2002
enfances PSY
Dossier
Accueil d’urgence en pédopsychiatrie
Mario Speranza
Praticien hospitalier, Mario Speranza est responsable de l’Unité d’accueil et d’hospitalisation d’urgence de la fondation Vallée, chu de Bicêtre.
Stéphane Laudrin
Stéphane Laudrin est psychologue clinicien à la fondation Vallée, Gentilly.
Les auteurs exposent le fonctionnement du service d’accueil et d’hospitalisation d’urgence de psychiatrie infanto-juvénile de la fondation Vallée (saup) à Bicêtre. Ils décrivent le double volet de l’accueil et de l’hospitalisation d’urgence, et le dispositif d’intervention multidisciplinaire mis en place pour répondre aux situations de crise. Ils soulignent l’importance de l’articulation entre les interventions en amont et en aval de l’urgence. Pour conclure, ils présentent les résultats d’une enquête effectuée par le collège des psychiatres de l’ap-hp sur l’activité de pédospychiatrie d’urgence dans les hôpitaux généraux. Les chiffres de cette enquête plaident en faveur d’une présence régulière de pédopsychiatres aux urgences générales.
Le Service d’accueil et d’hospitalisation d’urgence de psychiatrie infanto-juvénile de la fondation Vallée (saup) a été créé en 1997 sous l’impulsion du professeur Ferrari avec l’objectif de répondre rapidement aux demandes de soins psychiatriques en urgence pour les enfants et les adolescents d’Île-de-France jusqu’à 18 ans. Ce service venait également remplir un manque dans le dispositif de soins du sixième secteur de psychiatrie infanto-juvénile du Val-de-Marne rattaché au centre hospitalier interdépartemental de la fondation Vallée : l’accueil et l’hospitalisation en urgence pour des courtes périodes d’enfants et d’adolescents présentant des situations de crise liées soit à l’éclosion brutale d’une pathologie psychiatrique aiguë, soit à l’émergence d’une situation de crise familiale ou sociale liée à des troubles relationnels intenses entre le sujet et son environnement.
Le saup est situé au sein du Centre hospitalier universitaire de Bicêtre, et a été créé en étroite relation avec le département de pédiatrie et les services des urgences générales de ce même hôpital. L’hôpital est en effet le lieu naturel d’interpellation en situation de crise par les enfants, leurs familles et les différents intervenants médicaux, sociaux ou éducatifs. Dans ces cas, les patients projettent souvent sur l’hôpital des potentialités de réponse à tout vécu de souffrance et à toute situation qui dépasse les capacités de compréhension et de tolérance de l’entourage. Dans ces moments, « soigner » et « guérir » sont des actions souvent confondues avec le désir d’une réponse et d’un acte médical fantasmé comme magique. En général, la demande se fait via les urgences générales, issue fréquente des situations de crise. Le passage des patients par un service général avant l’orientation vers un service spécialisé de psychiatrie est souvent intéressant puisqu’il permet une prise en charge du patient dans sa globalité, à la fois psychique et somatique. Il donne l’occasion de prodiguer des soins somatiques en cas de nécessité et d’effectuer une évaluation médicale globale, en dégageant le patient d’une étiquette qui serait a priori associée à la folie. Cette prise en charge, du fait de sa globalité, est moins persécutrice et marque aussi le début d’un travail psychique pour le patient.
