Enfances & Psy
érès

I.S.B.N.2-7492-0023-7
144 pages

p. 135 à 141
doi: en cours

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Lectures croisées

no20 2002/4

Ces enfants qui ne viennent pas d’une autre planète : les autistes, Howard Buten, Gallimard-Jeunesse, 2001

J’ai fait une lecture accompagnée de cet ouvrage dans une classe de CM1 (10 ans) de vingt-trois élèves.
Avant de lire le texte aux élèves, je précise que je ne le connais pas, que je le découvre avec eux et que j’ai besoin de leur avis sur cette lecture et sur son sujet : les enfants autistes. Personne, à ce stade, ne reconnaît ce mot. Les élèves écoutent ma lecture, attentifs. Aucun ne me demandera à voir les illustrations.
Après cette lecture, la discussion s’engage tout de suite. Voici les interventions les plus significatives, retranscrites après coup.
« C’est long » (Clément). « On voit bien que c’est un adulte qui parle à des enfants » (Maryline). « Est-ce que c’est possible un médecin qui ne sait pas ? » (Jonathan). « Est-ce qu’on peut devenir un enfant-surprise ? » (Nancy). « J’ai pas tout compris » (Nawal). « Ils ne viennent pas d’un autre pays parce que ce pays n’existe pas » (Jane). « Est-ce qu’il y a des animaux qui sont autistes ? » (Tony). « C’est terrible des enfants qui se frappent tout seuls, ça fait peur » (Lisa). « C’est pas vrai qu’ils sont pas dangereux, des fois ils jettent des choses, il y a des amis de mes parents qui ont un enfant comme ça » (Juliette). « Ils le font pas exprès » (Jane). « On dirait qu’il est presque amoureux des autistes » (Océane). « C’est très dur pour les parents quand il se met à crier au restaurant » (Juliette). « L’école, c’est pas une fête foraine » (Jean-Christophe). « Ça me rappelle un film que j’ai vu, c’est Rainman » (Saïf). « Moi, ça me rappelle Le huitième jour… “mon copaaiiin” » (Tony). « Comment ils font quand ils deviennent grands ? » (Laura). « On peut pas les laisser tout casser » (Jean-Christophe). « Alors un autiste, il joue mais tout seul, pas avec les autres ? » (Laura). « Il faut toujours quelqu’un avec eux mais ils sont quand même tout seuls » (Juliette). « Ils cassent les affaires des autres mais c’est pas leur faute » (Boris). « On peut pas partager avec quelqu’un qui veut pas » (Océane). « Il sait pas, on devrait lui apprendre » (Idriss). « Nous, quand on est malheureux, on sait pourquoi, mais ils ne savent pas » (Océane). « Qu’est-ce qu’on peut faire comme métier quand on est autiste ? » (Tony). « Les parents doivent être très fatigués » (Lucy). « Pourquoi l 19;enfant de la couverture du livre est attaché ? » (Wildric). « C’est pas marrant, les autistes » (Boris). « Il était autiste, Howard, quand il était petit ? » (Allison). « Lui, il a choisi de s’occuper d’eux » (Boris). « S’ils ne parlent pas, ils pourraient apprendre les signes des sourds-muets » (Tony). « Ils ne peuvent pas ou ça ne les intéresse pas » (Lisa). « C’est pas comme des étrangers, c’est autre chose » (Maryline). « Des fois le livre ressemble à une pub » (Saïf). « Il faudrait savoir comment ça arrive cette maladie » (Zoran) « et aider les parents et les frères et sœurs » (Océane). « Je crois quand même qu’ils sont très malheureux » (Lisa). « Ça serait plus facile s’ils venaient d’une autre planète » (Jane).
La qualité de l’attention était bonne. Dans la discussion, le partage entre les questions et les remarques m’a paru équitable. Certains élèves pourtant peu prolixes dans les situations scolaires usuelles ont demandé la parole et souvent à très bon escient. L’un de ceux-ci a fréquenté un hôpital de jour plusieurs années avec une intégration scolaire à temps partiel. Ce qui m’a conduit, dans ma lecture, à banaliser le lieu sous le vocable « hôpital ». À aucun moment le mot « fou » n’a été utilisé. Quelques enfants n’ont pas demandé la parole.
Georges Guichard,
Directeur d’école élémentaire

