussi bien du point de vue concret de la sécurité et de l’adaptation à leurs possibilités physiques que du point de vue symbolique. Tout notre travail d’accueillants peut se définir, me semble-t-il, comme un travail de médiation entre les parents et les enfants pour que cet espace se crée progressivement, s’élargissant selon leurs capacités mutuelles.
Concrètement, cela se traduit souvent par l’élargissement du cercle qu’un enfant timide peut oser faire autour d’une mère anxieuse au cours d’une après-midi, voire de plusieurs semaines. Certains enfants se débrouillent pour protéger leur mère, en entassant un tas de jouets sur ses genoux ou autour d’elle, sur le canapé. Une petite fille extrêmement vive et alerte, intéressée par tout ce qui se passait et prenant plaisir à manipuler habilement les jouets que nous mettions à sa portée, nous surprenait tous, en restant assise sans se déplacer, à une distance bien précise, sous le regard de sa mère, jusqu’à l’âge de 2 ans. Il n’y avait aucune explication médicale à cette impossibilité de se déplacer, et nous avons pu comprendre après coup, quand elle s’est mise à marcher, qu’elle avait attendu le moment où sa mère commençait à sortir de sa dépression pour s’autoriser à se détacher du corps maternel immobile.
Il s’agit donc pour nous de soutenir le jeu du désir avec ses paramètres propres à chaque relation parent-enfant, car nous savons que le désir du Sujet est le désir de l’Autre, et cet Autre est au début de la vie imaginairement incarné par la mère, du fait de sa fonction vitale de survie physique pour l’enfant. Notre rôle est d’élargir ce champ de l’Autre, d’introduire d’autres mélodies dans la sonate maternelle [1], d’autres relais signifiants, car l’exercice du jeu du désir se soutient de l’enrichissement des deux.
Il est émouvant de constater qu’une demande dans ce sens s’esquisse dès les premiers mois : le nourrisson dans les bras de sa mère, lorsque nous le saluons personnellement en l’appelant par son prénom (lieu où se trouvent inscrits les désirs parentaux pour lui) et en nous présentant avec le nôtre, tout en lui signifiant que sa mère (ou son père, ou les deux) restera là avec lui pour rencontrer d’autres petits, d’autres parents, etc., répond très vite, par un regard intense. Souvent, un sourire s’épanouit sur tout son visage, si nous avons su trouver en nous le ton et le timbre de la voix qui s’accordent aux émois vifs de ce jeune âge, et que les mères trouvent en elles grâce à cette folie nécessaire qui les maintient temporairement en résonance intime avec le corps de leur enfant.
Est-il légitime de parler de « jeu » à propos de ces premiers échanges ? Il me semble nécessaire de le soutenir. C’est un jeu auquel l’adulte se laisse prendre à son insu par l’émotion que ce tout petit être fait naître en lui et qui le somme de recréer un objet propre à susciter l’attention et la tension de l’enfant, comme si on lui proposait une balle à saisir au vol et à renvoyer. L’important de cette mise en jeu d’un objet est qu’elle se situe en dehors du corps à corps où besoins et désir se confondent encore à cet âge-là. Le sourire du nourrisson nous fournit d’abord la preuve que nous avons affaire à un sujet de langage, dans le sens de son assujettissement au langage. Il y est pris, et l’enjeu que nous énonçons, c’est que nous reconnaissons qu’il y est pris à sa manière singulière à lui. Son sourire nous renvoie le plaisir de se sentir reconnu comme tel et son assentiment à s’engager dans le jeu du désir entre humains. Comme tout jeu créatif, le jeu de l’échange langagier est gratuit, en ce qu’il ne produit aucun gain matériel. Ce qui est échangé, c’est du subtil qui se passe de tout apport concret, si ce n’est de cet objet précieux qu’est la voix modulée, et dont l’appropriation progressive fait que le cri du bébé se mue pour devenir langage. On pourrait dire que la fonction créatrice de ce premier jeu est d’ouvrir le champ au langage propre de chaque sujet.
 
Le sens du caprice
 
 
Passons maintenant au cadre du dispositif « Maison Verte » tel qu’il se propose pour favoriser l’aire du jeu au-delà de la personne des accueillants.
Je dirais que l’on ne saurait trouver meilleur endroit pour faire ressentir à quiconque la justesse de l’affirmation de Winnicott selon laquelle « c’est sur la base du jeu que s’édifie toute l’existence expérientielle de l’homme [2] ». Il postule comme attitude thérapeutique de faire apparaître l’aspect créatif d’un jeu rudimentaire dans le fonctionnement informe et décousu d’un état non intégré de la personnalité en le réfléchissant en miroir. À la Maison Verte, il ne s’agit pas d’adopter une attitude thérapeutique, mais bien de veiller à maintenir discrètement l’ambiance sécurisante d’un cadre qui s’offre en miroir pour soutenir l’aspect créatif du jeu rudimentaire, au départ décousu et informe, où l’infans crée et se crée à l’image de l’autre pour devenir l’enfant [3]. Et l’effet extraordinairement apaisant, qualifié à tort d’« effet magique » par des parents venus à bout de nerfs du fait de leur enfant agité, est à attribuer en grande partie au miroir sonore et visuel que les tout-petits se présentent mutuellement avec leurs gargouillis, leurs babils, leurs appels, ainsi que par la manière qu’ils ont de faire vivre un jouet pour un autre rien que par le fait qu’ils s’y intéressent vraiment, avec la gravité que requiert la découverte progressive, et dont l’adulte n’est capable qu’à force de suivre de près le tâtonnement précautionneux de l’enfant.