Le dispositif d’accueil d’urgence
Le saup possède une double fonction d’accueil et d’hospitalisation. L’accueil s’effectue 24 heures sur 24. Il concerne des enfants et des adolescents non majeurs, mais aussi leurs familles et/ou des équipes soignantes, éducatives et scolaires. Ces personnes ont pour point commun qu’elles adressent une demande de soin en urgence, c’est-à-dire qu’elles attendent de nous une réponse sans délai. Dans la majorité des cas, le premier contact est téléphonique et c’est un temps, primordial, d’évaluation et d’orientation. Nous essayons d’éviter tout « débarquement » intempestif dans le service. Lorsque la venue du patient le nécessite, cette arrivée « sans attente » se fait de préférence aux urgences générales où l’on peut évaluer si des soins somatiques doivent être prodigués avant tout et si l’état du patient nécessite une intervention psychiatrique associée. L’évaluation téléphonique peut déboucher sur différentes orientations : une consultation immédiate dans le service, un ré-adressage sur l’équipe qui prend habituellement en charge le patient ou sur d’autres services (où l’enfant a déjà été hospitalisé, sur le service de son secteur, etc.). Lorsque le psychiatre confirme téléphoniquement la situation d’urgence, le patient est reçu immédiatement. Un projet de soins est mis en place en tenant compte de l’expression de la crise, de l’état psychique du jeune, et aussi du contexte dans lequel s’inscrit la crise : état du fonctionnement familial, contexte social, etc. L’accueil mobilise, selon la situation, différents intervenants (psychiatres, psychologue, infirmiers, assistante sociale, etc.) avec des temps différenciés individuels et communs de prise en charge. Cet accueil se doit d’apporter un certain soulagement tout en évitant des solutions trop faciles qui évacueraient le questionnement lié à la crise. Il doit maintenir la complexité de la situation tout en protégeant le patient de sa destructivité.
Le principe de la triple évaluation
Le but principal de ces consultations est d’évaluer la situation de l’enfant ou de l’adolescent en difficulté et de sa famille, préalable indispensable à toute mesure thérapeutique. Ce temps comporte plusieurs étapes :
- un bilan de l’état somatique et psychique (comme nous l’avons déjà évoqué un bilan somatique est souvent nécessaire et peut être effectué aux urgences générales de l’hôpital – le cas des tentatives de suicide est un exemple typique mais non exclusif) ;
- l’appréciation de la qualité du cadre d’accueil et de vie de l’enfant, de ses dysfonctionnements éventuels et des interactions de celui-ci avec la pathologie de l’enfant ou l’adolescent ;
- l’évaluation des capacités de l’entourage à contenir et à faire face aux troubles présentés par l’enfant ou l’adolescent est un point essentiel de ce travail ;
- l’appréciation de la nécessité ou non d’une éventuelle hospitalisation en évaluant soigneusement les avantages et les possibles inconvénients d’une telle séparation. Si les avantages sont évidents (assurer la protection, permettre la mise en œuvre d’un traitement adapté, dédramatiser la situation par une mise à distance entre les protagonistes, introduire un tiers médiateur entre le jeune et son entourage), le risque majeur peut être de donner une caution médicale à un possible rejet familial, procédant à l’étiquetage psychiatrique d’un trouble qui, en effet, n’est que purement réactionnel.
C’est pour cette raison qu’il apparaît fondamental, lors de cette évaluation, d’apprécier la possibilité de mettre en œuvre des solutions thérapeutiques autres que l’hospitalisation dans un service de psychiatrie : admission en service de pédiatrie, orientation vers une consultation de secteur, vers une structure médico-éducative ou un foyer à caractère social, ou retour en milieu familial accompagné de mesures thérapeutiques. Ce point apparaît spécialement important quand nous sommes confrontés à l’intrication entre troubles mentaux réels ou supposés et conduites antisociales. L’imbrication entre ces deux problèmes est à l’origine de situations d’urgence souvent complexes et très difficiles à régler. Bagarres, vols, violences diverses, prises répétées de toxiques peuvent en effet faire l’objet de l’intervention de la police et aussi de celle de la justice. Parallèlement l’aspect psychologique ou psychiatrique de telles conduites est rapidement évoqué par les intervenants, il est même mis souvent au premier plan par la famille, les services sociaux ou ceux de la justice. La demande d’une hospitalisation apparaît parfois dans ces situations comme une mesure masquant la difficulté ou l’incapacité des différents intervenants à assumer la situation, à prendre en charge le jeune ou même comme une attitude de rejet. Le médecin doit alors être très attentif pour éviter de jouer ou faire jouer à l’institution psychiatrique le rôle coercitif ou répressif demandé.
En fonction de cette triple évaluation, psychique, somatique et sociale du patient et de son entourage, la réponse de l’équipe va s’orienter, soit vers une consultation unique, soit vers une hospitalisation en urgence, soit vers des consultations répétées et rapprochées afin de mettre en place un projet de soin à moyen terme ou de faire le lien avec des intervenants préexistants.