La souffrance psychique du bébé, Approches pluridisciplinaires, Sous la direction de Pierre Delion, esf collection « La vie de l’enfant », 2002

Fruit d’une journée d’études pédopsychiatriques, ce recueil d’articles s’est choisi un thème prometteur. Cet infans énigmatique dont nous avons si souvent des difficultés à déchiffrer le vécu, d’éminents praticiens tentent de nous le rendre plus « lisible » dans sa dimension souffrante.
Le propos est introduit par un passage du Journal d’un bébé, dans lequel Daniel Stern a choisi de mettre en mots ce monde de sensations que nous supposons être celui de l’infans… « Supposons », car là se révèle bien la tâche ardue à laquelle nous convient les auteurs. À travers leurs questionnements et leurs hypothèses, nous revenons dans le monde des adultes, nous nous éloignons quelque peu du bébé. Par quel biais l’aborder, cet être qui, nous le reconnaissons aujourd’hui, souffre ?
– En lui prêtant une vie psychique, ce qui au fond ne va pas de soi, car comme le souligne Bernard Golse, cela sous-tend l’idée de souffrance et réveille chez l’adulte une profonde culpabilité. D’où les mécanismes de déni, chez les parents comme chez les professionnels. Selon B. Golse, l’œil du clinicien s’est dans un premier temps arrêté sur les retentissements des « traumatismes par excès », plus visibles, pour prendre ensuite toute la mesure des « traumatismes en creux » liés entre autres aux dépressions maternelles.
– En lui offrant notre attention ainsi qu’à ses parents, notamment grâce à la méthode d’observation développée par Esther Bick et mise en œuvre par nombre de participants, dans leur pratique clinique. Dans son article, Didier Houzel souligne l’importance vitale de cette fonction d’attention, d’abord parentale, reprenant la métaphore de Descartes concernant la théorie de la création continuée : « Si par inadvertance Dieu oubliait le monde un seul instant, il serait anéanti. »
Ce concept d’attention nous paraît être en filigrane de l’ensemble des articles rassemblés ici, qu’il s’agisse de la mise en place d’un réseau autour du secteur infanto-juvénile à Angers, de la pratique d’une pédiatre, ou d’une recherche-action menée en maternité autour des séparations à la naissance. D’elle découle tout naturellement, nous semble-t-il, la notion de bientraitance évoquée par Michel Dugnat. Bientraitance des professionnels entre eux, de ces derniers avec les parents, et enfin vis-à-vis du bébé. À ce sujet, M. Dugnat s’interroge sur la question de la temporalité et du rythme, celle des différents intervenants et institutions, qui ne sont pas au diapason du bébé.
Il est d’ailleurs frappant de constater qu’en ce début de siècle, alors que l’enfant occupe tant les discours, la technicité à tout prix crée des situations génératrices de souffrance pour les parents et leur bébé : « banalisation des nombreuses séparations mère/nouveau-né en maternité » (Sylvain Missonier), multiplication des tests et échographies pendant la grossesse, etc. Dans ce monde plus que jamais cacophonique, comment le praticien peut-il entendre et comprendre la souffrance de cet être discret ? Bernard Golse le rappelle simplement : « En étant à l’écoute du bébé enfoui en lui. »
Dominique Dumec
Psychologue clinicienne

