Les droits et la protection des mineurs
Martine de
Maximy
Le terme de sexualité ne figure pas dans la loi. En ce qui
concerne les mineurs, de nombreux textes pénaux prévoient la répression des
diverses agressions sexuelles dont ils peuvent être victimes, la minorité de 15
ans étant souvent une circonstance aggravante ou même constitutive du délit
lui-même. Les mineurs sont donc protégés par la loi face à la sexualité des
adultes, mais ils ont aussi des droits reconnus dans l’exercice de leur
sexualité (contraception, ivg). Dans
l’exercice de sa fonction de protection, la justice des mineurs ne traite pas
de la sexualité des enfants ou des adolescents à titre principal, et
l’évocation de ces questions est bien souvent laissée à la discrétion des
éducateurs ou des équipes éducatives. Cependant, les questions de santé sont de
plus en plus prises en considération à la Protection judiciaire de la jeunesse
ainsi qu’à l’Administration pénitentiaire, et certaines expériences se révèlent
particulièrement riches.Mots-clés :
sexualité, mineurs, mineurs
de 15
ans, contraception, ivg, agressions
sexuelles, administrateur ad
hoc, rites, transmission.
• Les droits des mineurs en matière de sexualité
— Droit aux relations sexuelles
— Droit à la contraception
— Droit à l’ivg
• La protection des mineurs
— « L’exploitation de l’image d’un mineur » (art. 227-23 du Code
pénal)
— L’atteinte à la moralité d’un mineur (art. 227-24 du Code
pénal)
— La corruption de mineur
— Le « tourisme sexuel »
• Quand un mineur est victime de délits sexuels
• Des enfants « agresseurs sexuels »
• Quelle transmission à propos de la sexualité ?
• Bibliographie