La notion de « dangerosité » est centrale dans notre évaluation. La dimension du danger, qui revêt des significations très différentes chez les enfants par rapport aux adultes, nécessite une attention toute particulière. Au-delà du danger vital qu’il faut évaluer avec attention, un danger toujours présent en urgence est celui du risque de ruptures, de désinvestissements ou de rejet entre le jeune et son entourage, risque souvent à l’origine d’une surenchère de violences. Les solutions provisoires et intermédiaires entre un simple accueil en consultation et une hospitalisation en milieu spécialisé sont souvent préférables, que ce soit un accueil prolongé, l’hospitalisation aux lits portes ou la séparation non psychiatrique, car elles maintiennent ouvertes des potentialités. Parfois la consultation et/ou l’hospitalisation courte en urgence permettent un apaisement de l’angoisse suffisant pour dégager des conduites thérapeutiques plus souples et mieux adaptées.
L’hospitalisation d’urgence
Au cas où l’hospitalisation serait jugée nécessaire, diverses dispositions seront prises sur le plan thérapeutique, tant pour l’enfant que pour sa famille : il peut s’agir d’une thérapie médicamenteuse si besoin, pour contrôler l’agitation, l’angoisse, le délire ou la dépression, mais plus généralement l’objectif est celui de soulager la souffrance psychique du jeune. Il y a évidemment la thérapeutique propre à l’hospitalisation qui apporte, outre la nécessaire séparation du milieu familial, un cadre sécurisant et contenant permettant au patient de retrouver des repères fiables, des possibilités relationnelles momentanément perturbées et un contact moins angoissant avec la réalité. Dans tous les cas, l’hospitalisation signifie qu’au moment de la demande, il n’est pas possible de prodiguer les soins en ambulatoire. Les soins vont donc être proposés durant un temps de séparation, marqué par l’hospitalisation. Ce moment d’hospitalisation, court par définition (entre une et trois semaines), doit être utilisé pour mettre en place, ou réinitialiser, un projet de soin en dehors de l’urgence. Son objectif principal sera donc de restaurer en amont et en aval des liens qui, la plupart du temps, ont été mis à mal durant la crise, et d’établir ou de rétablir la continuité des soins. L’urgence est l’occasion de ramener un espace de dialogue entre le patient et sa famille, entre le groupe familial et une équipe éducative ou scolaire. Il est très important, donc, que les soignants ne prennent pas la place des référents habituels qu’ils soient médicaux ou socio-éducatifs. Ces derniers ont, comme la famille, une place fondamentale durant l’hospitalisation (qui leur permet un temps d’élaboration et de travail) pour maintenir les liens avec le jeune et préparer les projets de sortie. Des entretiens réguliers sont proposés à la famille durant toute l’hospitalisation, visant à parer à certains dysfonctionnements familiaux, à lui faire percevoir la nature des troubles présentés par le jeune, à l’aider à trouver des attitudes adéquates et à la faire adhérer au projet thérapeutique envisagé.
Urgence et réseau partenarial
Il apparaît clair, donc, que la vocation d’une hospitalisation d’urgence dans une unité de crise est surtout de mobiliser le plus rapidement possible, dès l’admission, des pistes thérapeutiques pour la sortie en liaison avec le secteur de pédopsychiatrie d’origine du jeune et les différents intervenants (sociaux, scolaires, judiciaires). Ce travail est loin d’être facile.
Depuis l’ouverture de l’Unité, les activités de consultation et d’hospitalisation ont connu une augmentation continue. Le fait que ce service soit de plus en plus connu dans la région parisienne et sa disponibilité d’accueil et d’hospitalisation 24 heures sur 24 expliquent sûrement cette augmentation. L’un des vecteurs actuels les plus importants de notre travail consiste surtout dans l’activité de consultation qui fait suite à l’hospitalisation, que celle-ci soit réalisée par les médecins, le psychologue ou les infirmiers. Bien que le service n’ait pas la fonction d’assurer le suivi des patients hors hospitalisation, la nécessité de proposer un minimum de continuité dans la mise en place des projets de suivi nous oblige à maintenir des liens d’une durée plus importante que celle propre à notre mission, avec un nombre conséquent de patients.