Votre adolescent vous inquiète ?, unafam – Fondation de France, 2002

L’Union nationale des amis et familles de malades psychiques (unafam) publie, en collaboration avec la Fondation de France, ce petit livre à la fois utile et adapté aux publics concernés.
Comme l’indique Jean Canneva, président de l’unafam, dans son avant-propos, les auteurs se sont donné comme objectif d’« intéresser un public plus large que les seules personnes déjà concernées ».
Il s’agit ici d’informer et d’expliquer suffisamment pour soutenir la réflexion et guider concrètement. Les informations qui sont données sont claires, simples sans être simplistes, argumentées, faisant le lien entre différentes approches et différents domaines, notamment les aspects biologiques et psychologiques. Le tout en essayant de sortir des schémas et des représentations qui stigmatisent et finalement éloignent des lieux d’écoute et de soins ceux qui en ont le plus besoin.
Philippe Jeammet et Denis Bochereau, psychiatres, ont activement collaboré à la conception de cette brochure. Une fois de plus, la preuve est faite que lorsque des professionnels de différents horizons et des parents, ayant les mêmes objectifs de prévention, de reconnaissance de la souffrance psychique et de facilitation de l’accès aux soins, mettent en commun leurs expériences et leurs préoccupations, cette alliance porte ses fruits.
De façon très claire et synthétique, on trouvera dans cet ouvrage un aperçu accessible à tous, des bases biologiques et psychologiques des changements survenant à l’adolescence et pouvant fragiliser certains adolescents, un aperçu des différentes pathologies rencontrées, des réflexions sur l’impact des troubles sur l’environnement familial.
Cet ouvrage tend à dédramatiser, à déstigmatiser, mais aussi à pourfendre un certain nombre d’idées reçues ou d’idées fausses, sans pour autant contourner la question de l’indispensable reconnaissance de la souffrance psychique, des risques qui s’y rattachent et la nécessité de les prévenir et de les prendre en compte le plus tôt possible. Je recommande la lecture de ce petit livre aux professionnels du soin qui ne sont pas spécialisés en psychiatrie, aux professionnels en contact avec des enfants et des adolescents sans avoir directement mission de soins mais concernés par la prévention, le dépistage et l’accompagnement des jeunes. Et, bien sûr, aux parents, aux adolescents qui peuvent être confrontés, personnellement ou dans leur entourage, à la maladie psychique.
J.-P. Raynaud
psychiatre

Quitter l’enfance (parce qu’il faut bien), Annie Birraux, Éditions de la Martinière, 2002