Beaucoup de visiteurs s’étonnent de la tranquillité qui règne à la Maison Verte. Pourtant les enfants déambulent ou rampent partout à leur guise, sortent les jouets qui les attirent des bacs qui leur sont facilement accessibles. Ils escaladent aussi l’échelle en haut de laquelle ils trouvent un miroir où ils se découvrent avec joie et appellent leur parent qu’ils y perçoivent au loin pour qu’il vienne confirmer de son regard et de ses paroles cette image d’eux-mêmes qui les interpelle autant qu’elle les fascine [4]. Je m’arrêterai un instant sur ce jeu particulier autour du miroir, car je pense qu’il met en scène ce qui fait la qualité de confiance qu’instaure la présence de parents rassurés pour que les enfants jouent paisiblement, en s’inspirant mutuellement de leurs potentialités. Autrement dit, la confiance vis-à-vis des petits autres, qui rend leur rencontre fructueuse et constructive, est tributaire de ce que l’image scopique, toujours aliénante, se trouve soutenue par les personnes au contact desquelles l’enfant s’est construit son image inconsciente sensorielle du corps. Françoise Dolto dit à ce propos : « Le langage mimique et affectif que l’enfant a établi avec le monde ambiant n’apporte (à l’enfant) aucune réponse concernant cette image qu’il rencontre dans le miroir, contrairement à toutes les expériences qu’il a d’autrui. C’est pourquoi, si la mère, ou une personne connue, n’est pas proche de lui, dans son espace, il y a risque qu’à cause du miroir, son image du corps disparaisse sans que l’image scopique ait pris sens pour lui. L’image scopique ne prend sens d’expérience vivante que par la présence, aux côtés de l’enfant, d’une personne avec laquelle son image du corps et son schéma corporel se reconnaissent, en même temps qu’il reconnaît cette personne dans la surface plane de l’image scopique… Il se découvre alors sous la forme d’un bébé tel qu’il en voit d’autres, tandis que, jusqu’à présent, son seul miroir était l’autre avec qui il était en communication : ce qui pouvait lui faire croire qu’il était cet autre, mais sans qu’il sache ou sache vraiment que cet autre avait une image scopique, et lui pareillement [5]. » Aborder le miroir, jeu rudimentaire, comporte donc, comme tout jeu, un risque, et d’abord celui de disparaître. Accompagné, se faire disparaître et réapparaître devient le jeu joyeux par excellence, où l’enfant met activement en scène son statut de sujet s’évanouissant et resurgissant dans les défilés signifiants du langage qu’il est en train de s’approprier.
Les jouets conçus pour faire apparaître et disparaître des objets ou des animaux, particulièrement ceux qui y associent les onomatopées spécifiques, sont d’ailleurs parmi les préférés des enfants, qui les utilisent avec assiduité, ce qui n’est guère pour nous surprendre étant donné que s’y symbolisent à la fois l’absence et la présence du sujet, de l’objet, la vie et la mort selon le vécu singulier de chaque enfant. On s’abstiendra évidemment de toute interprétation de ces jeux qui ne demandent qu’à être vécus comme signifiants du sujet et reconnus comme tels par les adultes autour. En parlant du jeu de la bobine, par lequel son petit-fils tentait progressivement de maîtriser son angoisse de séparation d’avec sa mère, Freud avait élevé le jeu au rang de « grande performance culturelle [6] ». Devenant metteur en scène, donc actif par rapport à ce qu’il avait à subir passivement, à savoir les absences de sa mère, ce petit de 18 mois avait sublimé sa douleur d’abandon et son plaisir de retrouvailles en un jeu, et qui plus est, en un jeu porté par le langage. Les o-o-oh (fort = parti !) de désolation et les a-a-ah (da = ici !) de joie du retour sont témoins de ce que Winnicott souligne comme étant « la tendance saine dans le jeu, c’est-à-dire celle qui relie le fonctionnement corporel et la vie des idées. Le jeu, dans l’effort de l’enfant pour se sentir entier, est l’alternative de la sensualité. On sait bien que la sensualité devient compulsive et le jeu impossible lorsque l’angoisse est relativement importante [7] ». Reconnaître cette mise en relation du fonctionnement corporel avec « la vie des idées », ou tout simplement avec le langage, comme un jeu n’est pas donné d’emblée. Freud dit bien qu’il avait considéré les agissements de son petit-fils pendant assez longtemps comme un caprice. C’est son hypothèse d’avoir devant lui un sujet désirant qui lui a fait découvrir l’essence du caprice tel qu’il a été mis en valeur à l’époque romantique comme « œuvre d’art inspirée par le génie et s’écartant des règles ordinaires » (Dictionnaire Robert).