Nous sommes confrontés ici à deux problèmes majeurs : premièrement la saturation des services de consultations et des institutions médico-éducatives et deuxièmement la difficulté à maintenir une relation thérapeutique, surtout avec les adolescents. En effet, il est fréquent que les projets ne puissent pas se mettre en place immédiatement à la sortie de l’hospitalisation qui ne peut pas se poursuivre au-delà de l’urgence. Le recours aux consultations de secteurs ou aux services éducatifs est difficile dans un nombre important de cas pour de multiples raisons : délais importants pour obtenir un rendez-vous, horaires peu adaptés aux jeunes (rendez-vous durant les temps scolaires), familles ayant de grandes difficultés à effectuer les démarches nécessaires, manque de souplesse des prises en charge (ce qui correspond à un écueil important compte tenu de la disponibilité indispensable devant des demandes qui ne sont souvent formulées que dans l’urgence), lieu de résidence non définitif pour les patients en foyer ou en internat, etc.
La nécessité d’une étroite articulation entre les partenaires et de prises en charge plurifocales devient encore plus importante pour éviter les phénomènes de court-circuit et la multiplication inutile des intervenants. Il nous semble qu’il est actuellement indispensable de renforcer la coordination des interventions en amont de la crise et un travail de métaréflexion sur les pratiques coordonnées entre intervenants. L’Aide sociale à l’enfance, la Protection judiciaire de la jeunesse, l’intersecteur de psychiatrie sont donc des partenaires incontournable du travail en urgence. Le travail sur la crise et sur l’urgence oblige à ouvrir une perspective large sur le fonctionnement psychique individuel, familial et sur le fonctionnement des institutions censées s’occuper des jeunes. Le saup s’inscrit ainsi dans plusieurs réseaux d’interventions pluridisciplinaires : le Réseau expérimental pour adolescents en grande difficulté du Val-de-Marne, le Réseau d’intervention pour les tentatives de suicide à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre, le Réseau de coordination des hospitalisations psychiatriques en urgence pour les adolescents de la Région parisienne (coordonné par le cpoa). Des accords de fonctionnement, voire de vraies conventions de partenariat, ont été ainsi signés avec certaines institutions comme la clinique Dupré à Sceaux.
L’urgence pédopsychiatrique nécessite une compréhension fine de l’articulation entre les notions d’urgence et de crise. Le travail en urgence consiste avant tout en une prise en charge de la crise et à un travail de liens visant à restaurer un récit d’existence et un projet de soins plus cohérent. Une disponibilité immédiate, un temps d’évaluation prolongé et une connaissance spécifique des dynamiques des situations de crise s’imposent car la crise pathologique est un moment central durant lequel la souffrance et l’angoisse sont telles qu’elles permettent une mobilisation des défenses et permettent de trouver un nouvel équilibre plus adapté. Prendre le temps pour comprendre les circonstances de la crise représente une étape obligatoire avant toute intervention. Enfin, l’articulation pluridisciplinaire avec les intervenants de secteur en amont et en aval de la crise est tout simplement incontournable dans l’approche de l’urgence en pédopsychiatrie.
Une enquête sur la pédopsychiatrie d’urgence à l’ap-hp
Le collège des psychiatres de l’ap-hp a effectué une enquête destinée à évaluer l’activité de psychiatrie d’urgence dans les hôpitaux généraux. Cette enquête, coordonnée par le professeur Patrick Hardy, a été conduite durant une semaine (du lundi 4 au lundi 11 décembre 2000) dans les établissements de l’ap-hp ou conventionnés avec l’ap-hp disposant d’un service ou d’une unité de psychiatrie. Elle visait à évaluer, à l’aide d’une fiche structurée, toute intervention en urgence de plus de dix minutes, qu’il s’agisse d’une consultation auprès d’un patient ou d’un entretien avec des proches, d’une demande d’avis d’un collègue, d’une intervention téléphonique…
Nous présentons les principaux résultats qui concernent la pédopsychiatrie sur cinq sites (Robert Debré, Saint-Vincent-de-Paul, Fondation Vallée à Bicêtre, Salpêtrière et Institut Mutualiste Montsouris).