Comment apprendre à devenir grand et à se séparer ? Comment faire l’apprentissage du devenir adulte ? Quels sont les moyens de socialisation de l’enfant puis de l’adolescent, et quels objets culturels sont à sa disposition ? Comment des adultes cessent-ils d’être des enfants pour se positionner en tant que parents ? Est-ce qu’il faut remonter à l’enfance pour tenter de comprendre le devenir des adolescents et des adultes ? Pourquoi grandir implique-t-il un certain nombre de séparations obligées, de personnes ou d’objets ?
Voici une série de questions essentielles qui indiquent au lecteur les différentes voies de compréhension de ce phénomène pourtant si naturel, le devenir adulte. L’auteur, psychanalyste et universitaire, ayant déjà beaucoup écrit sur l’adoles-cence [1] et l’enfance, brosse un tableau des vicissitudes contemporaines de ces questions. Dans un langage toujours très clair, avec une écriture très travaillée, proche parfois d’une écriture de roman, elle avance pour le bonheur du lecteur, dans son exploration des différentes façons de quitter l’enfance.
A. Birraux revisite ainsi l’enfance, en proposant de lire les comportements violents à la lumière des séparations impossibles de l’enfance. Et, surtout, elle explore les « tourments du sexe à l’adolescence » au travers des tourments du corps et de l’âme, par le biais de la resexualisation du corps. Elle constate que dans leur ensemble les adolescents vont mal. Il s’agit pour eux de trouver des voies singulières d’apaisement de leurs tensions internes. En ce qui concerne l’agressivité et la violence dont il est beaucoup question actuellement, elle va à l’encontre de ces évidences mal établies qui fleurissent dans la presse et dans les médias sur la violence des jeunes. Elle précise qu’il ne s’agit pas de condamner la jeunesse ni de dramatiser « l’éveil du printemps », qui est souvent paisible, mais parfois bruyant et chaotique.
Plusieurs axes d’exploration sont possibles. D’emblée, l’auteur nous rappelle : « Il n’y a pas d’adolescence qui ait jamais été absolument radieuse. »
« Le temps de l’adolescence – temps de la conquête de l’identité sexuée de l’appropriation de la capacité de penser et de désirer pour soi-même – est souvent émaillé de passages à l’acte, plus ou moins violents. » La redéfinition de la place du langage et des mots quand l'adolescent s'adresse à l’autre va déterminer son entrée dans la culture. La violence est ainsi conçue comme le témoin de la difficulté du processus d’hominisation. L’auteur parle à ce sujet de « blessure d’estime ». Elle rappelle que la quiétude est nécessaire à tout enfant pour se construire et apprendre. L’appel au père et le recours à celui-ci permet alors de sortir de la relation duelle au maternel, souvent enfermante.
La conquête de l’autonomie commence dès la première enfance. Annie Birraux insiste sur le fait que l’adolescent ne peut se déprendre facilement de son lien infantile à ses parents. La référence aux expressions populaires montre que « tuer le père » ou « couper le cordon » ne sont pas choses aisées. La séparation dont il s’agit, la plus douloureuse, n’est pas spatiale mais bel et bien psychique. Il s’agit d’une injonction à aimer autrement père et mère et d’aller aimer ailleurs. Annie Birraux nous invite au voyage dans l’adolescence, dans ce qui peut faire difficulté ou symptôme. Dans un langage toujours clair et compréhensible, elle nous livre des clefs pour penser le malaise adolescent et les maux actuels de notre société comme la violence qui, insiste-t-elle, n’est pas le seul fait des adolescents : elle pointe en miroir la violence de notre monde contemporain. La nécessité de s’individuer, de devenir autonome est parfois difficile à obtenir. Elle passe parfois par des aléas ou de la souffrance, mais elle devra dans tous les cas se réaliser.
Parce qu’il faut bien quitter l’enfance…
Didier Lauru