C’est de cette manière que nous essayons de comprendre avec les parents les « caprices » de leurs enfants. Souvent, ce déchiffrage produit chez eux un émerveillement face à l’intelligence révélée de leur enfant. On lira avec plaisir cette séquence décrite par F. Dolto [8] où deux petits énervaient leurs parents parce qu’ils n’arrêtaient pas de faire monter et descendre des engins à roulettes sur les escaliers de la petite cabane à la Maison Verte. À travers la discussion avec les parents, il s’avérait que c’était exactement le manège qu’ils avaient vécu plus petits, dans leur poussette, parce que la concierge n’avait pas toléré que la mère la laisse en bas de l’escalier, ce qui avait provoqué maintes scènes désagréables. Ce jeu représente, dans son caractère répétitif, le processus d’intégration d’un langage énigmatique, quelque peu traumatique, que les enfants avaient appris au contact de leur mère, et dont ils deviennent dans le jeu les auteurs.
C’est par l’intermédiaire de F. Dolto, accueillante, ouverte à la dimension langagière signifiante, que ce caprice a pu prendre sens comme révélation du génie créateur des enfants. Il est à espérer que ce genre de présence accueillante pour tout ce qui est produit par les petits fera ouverture pour l’expansion de l’espace de jeu reconnaissable par les parents en tant que tel, bien au-delà du temps passé à la Maison Verte. Quand ils ne peuvent pas le reconnaître à cause d’un aveuglement ou d’une surdité liés à leur propre histoire de tout-petits, il faut les aider à dénouer le nœud douloureux où se confondent leurs propres traumatismes avec ce qui est en jeu pour leur enfant. Sinon, ils auront tendance à étouffer et à censurer ce qui manifeste l’intelligence prodigieuse des enfants. Face à un mur de répression, le jeu cesse d’être jeu et devient ce que Winnicott appelle « sensualité compulsive », qui tourne à vide, telle une jouissance se suffisant à elle-même. La passion destructrice du jeu pour l’argent prend sa source dans la destruction de l’aire du jeu inaugural. Ce n’est pas le lieu ici d’approfondir la complexité des failles qui conduisent à ce destin. Il suffit de le nommer comme étant aux antipodes du jeu créatif et poétique qu’il nous importe de promouvoir auprès des petits enfants qui sont les acteurs en herbe de la culture de demain.
 
NOTES
 
[1] A. Didier-Weill dit : « La vocation à devenir humain nous est, à l’origine, transmise par une voix qui ne nous passe pas la parole sans nous passer en même temps sa musique : la musique de cette “sonate maternelle” est reçue par le nourrisson comme un chant qui d’emblée, transmet une double vocation : entends-tu la continuité musicale de mes voyelles et la discontinuité signifiante de mes consonnes ? », Invocations, Paris, Calmann-Lévy, 1998, p. 11.
[2] D.W. Winnicott, Jeu et réalité, Paris, Gallimard, 1975, p. 90.
[3] Les Romains utilisaient le terme infans pour l’enfant qui ne parle pas encore, par opposition à puer qui désigne l’enfant à partir de 7 ans.
[4] On continue d’invoquer la jubilation du bébé s’anticipant comme unifié alors qu’il se vit encore comme morcelé du point de vue de son immaturité neurologique telle qu’elle a été décrite par Lacan dans son texte sur le stade du miroir, formateur du Je (Écrits, Paris, Le Seuil, 1966, p. 97). Mais il me semble tout aussi important de rappeler l’aspect traumatique de l’expérience du miroir, qui met le sujet aux prises avec une plus-value des pulsions scopiques. F. Dolto écrit notamment : « C’est l’expérience du miroir seulement qui donne à l’enfant le choc de saisir que son image du corps ne suffisait pas à répondre pour les autres de son être connu d’eux. Qu’elle n’est donc pas totale. Ce qui ne veut pas dire que l’image scopique réponde de lui. Cette blessure irrémédiable de l’expérience du miroir, on peut l’appeler le trou symbolique… », dans L’Image inconsciente du corps, Paris, Le Seuil, 1984, p. 151.
[5] F. Dolto, ibid., p. 151.
[6] S. Freud, Jenseits des Lustprinzips, Studienausgabe, vol. III, p. 225.
[7] D.W. Winnicott, Jeu et réalité, op. cit., p. 143.
[8] F. Dolto, La Cause des enfants, op. cit., p. 583-4.
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F. Dolto, ibid., p. 151. Suite de la note...
[6]
S. Freud, Jenseits des Lustprinzips, Studienausgabe, vo...
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[7]
D.W. Winnicott, Jeu et réalité, op. cit., p. 143. Suite de la note...
[8]
F. Dolto, La Cause des enfants, op. cit., p. 583-4. Suite de la note...