Résultats
Quatre-vingt-dix interventions d’urgence ont été effectuées sur les cinq sites participant à l’enquête. La totalité des interventions sont effectuées par des médecins. Les interventions d’urgence se déroulent essentiellement dans le service de psychiatrie lui-même (78 %), plus rarement dans le service des urgences ou aux lits-portes (15 %). La durée moyenne des interventions incluant une consultation est comprise entre une heure et une heure vingt (dont trente-cinq à quarante-cinq minutes d’entretien) et entre vingt et quarante-cinq minutes pour les interventions sans consultation.
Parmi les motifs d’intervention, prédominent les troubles anxieux et dépressifs (44 %) et les troubles du comportement (41,6 %). On observe dans 11 % des cas, chez les patients examinés en urgence, l’existence d’une pathologie somatique ayant « provoqué, favorisé ou pérennisé le trouble psychique ».
L’existence d’un suivi psychiatrique antérieur est retrouvée chez 53 % des enfants vus.
Le retour à domicile est plus fréquent que l’hospitalisation (56 % versus 31 %). L’orientation vers l’intersecteur de psychiatrie demeure la voie la plus utilisée (57 % des cas). Un traitement psychotrope est prescrit dans 26 % des cas. Enfin, environ un tiers des interventions d’urgence sont effectuées après 17 heures.
En conclusion
Si l’on effectue une extrapolation de l’activité d’urgence en pédopsychiatrie à partir de ces chiffres sur l’année, et si l’on tient compte des différents facteurs de sur- et de sous-estimation, on peut considérer qu’environ six mille interventions d’urgence en pédopsychiatrie sont réalisées chaque année à l’ap-hp. Ces chiffres plaident en faveur de la présence régulière de pédopsychiatres aux urgences générales. Mis à part le service d’accueil et d’urgence de la Fondation Vallée à Bicêtre qui est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, aucun service d’urgence de l’ap-hp n’a de psychiatre spécialisé pour les enfants et les adolescents après 18 heures et durant les week-ends.
| Sexe-ratio (% de femmes) | 58,3 |
| Ages |
| 10 ans | 8,3 |
| 10-14 ans | 41,7 |
| 15-18 ans | 41,7 |
| 19 ans et plus ou < 20 ans | 8,3 |
| Motifs de l’intervention (plusieurs réponses possibles) |
| Etat anxieux et/ou dépressif | 44,4 |
| Tentative de suicide et/ou risque suicidaire | 19,4 |
| Troubles du comportement | 41,7 |
| Délire, autres troubles psychotiques | 11,1 |
| Situation de crise, problème social | 19,4 |
| Problème en rapport avec alcool / drogue | 0 |
| Autres | 2,8 |
| Existence d’une pathologie somatique significative ayant provoqué, favorisé ou pérennisé le trouble psychique | 11,1 |
| Suivi psychiatrique en cours avant l’intervention | 52,8 |
| Décision d’hospitalisation | 31 |
| Prescription d’un traitement psychotrope | 26 |
| Orientation différée, sujet à revoir | 9,4 |
| Retour à domicile avec proposition de consultation spécialisée | 44 |
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Clercq, M. de. 1997. Urgences psychiatriques et interventions de crise, Bruxelles, De Boeck.
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Ferrari, P. ; Speranza, M. 1999. « Les urgences pédopsychiatriques : expérience de la création d’une unité d’accueil et d’urgence au sein du centre hospitalo-universitaire de Bicêtre », Archives de Pédiatrie, 6, suppl. 2, p. 471-474.
·
Mercuel, A. ; Bigio, V. ; Caroli, F. 1990. « Un passage paradoxal : l’adolescent au cpoa », Perspectives psychiatriques, 29, 23/III, p. 161-168.
·
Plantade, A. ; Rist, B. ; Mahe, V. 1992. « L’urgence dans le secteur de psychiatrie infanto-juvénile », L’Information Psychiatrique, 68, 2, p. 165-173.