La famille en désordre, Élisabeth Roudinesco, Éditions Fayard, 2002

Les sociétés sont en mutation, les mœurs évoluent, les rapports réels et symboliques entre hommes et femmes changent. C’est un constat de base que tout praticien fait à propos de la parentalité, comme de la situation familiale contemporaine. Cet essai sur l’état actuel et l'évolution de cette institution ancestrale qu'est la famille, toujours étudiée de façon parcellaire ou fragmentée, était nécessaire. D’autant que l’auteur, historienne et psychanalyste, prend le recul nécessaire par rapport à la complexité d’un tel objet d'étude.
La famille est effectivement en désordre, dans le sens où l'ordre patriarcal qui régnait depuis des millénaires se fragmente en de multiples figures. Les formes contemporaines de la structure familiale sont analysées avec pertinence.
La déconstruction du père et de sa place est analysée méthodiquement. Les références à la mythologie grecque, et bien évidemment à la place centrale d'Œdipe, sont reprises, en spécifiant l'apport de Freud dans l'utilisation de ce mythe central. Mais Antigone, Oreste et Hamlet sont aussi convoqués au regard de leur position à l'égard de la place du père autour d'une question qui taraude l'huma-nité : qui a tué le père ? Avec son pendant, la destinée du fils coupable. Car la fondation de la famille passe par cet axe central.
Les positions de Freud sont reprises « La famille pour Freud est l'une des grandes collectivités humaines de la civilisation, elle ne peut prendre ses distances avec l'état animal qu'en affirmant la primauté de la raison sur l'affect et de la loi du père sur la nature. » La différence sexuelle régit les places de chacun dans l'ordre familial, ordonnant la figure du père et de la mère. Le fils est appelé à devenir un rival du père et la fille une concurrente de la mère. Freud introduit une coupure radicale en inventant une structure psychique de la parenté qui inscrit le désir sexuel « au cœur de la double loi de l'alliance et de la filiation ». Il différencie le désir sexuel, exprimé par la parole, des pratiques de la chair. La famille devient le creuset d'une force civilisatrice.
L'irruption du féminin, au xixe siècle, annonce une mutation irréversible des positions de chacun des sexes dans la famille. C'est l'amorce du déclin du patriarcat.
La place de l'enfant évolue considérablement car il est considéré, au sein de la famille bourgeoise, comme un lieu de la transmission du patrimoine et comme un être désirable.
L'apparition des techniques de procréation nouvelles au xxe siècle annonce une révision de l'identité du père qui se scinde en deux pôles : « producteur de semence d'un côté et inspiration d'une fonction nominative de l'autre » C'est ainsi que l'appellation de « chef de famille », notion qui déterminait la puissance paternelle est abolie par la loi en 1970, produisant ainsi, selon l'heureuse formule d'E. Roudinesco, un « patriarche mutilé » en place de père.
Si l'anatomie et la biologie distinguent les sexes masculin et féminin, le genre détermine leur position sociale. Cette différence culturelle et identitaire déterminent la place qu'ils occupent respectivement dans la société. L'auteur repère l'émergence d'un nouveau désordre de la famille dans l'émergence d'un fantasme d'abolition des différences et des générations. Elle reprend en les critiquant les thèses des féministes américaines et les tenants de la « Queer theory », conception qui rejette à la fois le sexe biologique et le sexe social, tout individu pouvant adopter successivement toutes les positions possibles. Elle n'hésite pas non plus à critiquer les positions « bourgeoises » de Freud qui reconnaît la place de la femme dans l'avènement de la culture et dans sa dimension civilisatrice de l'humanité, mais sans pour autant les encourager à occuper des fonctions sociales, ou à exercer des professions pouvant les amener à rivaliser avec les hommes ! « Si les femmes transmettent la vie et la mort, les hommes incarnent le Logos séparateur tout en héritant de la violence des pères à laquelle ils doivent renoncer. » Freud, en effet, a beaucoup étudié la révolte des fils contre les pères, plus que celles de filles contre les pères ou les mères et surtout des fils contre les mères.
La fin du livre passe en revue les modèles de familles à venir : monoparentales, homo-parentales, recomposées, pacsées, déconstruites, clonées, génétiquement modifiées, qui inquiètent tant, car le fantasme de la destruction des valeurs et celle de la famille traditionnelle serait menacée. Le risque d'effacement de la différence des sexes est brandi par beaucoup et en premier lieu par des psychologues et des psychanalystes. Ce qui au premier abord semble surprenant. La place des homosexuels est principalement visée dans leur désir de fonder une famille. Débat humain et éthique délicat où l'auteur n'hésite pas à démasquer les idées reçues et les préjugés moraux. Le dsm iv a fait des ravages outre-Atlantique et a, par exemple, fait disparaître le terme d'homosexualité au profit de celui de « désordres mentaux », et effacé le mot perversion pour parler de « paraphilie ». C'est la logique de la légitimité homoparentale qui est en cause : comment refuser de laisser accéder à la parentalité des homosexuels ? Comment refuser le droit de fonder une famille à ceux qui ne sont l'objet d'aucune discrimination légale ? Cette question épineuse est posée par l'auteur qui ouvre le débat avec ses enjeux éthiques et moraux, insistant en creux sur la place classique du père, modèle supposé perdu mais qui, en fait, perdure.
Au travers de cet essai engagé, ce sont les questions sur la place de l'enfant et sur le devenir de nos sociétés qui sont posées. À nous les praticiens de poursuivre cette réflexion au cœur de notre pratique.
Didier Lauru
 
NOTES
 
[1] A. Birraux, L’adolescent face à son corps, Coll. Païdos, Bayard Éditions, 1994.
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